{"id":15220,"date":"2025-10-06T08:05:00","date_gmt":"2025-10-06T06:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15220"},"modified":"2025-09-17T13:45:39","modified_gmt":"2025-09-17T11:45:39","slug":"celle-qui-tient-le-guidon-de-la-fim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/celle-qui-tient-le-guidon-de-la-fim\/","title":{"rendered":"Celle qui tient le guidon de la FIM"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/alumni_emery_90.webp\" alt=\"alumni emery 90\" class=\"wp-image-15014\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/alumni_emery_90.webp 533w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/alumni_emery_90-173x260.webp 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Fran\u00e7oise Emery. Directrice g\u00e9n\u00e9rale de la F\u00e9d\u00e9ration Internationale de Motocyclisme. Licence en sciences \u00e9conomiques  de la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales de l\u2019Unil (1997). \u00a9 Pierre-Antoine Grisoni \/ Strates<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Assise sur l\u2019un des si\u00e8ges entourant la table baign\u00e9e de lumi\u00e8re, Fran\u00e7oise Emery sourit. \u00abQuand les arbres sont bien taill\u00e9s, la vue est superbe.\u00bb Depuis son bureau vitr\u00e9 \u00e0 Mies (VD), on aper\u00e7oit en effet un coin de lac, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une perspective plongeante sur le futur mus\u00e9e de la FIM, qui ouvrira ses portes en d\u00e9cembre 2025.<\/p>\n\n\n\n<p>La directrice g\u00e9n\u00e9rale a rejoint la <a href=\"https:\/\/www.fim-moto.com\/en\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.fim-moto.com\/en\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">F\u00e9d\u00e9ration Internationale de Motocyclisme <\/a>(FIM) en 2003. \u00abJamais je n\u2019aurais pens\u00e9 y rester aussi longtemps\u00bb, sourit-elle. Engag\u00e9e initialement comme assistante financi\u00e8re, Fran\u00e7oise Emery a gravi les \u00e9chelons au fil des ans. \u00abDepuis le d\u00e9but, j\u2019aime venir travailler chaque matin.\u00bb En 2021, Fran\u00e7oise Emery devient la premi\u00e8re femme \u00e0 prendre la t\u00eate de cette organisation fond\u00e9e en 1904.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, \u00abje ne viens pas du monde de la moto. Pas du tout\u00bb, confie celle qui est issue d\u2019une famille vigneronne d\u2019Aigle, dont elle repr\u00e9sente la huiti\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. La CEO a ainsi davantage grandi entre vigne et ski, qu\u2019entre guidon et cuir.<\/p>\n\n\n\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9e en 1997 de la Facult\u00e9 des HEC de l\u2019Unil, puis form\u00e9e \u00e0 l\u2019audit, Fran\u00e7oise Emery part vivre \u00e0 Hong Kong deux ans o\u00f9 elle travaille comme b\u00e9n\u00e9vole au Consulat suisse. \u00abC\u2019\u00e9tait tr\u00e8s enrichissant comme exp\u00e9rience. \u00c7a m\u2019a donn\u00e9 envie de continuer \u00e0 \u00e9voluer dans un environnement international.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>De retour en Suisse, elle rejoint Medtronic. \u00abJe travaillais entre 12 et 15 heures par jour, c\u2019\u00e9tait extr\u00eamement intense.\u00bb Un rythme finalement impossible \u00e0 concilier avec sa nouvelle vie de m\u00e8re. Fran\u00e7oise Emery d\u00e9pose alors son CV chez un chasseur de t\u00eates. \u00abJ\u2019avais deux crit\u00e8res importants, se souvient-elle.\u202fRester dans un cadre international et trouver un environnement de travail vraiment agr\u00e9able.\u00bb Lorsqu\u2019on lui soumet une offre, sans d\u00e9voiler l\u2019entreprise qui propose le poste, elle est stup\u00e9faite: \u00ab<em>The perfect match<\/em>. Le poste me semblait litt\u00e9ralement fait pour moi.\u00bb Elle l\u2019ignorait encore, mais le moteur de sa carri\u00e8re venait de passer la premi\u00e8re\u2026 direction la FIM.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate d\u2019une organisation internationale de 56 personnes et de 123 f\u00e9d\u00e9rations membres, Fran\u00e7oise Emery incarne un leadership humain: \u00abJ\u2019ai toujours travaill\u00e9 avec humilit\u00e9. Pour moi, c\u2019est la loyaut\u00e9 envers la FIM qui compte, pas ma personne. On est tous de passage, la FIM doit rester. Je ne fanfaronne pas en disant que je suis la premi\u00e8re femme. Mais je suis fi\u00e8re que la porte soit d\u00e9sormais ouverte. Je pense que si on aime ce qu\u2019on fait, qu\u2019on travaille dur, qu\u2019on reste simple, \u00e0 l\u2019\u00e9coute, alors beaucoup de choses deviennent possibles.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les couloirs du si\u00e8ge de la FIM, elle nous montre avec enthousiasme les bureaux et le laboratoire technique o\u00f9 sont entre autres analys\u00e9es les pi\u00e8ces litigieuses r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es sur les circuits. Juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, quelques mod\u00e8les de motos, de toutes disciplines, tr\u00f4nent. Elle s\u2019arr\u00eate devant chaque engin pour le d\u00e9tailler. \u00abIci par exemple, on a une moto \u00e9lectrique. Notre d\u00e9partement technique r\u00e9alise les balances de performance pour l\u2019\u00e9valuer par rapport \u00e0 une thermique et garantir une comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9quivalente. Pour les petits, on a aussi ce qu\u2019on appelle des mini-GP\u2026\u00bb, poursuit-elle en d\u00e9signant plus loin un mod\u00e8le miniature.<\/p>\n\n\n\n<p>La moto ? Fran\u00e7oise Emery n\u2019en pratique pas. \u00abMais l\u2019envie est l\u00e0. \u00c7a me d\u00e9mange.\u00bb Une chose est s\u00fbre, la directrice g\u00e9n\u00e9rale dirige en faisant fi des st\u00e9r\u00e9otypes. Elle travaille \u00e0 l\u2019\u00e9volution d\u2019un monde qu\u2019elle a su apprivoiser par l\u2019\u00e9coute, en prenant le temps de le comprendre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Assise sur l\u2019un des si\u00e8ges entourant la table baign\u00e9e de lumi\u00e8re, Fran\u00e7oise Emery sourit. \u00abQuand les arbres sont bien taill\u00e9s, la vue est superbe.\u00bb Depuis son bureau vitr\u00e9 \u00e0 Mies &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":15015,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42207,42225],"tags":[42208],"class_list":{"0":"post-15220","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alumni","8":"category-no-90","9":"tag-gaelle-monayron"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15220","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15220"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15220\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15223,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15220\/revisions\/15223"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15015"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15220"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15220"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15220"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}