{"id":15197,"date":"2025-10-06T08:13:00","date_gmt":"2025-10-06T06:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=15197"},"modified":"2025-09-17T13:29:56","modified_gmt":"2025-09-17T11:29:56","slug":"felix-vallotton-ne-fait-pas-de-quartier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/felix-vallotton-ne-fait-pas-de-quartier\/","title":{"rendered":"F\u00e9lix Vallotton ne fait pas de quartier"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"547\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/vallotton_1_90.webp\" alt=\"vallotton 1 90\" class=\"wp-image-15075\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/vallotton_1_90.webp 547w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/vallotton_1_90-178x260.webp 178w\" sizes=\"auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">F\u00e9lix Vallotton, \u00ab\u00a0La Vie meurtri\u00e8re\u00a0\u00bb. Illustration reproduite\ndans le roman, dessin\u00e9e en 1921.\n\u00a9 Fondation F\u00e9lix Vallotton \/ SIK-ISEA (photographie : Philipp Hitz)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Incontournable en 2025, ann\u00e9e du centenaire de sa mort, le peintre F\u00e9lix Vallotton avait d\u2019autres talents. Il a \u00e9crit trois romans, une collection de sayn\u00e8tes et huit pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre. Ces textes, marqu\u00e9s par son sens aigu de l\u2019observation, m\u00ealent humour (noir), ironie, critique sociale et pessimisme.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>F\u00e9lix Vallotton savait raconter des histoires. Le r\u00e9cent ouvrage qui rassemble ses romans, ses sayn\u00e8tes et son th\u00e9\u00e2tre le prouve. Des chercheuses et des chercheurs du <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/clsr\/fr\/home.html\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.unil.ch\/clsr\/fr\/home.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Centre des litt\u00e9ratures en Suisse romande <\/a>(CLSR) et de la Facult\u00e9 des lettres ont dot\u00e9 ces textes peu connus, voire in\u00e9dits pour certains, d\u2019un appareil critique utile.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 chez Zo\u00e9, l\u2019ensemble forme un \u00e9pais volume, car le natif de Lausanne n\u2019a pas pris ses envies litt\u00e9raires \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Dans le cas du th\u00e9\u00e2tre par exemple, entre 1902 et 1903, F\u00e9lix Vallotton \u00aba essay\u00e9 s\u00e9rieusement de placer ses deux premi\u00e8res pi\u00e8ces, <em>La Part du feu<\/em> et <em>Le Sein de la famille<\/em>\u00bb, note le professeur Daniel Maggetti, directeur du CLSR et responsable de l\u2019\u00e9dition de l\u2019ouvrage. Le peintre en a envoy\u00e9 des copies \u00e0 des responsables de salles de spectacle, sans oublier de les soumettre \u00e0 des \u00e9crivains en vue tels que Tristan Bernard ou Jules Renard. Mais de son vivant, seules <em>Un homme tr\u00e8s fort<\/em> (en f\u00e9vrier 1904) et <em>Un rien<\/em> (en mai 1907) ont connu les planches. Le texte de cette derni\u00e8re est aujourd\u2019hui perdu, tout comme celui de <em>Justice immanente<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi un tel \u00e9chec, alors que F\u00e9lix Vallotton \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e8bre comme graveur et dessinateur? \u00abIl \u00e9tait inconnu en tant qu\u2019auteur, pr\u00e9cise Daniel Maggetti. Son \u0153uvre est arriv\u00e9e sur un march\u00e9 d\u00e9j\u00e0 surcharg\u00e9 de pi\u00e8ces \u00e9crites par des dramaturges tr\u00e8s talentueux. Ses chances \u00e9taient donc minces. De plus, le fait qu\u2019un peintre se lance dans le th\u00e9\u00e2tre a d\u00fb surprendre.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les romans de F\u00e9lix Vallotton ont \u00e9galement pris le chemin des limbes. Datant des ann\u00e9es 1907-1908 et 1918-1920, ils n\u2019ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s que de mani\u00e8re posthume ici et ailleurs. Le premier d\u2019entre eux, <em>La Vie meurtri\u00e8re<\/em>, demeure le plus connu. Paru en plusieurs livraisons en 1927 dans le <em>Mercure de France<\/em>, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 plusieurs fois depuis. Dans l\u2019\u00e9dition concoct\u00e9e au CLSR, St\u00e9phane P\u00e9termann, responsable de recherche, le dote d\u2019une pr\u00e9sentation \u00e9clairante, si l\u2019on ose employer ce terme pour un texte aussi sombre.<\/p>\n\n\n\n<p>En deux mots, il s\u2019agit de l\u2019histoire de Jacques Verdier, un critique d\u2019art sur qui p\u00e8se depuis l\u2019enfance une lourde mal\u00e9diction: il s\u00e8me la mort autour de lui, par accident ou par inadvertance. Le roman d\u00e9bute avec les policiers charg\u00e9s de l\u2019enqu\u00eate au sujet du suicide de ce personnage et se poursuit ensuite du point de vue de ce dernier, jusqu\u2019\u00e0 un stup\u00e9fiant paragraphe final.<\/p>\n\n\n\n<p>Brutal, hilarant et d\u00e9stabilisant, ce roman comporte un trait typique de F\u00e9lix Vallotton, qu\u2019il s\u2019agisse du peintre ou de l\u2019\u00e9crivain. \u00abD\u00e8s les premi\u00e8res pages de <em>La Vie meurtri\u00e8re<\/em>, l\u2019auteur installe une mise \u00e0 distance qui emp\u00eache toute identification \u00e0 Jacques Verdier. Une absence de pathos d\u00e9coule de ce retrait\u00bb, remarque Daniel Maggetti.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme pour ses pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, le Lausannois naturalis\u00e9 Fran\u00e7ais en 1900 s\u2019est investi pour faire para\u00eetre ses romans, mais en vain. \u00abDans une lettre aux airs de testament envoy\u00e9e \u00e0 son fr\u00e8re Paul, F\u00e9lix Vallotton a mentionn\u00e9 son souhait que ses textes soient un jour publi\u00e9s\u00bb, indique Daniel Maggetti. Dans le cas de <em>La Vie meurtri\u00e8re<\/em>, le peintre a m\u00eame pr\u00e9par\u00e9 sept illustrations qui auraient ravi le Franquin des <em>Id\u00e9es noires<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Redoutable sens de l\u2019observation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une solide d\u00e9sillusion, l\u2019emploi de plusieurs registres d\u2019humour et un redoutable sens de l\u2019observation caract\u00e9risent sa production litt\u00e9raire. Si son style n\u2019est pas novateur pour l\u2019\u00e9poque, F\u00e9lix Vallotton d\u00e9montre une grande ma\u00eetrise des formules narratives dans ses r\u00e9cits. Visiblement, il appr\u00e9ciait d\u2019en jouer, variant ainsi les mani\u00e8res de raconter des histoires.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ironie constitue un autre fil rouge de son \u0153uvre au sens large, \u00e0 l\u2019exemple de l\u2019estampe qui arbore les mots <em>Le mensonge<\/em> en guise de l\u00e9gende. Cette \u0153uvre fait partie des <em>Intimit\u00e9s<\/em>, une c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie de 1898. L\u2019illustration met en sc\u00e8ne un homme et une femme enlac\u00e9s sur un canap\u00e9. Monsieur arbore un l\u00e9ger sourire. \u00abQui ment? \u00c0 qui? Pourquoi? Le couple lui-m\u00eame est-il le mensonge?\u00bb, se demande Daniel Maggetti (et nous avec). \u00abL\u2019arme de cette ironie est l\u2019inad\u00e9quation \u2013 entre le sujet et son traitement, entre le sujet et le titre du dispositif discursif o\u00f9 il est trait\u00e9, entre l\u2019\u00e9nonciation et l\u2019\u00e9nonc\u00e9, selon que Vallotton l\u2019emploie dans ses textes ou dans sa production graphique\u00bb, lit-on dans l\u2019ouvrage r\u00e9alis\u00e9 au CLSR.<\/p>\n\n\n\n<p>Une veine satirique traverse \u00e9galement l\u2019\u0153uvre de F\u00e9lix Vallotton. Publi\u00e9 en 1945, le roman <em>Les Soupirs de Cyprien Morus<\/em> \u00abconstitue une charge contre le milieu des nouveaux riches parisiens, raconte Daniel Maggetti. Le personnage principal est un parvenu qui souhaite \u00e0 tout prix recevoir la L\u00e9gion d\u2019honneur. L\u2019intrigue se compose de diff\u00e9rentes sc\u00e8nes souvent tr\u00e8s dr\u00f4les, racont\u00e9es avec une bonne dose d\u2019outrance.\u00bb \u00c0 l\u2019occasion d\u2019une r\u00e9ception guind\u00e9e chez les Morus, leur fils Athanase, brigadier dans l\u2019arm\u00e9e, d\u00e9barque tel un cyclone en compagnie de camarades ivres morts. Ces soldats s\u00e8ment la panique et renversent le buffet. Puis le roman raconte que \u00ab[\u2026] des enfants malmen\u00e9s pleur\u00e8rent, que les mamans d\u00e9fendirent \u00e0 coups d\u2019ombrelles; elles ne furent pas les plus fortes et d\u2019adorables chapeaux jonch\u00e8rent le sol.\u00bb Une sc\u00e8ne tout \u00e0 fait cin\u00e9matographique.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme dans le cas de <em>La Vie meurtri\u00e8re<\/em>, la question du rapport avec la biographie de l\u2019auteur se pose dans ce roman. Fils d\u2019un droguiste install\u00e9 \u00e0 La Palud, \u00e0 Lausanne, issu donc de la petite bourgeoisie, le peintre a \u00e9pous\u00e9 Gabrielle Bernheim en 1899. Fille d\u2019un marchand d\u2019art, cette m\u00e8re de trois enfants, n\u00e9s d\u2019un pr\u00e9c\u00e9dent mariage, \u00e9voluait dans un milieu nettement plus fortun\u00e9, que le peintre a observ\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un naturaliste. Ah, l\u2019argent! \u00abF\u00e9lix Vallotton \u00e9tait toujours inquiet \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019en manquer. Par exemple, il en voulait beaucoup \u00e0 ses beaux-enfants, non pas parce qu\u2019il les trouvait b\u00eates \u2013 c\u2019est une autre affaire \u2013, mais parce que, \u00e0 ses yeux, ils \u00e9taient trop d\u00e9pensiers,\u00bb note Daniel Maggetti.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Famille et enfants, non merci<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme le rel\u00e8ve l\u2019introduction de l\u2019ouvrage publi\u00e9 chez Zo\u00e9, \u00abVallotton [\u2026] n\u2019est pas enclin \u00e0 s\u2019\u00e9tendre sur les complications de la parentalit\u00e9: les textes [\u2026] ne laissent pas subsister le doute sur son opinion, et dans la plupart de ses pi\u00e8ces, les couples mari\u00e9s n\u2019ont pas de prog\u00e9niture.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Sa d\u00e9testation va m\u00eame un peu au-del\u00e0. Jou\u00e9e en 1944 \u00e0 La Chaux-de-Fonds et en 1945 \u00e0 Bienne, <em>Le Sein de la famille<\/em> constitue justement \u00abune charge contre la famille\u00bb, une institution que F\u00e9lix Vallotton ne tenait gu\u00e8re en estime, pour employer un euph\u00e9misme poli. La pi\u00e8ce raconte l\u2019histoire d\u2019un bourgeois parisien, Gorain, qui m\u00e8ne une vie de patachon, fr\u00e9quente les bordels en louced\u00e9, glisse vers la ruine, puis fait une attaque. L\u2019un de ses fils, Henri, part en qu\u00eate de fortune vers l\u2019Am\u00e9rique tandis que son fr\u00e8re Paul, rest\u00e9 sur place par loyaut\u00e9 envers ses parents et sa s\u0153ur qu\u2019il soutient, endosse le r\u00f4le de victime et passe pour un moins que rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les cent ans de la mort de l\u2019artiste, son \u0153uvre picturale s\u2019expose partout (\u00e0 l\u2019exemple de <em>Vallotton Forever<\/em>, au MCBA \u00e0 Lausanne d\u00e8s le 26 octobre). Son \u0153uvre litt\u00e9raire, elle, a plut\u00f4t failli s\u2019intituler <em>Never Vallotton<\/em> au vu de son succ\u00e8s. Heureusement, \u00abla plupart des documents ont \u00e9t\u00e9 remis par F\u00e9lix \u00e0 son fr\u00e8re Paul, le galeriste. Ce mat\u00e9riau a \u00e9t\u00e9 transmis ensuite \u00e0 la Fondation Vallotton\u00bb, explique Daniel Maggetti. Les \u00e9ditrices et \u00e9diteurs de l\u2019Unil nous retracent d\u2019ailleurs le parcours des manuscrits, tapuscrits et autres versions des textes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Vallotton l\u2019\u00e9crivain sort donc de l\u2019ombre, ce qui semble paradoxal pour quelqu\u2019un qui a appr\u00e9ci\u00e9 de nous y plonger.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"223\" data-id=\"15056\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/livre_vallotton_1_90.webp\" alt=\"livre vallotton 1 90\" class=\"wp-image-15056\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">F\u00e9lix Vallotton. Romans et th\u00e9\u00e2tre. \u00c9d. dirig\u00e9e par Daniel Maggetti, avec la collaboration de Romain Bionda, Oc\u00e9ane Guillemin, Ami Lou Parsons et St\u00e9phane P\u00e9termann. Zo\u00e9 (2025), 1254 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"229\" data-id=\"15057\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/09\/livre_vallotton_2.webp\" alt=\"livre vallotton 2\" class=\"wp-image-15057\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Vallotton. La palette de l\u2019\u00e9crivain. Par Daniel Maggetti. Infolio, Presto (2025). 64 p.<\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Incontournable en 2025, ann\u00e9e du centenaire de sa mort, le peintre F\u00e9lix Vallotton avait d\u2019autres talents. 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