{"id":14728,"date":"2025-02-19T08:06:00","date_gmt":"2025-02-19T06:06:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14728"},"modified":"2025-02-05T16:11:41","modified_gmt":"2025-02-05T14:11:41","slug":"mettre-leconomie-suisse-au-regime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/mettre-leconomie-suisse-au-regime\/","title":{"rendered":"Mettre l\u2019\u00e9conomie suisse au r\u00e9gime"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/timothee_parrique_88_1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14640\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/timothee_parrique_88_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/timothee_parrique_88_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/timothee_parrique_88_1-768x512.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Timoth\u00e9e Parrique au restaurant Le Petit Port, pr\u00e8s du campus de Dorigny.\n\u00a9Pierre-Antoine Grisoni\/Strates<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 l\u2019UNIL, l\u2019\u00e9conomiste Timoth\u00e9e Parrique cherche dans tous les secteurs \u00e9conomiques les r\u00e9ductions qui permettraient \u00e0 la Suisse de prosp\u00e9rer sans d\u00e9passer ses plafonds \u00e9cologiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la parution de son livre retentissant <em>Ralentir ou P\u00e9rir<\/em> (Seuil, 2022), son travail consiste \u00e0 mieux comprendre les m\u00e9canismes \u00e9conomiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans les transitions \u00e9cologiques. Son but est d\u2019informer sur des bases scientifiques les d\u00e9cisionnaires, mais aussi les institutions \u00e9ducatives et professionnelles qui l\u2019invitent r\u00e9guli\u00e8rement, sans oublier les auditeurs touch\u00e9s \u00e0 travers ses podcasts. Les travaux de Timoth\u00e9e Parrique sont de nature th\u00e9orique. \u00abJe m\u2019int\u00e9resse peu \u00e0 la politique\u00bb, insiste ce jeune chercheur fran\u00e7ais qui investit d\u00e9sormais la moiti\u00e9 de son temps \u00e0 l\u2019UNIL.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abJe suis un sp\u00e9cialiste en macro\u00e9conomie \u00e9cologique\u00bb, pr\u00e9cise-t-il, soucieux d\u2019\u00e9tudier les effets \u00e9conomiques des crises environnementales, qui exigent selon lui de revoir de mani\u00e8re r\u00e9solue et planifi\u00e9e nos sch\u00e9mas \u00e9conomiques. Depuis ses \u00e9tudes en France, en Su\u00e8de et en Espagne, il adopte dans ses recherches la ligne directrice de la d\u00e9croissance. Comment r\u00e9duire la production et la consommation pour all\u00e9ger l\u2019empreinte \u00e9cologique, tout en cultivant un esprit de justice sociale et le souci du bien-\u00eatre? Autrement dit, comment ralentir \u00e9conomiquement pour ne pas p\u00e9rir \u00e9cologiquement, sans pour autant p\u00e9ricliter socialement?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abJ\u2019\u00e9tudie \u00e0 la fois la d\u00e9croissance, comme strat\u00e9gie de transition de court terme, et la post-croissance comme mod\u00e8le \u00e9conomique alternatif qui permettrait \u00e0 un pays comme la Suisse de prosp\u00e9rer sans croissance\u00bb, esquisse-t-il. Les taxes, les quotas, les subventions, les interdictions, les normes sociales et les strat\u00e9gies d\u2019entreprise, rien ne peut \u00eatre n\u00e9glig\u00e9. \u00abToutes les options doivent \u00eatre \u00e9tudi\u00e9es sans tabou: nous avons besoin d\u2019une bo\u00eete \u00e0 outils compl\u00e8te.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre du programme de recherche STRIVE (<em>Sustainability Transformation Research Initiative<\/em>) financ\u00e9 sur quatre ans par l\u2019UNIL et g\u00e9r\u00e9 par le Centre de comp\u00e9tence en durabilit\u00e9, il collabore au projet \u00abplanifier la transformation\u00bb, avec le professeur Eric Jondeau (Facult\u00e9 des HEC), mais aussi des sp\u00e9cialistes du droit, des sciences sociales et politiques et de l\u2019environnement. Il s\u2019agit de chiffrer l\u2019effort n\u00e9cessaire pour faire rentrer la Suisse dans le cadre des limites plan\u00e9taires et d\u2019\u00e9valuer diff\u00e9rentes strat\u00e9gies de transitions. \u00abOn parle beaucoup du <em>quoi<\/em> (la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une certaine d\u00e9croissance) mais peu du <em>comment<\/em> (les politiques \u00e0 mettre en place pour l\u2019organiser)\u00bb, souligne-t-il. Les scientifiques d\u00e9montrent, les citoyens et les dirigeants d\u00e9cident, ainsi con\u00e7oit-il sa t\u00e2che.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9conomiste assume volontiers un c\u00f4t\u00e9 provocateur. \u00abIl est difficile de parler de d\u00e9croissance, de post-croissance et de post-capitalisme dans un d\u00e9partement d\u2019\u00e9conomie, mais ce sont pourtant des concepts essentiels pour comprendre les enjeux actuels\u00bb, r\u00e9sume-t-il. Surtout, il reste optimiste et confiant en notre capacit\u00e9 collective \u00e0 faire bouger les lignes, \u00abdans la sph\u00e8re des recherches acad\u00e9miques comme dans celle des transformations soci\u00e9tales\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une ville de go\u00fbt&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Uppsala, dont l\u2019universit\u00e9 m\u2019a donn\u00e9 l\u2019envie de devenir chercheur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un invit<\/strong>\u00e9 <strong>\u00e0 sa table<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Karl Marx, qui m\u2019a d\u00e9montr\u00e9 la puissance et l\u2019\u00e9l\u00e9gance des sciences sociales.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un go\u00fbt<\/strong> <strong>de l\u2019enfance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les framboises du jardin \u00e0 la ferme et le plaisir de les cueillir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019UNIL, l\u2019\u00e9conomiste Timoth\u00e9e Parrique cherche dans tous les secteurs \u00e9conomiques les r\u00e9ductions qui permettraient \u00e0 la Suisse de prosp\u00e9rer sans d\u00e9passer ses plafonds \u00e9cologiques. 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