{"id":1413,"date":"2009-09-28T11:14:02","date_gmt":"2009-09-28T09:14:02","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1413"},"modified":"2012-05-15T16:58:24","modified_gmt":"2012-05-15T14:58:24","slug":"pionniers-de-linternet-les-adolescents-en-decouvrent-aussi-les-nouveaux-pieges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/pionniers-de-linternet-les-adolescents-en-decouvrent-aussi-les-nouveaux-pieges\/","title":{"rendered":"Pionniers de l\u2019Internet, les adolescents en d\u00e9couvrent aussi les nouveaux pi\u00e8ges"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1428 alignnone\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/surfer.png\" alt=\"Pionniers de l\u2019Internet, les adolescents en d\u00e9couvrent aussi les nouveaux pi\u00e8ges\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/surfer.png 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/09\/surfer-300x147.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>Les parents ont entendu parler de certains dangers du Web (d\u00e9pendance, p\u00e9dophiles), mais ils sont loin d\u2019avoir fait le tour du probl\u00e8me. Tout comme leurs enfants, d\u2019ailleurs. Quelles sont ces menaces en constante \u00e9volution, et comment s\u2019en prot\u00e9ger? Deux experts de l\u2019UNIL r\u00e9pondent.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Si l\u2019on \u00e9coute les parents, la question est r\u00e9gl\u00e9e. \u00abLe risque de d\u00e9pendance \u00e0 Internet ou aux jeux vid\u00e9o? C\u2019est bon, on en a assez entendu parler!\u00bb \u00abLa menace que font planer les cyberp\u00e9dophiles sur nos enfants? On est aussi au courant! \u00bb Affaire class\u00e9e? Nous pourrions donc laisser sans souci 91% des jeunes Suisses de 14-19 ans (chiffre de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique) se connecter tous les jours au Web? \u00abNon\u00bb, r\u00e9pondent les experts de l\u2019UNIL qui pointent du doigt la rapidit\u00e9 de l\u2019\u00e9volution des habitudes sur la Toile. Une vitesse telle que les parents ne sont plus les seuls \u00e0 se sentir largu\u00e9s.<\/p>\n<h2>Ils ont 20 ans, et ils sont d\u00e9pass\u00e9s par leur petite soeur<\/h2>\n<p>\u00abJ\u2019ai discut\u00e9 avec des \u00e9tudiants \u00e2g\u00e9s d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. Ils m\u2019ont avou\u00e9 qu\u2019ils avaient d\u00e9j\u00e0 de la peine \u00e0 comprendre quels types de r\u00e9seaux sociaux fr\u00e9quente leur petit fr\u00e8re ou leur petite soeur, ainsi que la mani\u00e8re dont ils \u00e9changent l\u2019information\u00bb, raconte Olivier Glassey, sociologue, responsable de l\u2019unit\u00e9 \u00abEtudes sociales des sciences et des techniques \u00bb au sein de l\u2019Observatoire Science, politique et soci\u00e9t\u00e9, de la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>En effet, les diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations n\u2019utilisent pas les outils de communication de la m\u00eame mani\u00e8re. Pendant qu\u2019un parent t\u00e9l\u00e9phone avec son portable, l\u2019ado, lui, envoie des SMS tout en prenant des photos qu\u2019il charge instantan\u00e9ment sur sa page perso. \u00abLes adolescents d\u2019aujourd\u2019hui ont un avantage sur leurs a\u00een\u00e9s: ils sont n\u00e9s avec les nouvelles technologies. Par ailleurs, ils sont sensibles \u00e0 la nouveaut\u00e9. Ce qui en fait les pionniers de l\u2019exp\u00e9rimentation. Ce sont eux qui ont le temps et l\u2019\u00e9nergie pour explorer toutes les possibilit\u00e9s qu\u2019offrent ces technologies\u00bb, souligne Olivier Glassey.<\/p>\n<h2>140 signes pour dire qu\u2019on existe<\/h2>\n<p>Et ce monde virtuel ne cesse de changer. Les parents peinent encore \u00e0 diff\u00e9rencier un \u00abchat\u00bb d\u2019un \u00abblog\u00bb, sans parler de s\u2019inscrire sur un site communautaire comme Facebook, alors que leurs enfants se donnent d\u00e9j\u00e0 rendezvous sur Twitter, au top de la tendance au moment o\u00f9 nous \u00e9crivons ces lignes.<\/p>\n<p>Actuellement, \u00abc\u2019est le micro-blogging qui se d\u00e9veloppe, soit des messages de plus en plus courts, commente l\u2019expert de l\u2019UNIL. Il s\u2019agit d\u2019\u00eatre r\u00e9actif. Ces messages ne sont pas l\u00e0 pour expliquer les choses, mais pour donner des indications. Dire o\u00f9 on est, ce qu\u2019on fait, ce qu\u2019on voit. 140 signes pour dire qu\u2019on existe.\u00bb Le tout sur un ton souvent tr\u00e8s l\u00e9ger. Une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de ton qui constitue, justement, l\u2019un des principaux dangers actuels li\u00e9s \u00e0 la communication sur le Web. Explications.<\/p>\n<h2>\u00abSur Internet, j\u2019insulte qui je veux\u00bb<\/h2>\n<p>La presse de ces derniers mois a relat\u00e9 plusieurs affaires de ce genre. A Zurich, des \u00e9l\u00e8ves humiliaient sur le Net plusieurs profs d\u2019un gymnase. A La Tourde- Peilz (VD) et \u00e0 Favagny, dans le canton de Fribourg, des \u00e9tudiants cr\u00e9aient des groupes sur le site communautaire Facebook. Au menu: propos diffamatoires et insultants \u00e0 l\u2019\u00e9gard de plusieurs membres du corps enseignant. Tout d\u2019abord, quelques jeunes \u00e9taient inscrits \u00e0 ce groupe. Puis rapidement une centaine. Avant d\u2019\u00eatre d\u00e9couverts, sermonn\u00e9s puis interdits d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Facebook depuis les ordinateurs de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>Ce comportement, les experts l\u2019appellent le cyberharc\u00e8lement ou cyberintimidation. Il est bien plus r\u00e9pandu qu\u2019on ne le pense. Selon une \u00e9tude men\u00e9e par Microsoft, 52 % des 14-18 ans auraient \u00e9t\u00e9 victimes de cyberintimidation. Une frappe d\u2019autant plus violente qu\u2019elle survient dans un \u00e2ge o\u00f9 le jeune est en pleine construction de son identit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p>Ces attaques virtuelles sont men\u00e9es de mani\u00e8re consciente mais les cyberharceleurs sont souvent inconscients quant aux cons\u00e9quences de leurs actes. Pour leurs victimes comme pour eux-m\u00eames. Prot\u00e9g\u00e9s derri\u00e8re leur \u00e9cran, bien confin\u00e9s, seuls dans leur chambre, les auteurs de ces insultes ne se sont pas rendu compte que leurs propos pouvaient \u00eatre lus par un proche du ma\u00eetre, voire m\u00eame par l\u2019enseignant lui-m\u00eame. \u00abIls pensent que le cyberespace est un endroit o\u00f9 ils sont entre eux\u00bb, explique Olivier Glassey.<\/p>\n<p>Comme ils sont habitu\u00e9s \u00e0 se retrouver sur des r\u00e9seaux que les adultes ne fr\u00e9quentent pas, ils continuent les conversations commenc\u00e9es dans la cour de l\u2019\u00e9cole. Sur le m\u00eame ton et sur les m\u00eames sujets. Que ce soit l\u2019exigence d\u2019un certain enseignant, ou le look ringard d\u2019un autre. Sans r\u00e9aliser, alors que personne n\u2019est l\u00e0 pour les \u00e9couter dans la cour d\u2019\u00e9cole, que ce n\u2019est plus le cas sur Internet. \u00abEnorm\u00e9ment de faits divers se sont construits par cette mauvaise compr\u00e9hension de ce qui appartient \u00e0 la sph\u00e8re priv\u00e9e et de ce qui appartient \u00e0 l\u2019espace public\u00bb, poursuit le sp\u00e9cialiste de l\u2019UNIL. Qui plaide pour que l\u2019on fasse comprendre aux utilisateurs d\u2019Internet qu\u2019ils n\u2019y sont pas \u00e0 l\u2019abri des r\u00e8gles existant dans le monde r\u00e9el. \u00abOn n\u2019a pas plus le droit d\u2019insulter quelqu\u2019un dans la rue que sur la Toile.\u00bb<\/p>\n<h2>\u00abSur Internet, je parle comme je veux\u00bb<\/h2>\n<p>Souvent dirig\u00e9 contre les adultes, et notamment contre les ma\u00eetres, le cyberharc\u00e8lement n\u2019\u00e9pargne pas les adolescents. Un terme a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 pour parler de cette forme sp\u00e9cifique de cyberharc\u00e8lement qui a lieu entre adolescents: le cyberbullying. Pas besoin de passer des heures sur le Net pour voir appara\u00eetre sur son \u00e9cran une kyrielle d\u2019insultes plus ou moins gratin\u00e9es. Des \u00abconnard\u00bb, \u00abencul\u00e9\u00bb et autre \u00absalope\u00bb que les jeunes s\u2019\u00e9crivent, mais qu\u2019ils n\u2019oseraient certainement pas se dire en face.<\/p>\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est surtout connu dans le monde des blogs. \u00abTous les ados qui ont un site personnel seront confront\u00e9s, un jour ou l\u2019autre, \u00e0 des personnes qui r\u00e9agissent \u00e0 leurs propos en laissant des commentaires bourr\u00e9s d\u2019insultes\u00bb, rel\u00e8ve Anne-Sophie Peron Verloove, assistante du Master en Droit, criminalit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 des nouvelles technologies, et auteure d\u2019un ouvrage \u00abInternet 10 ans apr\u00e8s: que faut-il savoir?\u00bb<\/p>\n<p>Confront\u00e9s \u00e0 leurs \u00e9crits, les harceleurs se justifient \u00e0 coup de \u00abje ne le pensais pas\u00bb ou \u00abc\u2019\u00e9tait pas pour de vrai\u00bb. Ils n\u2019ont, on l\u2019imagine, pas pens\u00e9 \u00e0 l\u2019impact que de tels propos peuvent avoir sur le psychisme d\u2019une personne.<\/p>\n<p>\u00abCertains jeunes acceptent de tels termes, parce que c\u2019est comme cela que \u00e7a se passe sur la Toile. Mais il y en a d\u2019autres qui subissent. M\u00eame quelqu\u2019un de tr\u00e8s bien dans sa peau finira par \u00eatre d\u00e9truit, apr\u00e8s avoir lu 10, 15, 20 fois des insultes en commentaires sur son blog\u00bb, avertit la chercheuse de l\u2019UNIL. A terme, cette personne pourrait m\u00eame ne plus avoir de plaisir \u00e0 aller sur le Net. Une cons\u00e9quence grave, du point de vue d\u2019Olivier Glassey qui participe actuellement \u00e0 une \u00e9tude europ\u00e9enne sur le cyberbullying, \u00abcar la Toile est peut-\u00eatre l\u2019un des lieux primordiaux de la sociabilit\u00e9 de demain\u00bb.<\/p>\n<p>Sans oublier que des insultes laiss\u00e9es sur Internet peuvent d\u00e9boucher sur des r\u00e8glements de comptes dans le monde r\u00e9el. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 le cas il y a quelques ann\u00e9es dans un coll\u00e8ge de La Chaux-de-Fonds. Sept jeunes se sont mis \u00e0 tabasser deux gar\u00e7ons qui avaient insult\u00e9 leur nouvelle camarade de classe. Au final: deux ambulances, des policiers et un bless\u00e9.<\/p>\n<h2>\u00abSur Internet, je montre ce que je veux\u00bb<\/h2>\n<p>Le poids des mots n\u2019est pas le seul probl\u00e8me que l\u2019on rencontre sur le Net. Les photos y choquent tout autant. Et la menace est croissante, li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation notable du nombre d\u2019images, de plus en plus personnelles, qui circulent sur les r\u00e9seaux. Surtout de la part des filles.<\/p>\n<p>Avant, ces clich\u00e9s n\u2019\u00e9taient montr\u00e9s que dans un cercle restreint d\u2019amies proches et de confiance. Avec l\u2019arriv\u00e9e du Web, certaines ont commenc\u00e9 \u00e0 exposer des photos de leur visage. Puis d\u2019elles en pied. Ensuite en maillot de bain. Les copines ont suivi. Leurs amies n\u2019ont connu aucun probl\u00e8me avec cette nouvelle forme de transparence, alors pourquoi s\u2019interdiraient-elles de le faire?<\/p>\n<p>Quand il s\u2019agit de se la jouer comme leurs stars pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es, les jeunes n\u2019y vont \u00e9galement pas de main morte. Les jours qui ont suivi le langoureux baiser sur la bouche \u00e9chang\u00e9 entre Britney Spears et Madonna, certaines filles n\u2019ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 reproduire la sc\u00e8ne devant la cam\u00e9ra et \u00e0 envoyer leur \u00abhot\u00bb vid\u00e9o sur You-Tube.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, bon nombre de ces avances seraient envoy\u00e9es sur le ton de la plaisanterie, et ne trahiraient pas une volont\u00e9 de passage \u00e0 l\u2019acte. Sauf que la nuance est difficile \u00e0 saisir sur la Toile. Comment savoir si le \u00abj\u2019ai envie de toi\u00bb, qui vient commenter une photo en bikini, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit pour rire ou non?<\/p>\n<p>Dans ce cas, le dialogue entre les parents et les enfants est primordial pour \u00e9viter toute mauvaise surprise. Mais attention aux termes utilis\u00e9s. \u00abDire \u00e0 un jeune \u00abon ne parle pas \u00e0 des inconnus\u00bb, \u00e7a va le gonfler, souligne Anne-Sophie Peron Verloove. Il vaut mieux lui expliquer ce qu\u2019il peut arriver, lui demander ce qu\u2019il ferait s\u2019il se retrouvait dans telle ou telle situation. Sans oublier de lui rappeler qu\u2019on n\u2019allume pas sa webcam si on ne conna\u00eet pas personnellement son interlocuteur et qu\u2019on n\u2019accepte pas un rendez-vous dans la vraie vie sans pr\u00e9venir auparavant quelqu\u2019un de son entourage.\u00bb<\/p>\n<h2>\u00abSur Internet, je paparazze qui je veux\u00bb<\/h2>\n<p>Les photos qui font mal sur Internet ne sont pas seulement celles que l\u2019on a choisi, inconsciemment mais librement, d\u2019y exposer. Aujourd\u2019hui, on voit circuler \u00e0 tr\u00e8s grande \u00e9chelle de nombreux clich\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 pris \u00e0 l\u2019insu des personnes concern\u00e9es. Plus besoin de s\u2019appeler Britney Spears pour se faire paparazzer. Il suffit d\u2019\u00eatre le mouton noir de la classe ou d\u2019\u00eatre en face d\u2019une personne mal intentionn\u00e9e qui dispose d\u2019un t\u00e9l\u00e9phone mobile avec une cam\u00e9ra.<\/p>\n<p>Une \u00e9coli\u00e8re vaudoise de 14 ans a racont\u00e9 son calvaire dans \u00abLe Matin Dimanche \u00bb, en f\u00e9vrier 2009. Un peu ronde, elle a \u00e9t\u00e9 prise en photo sur la pelouse d\u2019une piscine publique, et elle a d\u00e9couvert que ces images circulaient sur Internet, o\u00f9 ses camarades de classe la raillaient.<\/p>\n<p>M\u00eame stopp\u00e9es, ce genre de moqueries li\u00e9es \u00e0 des images vol\u00e9es sont toujours susceptibles de r\u00e9appara\u00eetre un jour. \u00abIl faut avoir en t\u00eate qu\u2019une fois qu\u2019une photo est l\u00e2ch\u00e9e sur Internet, il est impossible de savoir ce qu\u2019elle va devenir. M\u00eame si elle a soi-disant \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite, quelqu\u2019un a pu en faire une copie-\u00e9cran\u00bb, pr\u00e9cise Anne-Sophie Peron Verloove.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est un des gros probl\u00e8mes d\u2019Internet, ajoute Olivier Glassey. L\u2019acte d\u2019humiliation peut se poursuivre dans le temps. Si la photo est montr\u00e9e dans la cour de r\u00e9cr\u00e9, peut-\u00eatre que les camarades en rigoleraient un jour ou deux. Mais, dans un tel cas, les traces restent et l\u2019acte d\u2019humiliation est susceptible de se r\u00e9p\u00e9ter, rouvrant ainsi la blessure psychologique.\u00bb<\/p>\n<p>Pourtant, &#8211; et c\u2019est une erreur -, l\u2019impact psychique de telles situations est souvent relativis\u00e9. \u00abLe harc\u00e8lement psychologique ne laisse pas de trace physique. L\u2019enfant ne va pas rentrer de l\u2019\u00e9cole avec un oeil au beurre noir. Le r\u00e9sultat n\u2019est pas si visible. De plus, une blessure peut mettre du temps \u00e0 appara\u00eetre, commente Olivier Glassey. Et il n\u2019y a pas que les parents qui ont de la peine \u00e0 voir que leur enfant souffre. L\u2019enfant lui-m\u00eame cherchera \u00e0 se cacher le plus longtemps possible sa blessure\u00bb<\/p>\n<h2>\u00abSur Internet, je dis ce que je veux sur qui je veux\u00bb<\/h2>\n<p>Une telle surexposition est r\u00e9cente, et la jeune g\u00e9n\u00e9ration qui s\u2019expose ainsi sur Internet sera la premi\u00e8re \u00e0 en subir pleinement les cons\u00e9quences. Par exemple, quand un potentiel futur employeur tapera le nom et le pr\u00e9nom d\u2019un candidat sur un moteur de recherche pour obtenir un maximum d\u2019informations. Et qu\u2019il d\u00e9couvrira par exemple des images de beuveries \u00e0 3 h du matin. Ou qu\u2019il tombera sur des \u00e9pisodes de sa vie priv\u00e9e que le postulant aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 garder pour lui, ou en tout cas juste pour ses amis tr\u00e8s proches\u2026 Sauf que tout le monde est proche sur Internet.<\/p>\n<p>Sans tomber dans la parano\u00efa, Olivier Glassey conseille quand m\u00eame aux amateurs d\u2019Internet de bien \u00e9valuer si telle photo ou telle info ne risque pas de devenir probl\u00e9matique, des ann\u00e9es plus tard, dans des circonstances compl\u00e8tement diff\u00e9rentes, avant de les mettre en ligne. En insistant: \u00abIl n\u2019y a pas de droit \u00e0 l\u2019oubli sur Internet\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">M\u00e9lanie Blanc<br \/>\nJournaliste \u00e0 L\u2019Illustr\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les parents ont entendu parler de certains dangers du Web (d\u00e9pendance, p\u00e9dophiles), mais ils sont loin d\u2019avoir fait le tour du probl\u00e8me. 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