{"id":14468,"date":"2024-10-17T08:05:00","date_gmt":"2024-10-17T06:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14468"},"modified":"2024-10-15T13:59:12","modified_gmt":"2024-10-15T11:59:12","slug":"tendres-missives-de-deux-epistoliers-passionnes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/tendres-missives-de-deux-epistoliers-passionnes\/","title":{"rendered":"Tendres missives de deux \u00e9pistoliers passionn\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La correspondance entre l\u2019\u00e9crivaine romande Monique Saint-H\u00e9lier et l\u2019intellectuel bernois Jean Rodolphe de\u00a0Salis fut longtemps inaccessible. La voici r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans un ouvrage riche et surprenant.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"582\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/sainthelier_87_1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14361\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/sainthelier_87_1.webp 582w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/sainthelier_87_1-189x260.webp 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 582px) 100vw, 582px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Monique Saint-H\u00e9lier. L\u2019auteure photographi\u00e9e dans les ann\u00e9es 20.\n\u00a9 CLSR, UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les admirateurs de l\u2019\u00e9crivaine Monique Saint-H\u00e9lier \u2013 n\u00e9e Berthe Eimann en 1895 \u00e0 La Chaux-de-Fonds \u2013 vont d\u00e9couvrir une facette in\u00e9dite de son \u0153uvre et de sa personnalit\u00e9: sa longue et riche correspondance avec l\u2019historien Jean Rodolphe de Salis. Ils se rencontrent en 1923 \u00e0 Berne o\u00f9 elle \u00e9tudie avant de s\u2019installer \u00e0 Paris. Il n\u2019a que 22 ans. Elle en a six de plus. Mari\u00e9e \u00e0 Blaise Briod depuis quelques ann\u00e9es, elle est d\u00e9j\u00e0 malade \u2013 elle passera la plus grande partie de sa vie alit\u00e9e \u2013 et n\u2019a pas encore commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire. Leur relation sera passionn\u00e9e, comme en t\u00e9moigne la tendresse de leurs missives.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle l\u2019appelle \u00abJeannot <em>mio<\/em>\u00bb, il la nomme \u00abMinette ch\u00e9rie\u00bb. Elle signe aussi quelques fois Amarante. \u00c0 certaines p\u00e9riodes, ils s\u2019\u00e9crivent tous les jours, parlent de leur vie, de litt\u00e9rature, des artistes qu\u2019ils admirent, notamment de Rilke qu\u2019ils ont tous deux bien connu. Elle \u00e9voque aussi ses souffrances, parfois ses soucis domestiques. Ils correspondront jusqu\u2019\u00e0 la mort de Monique Saint-H\u00e9lier en 1955 \u00e0 Chambines, en Normandie, avec une interruption entre la fin des ann\u00e9es 30 et les ann\u00e9es 50.<\/p>\n\n\n\n<p>Magnifiques, souvent intimes, ces 175 lettres auraient pu dispara\u00eetre apr\u00e8s la mort des deux \u00e9pistoliers. Par bonheur, Jean Rodolphe de Salis, devenu l\u2019intellectuel, professeur et journaliste de renom que l\u2019on conna\u00eet, a pris des dispositions pour les conserver. En pr\u00e9cisant: \u00ab<em>J\u2019interdis formellement<\/em> que ces lettres soient montr\u00e9es \u00e0 quiconque ferait des recherches sur M<sup>me<\/sup> Briod ou sur moi-m\u00eame. Ces lettres, sans exception, ne pourront \u00eatre consult\u00e9es que <em>vingt ans apr\u00e8s ma mort<\/em>.\u00bb Le temps a pass\u00e9. Publi\u00e9s \u00e0 l\u2019Aire, ces textes sont d\u00e9sormais accessibles \u00e0 tous dans une \u00e9dition \u00e9tablie, annot\u00e9e et pr\u00e9sent\u00e9e par St\u00e9phane P\u00e9termann, responsable de recherche au Centre des litt\u00e9ratures en Suisse romande. Dans l\u2019ouvrage, les missives de Monique de Saint-H\u00e9lier sont beaucoup plus nombreuses. L\u2019\u00e9crivaine a en effet d\u00e9truit une partie des lettres de Jean Rodolphe de Salis, n\u2019en conservant qu\u2019une vingtaine. On y apprend beaucoup de choses sur l\u2019un et l\u2019autre, notamment sur les d\u00e9buts de Monique Saint-H\u00e9lier et sur le r\u00f4le qu\u2019elle joua dans le d\u00e9veloppement intellectuel de son ami. \u00c0 ces d\u00e9couvertes \u00abbiographiques\u00bb s\u2019ajoute un grand plaisir de lecture. \u00abCe sont de vraies lettres d\u2019\u00e9crivain, reconna\u00eet St\u00e9phane P\u00e9termann. Elles sont tr\u00e8s bien construites, stylistiquement fort int\u00e9ressantes, avec une qualit\u00e9 d\u2019\u00e9criture et une intensit\u00e9 que l\u2019on retrouve dans toute son \u0153uvre. Monique Saint-H\u00e9lier \u00e9tait incapable de vivre \u00e0 moiti\u00e9, elle allait jusqu\u2019au bout, et je crois que c\u2019est une chose qui a beaucoup marqu\u00e9 ses contemporains.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Monique Saint-H\u00e9lier -Jean Rodolphe de Salis. Ce qui n\u2019est qu\u2019\u00e0 nous deux. Correspondance 1923-1954. \u00c9dition \u00e9tablie, annot\u00e9e et pr\u00e9sent\u00e9e par St\u00e9phane P\u00e9termann.\u00a0\u00c9ditions de l\u2019Aire (2024), 200 p.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La correspondance entre l\u2019\u00e9crivaine romande Monique Saint-H\u00e9lier et l\u2019intellectuel bernois Jean Rodolphe de\u00a0Salis fut longtemps inaccessible. La voici r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans un ouvrage riche et surprenant. Les admirateurs de l\u2019\u00e9crivaine Monique &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":14362,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[13144,4176,42217],"tags":[42149],"class_list":{"0":"post-14468","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-art-et-litterature","8":"category-livres","9":"category-no-87","10":"tag-mireille-descombes"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14468"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14468\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14469,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14468\/revisions\/14469"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14362"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14468"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14468"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}