{"id":14376,"date":"2024-10-17T08:26:00","date_gmt":"2024-10-17T06:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14376"},"modified":"2024-10-17T09:30:31","modified_gmt":"2024-10-17T07:30:31","slug":"parents-plus-ages-enfants-mieux-formes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/parents-plus-ages-enfants-mieux-formes\/","title":{"rendered":"Parents plus \u00e2g\u00e9s, enfants mieux form\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Plus les parents sont \u00e2g\u00e9s quand ils accueillent leur premier-n\u00e9, meilleur sera le niveau d\u2019\u00e9ducation de leur prog\u00e9niture. La conclusion de l\u2019\u00e9tude du sociologue Michael Gr\u00e4tz \u00e9claire un pan de la reproduction des in\u00e9galit\u00e9s au sein des soci\u00e9t\u00e9s modernes, car ce sont surtout les plus \u00e9duqu\u00e9s qui repoussent le moment de fonder une famille.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/enfants_87_1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14298\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/enfants_87_1.webp 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/enfants_87_1-390x260.webp 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/enfants_87_1-768x512.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les couches de la population les plus \u00e9duqu\u00e9es font des enfants plus tard et favorisent ainsi les chances de leurs descendants de suivre de longues \u00e9tudes. \u00a9\u2009damircudic\u2009\/\u2009iStock<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les in\u00e9galit\u00e9s sociales ont une f\u00e2cheuse tendance \u00e0 se transmettre de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Au c\u0153ur de ce m\u00e9canisme, il n\u2019y a pas que la fortune que les parents l\u00e8guent \u00e0 leurs enfants. D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments jouent \u00e9galement un r\u00f4le. Des facteurs moins \u00e9vidents, li\u00e9s au parcours de vie des uns et des autres. Il existe, par exemple, un lien entre l\u2019\u00e2ge des parents \u00e0 la naissance de leur premier enfant et les r\u00e9sultats scolaires de celui-ci.<\/p>\n\n\n\n<p>Globalement, plus les parents sont \u00e2g\u00e9s lorsqu\u2019ils accueillent leur premier-n\u00e9, meilleur sera le niveau d\u2019\u00e9ducation atteint par leur prog\u00e9niture. Bien s\u00fbr, la f\u00e9condit\u00e9 a ses limites. La biologie restreint les possibilit\u00e9s d\u2019enfanter en vieillissant. Surtout du c\u00f4t\u00e9 des femmes. Mais, le fait d\u2019avoir un enfant \u00e0 35 ans plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 20 ou 25 ans augmente les chances que ce dernier poursuive des \u00e9tudes sup\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait se dire que cela tombe bien, puisque depuis un demi-si\u00e8cle l\u2019\u00e2ge moyen des parents n\u2019a cess\u00e9 de grimper, notamment celui des femmes. Entre 1970 et aujourd\u2019hui, il a augment\u00e9 de 2 \u00e0 5 ans dans les pays de l\u2019OCDE. Au sein de cet ensemble qui compte 38 \u00c9tats industrialis\u00e9s et d\u00e9mocratiques, l\u2019\u00e2ge moyen de la maternit\u00e9 tourne d\u00e9sormais autour de 30 ans ou plus. En Gr\u00e8ce, en Irlande, en Italie, au Japon, en Cor\u00e9e, au Luxembourg, en Espagne et en Suisse, cet \u00e2ge moyen se situe m\u00eame au-dessus de 32 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, si on y regarde de plus pr\u00e8s, les statistiques montrent que ce sont d\u2019abord les parents au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un niveau d\u2019\u00e9ducation plus \u00e9lev\u00e9 qui font des enfants \u00e0 un \u00e2ge plus avanc\u00e9: environ trois ans plus tard que pour le reste de la population. Un d\u00e9calage que l\u2019on retrouve dans de nombreux pays industrialis\u00e9s.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/MichaelGratz_87.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-14328\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/MichaelGratz_87.webp 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/10\/MichaelGratz_87-174x260.webp 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Michael Gr\u00e4tz. Professeur assistant boursier FNS \u00e0 l\u2019Institut des sciences sociales et au Life course and Social Inequality Research Center (LIVES).\nNicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>In\u00e9galit\u00e9s sociales renforc\u00e9es<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le souci, c\u2019est que cette tendance, largement r\u00e9pandue dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes, fait craindre un renforcement des in\u00e9galit\u00e9s sociales, puisque les couches de la population les plus \u00e9duqu\u00e9es font des enfants plus tard et favorisent ainsi les chances de leurs descendants de faire, eux aussi, de longues \u00e9tudes. C\u2019est ce que rel\u00e8ve Michael Gr\u00e4tz, sociologue \u00e0 l\u2019UNIL et au <a href=\"https:\/\/centre-lives.ch\/fr\" data-type=\"link\" data-id=\"centre-lives.ch\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">centre LIVES<\/a>. Le chercheur poursuit un projet consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances (<em>Liberal and radical equality of opportunity<\/em>). Dans une \u00e9tude publi\u00e9e r\u00e9cemment<sup>1)<\/sup> avec son coll\u00e8gue \u00d8yvind Wiborg de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oslo, le scientifique d\u2019origine allemande s\u2019est pench\u00e9 sur le ph\u00e9nom\u00e8ne qualifi\u00e9 de transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle de l\u2019\u00e9ducation. Il a ainsi mesur\u00e9 la force de ce lien entre l\u2019\u00e2ge des parents et les r\u00e9sultats scolaires des enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut rappeler que par le pass\u00e9, la grande majorit\u00e9 des gens devenaient parents relativement t\u00f4t. La question de l\u2019impact de leur \u00e2ge sur le parcours scolaire de leur prog\u00e9niture ne se posait donc pas vraiment. Mais aujourd\u2019hui, le premier bambin arrive globalement de plus en plus tard, tant chez les hommes que chez les femmes. \u00abC\u2019est l\u2019observation de cette \u00e9volution d\u00e9mographique qui a servi de point de d\u00e9part \u00e0 notre \u00e9tude\u00bb, pr\u00e9cise Michael Gr\u00e4tz.<\/p>\n\n\n\n<p>Le constat du sociologue contraste avec la r\u00e9alit\u00e9 biologique. Sur ce plan-ci, une grossesse tardive peut \u00eatre pr\u00e9judiciable, car elle augmente les risques d\u2019une naissance pr\u00e9matur\u00e9e, d\u2019une pr\u00e9-\u00e9clampsie, d\u2019une fausse couche ou d\u2019anomalies chromosomiques. Une paternit\u00e9 tardive est, elle aussi, associ\u00e9e \u00e0 plus de risques pour la sant\u00e9 du b\u00e9b\u00e9. Sur le plan social, en revanche, la balance s\u2019inverse. Elle appara\u00eet plus favorable aux enfants ayant des parents avec un peu plus \u00abde bouteille\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les \u00e9tudes retardent la parentalit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes, la plupart des parents font leur premier enfant entre 25 et 35 ans. Celles et ceux qui s\u2019engagent dans de longues \u00e9tudes, un cursus universitaire par exemple, sont plus nombreux \u00e0 repousser le moment de fonder une famille au-del\u00e0 de la trentaine. Ils b\u00e9n\u00e9ficient alors de plus de ressources \u00e0 la fois \u00e9conomiques, sociales, mais aussi culturelles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hypoth\u00e8se est la suivante: ces parents \u00e0 la fois plus \u00e2g\u00e9s et plus \u00e9duqu\u00e9s ont un bon bagage scolaire et une culture g\u00e9n\u00e9rale dont ils peuvent faire profiter leurs enfants. Sans compter leur situation financi\u00e8re souvent confortable qui leur permet, par exemple, d\u2019offrir \u00e0 leur descendance du soutien ou des opportunit\u00e9s d\u2019enrichissement intellectuel auxquels d\u2019autres n\u2019ont pas acc\u00e8s. Des \u00e9tudes ont \u00e9galement montr\u00e9 que les m\u00e8res plus \u00e2g\u00e9es font preuve d\u2019une plus grande stabilit\u00e9 psychique. \u00abOn ne peut toutefois pas faire une distinction a priori entre les p\u00e8res et les m\u00e8res sur ce plan-l\u00e0, pr\u00e9vient Michael Gr\u00e4tz. Car les \u00e9tudes existantes \u00e0 ce sujet sont essentiellement focalis\u00e9es sur les femmes.\u00bb Les conclusions du chercheur ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0. Elles montrent certes que l\u2019\u00e2ge des parents influence les performances scolaires des enfants, mais que cette influence est sensiblement plus marqu\u00e9e dans les familles dont le niveau d\u2019\u00e9ducation est relativement bas. Autrement dit, pour les cat\u00e9gories sociales moins \u00e9duqu\u00e9es, devenir parent plus tardivement dans le parcours de vie am\u00e9liore tout particuli\u00e8rement la scolarit\u00e9 des enfants. Dans ces cas-l\u00e0, on peut imaginer que repousser la premi\u00e8re naissance laisse plus de temps aux parents pour accumuler des ressources, notamment \u00e9conomiques, ainsi qu\u2019une exp\u00e9rience de vie, qui seront utiles \u00e0 l\u2019\u00e9ducation de leurs enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin d\u2019analyser et de mesurer ce ph\u00e9nom\u00e8ne de transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle de l\u2019\u00e9ducation, Michael Gr\u00e4tz s\u2019est servi de donn\u00e9es portant sur plus de 200000 parents, n\u00e9s entre 1951 et 1960. Une fourchette temporelle qui offre un recul suffisant pour prendre en compte le parcours scolaire \u2014 jusqu\u2019au niveau secondaire \u2014 d\u2019enfants n\u00e9s alors que leurs parents avaient entre 20 et 40 ans.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Divorce et nombre d\u2019enfants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme l\u2019\u00e2ge des parents, d\u2019autres facteurs d\u00e9mographiques influencent le parcours scolaire des enfants, ajoute le sociologue. Une s\u00e9paration au sein d\u2019un couple est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 un effet n\u00e9gatif sur le niveau de dipl\u00f4me des enfants. De la m\u00eame mani\u00e8re, plus il y a d\u2019enfants au sein d\u2019une fratrie, moins bon sera leur parcours scolaire. \u00abL\u00e0 aussi, on peut expliquer cela par des ressources que les parents vont pouvoir allouer ou non, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019argent, de connaissances ou de temps\u00bb, r\u00e9sume Michael Gr\u00e4tz.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le poids des facteurs d\u00e9mographiques ne devrait pas \u00eatre sous-estim\u00e9. L\u2019influence de l\u2019\u00e2ge des parents sur le parcours scolaire des enfants subsiste malgr\u00e9 l\u2019existence de politiques sociales destin\u00e9es \u00e0 neutraliser les in\u00e9galit\u00e9s sociales, comme le montre encore l\u2019\u00e9tude de Michael Gr\u00e4tz. Pour le dire autrement: ses conclusions restent les m\u00eames, que les gens vivent dans un pays dont le syst\u00e8me \u00e9ducatif est tr\u00e8s \u00e9galitaire, comme la Norv\u00e8ge, ou sous un r\u00e9gime qui l\u2019est beaucoup moins, aux \u00c9tats-Unis par exemple. Dans les deux cas, plus on devient parent tardivement, meilleurs sont les r\u00e9sultats scolaires de ses enfants <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14378\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14378\">(<em>lire l&rsquo;article<\/em>).<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le sociologue, comprendre ce qui influence le niveau d\u2019\u00e9ducation est crucial, car ce dernier constitue un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes. \u00abC\u2019est un indicateur de ce que l\u2019on pourrait qualifier de chance dans la vie.\u00bb Car, comme il le souligne encore, un niveau d\u2019\u00e9ducation \u00e9lev\u00e9 va de pair avec une meilleure situation socio-\u00e9conomique, un salaire plus \u00e9lev\u00e9, mais aussi un meilleur \u00e9tat de sant\u00e9 global et une esp\u00e9rance de vie plus longue. <\/p>\n\n\n\n<p><sup>1)<\/sup> Gr\u00e4tz, M., &amp; Wiborg, \u00d8. N. (2024). <em>Parental ages and the intergenerational transmission of education: evidence from Germany, Norway, and the United States<\/em>. European Societies, 1\u201328. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/14616696.2024.2310011\" data-type=\"link\" data-id=\"doi.org\/10.1080\/14616696.2024.2310011\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">doi.org\/10.1080\/14616696.2024.2310011<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Article suivant: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14378\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14378\">Norv\u00e8ge, \u00c9tats-Unis ou Allemagne, m\u00eames soucis<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus les parents sont \u00e2g\u00e9s quand ils accueillent leur premier-n\u00e9, meilleur sera le niveau d\u2019\u00e9ducation de leur prog\u00e9niture. 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