{"id":14951,"date":"2025-05-19T08:12:00","date_gmt":"2025-05-19T06:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14951"},"modified":"2025-05-07T16:28:58","modified_gmt":"2025-05-07T14:28:58","slug":"on-ne-fera-pas-leconomie-detudier-les-guerres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/on-ne-fera-pas-leconomie-detudier-les-guerres\/","title":{"rendered":"On ne fera pas l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;\u00e9tudier les guerres"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/guerres_89_1.webp\" alt=\"guerres 89 1\" class=\"wp-image-14832\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/guerres_89_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/guerres_89_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/guerres_89_1-768x512.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Un membre du M23 \u00e0 Bukavu (est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo), le 20 f\u00e9vrier 2025. Soutenu par le Rwanda tout proche, ce groupe arm\u00e9 combat l\u2019arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re. L\u2019acc\u00e8s aux riches ressources mini\u00e8res congolaises constitue l\u2019un des moteurs du conflit. \u00a9 Luis Tato\/AFP\/Keystone<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>En 2023, 59 pays \u00e9taient en conflit \u2013 des guerres civiles le plus souvent. C\u2019est un quart des pays du monde et c\u2019est \u00e9norme. Pourtant, il existe des solutions pour diminuer les risques et promouvoir la paix. Elles sont pr\u00e9sent\u00e9es dans un livre grand public r\u00e9cemment \u00e9crit non pas par un diplomate ou un chef d\u2019\u00c9tat, mais par un\u2026 \u00e9conomiste. Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales et au Geneva Graduate Institute, Dominic Rohner \u00e9tudie en effet depuis vingt ans l\u2019\u00e9conomie des conflits et analyse ce qui peut les favoriser comme ce qui peut y mettre un terme.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On a l\u2019habitude d\u2019entendre des \u00e9conomistes parler des cons\u00e9quences des guerres: du plan Marshall \u00e0 la fa\u00e7on dont des industries enti\u00e8res sombrent ou au contraire fleurissent pendant et apr\u00e8s les conflits, il y a de la mati\u00e8re. Mais les entendre parler des causes d\u2019un conflit, c\u2019est plus rare. Dominic Rohner, professeur en <a href=\"https:\/\/unil.ch\/hec\" data-type=\"link\" data-id=\"unil.ch\/hec\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9conomie <\/a>\u00e0 l\u2019UNIL, avoue un \u00abint\u00e9r\u00eat qui date du gymnase pour l\u2019histoire et la politique \u2013 j\u2019ai le go\u00fbt de l\u2019interdisciplinarit\u00e9\u00bb. Il confesse aussi une envie de voir les choses changer: \u00abAvec les \u00e9tudes sur les cons\u00e9quences des conflits, vous \u00eates dans le constat, explique le chercheur. Gr\u00e2ce aux datas \u00e0 disposition, on peut d\u00e9sormais comprendre ce qui les d\u00e9clenche, ou en tout cas les favorise, et donc agir en amont pour pr\u00e9venir les guerres, notamment en mettant en \u0153uvre les bonnes politiques publiques.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Concr\u00e8tement donc, quels facteurs a-t-il identifi\u00e9s via ses recherches qui entra\u00eenent des conflits? Trois jouent un r\u00f4le majeur. Les ressources naturelles d\u2019abord. Un pays riche en p\u00e9trole, gaz ou min\u00e9raux pr\u00e9cieux court un risque de conflit nettement plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019une contr\u00e9e d\u00e9pourvue de la moindre mati\u00e8re premi\u00e8re exploitable. D\u2019une part parce que ces ressources attisent les convoitises des forces en pr\u00e9sence dans la r\u00e9gion, d\u2019autre part parce qu\u2019elles permettent \u00e0 ceux qui mettent la main dessus de financer une guerre. Les \u00e9tudes montrent que lorsque le cours de l\u2019or augmente, les conflits autour des mines d\u2019or augmentent. Quand la demande est forte pour le lithium, c\u2019est autour de ces mines que se d\u00e9placent les conflits arm\u00e9s. \u00abOn a un peu cette image id\u00e9aliste de Che Guevara quand on pense \u00e0 un rebelle; dans la r\u00e9alit\u00e9, les rebelles sont souvent des salari\u00e9s des <em>War Lords<\/em>, des Seigneurs de guerre, qui font \u00e7a pour de l\u2019argent, et dans beaucoup de cas pas pour d\u00e9fendre des valeurs, commente Dominic Rohner. Ces richesses naturelles, c\u2019est malheureusement plus de corruption, moins de d\u00e9mocratie.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La pauvret\u00e9, un facteur de risque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/dominicrohner_89.webp\" alt=\"dominicrohner 89\" class=\"wp-image-14825\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/dominicrohner_89.webp 400w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/dominicrohner_89-173x260.webp 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Dominic Rohner. Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales et au Geneva Graduate Institute.\nNicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me facteur identifi\u00e9 est la pauvret\u00e9 \u2013 les 50 pays les plus pauvres du monde ont quasiment tous souffert de conflits r\u00e9cents ou en cours. Si vous avez un emploi et un revenu suffisant pour nourrir votre famille, le salaire que pourra vous proposer un Seigneur de guerre ne suffira pas \u00e0 vous convaincre de prendre les armes. \u00abLe prix \u00e0 payer devient trop \u00e9lev\u00e9: vous abandonnez une situation plut\u00f4t confortable et votre famille, tout en risquant de perdre la vie contre une somme qui n\u2019est pas assez attractive pour contrebalancer le risque\u00bb, souligne l\u2019\u00e9conomiste. Les personnes qui vivent dans la pr\u00e9carit\u00e9 et qui n\u2019ont aucun espoir de voir leur situation s\u2019am\u00e9liorer, sont par contre plus facilement s\u00e9duites par les gains offerts par les chefs de guerre. Le PIB d\u2019un pays et la proportion d\u2019habitants qui vit dans la pauvret\u00e9 sont donc un \u00e9l\u00e9ment d\u2019information important quand on \u00e9value le risque d\u2019un conflit. Avec un fr\u00e9quent effet \u00abcercle vicieux\u00bb: le PIB chute d\u2019environ 18% au sortir d\u2019un conflit, et cet impact n\u00e9gatif dure de longues ann\u00e9es. Les habitants sont donc plus nombreux \u00e0 \u00eatre financi\u00e8rement vuln\u00e9rables et ils sont plus facilement recrutables pour le prochain affrontement dans la m\u00eame r\u00e9gion, avec comme motivation en plus le d\u00e9sir de prendre sa revanche sur l\u2019ennemi qui a inflig\u00e9 une d\u00e9faite. Difficile dans ce type de sc\u00e9nario de casser le cycle.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la diversit\u00e9 et la rivalit\u00e9 ethniques sur un m\u00eame territoire sont \u00e9galement de nature \u00e0 attiser la violence, ici entre groupes, surtout s\u2019ils sont de tailles comparables et que la voix de chacun ne compte pas de la m\u00eame mani\u00e8re. \u00abOn a pu voir cela en Bosnie ou au Rwanda\u00bb, cite en exemple Dominic Rohner.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Plus de d\u00e9mocratie, d\u2019emploi<\/strong> <strong>et de s\u00e9curit\u00e9, c\u2019est moins de guerres<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour contrer ces trois param\u00e8tres, qui le plus souvent s\u2019additionnent, et promouvoir la paix, Dominic Rohner propose trois axes: <em>Voice<\/em>, <em>Work<\/em> et <em>Warranties<\/em>, pour reprendre le titre de son livre, ou d\u00e9mocratie, travail et s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>On l\u2019a vu, la diversit\u00e9 ethnique dans un m\u00eame pays est un \u00e9l\u00e9ment qui attise les conflits. Donner une chance d\u2019\u00eatre entendu \u00e0 chacun et faire en sorte que chaque voix ait le m\u00eame poids est le meilleur moyen d\u2019arriver \u00e0 une coexistence pacifique. \u00abLe vote, le pluralisme politique, la repr\u00e9sentativit\u00e9 de tous les groupes ethniques dans les pouvoirs l\u00e9gislatifs et ex\u00e9cutifs sont les garants de la stabilit\u00e9, d\u00e9taille le chercheur. Alors que la discrimination augmente le danger de voir na\u00eetre des mouvements s\u00e9paratistes.\u00bb La repr\u00e9sentativit\u00e9 des diff\u00e9rents groupes du pays, que l\u2019on consid\u00e8re par exemple l\u2019appartenance linguistique ou religieuse, est bien r\u00e9ussie dans la d\u00e9mocratie suisse et cela explique la stabilit\u00e9 de son syst\u00e8me politique, malgr\u00e9 des divergences qui ailleurs ont conduit \u00e0 des conflits arm\u00e9s. Mais la d\u00e9mocratie n\u2019a pas vraiment le vent en poupe en ce moment, constate Dominic Rohner: \u00abIl y a toujours eu des mouvements de balancier entre une tendance vers plus de d\u00e9mocratie, suivie d\u2019une tendance vers plus d\u2019autocratie. Actuellement, nous sommes malheureusement dans cette phase \u2013 et cela explique en partie pourquoi il y a plus de conflits \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du monde aujourd\u2019hui qu\u2019il y a quinze ou vingt ans.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>En cr\u00e9ant et en maintenant une \u00e9conomie forte, avec des opportunit\u00e9s pour tous, on permet aux habitants d\u2019un pays de ne pas se voir contraints de devenir soldats pour toucher un revenu. Chacun doit pouvoir choisir sa vie: o\u00f9 habiter, que croire, et aussi quel m\u00e9tier exercer. \u00abProposer des opportunit\u00e9s professionnelles, offrir l\u2019espoir d\u2019avoir un avenir meilleur, c\u2019est vraiment couper l\u2019herbe sous les pieds aux rebelles\u00bb, explique l\u2019\u00e9conomiste. Mais n\u2019est-ce pas paradoxal alors de voir les pays les mieux pourvus en ressources naturelles \u00eatre aussi les plus enclins \u00e0 la guerre? Comme on l\u2019a vu, les richesses suscitent des violences parce que les diff\u00e9rents groupes en pr\u00e9sence sont susceptibles de se battre pour se les approprier. \u00abTout d\u00e9pend finalement de la maturit\u00e9 politique de l\u2019\u00c9tat au moment o\u00f9 les richesses du pays sont d\u00e9couvertes et exploit\u00e9es\u00bb, r\u00e9sume Dominic Rohner, qui cite en exemple la Norv\u00e8ge. Son fonds souverain permet d\u2019am\u00e9liorer le niveau de vie de tous, il est redistribu\u00e9 pour b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 enti\u00e8re. C\u2019est que, quand le p\u00e9trole sur lequel il est construit a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert, le pays \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une d\u00e9mocratie bien \u00e9tablie. Cette d\u00e9couverte n\u2019a donc pas d\u00e9bouch\u00e9 sur une guerre civile, contrairement \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 par exemple au Tchad au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, pour promouvoir la paix, il faut que l\u2019\u00c9tat soit assez fort pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 du pays face \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, et la s\u00e9curit\u00e9 de chacun \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Il doit avoir le monopole de la violence l\u00e9gitime. Sans cela, les politiques publiques qui visent \u00e0 assurer plus de d\u00e9mocratie, plus d\u2019\u00e9ducation et moins de corruption sont vou\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chec: un Seigneur de guerre reprendra le pouvoir tr\u00e8s vite et mettra fin \u00e0 ces belles id\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le r\u00e9chauffement aggrave les probl\u00e8mes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On sait donc d\u00e9sormais quels sont les facteurs qui favorisent la guerre et ceux qui au contraire promeuvent la paix. Mais o\u00f9 en sommes-nous dans ce chemin aujourd\u2019hui? \u00abLa tendance pour la paix est mauvaise. Apr\u00e8s la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu nettement moins de conflits entre \u00c9tats, explique le sp\u00e9cialiste. La souverainet\u00e9 des petits pays a \u00e9t\u00e9 act\u00e9e et il est devenu \u00e9vident qu\u2019un plus grand ne pouvait pas s\u2019en emparer \u2013 les autres grandes puissantes en \u00e9taient garantes. Il semble que cela soit remis en question aujourd\u2019hui, et on voit le grand retour des guerres entre \u00c9tats. \u00c0 celles-ci s\u2019ajoutent comme on l\u2019a vu les guerres civiles\u2026\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pas de quoi se r\u00e9jouir donc, d\u2019autant plus que le r\u00e9chauffement climatique pourrait bien aggraver encore la donne. Le professeur s\u2019est pench\u00e9 sur la question avec d\u2019autres chercheurs lausannois, Ulrich J. Eberle et Mathias Thoenig. Leurs r\u00e9sultats? Une plan\u00e8te avec une temp\u00e9rature plus \u00e9lev\u00e9e, c\u2019est plus de s\u00e9cheresse. La pauvret\u00e9, qui a un impact n\u00e9gatif sur la paix, va augmenter par ce simple ph\u00e9nom\u00e8ne. Mais elle va aussi mettre en concurrence des groupes qui luttent pour les m\u00eames rares ressources. Un exemple avec le monde agricole: s\u2019il y a s\u00e9cheresse, les agriculteurs vont \u00e9tendre leurs cultures sur de nouvelles parcelles. Ces cultures vont barrer le chemin aux \u00e9leveurs de b\u00e9tail qui font pa\u00eetre leurs b\u00eates, lesquelles risquent fort de d\u00e9truire les c\u00e9r\u00e9ales plant\u00e9es par l\u2019autre groupe. Et c\u2019est potentiellement le d\u00e9but d\u2019un nouveau conflit, qui peut vite prendre de l\u2019ampleur s\u2019il y a des armes \u00e0 disposition. \u00abChaque degr\u00e9 de plus, c\u2019est plus de guerres, affirme donc l\u2019\u00e9conomiste sur la base des \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 Lausanne. Une des r\u00e9gions les plus \u00e0 risque aujourd\u2019hui est le Sahel, puisqu\u2019en bordure du Sahara on trouve des sols utilis\u00e9s par les deux groupes, des \u00e9leveurs et des cultivateurs, et que l\u2019impact du r\u00e9chauffement va \u00eatre \u00e9norme \u2013 on peut s\u2019attendre \u00e0 une augmentation des conflits de 30% l\u00e0-bas.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que faire alors?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les r\u00e9ponses concr\u00e8tes, on peut citer la tra\u00e7abilit\u00e9 des m\u00e9taux, qui fait une \u00e9norme diff\u00e9rence. En Afrique, 20% des combats visent \u00e0 s\u2019emparer des mines. Dominic Rohner cite en exemple une \u00e9tude d\u2019une cons\u0153ur allemande qui s\u2019est pench\u00e9e sur les mines de diamants et a mesur\u00e9 les effets du Kimberley Process, un protocole visant \u00e0 s\u2019assurer de l\u2019origine des pierres pr\u00e9cieuses et de leur tra\u00e7abilit\u00e9 d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la cha\u00eene, de la mine \u00e0 l\u2019acheteur final. Ce protocole a mis des limites \u00e9videntes au commerce ill\u00e9gal: selon cette chercheuse, le Kimberley Process a r\u00e9duit de 50% les risques de conflits en lien avec les mines de diamants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plus globalement, Dominic Rohner insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 pour chacun de rester vigilant: \u00abS\u2019ils n\u2019ont pas de compte \u00e0 rendre, que tout le monde d\u00e9tourne le regard et qu\u2019il n\u2019y a pas une presse forte pour raconter leurs barbaries, les autocrates et les Seigneurs de guerre se permettent davantage d\u2019atrocit\u00e9s et de mesures de r\u00e9pression. Si le monde est distrait, \u00e7a devient dangereux. Nous sommes tous des citoyennes et des citoyens, \u00e0 nous de participer au d\u00e9bat public pour faire comprendre aux auteurs que leurs actes ne sont pas invisibles, que nous les regardons.\u00bb<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"229\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/05\/livre_guerre_89.webp\" alt=\"livre guerre 89\" class=\"wp-image-14848\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">The Peace Formula. Voice, Work and Warranties, Not Violence.\nPar Dominic Rohner. Cambridge University Press, en anglais (2024), 236 p.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2023, 59 pays \u00e9taient en conflit \u2013 des guerres civiles le plus souvent. C\u2019est un quart des pays du monde et c\u2019est \u00e9norme. 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