{"id":13832,"date":"2024-02-20T08:26:00","date_gmt":"2024-02-20T06:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13832"},"modified":"2024-01-31T15:13:50","modified_gmt":"2024-01-31T13:13:50","slug":"vers-des-traitements-sur-mesure-contre-le-cancer-du-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/vers-des-traitements-sur-mesure-contre-le-cancer-du-cerveau\/","title":{"rendered":"Vers des traitements sur mesure contre le cancer du cerveau"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Complexes et difficiles \u00e0 traiter, les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales repr\u00e9sentent un \u00e9norme d\u00e9fi m\u00e9dical. Une \u00e9quipe men\u00e9e par la professeure Johanna Joyce a r\u00e9ussi \u00e0 diss\u00e9quer le microenvironnement des tumeurs et \u00e0 analyser les diff\u00e9rents facteurs qui favorisent la prolif\u00e9ration des cellules canc\u00e9reuses. Elle a ainsi ouvert la voie \u00e0 des th\u00e9rapies plus efficaces et r\u00e9ellement personnalis\u00e9es.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/cancer_85_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13709\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/cancer_85_1.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/cancer_85_1-260x260.jpg 260w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/cancer_85_1-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/cancer_85_1-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Tumeur. Certains cancers du cerveau ont un tr\u00e8s mauvais pronostic. Image d\u2019illustration. \n\u00a9\u2009Sebastian Kaulitzki\u2009\/\u2009Science Photo Library \/ Keystone<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le cancer du cerveau, qui affecte chaque ann\u00e9e plusieurs centaines de personnes en Suisse, constitue un v\u00e9ritable d\u00e9fi pour les oncologues, car son pronostic est le plus souvent mauvais: 90\u2009% des patients d\u00e9c\u00e8dent moins de cinq ans plus tard. C\u2019est l\u2019une des raisons qui ont pouss\u00e9 Johanna Joyce, professeure ordinaire \u00e0 l\u2019UNIL aupr\u00e8s de la branche lausannoise de <a href=\"https:\/\/ludwigcancerresearch.org\/location\/lausanne\" data-type=\"link\" data-id=\"ludwigcancerresearch.org\/location\/lausanne\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019Institut Ludwig pour la recherche sur le cancer<\/a>, \u00e0 s\u2019y int\u00e9resser. Cette biologiste et g\u00e9n\u00e9ticienne de formation menait des recherches sur les tumeurs du sein et du pancr\u00e9as lorsque, il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, elle a d\u00e9cid\u00e9 de se focaliser sur celles affectant le cerveau. Elle s\u2019est pench\u00e9e tout particuli\u00e8rement sur les plus agressives auxquelles les patients ne survivent gu\u00e8re au-del\u00e0 d\u2019une ann\u00e9e. \u00abJ\u2019ai pris conscience, dit-elle, que nous avions vraiment besoin d\u2019en savoir plus sur ces cancers, afin de concevoir de nouvelles th\u00e9rapies et d\u2019am\u00e9liorer ces consternantes statistiques de survie.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un organe unique et complexe<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le cerveau est un organe unique en bien des points. \u00abC\u2019est le plus important de notre corps. De ce fait, la pr\u00e9sence d\u2019un cancer a un \u00e9norme impact sur tout notre \u00eatre: il modifie non seulement nos fonctions physiologiques, mais aussi nos comportements et notre personnalit\u00e9\u00bb, souligne <a href=\"https:\/\/joycelab.org\" data-type=\"link\" data-id=\"joycelab.org\">Johanna Joyce<\/a>. En outre, le cerveau renferme diff\u00e9rentes familles de cellules comme les neurones, les astrocytes et quelques autres \u00abque l\u2019on ne trouve nulle part ailleurs dans notre corps et qui le rendent particuli\u00e8rement complexe\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cela s\u2019ajoute l\u2019existence de la fameuse barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique qui prot\u00e8ge le cerveau. \u00abIl s\u2019agit en fait d\u2019une porte qui s\u2019ouvre pour laisser passer dans le cerveau l\u2019oxyg\u00e8ne et les nutriments circulant dans le sang et qui se ferme pour emp\u00eacher les toxines et les agents pathog\u00e8nes \u2013 mais aussi les m\u00e9dicaments anti-canc\u00e9reux \u2013 d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer.\u00bb Pourtant, des m\u00e9tastases de tumeurs venant d\u2019autres organes parviennent \u00e0 forcer le passage et \u00e0 se diss\u00e9miner dans le cerveau. \u00abNous avons constat\u00e9 que, dans ce cas, les cellules canc\u00e9reuses utilisaient les m\u00eames m\u00e9canismes que les cellules du syst\u00e8me immunitaire pour faire des petits \u201ctrous\u201d dans la barri\u00e8re et la franchir\u00bb, pr\u00e9cise Johanna Joyce.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/JohannaJoyce_85.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13727\" style=\"width:376px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/JohannaJoyce_85.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2024\/01\/JohannaJoyce_85-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Johanna Joyce. Professeure ordinaire \u00e0 l\u2019UNIL aupr\u00e8s de la branche lausannoise de l\u2019Institut Ludwig pour la recherche sur le cancer.\nNicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Des cellules r\u00e9ellement malignes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est vrai que les cellules canc\u00e9reuses portent bien leur nom de \u00abmalignes\u00bb. Elles n\u2019ont pas leur pareil pour modifier, \u00e0 leur profit, leur microenvironnement. Non seulement elles font cro\u00eetre de nouveaux vaisseaux sanguins qui viennent les nourrir, mais elles s\u2019en prennent aussi aux cellules immunitaires venues les attaquer et les d\u00e9truire. \u00abLes cellules tumorales parviennent \u00e0 corrompre ces derni\u00e8res. Elles les incitent \u00e0 s\u00e9cr\u00e9ter des prot\u00e9ines, des enzymes, des facteurs de croissance qui vont leur permettre de prolif\u00e9rer et d\u2019augmenter la malignit\u00e9 de la tumeur.\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une d\u00e9cennie, ces ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9taient \u00e9tudi\u00e9s dans d\u2019autres cancers, celui du sein notamment, mais tr\u00e8s peu dans celui du cerveau. \u00abNous avons donc estim\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait important de diss\u00e9quer la complexit\u00e9 des diff\u00e9rentes cellules et structures qui composent le microenvironnement des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Johanna Joyce et ses coll\u00e8gues se sont attel\u00e9s \u00e0 la t\u00e2che en commen\u00e7ant par \u00abd\u00e9construire\u00bb le microenvironnement des tumeurs. Ils ont isol\u00e9, puis analys\u00e9 les diff\u00e9rents types de cellules pr\u00e9sentes dans ce magma \u2013 il y en a des centaines \u2013 \u00abafin de savoir quelles prot\u00e9ines ils produisent, quels facteurs ils rel\u00e2chent, etc.\u00bb. Puis, \u00e0 l\u2019aide d\u2019analyses informatiques sophistiqu\u00e9es, les chercheurs ont \u00abreconstruit\u00bb le microenvironnement tumoral. Ils ont dress\u00e9 des cartes qui leur permettent de savoir \u00abquels types de cellules sont proches les unes des autres, ce qui signifie probablement qu\u2019elles interagissent entre elles\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019exploration du paysage immunitaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le cerveau peut abriter deux types de cancers: des tumeurs primaires (les gliomes), qui se sont d\u00e9velopp\u00e9es \u00e0 partir de ses propres cellules, et des m\u00e9tastases venues de tumeurs n\u00e9es dans d\u2019autres organes (souvent le poumon, le sein ou la peau). Les biologistes de l\u2019Institut Ludwig ont voulu savoir si les premi\u00e8res et les secondes avaient, ou non, le m\u00eame \u00abpaysage immunitaire\u00bb, comme Johanna Joyce nomme l\u2019ensemble des cellules immunitaires pr\u00e9sentes dans le microenvironnement des tumeurs. Cela a en effet \u00abde grandes r\u00e9percussions sur le d\u00e9veloppement des th\u00e9rapies utilis\u00e9es contre ces tumeurs malignes d\u00e9vastatrices\u00bb. La r\u00e9ponse est en fait en demi-teinte: \u00abNous avons trouv\u00e9 quelques similarit\u00e9s, mais aussi de grandes diff\u00e9rences\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les macrophages mangeurs des cellules mortes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Poursuivant plus avant l\u2019exploration de ce paysage immunitaire, la chercheuse et ses coll\u00e8gues ont focalis\u00e9 leur attention sur les macrophages. Ces cellules sont tr\u00e8s abondantes dans le cerveau, mais aussi dans l\u2019ensemble de l\u2019organisme. \u00abDes \u00e9tudes r\u00e9centes ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que, chez une personne de taille et de corpulence moyennes, l\u2019ensemble des cellules du syst\u00e8me immunitaire du corps p\u00e8se 1 kilo 200 et que les macrophages repr\u00e9sentent la moiti\u00e9 de ce poids (600 g). Incroyable, non?\u00bb, constate la professeure en riant.<\/p>\n\n\n\n<p>Nombreux, les macrophages associ\u00e9s aux tumeurs jouent aussi un r\u00f4le important, car ils interviennent dans la r\u00e9ponse aux th\u00e9rapies. Lorsqu\u2019un patient est trait\u00e9 par chimioth\u00e9rapie, radioth\u00e9rapie ou immunoth\u00e9rapie, la plupart de ses cellules canc\u00e9reuses sont tu\u00e9es. Les macrophages arrivent alors rapidement sur les lieux et jouent les \u00e9boueurs. \u00abComme leur nom l\u2019indique \u2013 en grec, macrophage signifie gros mangeur \u2013 ils \u201cmangent\u201d les d\u00e9bris et les cellules mortes\u00bb, explique Johanna Joyce.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, il arrive que les th\u00e9rapies ne d\u00e9truisent pas toutes les cellules canc\u00e9reuses. Celles qui en r\u00e9chappent corrompent alors les macrophages et les incitent \u00e0 produire tous les facteurs \u2013 notamment de nouveaux vaisseaux sanguins \u2013 les aidant \u00e0 prolif\u00e9rer. C\u2019est ainsi que le cancer peut r\u00e9cidiver et\/ou devenir r\u00e9sistant aux th\u00e9rapies. En utilisant un type particulier d\u2019IRM (l\u2019IRM au fluor 19), la biologiste et son \u00e9quipe ont pu observer les diff\u00e9rentes populations de macrophages et suivre leur comportement, dans l\u2019ensemble de la tumeur et au cours du temps, par exemple apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie. \u00abL\u2019IRM au fluor 19 est actuellement en cours d\u2019\u00e9valuation clinique dans le domaine des maladies cardiovasculaires. Pour faire nos recherches, nous avons d\u2019ailleurs employ\u00e9 l\u2019instrument que le CHUV utilise pour faire de l\u2019imagerie de certains de ses patients.\u00bb On peut donc imaginer que cette technique pourrait servir dans les services d\u2019oncologie pour suivre l\u2019\u00e9volution de la tumeur c\u00e9r\u00e9brale d\u2019un patient apr\u00e8s un traitement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Suivre un seul groupe de cellules<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les biologistes ont eu recours \u00e0 ce type particulier d\u2019IRM pour \u00e9tudier les macrophages associ\u00e9s aux glioblastomes, les cancers c\u00e9r\u00e9braux les plus agressifs chez les adultes. Ils souhaitaient savoir si le microenvironnement de ces tumeurs \u00e9voluait au cours du temps et comment l\u2019abondance, la fonction et le comportement des macrophages \u00e9taient modifi\u00e9s en r\u00e9ponse au traitement.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019IRM au fluor 19 leur a permis \u00abd\u2019obtenir l\u2019image d\u2019un seul groupe de macrophages, parmi les centaines de milliers pr\u00e9sents dans le microenvironnement de la tumeur, et de le suivre pendant plusieurs semaines\u00bb, pr\u00e9cise Johanna Joyce. Une premi\u00e8re!<\/p>\n\n\n\n<p>Cela pourrait avoir des implications dans la pratique clinique. \u00abImaginez le sc\u00e9nario suivant: lorsqu\u2019un patient arrive \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, sans avoir \u00e0 faire de biopsie et en n\u2019utilisant que cette technique d\u2019imagerie non invasive, on pourrait voir si sa tumeur compte de nombreux macrophages et savoir s\u2019il est un bon candidat pour des th\u00e9rapies qui ciblent ces cellules immunitaires. Par ailleurs, si un patient dont le cancer a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 \u2013 souvent par immunoth\u00e9rapie avec laquelle les macrophages interf\u00e8rent \u2013 fait une r\u00e9cidive, on peut savoir si la th\u00e9rapie a \u00e9chou\u00e9, ou non, \u00e0 cause des macrophages, et d\u00e9cider quel est le meilleur traitement adapt\u00e9 \u00e0 son cas.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers un pronostic \u00e0 l\u2019aide d\u2019un test sanguin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les neutrophiles, qui constituent une autre famille de cellules immunitaires, sont eux aussi tr\u00e8s abondants \u00e0 la fois dans la circulation sanguine et dans le microenvironnement des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales. Leur r\u00f4le est plus complexe que celui des macrophages car, \u00abselon le contexte, ils peuvent s\u2019attaquer \u00e0 la tumeur en produisant des mol\u00e9cules toxiques (des d\u00e9riv\u00e9s r\u00e9actifs de l\u2019oxyg\u00e8ne) ou, au contraire, favoriser son d\u00e9veloppement\u00bb, explique Johanna Joyce.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En les \u00e9tudiant de pr\u00e8s, la biologiste et son \u00e9quipe ont constat\u00e9 que ces cellules immunitaires \u00abqui ne vivent habituellement que vingt-quatre heures quand elles circulent dans le sang, ont une dur\u00e9e de vie beaucoup plus longue quand elles passent dans le microenvironnement de la tumeur c\u00e9r\u00e9brale. Elles ont donc plus de temps de s\u2019adapter \u00e0 ce nouveau milieu.\u00bb Elles ont ainsi tout le loisir de produire des prot\u00e9ines inflammatoires et des facteurs qui favorisent le d\u00e9veloppement de nouveaux vaisseaux sanguins. En outre, comme les chercheurs l\u2019ont d\u00e9couvert, \u00ables neutrophiles cessent alors de produire des mol\u00e9cules toxiques\u00bb. C\u2019est dire qu\u2019ils aident de multiples fa\u00e7ons la tumeur \u00e0 prolif\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chercheurs ont aussi observ\u00e9 que, chez les patients souffrant d\u2019un cancer primaire c\u00e9r\u00e9bral tr\u00e8s agressif, le nombre de neutrophiles pr\u00e9sents dans la tumeur \u00e9tait beaucoup plus important que chez les personnes saines ou ayant un cancer de faible grade. Cela implique que, \u00ab\u00e0 l\u2019aide d\u2019une simple analyse de sang, on devrait pouvoir conna\u00eetre l\u2019agressivit\u00e9 d\u2019un cancer et poser un pronostic\u00bb, souligne la professeure de l\u2019UNIL. Ayant accumul\u00e9 un grand nombre de donn\u00e9es sur les diff\u00e9rents composants du microenvironnement des tumeurs, la chercheuse et son \u00e9quipe vont maintenant s\u2019attacher \u00e0 rassembler toutes les pi\u00e8ces du puzzle. \u00abNous allons tenter d\u2019int\u00e9grer toutes les informations, afin de d\u00e9couvrir, pour chaque tumeur, son talon d\u2019Achille.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan fondamental, la professeure de l\u2019UNIL a permis plusieurs avanc\u00e9es majeures dans la compr\u00e9hension des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, ce qui lui a d\u00e9j\u00e0 valu de recevoir de nombreuses distinctions, en particulier les Prix Clo\u00ebtta et Robert Bing d\u00e9cern\u00e9s \u00e0 des chercheurs d\u2019exception en Suisse. Mais ses travaux pourraient aussi, et surtout, avoir un fort impact clinique. Johanna Joyce en est persuad\u00e9e: pour traiter cette \u00abmaladie d\u00e9vastatrice\u00bb, comme elle la nomme, \u00abon ne peut pas se contenter d\u2019une approche du type \u201cpr\u00eat-\u00e0-porter\u201d. Il faut faire du sur-mesure.\u00bb Ses recherches ont jet\u00e9 les bases de futures strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques adapt\u00e9es \u00e0 la tumeur de chaque patient. Elles contribuent ainsi \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de cette fameuse m\u00e9decine personnalis\u00e9e que le milieu m\u00e9dical et les patients appellent de leurs v\u0153ux.\/<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Complexes et difficiles \u00e0 traiter, les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales repr\u00e9sentent un \u00e9norme d\u00e9fi m\u00e9dical. Une \u00e9quipe men\u00e9e par la professeure Johanna Joyce a r\u00e9ussi \u00e0 diss\u00e9quer le microenvironnement des tumeurs et &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":13710,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42209,8732],"tags":[44],"class_list":{"0":"post-13832","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-no-85","8":"category-sante","9":"tag-elisabeth-gordon"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13832","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13832"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13832\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13842,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13832\/revisions\/13842"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13710"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13832"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13832"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13832"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}