{"id":14159,"date":"2024-05-22T08:16:00","date_gmt":"2024-05-22T06:16:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14159"},"modified":"2024-09-11T13:59:43","modified_gmt":"2024-09-11T11:59:43","slug":"le-schwyzerdutsch-cest-zimmli-easy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/le-schwyzerdutsch-cest-zimmli-easy\/","title":{"rendered":"Le Schwyzerd\u00fctsch, c\u2019est \u00abzimmli easy\u00bb\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ce n\u2019est pas un Witz. Les dialectes al\u00e9maniques, \u00e7a s\u2019apprend. Et plus facilement qu\u2019on ne l\u2019imagine.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/suisse_allemand_86_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14051\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/suisse_allemand_86_1.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/suisse_allemand_86_1-390x260.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/suisse_allemand_86_1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9\u2009Deagreez\u2009\/\u2009iStock<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est difficile \u00e0 croire, tant les pr\u00e9jug\u00e9s sont tenaces. Et pourtant, les Romands auraient des aptitudes insoup\u00e7onn\u00e9es pour le <em>Schwyzer\u00add\u00fctsch<\/em>! \u00abIls se sous-estiment. Les francophones qui ont fait 8 ans d\u2019allemand \u00e0 l\u2019\u00e9cole en savent beaucoup plus qu\u2019ils ne l\u2019imaginent\u00bb, t\u00e9moigne Bernarda Frank, qui enseigne cette mati\u00e8re au Centre de langues de l\u2019UNIL, o\u00f9 le dialecte des Al\u00e9maniques est au programme depuis les ann\u00e9es 2000.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette Grisonne, qui donne aussi des cours d\u2019allemand standard, observe que les progr\u00e8s sont plus rapides et plus spectaculaires avec le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>. \u00abLes personnes qui suivent ce cours \u00e0 l\u2019UNIL passent tr\u00e8s vite du niveau d\u00e9butant au niveau A2 (ou m\u00eame B1), parce qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0 acquis l\u2019essentiel de ce qu\u2019il faut savoir pendant leur scolarit\u00e9 obligatoire.\u00bb Ce qu\u2019il leur manque, c\u2019est un kit de conversion qui explique comment les Al\u00e9maniques transforment le <em>Hoch\u00addeutsch<\/em> en dialecte. Avec cette cl\u00e9 (<em>que nous vous livrons en page 48<\/em>), \u00abils d\u00e9couvrent rapidement que le dialecte n\u2019est pas un aussi grand myst\u00e8re qu\u2019ils ne l\u2019imaginent\u00bb. Pour Bernarda Frank, cette incompr\u00e9hension r\u00e9sulte d\u2019un malentendu: \u00abLes Romands pensent qu\u2019ils ont appris une langue qui ne sert pas beaucoup lors des voyages en Suisse allemande, et ils se demandent pourquoi en apprendre une autre, alors qu\u2019il s\u2019agit juste d\u2019apprendre \u00e0 prononcer les mots autrement.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/09\/BernardaFrank_2_86.jpg\" alt=\"Bernarda Frank. Enseignante de suisse allemand au Centre de langues de l\u2019UNIL. Nicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL\" class=\"wp-image-14254\" style=\"width:400px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/09\/BernardaFrank_2_86.jpg 400w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/09\/BernardaFrank_2_86-173x260.jpg 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Bernarda Frank. Enseignante de suisse allemand au Centre de langues de l\u2019UNIL.<br>Nicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>David Raedler confirme. Cet avocat, charg\u00e9 de cours \u00e0 l\u2019UNIL, a suivi le cours de <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> pour des raisons professionnelles, \u00abapr\u00e8s un parcours scolaire romand ordinaire, qui inclut de ne pas aimer l\u2019allemand\u00bb. Ce d\u00e9put\u00e9 au Grand Conseil a \u00e9t\u00e9 tellement convaincu par l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019il a propos\u00e9, \u00e0 la fin 2023, que le dialecte soit enseign\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole aux jeunes Vaudois. \u00abPas \u00e0 la place du <em>Hochdeutsch<\/em>, mais sous forme de sensibilisation.\u00bb Avec cette id\u00e9e, qui a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le Grand Conseil et transmise au Conseil d\u2019\u00c9tat pour \u00e9valuation de sa faisabilit\u00e9, David Raedler n\u2019imaginait pas provoquer autant de r\u00e9actions \u00e9pidermiques. \u00abJ\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 de nombreuses motions sur des sujets de mobilit\u00e9, qui sont des th\u00e8mes souvent clivants, mais elles ne m\u2019ont jamais valu autant de r\u00e9actions. Des inconnus m\u2019ont appel\u00e9 sur mon portable pour m\u2019injurier. On touche visiblement une corde sensible.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, cette pratique du dialecte est probablement LE sujet qui divise le plus les Romands et les Al\u00e9maniques. Plus grave que les divergences sur l\u2019entr\u00e9e de la Suisse dans l\u2019EEE et plus choquant que ce menu zurichois qui propose de tremper des morceaux d\u2019ananas dans une fondue, le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> est le ciment du R\u00f6stigraben.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00abIls pourraient parler le bon allemand.\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les explications de ce malentendu durable, il y a un classique du voyage en Suisse. Ce grand moment de solitude que vit un Romand d\u00e9barquant \u00e0 B\u00e2le, Berne ou Zurich, apr\u00e8s avoir su\u00e9 des heures sur des <em>Wortschatz<\/em> et des r\u00e8gles grammaticales en forme de aus.bei.mit.nach.seit.von.zu. Malgr\u00e9 8 ans d\u2019efforts, il ne comprend rien d\u00e8s qu\u2019un Al\u00e9manique lui adresse la parole, bref, il se d\u00e9couvre profond\u00e9ment <em>welsch<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette exp\u00e9rience extr\u00eamement frustrante se traduit g\u00e9n\u00e9ralement par un commentaire un peu aigre, en forme de: \u00abIls pourraient quand m\u00eame parler le bon allemand\u00bb. De son c\u00f4t\u00e9, David Raedler \u00abcomprend la frustration, parce que j\u2019ai ressenti la m\u00eame. Mais il faut corriger un point: le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> n\u2019est pas du mauvais allemand, comme je l\u2019ai cru pendant des ann\u00e9es. C\u2019est une langue plus ancienne que le <em>Hochdeutsch<\/em> que nous apprenons \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis, \u00abc\u2019est la langue parl\u00e9e des Al\u00e9maniques, alors que le <em>Hochdeutsch<\/em> est plut\u00f4t la langue privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9crit\u00bb, pr\u00e9cise Bernarda Frank. Maintenant, dans la pratique, il arrive de plus en plus que les Al\u00e9maniques \u00e9crivent en dialecte, notamment sur les t\u00e9l\u00e9phones portables.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/DavidRaedler_86.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14053\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/DavidRaedler_86.jpg 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/05\/DavidRaedler_86-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">David Raedler. Avocat, d\u00e9put\u00e9 au Grand Conseil vaudois. Charg\u00e9 de cours en Facult\u00e9 de droit, des sciences criminelles et d\u2019administration publique. Nicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Ce n\u2019est pas une langue de vieux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cet usage du <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> dans les SMS et les Whats\u00adApp vient contredire un autre clich\u00e9 tenace. Le dialecte n\u2019est pas la langue folklorique des vieux bergers suisses aux bras noueux qui s\u2019accrocheraient \u00e0 leurs traditions ant\u00e9diluviennes. \u00abC\u2019est une langue tr\u00e8s vivante que les plus jeunes utilisent beaucoup. On peut aussi lire de nombreux livres d\u2019enfants en dialecte, comme <em>Schellen Ursli<\/em>, <em>Heidi<\/em>, et m\u00eame le Petit prince, traduit <em>Dr chlii Prinz<\/em>\u00bb, raconte Bernarda Frank.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais comment peut-on pr\u00e9f\u00e9rer ce qui ressemble \u00e0 de \u00abl\u2019allemand, mais crach\u00e9\u00bb, selon la formule \u00e0 succ\u00e8s de l\u2019humoriste Marie-Th\u00e9r\u00e8se Porchet? Et pourquoi les Al\u00e9maniques \u00e9vitent-ils autant le \u00abbon\u00bb allemand, qui est bien plus utile en dehors de Suisse? Quand on lui pose cette question, Bernarda Frank renvoie au <em>Manuel de survie en Suisse allemand, Hoi et apr\u00e8s<\/em>, qu\u2019elle utilise dans ses cours. L\u2019ouvrage donne trois raisons principales \u00e0 cette pr\u00e9f\u00e9rence pour le dialecte. La premi\u00e8re, c\u2019est que le <em>Hoch\u00addeutsch<\/em> est une langue \u00e9trang\u00e8re pour les Al\u00e9maniques comme pour les Romands. Leur moyen de communication de base est le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>. La deuxi\u00e8me raison, c\u2019est un ressentiment historique face \u00e0 l\u2019Allemagne, particuli\u00e8rement marqu\u00e9 pour les personnes qui ont v\u00e9cu la Seconde Guerre mondiale. La troisi\u00e8me raison, c\u2019est un sentiment d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 g\u00e9ographique face au grand voisin d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, qui pousse les Al\u00e9maniques \u00e0 marquer leur singularit\u00e9, comme le font les Romands avec les Fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet usage du dialecte permet encore aux habitants d\u2019un canton de se diff\u00e9rencier de ses voisins, car, c\u2019est bien connu, le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> des Zurichois n\u2019est pas celui des B\u00e2lois. \u00abChaque ann\u00e9e, il y a des <em>rankings<\/em> qui d\u00e9signent les plus jolis dialectes. Le Grison est souvent sur le podium, mais je pense que c\u2019est li\u00e9 au fait que c\u2019est un canton de vacances et qu\u2019on associe ce dialecte \u00e0 une \u00e9motion positive\u00bb, observe Bernarda Frank. Ces nombreuses variations cantonales du dialecte al\u00e9manique sont d\u2019ailleurs l\u2019argument pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de ses d\u00e9tracteurs, qui assurent qu\u2019il est impossible d\u2019enseigner LE <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>, parce qu\u2019il n\u2019existe pas sous une forme standardis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La langue politique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abC\u2019est vrai que la langue varie d\u2019un canton \u00e0 l\u2019autre, et parfois d\u2019une vall\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, mais il y a quand m\u00eame un tronc commun\u00bb, r\u00e9pond l\u2019enseignante de l\u2019UNIL. Et puis, il ne faudrait pas exag\u00e9rer l\u2019importance de ces diff\u00e9rences.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les Al\u00e9maniques se comprennent g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s bien dans leurs dialectes. La preuve dans <em>Arena<\/em>, la plus importante \u00e9mission politique du pays. Sur cette sc\u00e8ne, o\u00f9 l\u2019on peut convaincre un maximum d\u2019\u00e9lecteurs, les invit\u00e9s s\u2019expriment d\u00e9sormais en <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>. \u00abPour d\u00e9battre, on utilise plus volontiers la langue dans laquelle on est le plus \u00e0 l\u2019aise. Ayant vu le passage du <em>Hochdeutsch<\/em> au dialecte dans cette \u00e9mission, je dois dire que c\u2019est plus vivant apr\u00e8s\u00bb, observe David Raedler.<\/p>\n\n\n\n<p>Admettons que les Al\u00e9maniques parlent le dialecte entre eux, reste \u00e0 comprendre pourquoi il faudrait apprendre cette langue quand on est Romand? \u00abLa premi\u00e8re utilit\u00e9, c\u2019est de pouvoir \u00e9changer facilement avec les Al\u00e9maniques, r\u00e9pond David Raedler. C\u2019est leur langue de conversation, celle qu\u2019ils utilisent dans les domaines social, culturel, et aussi beaucoup dans le domaine professionnel. Quand vous travaillez dans une entreprise qui a des centres d\u00e9cisionnels \u00e0 Berne ou \u00e0 Zurich, et cette situation est tr\u00e8s fr\u00e9quente en Suisse, cela peut devenir un atout important.\u00bb \u00c0 ce sujet, Bernarda Frank \u00abconseille toujours \u00e0 ses \u00e9tudiants de mettre l\u2019attestation du cours de <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em> dans tous leurs dossiers de postulation. \u00c7a montre leur ouverture d\u2019esprit, et le dialecte est un avantage.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Faut-il comprendre que le \u00abbon\u00bb allemand ne suffit pas? \u00abCela suffit si vous ne faites que lire, et que vous vous limitez aux milieux officiels, parce que la langue officielle, c\u2019est l\u2019allemand, pr\u00e9cise David Raedler. Mais d\u00e8s que vous sortez de l\u00e0, le dialecte reprend vite le dessus. Ne pas le comprendre, sans aller jusqu\u2019\u00e0 le parler, \u00e7a vous coupe des discussions informelles, qui sont souvent importantes. Et cela vous ferme \u00e9galement tout le monde culturel suisse al\u00e9manique, qui est \u2013 pr\u00e9cis\u00e9ment \u2013 en suisse allemand.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est difficile de faire faux!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me, c\u2019est que cette incompr\u00e9hension est appel\u00e9e \u00e0 durer. D\u2019abord parce que les Romands sont herm\u00e9tiques \u00e0 la question, et aussi parce que les Al\u00e9maniques ne d\u00e9fendent pas vraiment leur idiome. \u00abCe qui m\u2019a frapp\u00e9, c\u2019est cette double relation au <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>. J\u2019observe un c\u00f4t\u00e9 petit fr\u00e8re \u00e9nerv\u00e9 chez les Romands, analyse David Raedler. Et d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, je vois que les Al\u00e9maniques ne montent pas au front. Curieusement, leurs \u00e9lites ne d\u00e9fendent pas vraiment cette pratique. Ils expliquent que ce n\u2019est pas une langue, que c\u2019est du folklore, alors qu\u2019ils se parlent en dialecte tous les jours.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce stade, et avant que tout le monde ne se parle en anglais, il reste \u00e0 tenter de convaincre les Romands d\u2019essayer le dialecte. Le meilleur argument, c\u2019est de rappeler leurs pires souvenirs scolaires, pour expliquer que le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>, c\u2019est plus facile que l\u2019allemand. \u00abComme c\u2019est une langue parl\u00e9e, avec des diff\u00e9rences r\u00e9gionales, il est beaucoup plus difficile de faire faux, et il y a plusieurs mani\u00e8res de faire juste, rassure Bernarda Frank. C\u2019est plus ludique, parfois un peu d\u00e9stabilisant pour certains, mais c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9.\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, au risque de se r\u00e9p\u00e9ter, le <em>Schwyzerd\u00fctsch<\/em>, c\u2019est \u00abzimmli easy\u00bb. <em>Sorry, das hani n\u00f6d verschtande. Ch\u00f6nntsch das nomol s\u00e4ge?<\/em> (D\u00e9sol\u00e9, je n\u2019ai pas compris. Vous pourriez r\u00e9p\u00e9ter?)<\/p>\n\n\n\n<p>Article suivant: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14163\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=14163\">Le Schwyzerd\u00fctsch pour les nuls<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce n\u2019est pas un Witz. Les dialectes al\u00e9maniques, \u00e7a s\u2019apprend. Et plus facilement qu\u2019on ne l\u2019imagine. C\u2019est difficile \u00e0 croire, tant les pr\u00e9jug\u00e9s sont tenaces. 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