{"id":13874,"date":"2024-02-20T08:15:00","date_gmt":"2024-02-20T06:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13874"},"modified":"2024-01-31T16:09:35","modified_gmt":"2024-01-31T14:09:35","slug":"une-these-haute-en-couleur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/une-these-haute-en-couleur\/","title":{"rendered":"Une th\u00e8se haute en couleur"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/DeborahEpicoco_85_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13716\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/DeborahEpicoco_85_1.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/DeborahEpicoco_85_1-390x260.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/DeborahEpicoco_85_1-768x513.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">D\u00e9borah Epicoco. Doctorante au Laboratoire d\u2019\u00e9tude des processus de r\u00e9gulation cognitive et affective (Facult\u00e9\ndes sciences sociales et politiques).\nNicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00abFleur\u00bb, \u00abnature\u00bb, \u00abcouleur\u00bb ou encore \u00abf\u00e9minisme\u00bb. Tels sont les mots, aussi \u00e9pars soient-ils, qui viennent \u00e0 l\u2019esprit lorsqu\u2019on nous dit \u00abviolet\u00bb. \u00abLes gens n\u2019arrivent pas \u00e0 dire si les \u00e9motions associ\u00e9es au violet sont plut\u00f4t positives ou n\u00e9gatives\u00bb. Pourquoi? Telle est la question que D\u00e9borah Epicoco, 30 ans, a choisi de creuser \u00e0 travers sa th\u00e8se. Une colossale investigation qui l\u2019emm\u00e8ne, depuis quatre ans d\u00e9j\u00e0, au c\u0153ur de notre espace s\u00e9mantique o\u00f9 elle explore les liens entre couleurs et \u00e9motions. \u00abOn a souvent l\u2019impression qu\u2019un doctorat est une \u00e9norme montagne \u00e0 franchir, mais j\u2019ai appris \u00e0 l\u2019envisager sous la forme de petits escaliers qui se succ\u00e8dent.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans le labo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au quotidien, ses journ\u00e9es ne se ressemblent gu\u00e8re: r\u00e9colte de donn\u00e9es, analyse, travail administratif, lectures, enseignement ou encore r\u00e9daction. Lorsqu\u2019on choisit de faire un doctorat, il faut, dit-elle, vouloir \u00eatre polyvalent. D\u2019ailleurs, c\u2019est probablement l\u2019aspect qu\u2019elle pr\u00e9f\u00e8re: \u00abDe l\u2019ext\u00e9rieur, c\u2019est un travail qui ne semble pas tr\u00e8s sexy, surtout lorsque, comme moi, la r\u00e9colte de donn\u00e9es se fait en ligne. Mais en r\u00e9alit\u00e9, la th\u00e8se n\u2019occupe que 40 &#8211; 50\u2009% du temps; le reste, on jongle avec 27 autres choses \u00e0 faire, en lien avec les projets de l\u2019\u00e9quipe qu\u2019on int\u00e8gre.\u00bb La Fribourgeoise d\u2019origine valaisanne \u00e9volue depuis 2019 au sein du <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/carla\/fr\/home.html\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.unil.ch\/carla\/fr\/home.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Laboratoire d\u2019\u00e9tude des processus de r\u00e9gulation cognitive et affective<\/a> (CARLA) de l\u2019UNIL. En parall\u00e8le de sa th\u00e8se, elle contribue \u00e9galement aux diff\u00e9rents projets de recherches qui sont men\u00e9s au sein de la Colour Experience Research Team, \u00e9quipe appartenant au CARLA, une occasion de d\u00e9couvrir l\u2019exp\u00e9rimental sous des formes vari\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gen\u00e8se d\u2019une \u00e9vidence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La chercheuse a notamment chauss\u00e9 ses bottes de terrain pour mener une s\u00e9rie de tests dans les \u00e9coles, avec de jeunes enfants, afin de tester leurs associations entre couleurs et \u00e9motions. \u00abOn voulait v\u00e9rifier si certaines similarit\u00e9s pouvaient \u00eatre li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e2ge\u00bb, explique-t-elle. Cette exp\u00e9rience lui a permis de constater la rigueur requise par la recherche exp\u00e9rimentale, o\u00f9 rien n\u2019est jamais laiss\u00e9 au hasard. \u00abIl faut placer l\u2019\u00e9cran et la chaise \u00e0 une distance identique pour chaque participant, ajoute-t-elle. Si cette distance change, ne serait-ce que de 2 centim\u00e8tres, on s\u2019expose \u00e0 des r\u00e9sultats fauss\u00e9s puisque la couleur montr\u00e9e risque d\u2019\u00eatre per\u00e7ue diff\u00e9remment.\u00bb Un <em>setting<\/em> d\u2019apparence simple aura donc pu demander en r\u00e9alit\u00e9 \u00abune mise en place de 30 minutes\u00bb, t\u00e9moigne-t-elle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette \u00e9ternelle curieuse, c\u2019est au fil des ann\u00e9es que la recherche est devenue une vocation: \u00abJ\u2019aime lire, j\u2019aime apprendre et surtout c\u2019est un milieu o\u00f9 on est sans cesse remis en question, ce qui est tr\u00e8s stimulant.\u00bb D\u00e9borah Epicoco a d\u00e9couvert le domaine de la psychologie des couleurs durant son travail de <em>master<\/em>. Apr\u00e8s quelques mois de stage en psychologie clinique, sa d\u00e9cision est prise, elle suivra l\u2019appel de la voie doctorale. \u00abDans un monde id\u00e9al, j\u2019aimerais continuer \u00e0 faire ce que je fais jusqu\u2019\u00e0 la fin de mes jours\u00bb, confie celle qui aspire trouver ensuite un post-doctorat en Suisse. Mais gravir les \u00e9chelons du monde acad\u00e9mique n\u2019est pas une voie facile, et la jeune femme est lucide quant aux contraintes et \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 de ce type de carri\u00e8re. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abFleur\u00bb, \u00abnature\u00bb, \u00abcouleur\u00bb ou encore \u00abf\u00e9minisme\u00bb. 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