{"id":14384,"date":"2024-10-17T08:24:00","date_gmt":"2024-10-17T06:24:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14384"},"modified":"2024-10-15T12:02:42","modified_gmt":"2024-10-15T10:02:42","slug":"lappel-du-concret","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/lappel-du-concret\/","title":{"rendered":"L\u2019appel du concret"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/BartSteen_87_1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14287\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/BartSteen_87_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/BartSteen_87_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/BartSteen_87_1-768x513.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Bart Steen. Doctorant au sein du groupe de recherche d\u2019\u00c9cologie Spatiale (Institut des dynamiques de la surface terrestre, Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement). Nicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 ceux qui estiment qu\u2019il est plus int\u00e9ressant d\u2019explorer des grottes ou de parcourir les for\u00eats \u00e0 la recherche de plantes sp\u00e9cifiques que de rester assis \u00e0 son bureau, Bart Steen r\u00e9pondra que non. En toute humilit\u00e9, il r\u00e9torquera, non sans une courtoise assurance, que selon lui, ils se trompent. Son laboratoire, c\u2019est un bureau partag\u00e9 avec trois autres coll\u00e8gues au troisi\u00e8me \u00e9tage du b\u00e2timent G\u00e9opolis. De son poste, il tourne le dos \u00e0 la grande fen\u00eatre qui donne sur l\u2019autoroute, et son quotidien, cet amoureux de la nature le consacre \u00e0 taper sur les touches de son ordinateur, en faisant intens\u00e9ment chauffer ses neurones. Ses exp\u00e9riences scientifiques \u00e0 lui, elles se concr\u00e9tisent sous forme de code informatique. Du code, beaucoup de code, et encore du code.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Chasse aux <em>invahisseurs<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 2021, Bart Steen est doctorant au sein du groupe de recherche d\u2019\u00c9cologie Spatiale (Ecospat) de l\u2019Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) de la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement. Il y m\u00e8ne, en cotutelle avec l\u2019Universit\u00e9 La Sapienza de Rome, une th\u00e8se en g\u00e9o information sur la mod\u00e9lisation spatiale des esp\u00e8ces exotiques envahissantes, telle que la Berce de Caucase. Concr\u00e8tement? Il \u00e9labore un mod\u00e8le math\u00e9matique pour cr\u00e9er des cartes \u2013 d\u00e9j\u00e0 bien abouties pour l\u2019heure \u2013 qui montrent la distribution de ces plantes dans le pr\u00e9sent et qui pr\u00e9disent leurs emplacements futurs. \u00c0 terme, sa recherche devrait aider, il l\u2019esp\u00e8re, les gestionnaires de terrain des aires naturelles qui ont la charge de retirer ces esp\u00e8ces. \u00abJe d\u00e9veloppe ces cartes pour aider ceux qui ont les pieds dans la boue, pour les orienter sur les zones o\u00f9 les efforts valent r\u00e9ellement la peine d\u2019\u00eatre d\u00e9ploy\u00e9s.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de recherche sur le terrain aux Pays-Bas, d\u2019abord durant son master, puis comme \u00e9cologue, Bart Steen ressent une forme de frustration due au manque d\u2019applicabilit\u00e9 pratique des \u00e9tudes auxquelles il participe. \u00abJe me demandais sans cesse quelle serait l\u2019utilit\u00e9 r\u00e9elle des donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es.\u00bb Port\u00e9 depuis enfant par un fort besoin de concret, le jeune homme a l\u2019impression d\u2019accumuler des connaissances&#8230; dans le vide. \u00abLorsqu\u2019on fait du terrain, c\u2019est fantastique, reconna\u00eet-il. On visite de nouveaux endroits, on essaie des nouvelles m\u00e9thodes, on est curieux chaque jour de ce que l\u2019on va trouver, puis impatient d\u2019analyser les r\u00e9sultats. Mais cette partie dure g\u00e9n\u00e9ralement peu de temps. Au retour, le processus d\u2019analyse devient vite r\u00e9p\u00e9titif.\u00bb De la stimulation, il en trouve aujourd\u2019hui bien plus \u00e0 travers son doctorat. Se pencher chaque jour sur des lignes de codes informatiques, r\u00e9pond parfaitement \u00e0 sa qu\u00eate de sens. \u00abCela peut para\u00eetre paradoxal, mais m\u2019asseoir devant un ordinateur me semble moins ennuyeux que faire du terrain. On prend, on g\u00e8re et on assimile des donn\u00e9es tir\u00e9es de diff\u00e9rentes \u00e9tudes pour construire quelque chose que l\u2019on pourra utiliser ensuite. J\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est un peu comme travailler sur un livre. Plus on \u00e9crit, meilleur \u00e7a devient.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019environnement avant tout!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et \u00abconstruire quelque chose dont l\u2019impact sera concret\u00bb l\u2019aide aussi \u00e0 faire face aux al\u00e9as de la recherche. \u00abCela me permet de prendre du recul, confie-t-il. Car l\u2019important, ce n\u2019est pas que mon projet de doctorat aille bien, ce qui compte c\u2019est son utilit\u00e9 pour l\u2019environnement. Alors, si je d\u00e9couvre une erreur qui d\u00e9truit des mois de travail, en fait&#8230; c\u2019est v\u00e9ritablement une chance.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 ceux qui estiment qu\u2019il est plus int\u00e9ressant d\u2019explorer des grottes ou de parcourir les for\u00eats \u00e0 la recherche de plantes sp\u00e9cifiques que de rester assis \u00e0 son bureau, Bart &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":14288,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[39,42212,718,42217],"tags":[42208],"class_list":{"0":"post-14384","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-geosciences","8":"category-les-coulisses-de-la-recherche","9":"category-nature","10":"category-no-87","11":"tag-gaelle-monayron"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14384","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14384"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14384\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14385,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14384\/revisions\/14385"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14384"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14384"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14384"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}