{"id":15778,"date":"2026-10-05T08:26:00","date_gmt":"2026-10-05T06:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15778"},"modified":"2026-09-23T08:38:40","modified_gmt":"2026-09-23T06:38:40","slug":"qui-sont-les-nouveaux-oiseaux-nicheurs-de-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/qui-sont-les-nouveaux-oiseaux-nicheurs-de-suisse\/","title":{"rendered":"Qui sont les\u00a0nouveaux oiseaux nicheurs de Suisse?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/oiseaux_93_1.webp\" alt=\"oiseaux 93 1\" class=\"wp-image-15945\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/oiseaux_93_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/oiseaux_93_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/oiseaux_93_1-768x512.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Grande aigrette. Photographi\u00e9 ici \u00e0 Yverdon-les-Bains, ce magnifique \u00e9chassier a nich\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en Suisse en 2013. \u00a9 Lionel Maumary<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Enfin une excellente nouvelle pour notre biodiversit\u00e9 ! Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des migrateurs, qui jusqu\u2019ici ne faisaient que passer, ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019installer leur nid chez nous. Deux ornithologues dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019Unil, Sylvain Antoniazza et Lionel Maumary, s\u2019en r\u00e9jouissent.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils ont plan\u00e9 au-dessus de nos montagnes, volet\u00e9 \u00e0 travers nos prairies, voltig\u00e9 sur nos lacs. Et aujourd\u2019hui, ces oiseaux anciennement en transit habitent nos arbres, ramassent les roseaux ou creusent dans la terre helv\u00e9tique pour construire leur nid. Selon la Station ornithologique suisse, six esp\u00e8ces ne sont plus des \u00abnicheuses exceptionnelles\u00bb depuis 2010, dont la grande aigrette <em>(Ardea alba)<\/em> \u2013 un imposant \u00e9chassier blanc venu de l\u2019Est qui a failli perdre toutes ses plumes au profit de chapeaux entre le XIX<sup>e<\/sup> et le XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u2013 et la fauvette passerinette <em>(Curruca iberiae)<\/em>, jolie m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 ventre ocre<em>.<\/em> D\u2019apr\u00e8s Sylvain Antoniazza, directeur romand de <a href=\"https:\/\/birdlife.ch\/fr\" data-type=\"link\" data-id=\"birdlife.ch\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">BirdLife Suisse <\/a>(association de protection de la nature et des oiseaux), d\u2019autres esp\u00e8ces investiguent encore, mais semblent vouloir se reproduire sur notre territoire prochainement, comme l\u2019\u00e9lanion blanc <em>(Elanus caeruleus),<\/em> petit rapace de la savane africaine, alors que de plus hardies ont enfin os\u00e9 franchir le pas, dont la d\u00e9sormais fameuse cigogne noire <em>(Ciconia nigra),<\/em> d\u00e9couverte par Lionel Maumary en juin de cette ann\u00e9e dans un nid vaudois avec trois petits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abChaque oiseau a sa propre histoire et les raisons d\u2019une nouvelle nidification sont souvent multifactorielles, pr\u00e9cise l\u2019ornithologue dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Unil, qui a coordonn\u00e9, en Suisse romande, la derni\u00e8re \u00e9dition de <em>l\u2019Atlas des oiseaux nicheurs de Suisse,<\/em> publi\u00e9 en 2018. Mais tous b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une meilleure protection et sont moins chass\u00e9s. Le r\u00e9chauffement climatique leur permet aussi de se reproduire dans notre pays, o\u00f9 ils trouvent une nourriture assez abondante pour se nourrir et alimenter leurs petits.\u00bb Survol enthousiasmant des nouveaux plumages qui colorent notre nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parmi les d\u00e9couvertes les plus inattendues, l\u2019ibis chauve <em>(Geronticus eremita),<\/em> qui appartient au classement des 100 esp\u00e8ces les plus menac\u00e9es au monde, fait une entr\u00e9e remarqu\u00e9e. \u00abRarissime dans la nature, il survivait p\u00e9niblement au Maroc et en Syrie, indique Sylvain Antoniazza. Il est actuellement r\u00e9introduit en Europe, notamment en Autriche, car on poss\u00e8de des fossiles qui r\u00e9v\u00e8lent sa pr\u00e9sence sur le Vieux Continent durant le Moyen \u00c2ge. Ce projet, tr\u00e8s discut\u00e9, a pu voir le jour gr\u00e2ce \u00e0 sa facilit\u00e9 \u00e0 se reproduire en captivit\u00e9.\u00bb Le zoo de Zurich, par exemple, fournit r\u00e9guli\u00e8rement de jeunes ibis chauves \u00e0 deux programmes de r\u00e9introduction en Europe centrale et en Andalousie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/sylvainantoniazza_93.webp\" alt=\"sylvainantoniazza 93\" class=\"wp-image-15954\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/sylvainantoniazza_93.webp 400w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/sylvainantoniazza_93-173x260.webp 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Sylvain Antoniazza. Directeur romand de BirdLife Suisse. Docteur en biologie de l\u2019Unil.<br>Nicole Chuard \u00a9 Unil<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abLes \u00e9chassiers de parc animalier apprennent \u00e0 migrer en suivant des ULM qui leur montrent le chemin\u00bb, ajoute l\u2019ornithologue. C\u2019est ainsi que les premiers oiseaux noirs au bec courbe et rouge sont arriv\u00e9s en Suisse. \u00abOn les a d\u2019abord observ\u00e9s dans les a\u00e9rodromes, signale le biologiste, car il s\u2019agissait des seuls endroits qu\u2019ils connaissaient chez nous, \u00e0 savoir les haltes des ULM pour se ravitailler.\u00bb Maintenant que notre pays fait partie de leur nouvelle voie de migration, quelques ibis chauves ont tent\u00e9 de s\u2019y reproduire, dans des lieux pour le moins insolites. \u00abOn a trouv\u00e9 un nid sur un garage de motos dans une zone industrielle de la banlieue zurichoise en 2023 et un autre sur la fen\u00eatre d\u2019un grand supermarch\u00e9 de Vaulruz (FR) en 2025, avec trois jeunes. Je ne sais pas si cela cr\u00e9era une vraie population viable, parce que pour l\u2019instant, ces ibis chauves demeurent apprivois\u00e9s. Ils sont \u00e0 la fronti\u00e8re entre l\u2019animal sauvage et l\u2019animal domestique.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2023, le h\u00e9ron gardes-b\u0153ufs <em>(Ardea ibis),<\/em> connu pour vivre en symbiose avec les grands mammif\u00e8res de la savane africaine, a construit un nid au Tessin. S\u2019il mange les parasites qui se baladent sur les buffles, qui en \u00e9change lui offrent des insectes qu\u2019ils d\u00e9rangent en marchant, l\u2019\u00e9chassier colonisateur s\u2019accommode aussi parfaitement du b\u00e9tail des autres continents. Apr\u00e8s avoir envahi l\u2019Am\u00e9rique et l\u2019Australie, il s\u2019installe peu \u00e0 peu en Europe, aid\u00e9 par le r\u00e9chauffement climatique. \u00abLa nich\u00e9e tessinoise s\u2019est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre un succ\u00e8s, rel\u00e8ve Sylvain Antoniazza. Une tentative de nidification \u00e0 Chavornay (VD) en 2024 n\u2019a rien donn\u00e9, mais une colonie de 8 couples a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte \u00e0 Vidy en juin dernier. La dynamique est extr\u00eamement positive en Europe et les observations en perp\u00e9tuelle augmentation en Suisse. C\u2019est pourquoi je suis convaincu qu\u2019une vraie population nicheuse de h\u00e9rons gardes-b\u0153ufs va bient\u00f4t s&rsquo;\u00e9tablir ici.\u00bb Le biologiste souligne que les \u00e9chassiers ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des pr\u00e9mices de la protection des oiseaux au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. \u00abOn en mesure \u00e0 pr\u00e9sent les effets, 100 ans plus tard, en d\u00e9couvrant la nidification de l\u2019\u00e9chasse blanche <em>(Himantopus himantopus)<\/em> d\u00e8s 2013 ou encore de l\u2019aigrette garzette <em>(Egretta garzetta)<\/em> depuis 2014.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Du bord de mer au lac de Neuch\u00e2tel, un essai<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une athl\u00e8te, capable de voler plus de 70 000 km par an pour jouir de deux \u00e9t\u00e9s \u2013 de l\u2019Arctique \u00e0 l\u2019Antarctique aller-retour \u2013 et qui d\u00e9tient ainsi le record de la plus longue migration du r\u00e8gne animal, a soudain fabriqu\u00e9 un nid en Romandie. \u00abLa nidification de la sterne arctique <em>(Sterna paradisaea)<\/em> en 2014 \u00e9tait vraiment une surprise, se souvient l\u2019ornithologue vaudois. Cette esp\u00e8ce, rarement de passage chez nous, niche normalement au bord de la mer, dans les r\u00e9gions arctiques et subarctiques. Et elle a essay\u00e9 de nidifier dans la Grande Cari\u00e7aie, au Chablais de Cudrefin (NE).\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malheureusement, malgr\u00e9 quatre tentatives, la sterne arctique n\u2019a toujours pas r\u00e9ussi \u00e0 se reproduire sur les rives du lac de Neuch\u00e2tel. Elle a pourtant tout tent\u00e9, y compris l\u2019hybridation avec la sterne pierregarin <em>(Sterna hirundo),<\/em> qui poss\u00e8de sa plus grande colonie historique dans la r\u00e9gion des Trois-Lacs. \u00abIl peut arriver qu\u2019une esp\u00e8ce rare sans cong\u00e9n\u00e8res \u00e0 sa port\u00e9e s\u2019apparie avec une esp\u00e8ce proche locale, explique Sylvain Antoniazza. On ne sait pas clairement si les partenaires font avec ce qu\u2019ils trouvent ou s\u2019ils se trompent. Dans le cas des sternes, les deux esp\u00e8ces se ressemblent beaucoup. Leurs diff\u00e9rences sont subtiles. N\u00e9anmoins, leur succ\u00e8s de reproduction reste plus faible.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/lionelmaumary_93.webp\" alt=\"lionelmaumary 93\" class=\"wp-image-15902\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/lionelmaumary_93.webp 400w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/09\/lionelmaumary_93-173x260.webp 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Lionel Maumary. Ornithologue, biologiste dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Unil,<br>Nicole Chuard \u00a9 Unil (archives)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En couple, sinon rien<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre fait remarquer en venant chanter en 2014 dans le canton de Soleure et \u00e0 Gruy\u00e8res (FR), le pouillot verd\u00e2tre <em>(Phylloscopus trochiloides)<\/em> a b\u00e2ti son nid dans la vall\u00e9e de l\u2019Hongrin (VD) en 2015, ainsi que l\u2019a d\u00e9couvert Lionel Maumary. \u00abMon confr\u00e8re a \u00e9mis l\u2019hypoth\u00e8se que les partenaires soient arriv\u00e9s en couple. Sinon, comment imaginer qu\u2019un m\u00e2le et une femelle d\u2019une esp\u00e8ce rare dans notre pays aient pu se rencontrer dans un coin perdu du milieu des Alpes? On sait que le pouillot verd\u00e2tre (originaire de Russie et d\u2019Asie centrale) est en expansion au nord-est de l\u2019Europe, certes. Mais la Suisse est \u00e0 des centaines de kilom\u00e8tres de chez lui. \u00bb Depuis, on l\u2019a parfois entendu chanter, mais on ne l\u2019a plus vu entour\u00e9 de petits. Nichera, nichera pas, l\u2019avenir le dira.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abUne esp\u00e8ce peut laisser croire qu\u2019elle s\u2019installe et puis dispara\u00eetre pour des d\u00e9cennies avant de r\u00e9appara\u00eetre quand on ne s\u2019y attend pas, note le sp\u00e9cialiste. Quand certains colonisent durablement le pays \u2013 tels le go\u00e9land leucoph\u00e9e <em>(Larus michahellis)<\/em> et le grand cormoran <em>(Phalacrocorax carbo)<\/em> qui font partie du paysage helv\u00e9tique aujourd\u2019hui \u2013 d\u2019autres ont des parcours variables.\u00bb Et de citer le cas de la lusciniole \u00e0 moustaches <em>(Acrocephalus melanopogon),<\/em> d\u00e9couverte par son p\u00e8re, l\u2019ornithologue Michel Antoniazza. Cette fauvette aquatique m\u00e9diterran\u00e9enne (pr\u00e9sente aussi en Europe centrale), tr\u00e8s rare, s\u2019est \u00e9panouie sur les rives du lac de Neuch\u00e2tel des ann\u00e9es 70 aux ann\u00e9es 90, a nidifi\u00e9 une seule fois et a disparu durant dix ans. De retour dans les ann\u00e9es 2000, la lusciniole \u00e0 moustaches s\u2019est reproduite plusieurs fois, puis s\u2019en est all\u00e9e. \u00abIl en va de m\u00eame pour la bouscarle de Cetti <em>(Cettia cetti)<\/em> et la cisticole des joncs <em>(Cisticola juncidis).<\/em> Ces petites esp\u00e8ces des marais d\u00e9testent les hivers froids. Il suffit d\u2019une saison glaciale pour qu\u2019une population soit \u00e9limin\u00e9e. Mais cela ne va pas les emp\u00eacher de revenir plus tard.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des gu\u00eapiers par milliers: on l\u2019avait pr\u00e9dit!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans <em>A Climatic Atlas of European Breeding Birds<\/em> (Un atlas climatique des oiseaux nicheurs d&rsquo;Europe), paru en 2007, les biologistes ont utilis\u00e9 des mod\u00e8les d\u2019\u00e9volution du climat afin d\u2019\u00e9tablir des pr\u00e9visions. \u00abII \u00e9tait pr\u00e9dit que durant les d\u00e9cennies suivantes, le territoire du gu\u00eapier d\u2019Europe <em>(Merops apiaster)<\/em> s\u2019\u00e9tendrait massivement sur tout le nord de l\u2019Europe, se rappelle Sylvain Antoniazza. Et c\u2019est exactement ce qui est en train de se d\u00e9rouler, jusqu\u2019au sud de la Su\u00e8de. C\u2019est l\u2019exemple typique de la nouvelle esp\u00e8ce nicheuse qui profite du r\u00e9chauffement climatique. Alors que d\u2019autres migrateurs s\u2019accommodent des pays alentour et boudent la Suisse, trop petite et trop proche des Alpes, le gu\u00eapier d\u2019Europe (d\u2019origine africaine) a conquis les zones sablonneuses du sud du pays et du Plateau (plus de 300 couples nichent en Suisse, <em>ndlr).<\/em> Et je parie que les effectifs vont encore augmenter\u00bb <em>(lire \u00e9galement<\/em> Allez savoir! <em>n\u00b0 83).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abLa plupart de ces nouvelles esp\u00e8ces nicheuses ont un impact relativement neutre sur notre nature, d\u00e9clare l\u2019ornithologue. Les oiseaux sont un cas particulier, car ils ont une force de colonisation tr\u00e8s grande due au vol, qui leur permet de se disperser ais\u00e9ment et rapidement. Nous ne sommes qu\u2019au d\u00e9but des changements. Certains disparaissent quand d\u2019autres, que l\u2019on croyait perdus, reviennent. Comme la huppe fasci\u00e9e <em>(Upupa epops),<\/em> qui se nourrit de gros insectes de plus en plus difficiles \u00e0 trouver, et qui recolonise en ce moment la Suisse, apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de d\u00e9clin, de mani\u00e8re surprenante\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Article suivant:<\/strong> <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15780\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15780\">Le circa\u00e8te Jean-le-Blanc s\u2019installe chez nous<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enfin une excellente nouvelle pour notre biodiversit\u00e9 ! Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des migrateurs, qui jusqu\u2019ici ne faisaient que passer, ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019installer leur nid chez nous. 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