{"id":15373,"date":"2026-02-16T08:21:00","date_gmt":"2026-02-16T06:21:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15373"},"modified":"2026-02-04T15:33:44","modified_gmt":"2026-02-04T13:33:44","slug":"la-passion-des-ombles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-passion-des-ombles\/","title":{"rendered":"La passion des ombles"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"493\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_1.webp\" alt=\"ombles 91 1\" class=\"wp-image-15312\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_1-422x260.webp 422w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_1-768x473.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_1-348x215.webp 348w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Cet omble m\u00e2le en pleine livr\u00e9e nuptiale (avec son ventre orang\u00e9) a \u00e9t\u00e9 photographi\u00e9 gr\u00e2ce au drone sous-marin. C\u2019\u00e9tait au pied du Ch\u00e2teau de Chillon, \u00e0 55 m\u00e8tres de profondeur, en d\u00e9cembre 2024.<br>\u00a9 Maison de la Rivi\u00e8re<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Chez les Rubin, on s\u2019int\u00e9resse de p\u00e8re en fille \u00e0 ce salmonid\u00e9 depuis les ann\u00e9es 80. En creux, leurs d\u00e9couvertes racontent aussi l\u2019\u00e9volution de la technologie et l\u2019histoire du changement climatique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abLorsque j\u2019ai entam\u00e9 mes recherches sur les ombles, on en ignorait presque tout\u00bb, se rappelle Jean-Fran\u00e7ois Rubin. Cet ancien privat-docent de l\u2019Unil a dirig\u00e9 la <a href=\"http:\/\/maisondelariviere.ch\" data-type=\"link\" data-id=\"maisondelariviere.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Maison de la Rivi\u00e8re <\/a>\u00e0 Tolochenaz jusqu\u2019en 2025. Il y travaille aujourd\u2019hui comme responsable de la recherche, et a consacr\u00e9 sa carri\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9tude de ce poisson. \u00abOn savait qu\u2019il raffole des eaux froides \u2013 le L\u00e9man est son lieu de vie le plus austral \u2013, qu\u2019il appr\u00e9cie l\u2019obscurit\u00e9 et qu\u2019il se reproduit \u00e0 une centaine de m\u00e8tres de profondeur\u00bb, r\u00e9sume-<br>t-il. Ce d\u00e9tail a son importance: \u00abIl explique notre manque de connaissances \u00e0 cette \u00e9poque, puisque l\u2019on ne disposait pas des moyens n\u00e9cessaires pour plonger aussi bas.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour avoir une chance de tirer un fil permettant d\u2019observer ce myst\u00e9rieux habitant des lacs, il fallait donc trouver une fa\u00e7on de s\u2019en rapprocher. Une rencontre va tout changer: en 1981, la route de Jean-Fran\u00e7ois Rubin, alors \u00e9tudiant \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences de l\u2019Unil \u2013 aujourd\u2019hui Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine \u2013, croise celle de Jacques Piccard et de son sous-marin de poche. L\u2019oc\u00e9anaute serait-il d\u2019accord de le laisser effectuer une sortie \u00e0 bord de son engin? Il accepte. Jean-Fran\u00e7ois Rubin, que la simple \u00e9vocation de ce souvenir \u00e9meut, poursuit: \u00abCe qui devait \u00eatre une unique plong\u00e9e se transforme \u00e0 la fois en une collaboration et une amiti\u00e9 qui dureront 25 ans.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Au fil de ces exp\u00e9ditions sous-lacustres, il d\u00e9couvre les habitudes de ce poisson. Apprend qu\u2019il aime se reproduire sur un terrain en pente garni de gravier propre d\u2019une taille comprise entre celle d\u2019une noix et d\u2019un poing \u2013 des sites d\u00e9nomm\u00e9s \u00abombli\u00e8res\u00bb. Jean-Fran\u00e7ois Rubin recense sept de ces sites dans le L\u00e9man. Il leur consacre d\u2019ailleurs une grande partie de sa th\u00e8se. Son fil rouge? \u00abJ\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 savoir o\u00f9 et quand les ombles se rassemblent pour se reproduire et pourquoi ils choisissaient ces endroits-l\u00e0\u00bb, r\u00e9sume-t-il. Il d\u00e9couvre qu\u2019il leur faut du gravier propre. Outre un pas de g\u00e9ant dans la connaissance des ombles, son travail constitue une avanc\u00e9e sur le plan de la protection de la nature: \u00abJusqu\u2019alors, lorsque l\u2019on se proposait de repeupler un lac d\u2019une certaine esp\u00e8ce, on y rel\u00e2chait des sp\u00e9cimens issus d\u2019un \u00e9levage. Et l\u2019on croisait les doigts en esp\u00e9rant que tous ne se fassent pas manger par des pr\u00e9dateurs\u00bb, rappelle-t-il. En montrant que mettre \u00e0 disposition un environnement favorable \u00e0 sa multiplication donne de bons r\u00e9sultats, il ouvre une nouvelle voie vers la renaturation.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ajfrubin_91_1.webp\" alt=\"ajfrubin 91 1\" class=\"wp-image-15239\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ajfrubin_91_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ajfrubin_91_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ajfrubin_91_1-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Aur\u00e9lie Rubin porte le drone sous-marin qu\u2019elle emploie dans le cadre de ses recherches. Son p\u00e8re Jean-Fran\u00e7ois Rubin, directeur retrait\u00e9 de la Maison de la Rivi\u00e8re, se tient devant le sous-marin F. A.-Forel de Jacques Piccard, un bathyscaphe qu\u2019il a utilis\u00e9 pour ses recherches. Nicole Chuard \u00a9 Unil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Mais cela ne suffit pas\u00e0 pr\u00e9server la population d\u2019ombles dans le L\u00e9man. Car celui-ci aime les eaux claires. Or, dans les ann\u00e9es quatre-vingt, le plus grand lac alpin d\u2019Europe souffre d\u2019eutrophisation. Les algues y prolif\u00e8rent et ses profondeurs manquent d\u2019oxyg\u00e8ne. Il n\u2019en faut pas davantage pour freiner s\u00e9rieusement la reproduction de notre fameux poisson. La Commission internationale pour la protection des eaux du L\u00e9man (CIPEL) et les autorit\u00e9s franco-suisses se sont employ\u00e9es \u00e0 enrayer ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00fb \u00e0 un apport trop important de nutriments dans le lac. Parmi les mesures adopt\u00e9es sur les deux rives, une meilleure gestion des eaux us\u00e9es et l\u2019interdiction des phosphates dans les lessives d\u00e8s 1986 en Suisse. \u00c0 la cl\u00e9, une tr\u00e8s nette am\u00e9lioration de l\u2019environnement aquatique. S\u2019ajoute \u00e0 cela une interdiction de p\u00eache \u00e0 l\u2019omble durant leur p\u00e9riode de reproduction. R\u00e9sultat, leur population augmente jusqu\u2019\u00e0 la fin du XX<sup>e<\/sup>si\u00e8cle. Puis le nombre de captures stagne et s\u2019effondre. Pourquoi? Le myst\u00e8re demeure.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste qu\u2019\u00e0 partir de 2015, une nouvelle actrice effectue son entr\u00e9e dans le L\u00e9man: la moule quagga. Aujourd\u2019hui, elle en tapisse litt\u00e9ralement le fond et en filtre les eaux, au grand dam des f\u00e9ras et autres perches. Se pourrait-il que, par ricochet, notre poisson fasse aussi les frais de cette envahisseuse?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Passion h\u00e9r\u00e9ditaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 ce stade de l\u2019histoire qu\u2019Aur\u00e9lie Rubin, la fille de Jean-Fran\u00e7ois, prend le relais. Elle a h\u00e9rit\u00e9 de la passion de son p\u00e8re pour les ombles, mais elle les \u00e9tudie avec les moyens du jour. \u00abAujourd\u2019hui, le bathyscaphe a sa place au mus\u00e9e, tout comme votre serviteur\u00bb, rigole le directeur \u00e0 la retraite de la Maison de la Rivi\u00e8re. D\u00e9sormais, c\u2019est avec un drone sous-marin qu\u2019Aur\u00e9lie va rendre visite \u00e0 ces h\u00f4tes des profondeurs. Ses recherches, financ\u00e9es conjointement par l\u2019Unil, les cantons de Gen\u00e8ve, de Vaud et du Valais ainsi que la Conf\u00e9d\u00e9ration, et en collaboration avec les p\u00eacheurs amateurs et professionnels, poursuivent un double objectif. \u00abNous avons commenc\u00e9 par faire le point sur l\u2019\u00e9tat actuel des ombli\u00e8res en allant voir si celles r\u00e9pertori\u00e9es par mon p\u00e8re \u00e9taient encore l\u00e0. Dans un second temps, il s\u2019agissait d\u2019\u00e9valuer la r\u00e9ussite de la fraie naturelle\u00bb, d\u00e9taille-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moules quaggas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bonne nouvelle, la plupart des sites historiques de reproduction existent toujours. Les images saisies gr\u00e2ce au drone sont impressionnantes: \u00abIls forment comme des clairi\u00e8res sur les fonds de gravier recouverts de moules quaggas\u00bb, commente-t-elle. La question demeure de savoir si les envahisseuses \u00e9pargnent volontairement ces sites ou si les ombles, qui grattent les cailloux avant la fraie, les \u00e9loignent ou les emp\u00eachent de s\u2019y incruster.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la seconde partie de son projet, Aur\u00e9lie Rubin a imagin\u00e9 un syst\u00e8me de paniers. Garnis d\u2019\u0153ufs et de capteurs mesurant la temp\u00e9rature de l\u2019eau et sa concentration en oxyg\u00e8ne, ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s puis r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s gr\u00e2ce au drone \u00e0 65, 50 et 40 m\u00e8tres de profondeur. In\u00e9dite, cette m\u00e9thode exige un certain nombre de prouesses: \u00abTout d\u2019abord, il faut attraper suffisamment de g\u00e9niteurs, puis r\u00e9ussir \u00e0 mettre les paniers en place\u00bb, souligne la chercheuse. Une op\u00e9ration qui requiert une habilet\u00e9 aux manettes digne d\u2019une finale de championnat de jeu vid\u00e9o! R\u00e9sultat: l\u2019augmentation de la temp\u00e9rature du L\u00e9man semble aller de pair avec une importante mortalit\u00e9 des \u0153ufs. Ce m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne emp\u00eache d\u2019ailleurs le brassage complet du lac depuis 2012. Or, ce mouvement contribue au bon \u00e9tat \u00e9cologique de ses eaux puisqu\u2019il facilite le transfert de l\u2019oxyg\u00e8ne aux couches profondes \u2013 justement celles que les ombles appr\u00e9cient tout particuli\u00e8rement.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais cela ne suffit pas \u00e0 expliquer la stagnation de leur population. \u00abUne autre piste que nous explorons est celle des perturbateurs endocriniens\u00bb, rel\u00e8ve-t-elle. Cette recherche-ci est men\u00e9e en commun avec une \u00e9quipe de l\u2019EPFL. \u00abNous travaillons sur l\u2019environnement, mais si les poissons sont st\u00e9riles, il va falloir changer de strat\u00e9gie\u00bb, soupire Jean-Fran\u00e7ois Rubin.<\/p>\n\n\n\n<p>Les recherches d\u2019Aur\u00e9lie, pr\u00e9vues sur trois ans, doivent permettre d\u2019imaginer de nouvelles mani\u00e8res de maintenir, voire d\u2019augmenter le nombre d\u2019ombles dans le L\u00e9man. D\u2019autres cantons, tel Neuch\u00e2tel, s\u2019y int\u00e9ressent, la situation de ce poisson n\u2019\u00e9tant gu\u00e8re meilleure dans ses eaux. Et la Suisse al\u00e9manique pourrait bien lancer elle aussi des observations dans ses lacs.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"443\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_3.webp\" alt=\"ombles 91 3\" class=\"wp-image-15314\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_3.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_3-470x260.webp 470w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2026\/01\/ombles_91_3-768x425.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Omble chevalier. Tir\u00e9 de \u00ab\u00a0Histoire naturelle des poissons du bassin du L\u00e9man\u00a0\u00bb par Godefroy Lunel. Gen\u00e8ve-B\u00e2le-Lyon, H. Georg, 1874. Avec l\u2019aimable autorisation des \u00c9ditions Slatkine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#f7e9d3a6\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Histoire d&rsquo;ombles<\/h5>\n\n\n\n<p><strong>-13000 ans<\/strong> L\u2019omble se retrouve pi\u00e9g\u00e9 dans le L\u00e9man apr\u00e8s le retrait des glaces \u00e0 la fin de la derni\u00e8re glaciation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1150<\/strong> Premi\u00e8re mention de la pr\u00e9sence du <em>Salvelinus umbla<\/em> dans le L\u00e9man dans un texte par lequel le prieur\u00e9 de Saint-Jean de Gen\u00e8ve re\u00e7oit des chanoines de Sainte-Marie d\u2019Aoste l\u2019\u00e9glise Saint-Eus\u00e8be. La redevance annuelle comprend \u00abvin, froment et gros poissons\u00bb, dont l\u2019omble.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1288<\/strong> Les comptes du ch\u00e2telain de Chillon accusent r\u00e9ception entre autres de 7 ombles du ch\u00e2telain de l\u2019Ile de Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1376<\/strong> Dans un acte du comte Am\u00e9d\u00e9e de Savoie, \u00e9tablissant les prix au march\u00e9 de Villeneuve, l\u2019omble et la truite apparaissent d\u00e9j\u00e0 comme les poissons les plus on\u00e9reux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1536<\/strong> Le ch\u00e2telain de Chillon abandonne son droit de p\u00eache \u00e0 l\u2019omble autour du ch\u00e2teau pour 40 sous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1581<\/strong> \u2019omble figure sur la carte de Jean du Villard, syndic de Gen\u00e8ve. Il y est dit: \u00abBon poisson, jusqu\u2019\u00e0 15 livres au plus profond du lac et hante les rocs, sa saison \u00e0 manger est au mois de janvier\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1890<\/strong> La pr\u00e9f\u00e9rence des ombles pour les endroits caillouteux en zones profondes est attest\u00e9e et l\u2019id\u00e9e germe de construire des fray\u00e8res artificielles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1891-1904<\/strong> \u00c0 cause d\u2019une m\u00e9sestimation de leur p\u00e9riode de fraie, notre poisson se reproduit pendant treize ans sans protection.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1910 \u00e0 1920<\/strong> Premier effondrement des captures d\u2019ombles dans le L\u00e9man. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9sulte probablement de l\u2019erreur cit\u00e9e au point pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1985<\/strong> La situation des ombles inqui\u00e8te les autorit\u00e9s franco-suisses au point qu\u2019elles font un effort pour repeupler le L\u00e9man. C\u2019est un succ\u00e8s: les captures augmentent jusque dans les ann\u00e9es 1995.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e8s l\u2019aube du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong> Aujourd\u2019hui, en revanche, les captures s\u2019effondrent \u00e0 nouveau, sans que l\u2019on sache vraiment pourquoi.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chez les Rubin, on s\u2019int\u00e9resse de p\u00e8re en fille \u00e0 ce salmonid\u00e9 depuis les ann\u00e9es 80. 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