{"id":14679,"date":"2025-02-19T08:22:00","date_gmt":"2025-02-19T06:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14679"},"modified":"2025-02-12T16:44:29","modified_gmt":"2025-02-12T14:44:29","slug":"le-rhone-un-fleuve-a-remonter-le-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/le-rhone-un-fleuve-a-remonter-le-temps\/","title":{"rendered":"Le Rh\u00f4ne, un fleuve \u00e0 remonter le temps"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Huit ponts, deux \u00eeles et une balade en zigzag sur les deux rives du fleuve. De quoi d\u00e9couvrir Gen\u00e8ve autrement, sous l\u2019angle de son hydrologie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14568\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_1-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Cette \u00abMouette\u00bb navigue en direction du pont\ndu Mont-Blanc.\nNicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Si l\u2019\u00e9crivain Jean-Jacques Rousseau revenait aujourd\u2019hui dans sa ville d\u2019enfance \u00e0 Gen\u00e8ve, que reconna\u00eetrait-il? S\u2019il se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous, l\u00e0, au d\u00e9but du pont du Mont-Blanc, qui oscille sous nos pieds au passage des voitures, le paysage alentour lui semblerait-il familier? \u00abIl reconna\u00eetrait le Rh\u00f4ne\u00bb, l\u00e2che Emmanuel Reynard, professeur de <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/igd\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.unil.ch\/igd\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">g\u00e9ographie physique<\/a> \u00e0 l\u2019UNIL. Boutade? M\u00eame pas. Cette portion du fleuve, qui court du pont du Mont-Blanc \u00e0 la pointe de la Jonction, a jou\u00e9 un r\u00f4le capital dans le d\u00e9veloppement industriel de la ville et a fortement chang\u00e9 au cours des trois derniers si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le g\u00e9ographe, \u00e9galement pr\u00e9sident de l\u2019association <em>M\u00e9moires du Rh\u00f4ne<\/em>, voit encore plus loin dans le temps. \u00abLes lacs suisses du nord des Alpes sont n\u00e9s dans des ombilics glaciaires<sup>1)<\/sup>. On est ici pr\u00e8s de l\u2019arc morainique form\u00e9 par le glacier du Rh\u00f4ne il y a environ 22500 ans. Lors de l\u2019extension maximale de la derni\u00e8re grande glaciation, le glacier du Rh\u00f4ne atteignait \u00e0 Gen\u00e8ve une altitude de 1200 m\u00e8tres, recouvrant tout, \u00e0 l\u2019exception de quelques cr\u00eates du Jura et du Sal\u00e8ve.\u00bb Ce n\u2019est que vers 15000 av. J.-C, lors du retrait du glacier, que la r\u00e9gion a commenc\u00e9 \u00e0 sortir de ses glaces, r\u00e9v\u00e9lant un paysage nouveau fait de for\u00eats de feuillus, de rivi\u00e8res en tresses, d\u2019\u00eelots et de zones mar\u00e9cageuses.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"414\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/geneve_88_2.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14569\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/geneve_88_2.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/geneve_88_2-502x260.webp 502w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/geneve_88_2-768x397.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 St\u00e9phanie Wauters<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Pierres du pass\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abRegardez la cath\u00e9drale, on voit que son pied est plus \u00e9lev\u00e9 que celui des b\u00e2timents alentour. Elle est construite sur l\u2019ancienne moraine\u00bb, souligne Emmanuel Reynard, qui pointe ensuite la Rade, en face, sur l\u2019autre rive du lac. Inscrite depuis 1990 sur la liste des zones humides prot\u00e9g\u00e9es par la Convention de Ramsar, la Rade est aussi l\u2019\u00e9crin de deux t\u00e9moins inertes de ce pass\u00e9 glaciaire. En plissant un peu les yeux, on arrive \u00e0 distinguer deux rochers qui affleurent entre les bateaux. \u00abLa Pierre Dyolin et la Pierre du Niton (<em>point 1 sur la carte ci-dessus<\/em>) sont deux blocs erratiques de granite, originaires du versant oriental du massif du Mont-Blanc. Ils ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s par l\u2019avanc\u00e9e du glacier et abandonn\u00e9s l\u00e0 au moment de sa fonte\u00bb, pr\u00e9cise le g\u00e9ographe. La Pierre du Niton, la plus \u00e9loign\u00e9e du rivage, a m\u00eame connu son heure de gloire en 1820: l\u2019ing\u00e9nieur Guillaume-Henri Dufour l\u2019a utilis\u00e9e comme point de rep\u00e8re du niveau moyen du lac, ainsi que pour sa carte de la Suisse. Du haut de ses 373,6 m, elle sert encore et toujours de base aux r\u00e9f\u00e9rences altim\u00e9triques!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les indiennes remplac\u00e9es par l\u2019h\u00f4tellerie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On emprunte alors la passerelle flottante qui passe sous le pont du Mont-Blanc (dont la premi\u00e8re version date de 1862) pour une parenth\u00e8se \u00e0 fleur d\u2019eau, sous l\u2019\u0153il curieux des oies cendr\u00e9es et des harles, avant de remonter sur le pont des Bergues, historiquement le deuxi\u00e8me pont construit sur le Rh\u00f4ne (1832). On s\u2019y arr\u00eate en plein milieu pour une vue circulaire. Rive gauche, les b\u00e2timents vitr\u00e9s de l\u2019horlogerie de luxe aux reflets bleut\u00e9s semblent rappeler les glaces d\u2019antan. Rive droite, quai des Bergues, il ne reste rien de la fabrique d\u2019indiennes, install\u00e9e sur la berge au d\u00e9but du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e0 l\u2019emplacement occup\u00e9 aujourd\u2019hui par le grand h\u00f4tel du m\u00eame nom. \u00abLa manufacture des Bergues, exploit\u00e9e par la famille Fazy, employa plusieurs centaines d\u2019ouvriers. La fabrication de ces toiles peintes, dont le rin\u00e7age r\u00e9clamait beaucoup d\u2019eau, contribua largement \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 de la cit\u00e9, mais cette industrie, la plus importante \u00e0 Gen\u00e8ve apr\u00e8s l\u2019horlogerie, d\u00e9clina rapidement au d\u00e9but du si\u00e8cle suivant\u00bb, comme l\u2019\u00e9crit Bernard Weissbrodt<sup>2)<\/sup>, auteur d\u2019une balade sur les berges du Rh\u00f4ne, publi\u00e9e dans les <em>Cahiers de Vallesia<\/em> en 2020.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour peu que l\u2019on se tourne face au lac, le regard s\u2019accroche aussit\u00f4t \u00e0 la petite \u00eele Rousseau (<em>2<\/em>) \u00e9bouriff\u00e9e de saules pleureurs. Ce vestige de l\u2019\u00e9poque postglaciaire, reli\u00e9 par une passerelle, a connu plusieurs destins. Bastion, chantier naval (appel\u00e9e alors l\u2019\u00eele des Barques) et aujourd\u2019hui parc public o\u00f9 tr\u00f4ne la statue de Jean-Jacques Rousseau, tourn\u00e9 vers la ville. Son regard semble chercher les moulins, les lavandi\u00e8res, les puiserandes qui tapissaient le Rh\u00f4ne au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u2026 Mais il ne reste rien, si ce n\u2019est le Pont de la Machine, avec sa b\u00e2tisse carr\u00e9e qui campe au milieu du fleuve depuis 1708.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14579\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_13.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14579\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_13.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_13-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_13-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pierre du Niton. Ce bloc erratique, tout comme sa voisine la Pierre Dyolin, est compos\u00e9 de granit originaire du versant oriental du massif du Mont-Blanc.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14578\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_11.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14578\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_11.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_11-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_11-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L\u2019\u00eele Rousseau, un vestige de l\u2019\u00e9poque postglaciaire.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14570\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_3.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14570\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_3.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_3-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_3-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le Pont de la Machine, ancienne station de pompage.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14571\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_4.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14571\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_4.webp 800w, 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class=\"wp-element-caption\">Le bateau-lavoir, am\u00e9nag\u00e9 en caf\u00e9, avec le pont de la Coulouvreni\u00e8re \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14577\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_10.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14577\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_10.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_10-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_10-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La promenade des Lavandi\u00e8res, o\u00f9 elles se tenaient du XVIIIe jusqu\u2019au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14573\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_6.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14573\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_6.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_6-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_6-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le B\u00e2timent des Forces Motrices, ancienne usine hydro\u00e9lectrique.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" data-id=\"14574\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Geneve_88_7.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14574\" 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Saint-Jean), la vue est imprenable sur les eaux claires du Rh\u00f4ne et celles de l\u2019Arve, troubles car charg\u00e9es en s\u00e9diments en provenance du massif du Mont-Blanc.<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Pompes \u00e0 eau potable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019occasion d\u2019aller voir de plus pr\u00e8s cette ancienne station de pompage (<em>3<\/em>). Pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, cette machine hydraulique, bard\u00e9e de deux grandes roues motrices, a aliment\u00e9 les robinets de la ville ainsi que les quarante-trois fontaines publiques et priv\u00e9es. \u00abPour la premi\u00e8re fois, les Genevois ont accept\u00e9 de boire l\u2019eau du Rh\u00f4ne, capt\u00e9e dans la partie du fleuve qu\u2019on estimait la plus propre\u00bb, \u00e9crit encore Bernard Weissbrodt. Mais les vannes de r\u00e9gulation, avec leurs roues crant\u00e9es, sont d\u00e9sormais immobiles, dress\u00e9es au-dessus de l\u2019eau \u00e9meraude qui court en silence. Le Pont de la Machine, r\u00e9nov\u00e9 en 2009, a ferm\u00e9 ses pompes et sert aujourd\u2019hui de salle d\u2019exposition pour les Services industriels de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00e9sar, lui aussi, est pass\u00e9 par l\u00e0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Par une passerelle, on rejoint l\u2019\u00eele. Encore une. Sur ce qui fut, il y a tr\u00e8s longtemps, un banc de sable se dresse l\u2019actuel quartier des banques. Ironie de l\u2019Histoire&#8230; Reli\u00e9 \u00e0 la terre ferme par quatre ponts, l\u2019endroit a de tout temps \u00e9t\u00e9 strat\u00e9gique, comme le souligne une plaque comm\u00e9morative flanqu\u00e9e sur la Tour de l\u2019\u00cele (<em>4<\/em>). \u00abEn 58 av. J.-C, au d\u00e9but de la guerre des Gaules, Jules C\u00e9sar a fait d\u00e9truire un pont gaulois pour emp\u00eacher le transit des Helv\u00e8tes. Les ponts sont toujours des points d\u2019importance militaire et \u00e9conomique\u00bb, rappelle Emmanuel Reynard. On s\u2019en doute, les ponts de bois ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par des ponts m\u00e9talliques, puis par des ouvrages en b\u00e9ton pour supporter le passage des trams. Moins connu, c\u2019est aussi dans ce quartier qu\u2019a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 le Schweppes en 1780. Un horloger allemand, Johann Jacob Schweppe, eut l\u2019id\u00e9e de dissoudre du dioxyde de carbone dans l\u2019eau pour la rendre gazeuse\u2026 mais la marque fut d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 Londres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quand l\u2019eau se fait savonneuse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On quitte la Place Bel-Air par la rive gauche. On laisse la passerelle pi\u00e9tonne qui conduit au b\u00e2timent allong\u00e9 des anciens abattoirs (1850), devenus les halles en 1876 avant d\u2019abriter galeries et autres espaces de restauration. De la berge, on voit mieux la forme de l\u2019\u00eele qui se termine en pointe par un bateau-lavoir am\u00e9nag\u00e9 en caf\u00e9. Lubie d\u2019architecte? Non, \u00e9vocation du pass\u00e9. C\u2019est dans ce secteur que se tenaient les lavandi\u00e8res du XVIII<sup>e<\/sup> jusqu\u2019au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La bien nomm\u00e9e Promenade des Lavandi\u00e8res, qui court sous les saules au milieu du Rh\u00f4ne, rend hommage \u00e0 ces blanchisseuses d\u2019un autre temps. Juch\u00e9es sur des bateaux-lavoirs amarr\u00e9s le long des berges, notamment l\u00e0 o\u00f9 se dresse aujourd\u2019hui le Mandarin oriental, elles savonnaient en toutes saisons, quelle que soit la m\u00e9t\u00e9o, au risque de passer parfois par-dessus bord et de se noyer dans l\u2019eau tourbillonnante.<\/p>\n\n\n\n<p>Impossible de rater, en face du pont de la Coulouvreni\u00e8re, bien camp\u00e9 sur ses deux vo\u00fbtes centrales, l\u2019ancienne usine hydro\u00e9lectrique \u00e9ponyme, mieux connue sous le nom de B\u00e2timent des Forces Motrices (<em>5<\/em>). En activit\u00e9 de 1886 \u00e0 1960, avec ses dix-huit groupes de pompes et de turbines, cette pi\u00e8ce du patrimoine industriel est aujourd\u2019hui class\u00e9e monument historique et accueille des spectacles de haut vol. Pour la petite histoire, c\u2019est aussi l\u00e0 qu\u2019est n\u00e9 le premier jet d&rsquo;eau de Gen\u00e8ve, simple vanne de d\u00e9charge pour \u00e9viter les surpressions. Mais en 1891, \u00e0 l\u2019occasion des six cents ans de la Conf\u00e9d\u00e9ration, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9 au bout de la jet\u00e9e des Eaux-Vives pour devenir embl\u00e8me de la ville. Une attraction touristique qui crache 500 litres par seconde \u00e0 140 m de haut!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"400\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Emmanuel_Reynard_88.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14564\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Emmanuel_Reynard_88.webp 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2025\/02\/Emmanuel_Reynard_88-390x260.webp 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Notre guide Emmanuel Reynard, professeur \u00e0 l\u2019Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement).<br>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Un niveau r\u00e9glement\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Emmanuel Reynard contourne la magnifique b\u00e2tisse aux fen\u00eatres hautes et cintr\u00e9es pour s\u2019arr\u00eater devant une plaque comm\u00e9morative. \u00abOn l\u2019oublie, mais jusqu\u2019au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les niveaux des lacs \u00e9taient plus fluctuants. Ils sont mieux ma\u00eetris\u00e9s aujourd\u2019hui\u00bb, pr\u00e9cise le g\u00e9ographe. Qui rappelle encore que le niveau du L\u00e9man a longtemps \u00e9t\u00e9 source de conflits entre les trois cantons riverains: \u00abLes am\u00e9nagements entrepris par Gen\u00e8ve pour produire de l\u2019\u00e9nergie et s\u00e9curiser sa Rade avaient pour effets collat\u00e9raux des inondations jusqu\u2019\u00e0 l\u2019autre bout du lac!\u00bb Une convention intercantonale, \u00e9tablie en 1884, a mis fin \u00e0 des ann\u00e9es de litige en imposant une norme stricte pour le niveau du lac \u00e0 372 m, avec une fourchette de fluctuation autoris\u00e9e entre 371,6 m et 372,3 m.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc un peu plus loin, juste derri\u00e8re le BFM, que se trouve le point strat\u00e9gique: l\u2019esplanade du barrage du Seujet (<em>6<\/em>), avec ses pyramides vitr\u00e9es, ses tags et l\u2019ancienne usine de d\u00e9grossissage de l\u2019or devenue centre alternatif. Bruit des turbines, remous de l\u2019eau, c\u2019est l\u00e0 que se r\u00e9gule le niveau du L\u00e9man, ainsi que le d\u00e9bit du Rh\u00f4ne. \u00c9cluses, \u00e9chelle \u00e0 poissons et passe \u00e0 castors compl\u00e8tent l\u2019installation hydro\u00e9lectrique. L\u2019\u00e9poque des moulins \u2013 une quarantaine d\u2019entre eux ont festonn\u00e9 le fleuve jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, dont celui de la Coulouvreni\u00e8re avec ses sept roues \u00e0 aubes \u2013 semble d\u00e9finitivement r\u00e9volue\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9lange des eaux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En traversant le pont du Seujet, on continue de descendre le Rh\u00f4ne par la rive droite. Le trafic s\u2019estompe peu \u00e0 peu, les \u00e9rables s\u2019inclinent sur l\u2019onde, tandis que les adeptes du jogging et de la promenade se font plus nombreux. On retraverse une derni\u00e8re fois le Rh\u00f4ne par le pont de Sous-Terre pour filer rive gauche jusqu\u2019\u00e0 la pointe de la Jonction (<em>7<\/em>) en face des falaises de Saint-Jean. Sur le sentier des Saules, remplac\u00e9s depuis belle lurette par des peupliers d\u2019Italie qui se dressent comme des grues, quelques pontons invitent \u00e0 la baignade. La nature semble reprendre ici ses droits.<\/p>\n\n\n\n<p>Un hangar des transports publics et une friche industrielle occupent le triangle de la confluence, enserr\u00e9 entre l\u2019Arve tumultueux et le Rh\u00f4ne limpide. Il ne reste aucune trace des terres mara\u00eech\u00e8res am\u00e9nag\u00e9es par les immigr\u00e9s huguenots, au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, ni des puiserandes, qui servaient \u00e0 arroser poireaux, cardons et autres artichauts. La derni\u00e8re de ces petites machines hydrauliques a r\u00e9sist\u00e9 jusqu\u2019en 1881.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aller \u00e0 l\u2019extr\u00eame pointe de la Jonction, l\u00e0 o\u00f9 les deux fleuves se m\u00e9langent. Choc des couleurs, bleu turquoise d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et brun limon de l\u2019autre. \u00abL\u2019eau du Rh\u00f4ne est filtr\u00e9e par le lac, o\u00f9 se d\u00e9pose toute la charge s\u00e9dimentaire. Elle en ressort tr\u00e8s pure, tandis que l\u2019Arve est encombr\u00e9e de s\u00e9diments qu\u2019elle charrie depuis le massif du Mont-Blanc\u00bb, explique Emmanuel Reynard. Il n\u2019est pas toujours possible d\u2019acc\u00e9der au petit observatoire en cul-de-sac \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la langue de terre. Pour une vue imprenable, mieux vaut monter sur le viaduc de la Jonction, que l\u2019on peut rejoindre en vingt minutes\u2026 Le retour se fait par le m\u00eame chemin. Libre \u00e0 chacun et chacune de choisir sa rive. Et de terminer, pourquoi pas, par un trajet en mouette depuis le Molard ou les Eaux-Vives, en regardant les mouettes, les vraies, jouer avec les courants et se laisser tomber comme des mouchoirs en papier dans le ciel noir. La travers\u00e9e permet de r\u00eavasser, de repenser \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les moulins battaient l\u2019eau pour le tannage du cuir, les forges, le foulage des tissus\u2026 Avant que le XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle n\u2019expulse toutes les zones industrielles, trop polluantes, hors des villes et qu\u2019il ne reste que les grands h\u00f4tels, les horlogers et les banques. Une brochette de cormorans align\u00e9s au cordeau prend l\u2019air sur la Pierre de Niton, sans se douter de l\u2019importance historique du caillou. \u00c0 Gen\u00e8ve, de la langue glaciaire aux quais de plaisance, l\u2019eau a vraiment coul\u00e9 sous les ponts.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#8dd2fc6b\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p>1) Un ombilic glaciaire est la partie surcreus\u00e9e d&rsquo;une vall\u00e9e glaciaire.<\/p>\n\n\n\n<p>2) Une balade virtuelle propos\u00e9e par Bernard Weissbrodt est \u00e9galement disponible sur la plateforme Rh\u00f4ne:<a href=\"https:\/\/plateforme-rhone.ch\/fr\/balade-histoire-long-rhone-genevois-391.html#!search\" data-type=\"link\" data-id=\"plateforme-rhone.ch\/fr\/balade-histoire-long-rhone-genevois-391.html#!search\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> plateforme-rhone.ch\/fr\/balade-histoire-long-rhone-genevois-391.html#!search<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Huit ponts, deux \u00eeles et une balade en zigzag sur les deux rives du fleuve. 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