{"id":1422,"date":"2009-09-28T09:36:19","date_gmt":"2009-09-28T07:36:19","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1422"},"modified":"2012-05-15T16:58:53","modified_gmt":"2012-05-15T14:58:53","slug":"les-fourmis-utilisent-des-medicaments-encore-inconnus-des-humains-vont-elles-nous-aider","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-fourmis-utilisent-des-medicaments-encore-inconnus-des-humains-vont-elles-nous-aider\/","title":{"rendered":"Les fourmis utilisent des \u00abm\u00e9dicaments\u00bb encore inconnus des humains. Vont-elles nous aider?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1426 alignnone\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/fourmi.png\" alt=\"Les fourmis utilisent des \u00abm\u00e9dicaments\u00bb encore inconnus des humains. Vont-elles nous aider?\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/fourmi.png 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/fourmi-300x147.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>Ces insectes sociaux ont trouv\u00e9 des antibiotiques et des antifongiques efficaces. Les fourmis savent aussi contrecarrer le processus du vieillissement. Autant de connaissances dont les humains aimeraient s\u2019inspirer. Tour d\u2019horizon avec Laurent Keller, sp\u00e9cialiste des fourmis \u00e0 l\u2019UNIL.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les antibiotiques, qui luttent contre les bact\u00e9ries, et les antifongiques, si efficaces contre les champignons, ont largement fait leurs preuves dans la lutte contre de nombreuses infections des humains, mais leur efficacit\u00e9 est actuellement menac\u00e9e par la r\u00e9sistance que leur oppose un nombre toujours plus grand de microbes. C\u2019est en quelque sorte la ran\u00e7on du succ\u00e8s: ces m\u00e9dicaments ayant \u00e9t\u00e9 trop fr\u00e9quemment &#8211; et souvent trop mal &#8211; utilis\u00e9s, plusieurs bact\u00e9ries ou champignons parasites s\u2019y sont adapt\u00e9s et les ont rendus inop\u00e9rants.<\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne est suffisamment inqui\u00e9tant pour que biologistes et m\u00e9decins tentent de prendre les micro-organismes de vitesse et s\u2019acharnent \u00e0 mettre au point de nouvelles classes d\u2019antibiotiques et d\u2019antifongiques. Dans cette qu\u00eate &#8211; et aussi surprenant que cela puisse para\u00eetre -, les fourmis pourraient leur fournir une aide pr\u00e9cieuse. Tout particuli\u00e8rement les fourmis champignonnistes qui font grand usage des \u00abproduits pharmaceutiques\u00bb pour prot\u00e9ger leurs cultures.<\/p>\n<h2>Il y a 50 millions d\u2019ann\u00e9es, les fourmis inventaient l\u2019agriculture<\/h2>\n<p>Les fourmis du genre \u00abAtta\u00bb, et notamment celles de l\u2019esp\u00e8ce \u00abAcromyrmex\u00bb qui peuplent l\u2019Am\u00e9rique du Sud et du Centre, vivent en symbiose avec des champignons. Il s\u2019agit essentiellement de l\u00e9piotes qu\u2019elles ne se contentent pas de r\u00e9colter; elles les cultivent r\u00e9ellement.<\/p>\n<p>Des ouvri\u00e8res de la colonie s\u2019en vont r\u00e9guli\u00e8rement ramasser toutes sortes de v\u00e9g\u00e9taux &#8211; feuilles, fruits, fleurs ou brins d\u2019herbe &#8211; qu\u2019elles rapportent \u00e0 la fourmili\u00e8re. Une fois arriv\u00e9es au nid, elles d\u00e9posent leur fardeau. D\u2019autres ouvri\u00e8res, g\u00e9n\u00e9ralement plus petites, d\u00e9coupent cette mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale en fragments, l\u2019\u00e9crasent et la p\u00e9trissent afin de la transformer en une p\u00e2te spongieuse sur laquelle leurs champignons pourront pousser.<\/p>\n<p>Ce qui fait dire \u00e0 Laurent Keller, directeur du D\u00e9partement d\u2019\u00e9cologie et d\u2019\u00e9volution de l\u2019UNIL et r\u00e9put\u00e9 myrm\u00e9cologue (comme l\u2019on nomme les sp\u00e9cialistes des fourmis), que ces \u00abAtta\u00bb ont \u00abinvent\u00e9 l\u2019agriculture. Elles ont en effet commenc\u00e9 \u00e0 cultiver leur jardin il y a 50 millions d\u2019ann\u00e9es\u00bb, bien avant que les \u00abHomo sapiens\u00bb n\u2019en fassent autant, 10\u2019000 ans avant notre \u00e8re.<\/p>\n<h2>Fourmis et champignons ne peuvent plus se passer l\u2019un de l\u2019autre<\/h2>\n<p>Cette symbiose est, selon Laurent Keller, un exemple de \u00abmutualisme obligatoire\u00bb, dans la mesure o\u00f9 les insectes et les v\u00e9g\u00e9taux ne peuvent plus se passer les uns des autres. Chacune des deux parties trouve en effet largement son compte dans l\u2019association.<\/p>\n<p>Pour les \u00abAcromyrmex\u00bb, l\u2019avantage est double. Ces fourmis sont friandes de l\u00e9piotes dont leurs larves tirent l\u2019essentiel de leur nourriture. En outre, \u00ables ouvri\u00e8res profitent des enzymes du champignon pour dig\u00e9rer la cellulose des plantes, ce qu\u2019elles sont incapables de faire sans eux\u00bb, explique le myrm\u00e9cologue de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Quant aux champignons, ils profitent des bons soins que leur prodiguent les fourmis, qui se conduisent en cultivatrices z\u00e9l\u00e9es. Non seulement elles prennent soin de fertiliser leur jardin, mais elles arrachent aussi les hyphes dont la croissance est trop lente, et elles replantent ces filaments de myc\u00e9lium sur de la p\u00e2te v\u00e9g\u00e9tale fra\u00eechement pr\u00e9par\u00e9e.<\/p>\n<h2>Pour prot\u00e9ger leurs cultures, les fourmis utilisent un fongicide<\/h2>\n<p>Mieux encore: elles prot\u00e8gent aussi leurs cultures contre les pr\u00e9dateurs et les parasites. Car, non contentes d\u2019avoir invent\u00e9 l\u2019agriculture, les fourmis sont aussi les premi\u00e8res \u00e0 avoir eu recours aux antifongiques.<\/p>\n<p>Les \u00abAtta\u00bb sont tr\u00e8s s\u00e9lectives: chaque colonie a sa propre vari\u00e9t\u00e9 de champignon. Au point que, lorsqu\u2019elles ont \u00e9lu leur l\u00e9piote, les ouvri\u00e8res emp\u00eachent toute autre souche de pousser \u00e0 proximit\u00e9. \u00abSi, dans une m\u00eame fourmili\u00e8re, il y avait plusieurs lign\u00e9es de champignons, ces derni\u00e8res investiraient plus dans la comp\u00e9tition que dans la croissance\u00bb, avance Laurent Keller, ce qui priverait les fourmis d\u2019une partie de leur pitance. Toutefois, ces monocultures pr\u00e9sentent un risque: elles sont tr\u00e8s sensibles aux parasites. Mais, en bonnes cultivatrices, les fourmis ont trouv\u00e9 la parade.<\/p>\n<h2>Fourmis, champignon et bact\u00e9rie forment un \u00abm\u00e9nage \u00e0 trois r\u00e9ussi\u00bb<\/h2>\n<p>Depuis longtemps, des entomologistes avaient remarqu\u00e9 que la cuticule des ouvri\u00e8res (l\u2019enveloppe externe de leur thorax) \u00e9tait recouverte d\u2019une poudre blanche, et ils pensaient alors qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une s\u00e9cr\u00e9tion de l\u2019insecte. Mais, il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, Cameron Curie, qui travaillait alors \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toronto, au Canada, a analys\u00e9 cette substance, et \u00abil a constat\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait en fait d\u2019une bact\u00e9rie filamenteuse du genre Streptomyces\u00bb.<\/p>\n<p>Or ce micro-organisme produit un antifongique dirig\u00e9 contre un champignon &#8211; \u00abEscovopsis\u00bb &#8211; qui est un parasite dangereux pour la l\u00e9piote. Pour prot\u00e9ger leurs cultures, les fourmis se sont donc &#8211; aussi &#8211; associ\u00e9es \u00e0 une bact\u00e9rie fongicide.<\/p>\n<p>Fourmis, champignon et bact\u00e9rie forment ainsi un \u00abm\u00e9nage \u00e0 trois r\u00e9ussi\u00bb, constate Laurent Keller. D\u2019ailleurs, ajoute-t-il, \u00ablorsqu\u2019elles s\u2019envolent de leur nid d\u2019origine pour aller fonder leur propre colonie, les jeunes reines emportent avec elles, dans une poche situ\u00e9e au fond de leur cavit\u00e9 buccale, quelques hydres filamenteux qui leur permettront d\u2019ensemencer leur futur jardin de l\u00e9piotes, mais elles prennent aussi avec elles des bact\u00e9ries\u00bb.<\/p>\n<h2>Les fourmis sont des usines pharmaceutiques sur pattes<\/h2>\n<p>Les \u00abStreptomyces\u00bb et autres bact\u00e9ries du groupe des \u00abActinobacteria\u00bb \u00abproduisent diverses petites mol\u00e9cules biologiquement actives dont certaines sont devenues des m\u00e9dicaments utiles\u00bb, constate Cameron Curie, qui travaille maintenant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Wisconsin aux Etats-Unis. \u00abLes fourmis sont des usines pharmaceutiques sur pattes\u00bb, ajoute le bact\u00e9riologiste.<\/p>\n<p>Il a donc poursuivi ses investigations et, au printemps dernier, le chercheur a r\u00e9ussi \u00e0 isoler et \u00e0 purifier l\u2019un des antifongiques employ\u00e9s par les fourmis pour prot\u00e9ger leurs l\u00e9piotes. Il a ainsi d\u00e9couvert une substance jusqu\u2019alors inconnue, qu\u2019il a appel\u00e9e la dentigerumycine. Laquelle s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e ralentir la croissance de \u00abCandida albicans\u00bb, une levure connue pour provoquer des infections fongiques chez les \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Les chercheurs vont maintenant s\u2019attacher \u00e0 comprendre comment, au cours de l\u2019\u00e9volution, les bact\u00e9ries se sont adapt\u00e9es pour lutter contre les parasites des champignons. Ils esp\u00e8rent ainsi pouvoir \u00e9laborer de meilleurs antibiotiques et antifongiques qui seraient moins facilement confront\u00e9s au ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9sistance.<\/p>\n<h2>Fourmis et champignons sous un microscope<\/h2>\n<p>Y parviendront-ils? Laurent Keller ne se prononce pas. Il constate toutefois que, dans le cas des fourmis, \u00able processus a surv\u00e9cu au passage du temps, puisque les champignonnistes l\u2019utilisent depuis des millions d\u2019ann\u00e9es, avec succ\u00e8s\u00bb. C\u2019est le signe que, dans l\u2019affaire, elles ont sans doute bien des choses \u00e0 nous apprendre.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, pour \u00e9tudier plus en d\u00e9tail les m\u00e9canismes de cette symbiose entre la fourmi et le champignon, une \u00e9quipe danoise a projet\u00e9 de d\u00e9crypter les patrimoines g\u00e9n\u00e9tiques des deux partenaires. \u00abNous allons participer \u00e0 ces travaux en s\u00e9quen\u00e7ant le g\u00e9nome des fourmis champignonnistes \u00abAcromyrmex \u00bb, pr\u00e9cise le biologiste de l\u2019UNIL qui compte ainsi mieux comprendre notamment comment, au fil du temps, \u00abces fourmis sont devenues hypersp\u00e9cialis\u00e9es dans leur nourriture\u00bb.<\/p>\n<h2>Elles savent aussi contrecarrer le processus du vieillissement<\/h2>\n<p>Laurent Keller compte aussi entreprendre le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome de la fourmi de feu &#8211; une redoutable esp\u00e8ce invasive &#8211; dans le cadre d\u2019un consortium europ\u00e9en qui se penche sur les questions li\u00e9es au d\u00e9veloppement et au vieillissement. Car s\u2019il est un domaine o\u00f9 les fourmis peuvent s\u2019av\u00e9rer d\u2019excellents auxiliaires de la recherche, c\u2019est bien celui de la biologie du vieillissement.<\/p>\n<p>Celui-ci est devenu une v\u00e9ritable probl\u00e9matique des soci\u00e9t\u00e9s industrialis\u00e9es et un important sujet de recherche pour les biologistes et les m\u00e9decins qui souhaiteraient pouvoir retarder ou contrecarrer les effets du passage des ans sur l\u2019organisme humain.<\/p>\n<h2>Une reine vit beaucoup plus qu\u2019une ouvri\u00e8re, sa fille!<\/h2>\n<p>Or jusqu\u2019ici, pour \u00e9tudier les bases cellulaires, mol\u00e9culaires et g\u00e9n\u00e9tiques du vieillissement, ils ont essentiellement fait appel au ver \u00abC. elegans\u00bb, \u00e0 la mouche du vinaigre ou \u00e0 certaines levures. Ces organismes mod\u00e8les sont bien connus et faciles \u00e0 \u00e9tudier, mais ils ont l\u2019inconv\u00e9nient de n\u2019avoir qu\u2019une courte dur\u00e9e de vie. Autant dire qu\u2019ils ne sont pas des candidats id\u00e9aux lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9tudier le vieillissement.<\/p>\n<p>Il en va autrement des fourmis qui, elles, peuvent avoir une long\u00e9vit\u00e9 exceptionnelle. Apr\u00e8s avoir compar\u00e9 la dur\u00e9e de vie de plus de cent cinquante esp\u00e8ces d\u2019insectes de toute sorte, l\u2019\u00e9quipe de Laurent Keller a observ\u00e9 que les fourmis et les termites &#8211; insectes sociaux par excellence &#8211; \u00abvivent en moyenne cent fois plus longtemps que leurs anc\u00eatres solitaires, les gu\u00eapes et les blattes\u00bb.<\/p>\n<p>Les reines surtout peuvent atteindre un grand \u00e2ge. La doyenne, une fourmi noire \u00abLasius niger\u00bb (une esp\u00e8ce que l\u2019on trouve dans les villes et dans les pr\u00e9s), a v\u00e9cu vingt-huit ans dans un laboratoire suisse. Sans atteindre ce record, les reines vivent quand m\u00eame g\u00e9n\u00e9ralement entre dix et quinze ans.<\/p>\n<p>En revanche, les ouvri\u00e8res peuvent survivre entre deux mois et deux ans. Et c\u2019est ce qui fait tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces insectes: \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une m\u00eame esp\u00e8ce, les reines peuvent vivre beaucoup plus longtemps que les ouvri\u00e8res &#8211; leurs filles &#8211; avec lesquelles elles partagent pourtant une bonne partie de leur patrimoine g\u00e9n\u00e9tique. Cela signifie que les diff\u00e9rences de long\u00e9vit\u00e9 observ\u00e9es \u00abne d\u00e9pendent pas des g\u00e8nes eux-m\u00eames, mais de la fa\u00e7on dont ces derniers s\u2019expriment sous l\u2019influence de facteurs ext\u00e9rieurs et de l\u2019environnement\u00bb, observe Laurent Keller.<\/p>\n<h2>Fourmis, papillons et \u00eatres humains<\/h2>\n<p>\u00abNous allons \u00e9tudier environ 10\u2019000 g\u00e8nes de reines et d\u2019ouvri\u00e8res de fourmis de feu, pour d\u00e9terminer ceux qui sont exprim\u00e9s pr\u00e9f\u00e9rentiellement\u00bb, explique le myrm\u00e9cologue de l\u2019UNIL. Et les chercheurs lausannois vont se focaliser sur \u00abceux qui interviennent dans les processus du vieillissement, comme les g\u00e8nes li\u00e9s au m\u00e9tabolisme &#8211; notamment celui de l\u2019insuline &#8211; \u00e0 la production de radicaux libres ou \u00e0 la r\u00e9paration de l\u2019ADN\u00bb.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, une \u00e9quipe n\u00e9erlandaise m\u00e8nera des recherches similaires sur une esp\u00e8ce de papillons qui, \u00abselon qu\u2019ils naissent au printemps ou en automne, appartiennent \u00e0 deux morphes ayant des dur\u00e9es de vie diff\u00e9rentes\u00bb.<\/p>\n<p>Cela permettra d\u2019int\u00e9ressantes comparaisons. D\u2019autant que, toujours dans le cadre du consortium europ\u00e9en, d\u2019autres laboratoires travailleront sur des mouches, des souris et m\u00eame des hommes. \u00abOn retrouve en effet l\u2019essentiel de ces g\u00e8nes chez de nombreux organismes, y compris humains.\u00bb<\/p>\n<p>Certes, toutes ces recherches \u00abrestent du domaine purement fondamental\u00bb, souligne Laurent Keller, et il ne faut pas attendre d\u2019elles qu\u2019elles d\u00e9bouchent rapidement sur la d\u00e9couverte d\u2019une pilule de la long\u00e9vit\u00e9. Il n\u2019emp\u00eache. Elles montrent que les fourmis peuvent fournir aux biologistes des pistes int\u00e9ressantes dans l\u2019\u00e9tude de m\u00e9canismes qui nous int\u00e9ressent au premier chef, puisqu\u2019ils concernent notre sant\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<\/p>\n<p><strong>A lire:<\/strong><br \/>\nLaurent Keller et Elisabeth Gordon sont les auteurs de \u00abLa vie des fourmis\u00bb (Odile Jacob, 2006), dont la version en anglais, <strong>\u00abThe live of ants\u00bb<\/strong>, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e aux \u00e9ditions Oxford University Press. Par ailleurs, ils ont \u00e9crit un chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la reproduction des fourmis dans l\u2019ouvrage collectif \u00abA l\u2019origine du sexe\u00bb, qui sera publi\u00e9 par Fayard en octobre prochain<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces insectes sociaux ont trouv\u00e9 des antibiotiques et des antifongiques efficaces. Les fourmis savent aussi contrecarrer le processus du vieillissement. 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