{"id":13594,"date":"2023-10-10T08:17:00","date_gmt":"2023-10-10T06:17:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13594"},"modified":"2023-09-21T11:28:11","modified_gmt":"2023-09-21T09:28:11","slug":"les-coureurs-de-lextreme-travaillent-leur-mental","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-coureurs-de-lextreme-travaillent-leur-mental\/","title":{"rendered":"Les coureurs de l&rsquo;extr\u00eame travaillent leur mental"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"532\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13494\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_1.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_1-391x260.jpg 391w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_1-768x511.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Un athl\u00e8te traverse le d\u00e9cor spectaculaire de l\u2019Ultra-Trail du Mont-Blanc, un parcours de 171 kilom\u00e8tres, avec 10\u2009000 m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9 positif. Les meilleurs mettent environ 20 heures.\n\u00a9\u2009Olivier Chassignole\u2009\/\u2009AFP<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>La psychologie du sport se passionne pour les adeptes de l\u2019ultra-trail. Dans ces courses interminables aux d\u00e9nivel\u00e9s vertigineux, qui attirent de plus en plus de participants, g\u00e9rer ses \u00e9motions compte autant que des cuisses d\u2019acier.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le commun de mortels, c\u2019est une passion un peu masochiste. L\u2019ultra-trail, pourtant, ne cesse de faire des \u00e9mules. Ils sont toujours plus nombreux \u00e0 vouloir s\u2019\u00e9lancer, baskets aux pieds, sur des trac\u00e9s longs, si longs qu\u2019ils feraient presque passer un marathon pour une promenade de sant\u00e9. Les courses d\u2019ultra-trail s\u2019\u00e9tirent en effet sur 80, 100, 160\u2009km et m\u00eame plus. Parmi les comp\u00e9titions phares, La Diagonale des fous, sur l\u2019\u00eele de La R\u00e9union, affiche 165\u2009km au compteur pour un d\u00e9nivel\u00e9 positif de 10\u2009000 m\u00e8tres. M\u00eame d\u00e9nivel\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Ultra-Trail du Mont-Blanc, o\u00f9 les participants doivent avaler 171\u2009km en moins de 46\u2009h\u200930. Dans la vall\u00e9e d\u2019Aoste, le Tor des Glaciers d\u00e9fie l\u2019entendement avec un parcours de 450\u2009km et 32\u2009000 m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9. Comment transcender la fatigue, le d\u00e9couragement, la douleur pour venir \u00e0 bout de pareils chemins de croix? La question intrigue les psychologues.<\/p>\n\n\n\n<p>Les disciplines d\u2019endurance extr\u00eame font d\u00e9sormais l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes visant \u00e0 mieux cerner les strat\u00e9gies physiques, mais aussi mentales qui permettent \u00e0 des athl\u00e8tes de r\u00e9aliser de tels exploits. Car si les muscles et les articulations sont mis \u00e0 rude \u00e9preuve, la volont\u00e9, les \u00e9motions aussi. La t\u00eate constitue une des cl\u00e9s de la performance, au m\u00eame titre que les jambes. Et, tout comme les capacit\u00e9s physiques, la force mentale s\u2019entra\u00eene.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/RobertaAntoniniPhilippe_84.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13437\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/RobertaAntoniniPhilippe_84.jpg 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/RobertaAntoniniPhilippe_84-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Roberta Antonini Philippe. Ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche en psychologie du sport \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques) et responsable acad\u00e9mique de la formation continue\nen pr\u00e9paration mentale. Nicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette id\u00e9e n\u2019est pas nouvelle dans le sport d\u2019\u00e9lite. On parle volontiers de pr\u00e9paration mentale. Mais les travaux scientifiques sont nettement moins nombreux dans ce domaine que dans celui de la pr\u00e9paration physique. La psychologie du sport, pourtant, est n\u00e9e il y a plus d\u2019un si\u00e8cle, rappelle Roberta Antonini Philippe, ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche en psychologie du sport \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne: \u00abEn 1913, un congr\u00e8s international sur le th\u00e8me \u201c\u2009psychologie et physiologie sportive\u2009\u201d s\u2019est tenu \u00e0 Lausanne et a pos\u00e9 le cadre de cette discipline. Ensuite, c\u2019est vrai, la physiologie a pris de l\u2019avance, en partie parce que c\u2019est un domaine dans lequel il est plus facile de collecter des donn\u00e9es quantifiables.\u00bb Toutefois les choses changent, les travaux se multiplient et la discipline jouit d\u2019une l\u00e9gitimit\u00e9 grandissante dans le monde acad\u00e9mique, comme dans le milieu sportif.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Universit\u00e9 de Lausanne m\u00e8ne non seulement des travaux de recherche en psychologie du sport et en psychologie de la performance, elle propose \u00e9galement des cursus de formation destin\u00e9s aux professionnels amen\u00e9s \u00e0 accompagner des sportifs, voire des artistes dans leur pr\u00e9paration mentale (<em>lire l\u2019article <\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un long voyage avec soi-m\u00eame<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Motivation, gestion du stress et des \u00e9motions, bien-\u00eatre, pers\u00e9v\u00e9rance, capacit\u00e9 de concentration, r\u00e9silience&#8230; \u00catre fort mentalement, la notion englobe un peu tous ces ingr\u00e9dients, \u00e0 entendre Roberta Antonini Philippe. Pour la chercheuse qu\u2019elle est, l\u2019ultra-trail pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat tout particulier. D\u2019abord, parce qu\u2019on y repousse tr\u00e8s loin ses limites. Lors de certaines comp\u00e9titions, pr\u00e8s de 50\u2009% des participants jettent l\u2019\u00e9ponge avant la fin. \u00abLes courses d\u2019ultra-trail s\u2019apparentent \u00e0 un long voyage avec soi-m\u00eame, d\u00e9crit-elle. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un match de foot, vous n\u2019\u00eates pas entour\u00e9 de co\u00e9quipiers. Les autres coureurs peuvent jouer un r\u00f4le important, mais avant tout, vous vous \u00e9lancez seul dans une confrontation avec vous-m\u00eame, avec votre souffrance et votre capacit\u00e9 \u00e0 vous d\u00e9passer.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le bon c\u00f4t\u00e9, c\u2019est que l\u2019extraordinaire longueur des \u00e9preuves laisse du temps aux coureurs pour mettre en place des strat\u00e9gies mentales. Par exemple, ce que les psychologues appellent le dialogue int\u00e9rieur ou <em>self-talk<\/em>, une forme d\u2019auto-encouragement qui aide \u00e0 r\u00e9guler ses \u00e9motions, \u00e0 g\u00e9rer son stress. \u00abC\u2019est quelque chose que les gens font souvent de mani\u00e8re inn\u00e9e, pr\u00e9cise Roberta Antonini Philippe. Mais avec les sportifs, nous nous int\u00e9ressons au \u201c\u2009comment\u2009\u201d, \u00e0 la fa\u00e7on qu\u2019ils ont de se parler. Les mots, les phrases peuvent \u00eatre des encouragements qui motivent; ils peuvent aussi \u00eatre en lien avec un effort de concentration, comme par exemple la n\u00e9cessit\u00e9 de se focaliser sur le trac\u00e9, sur le sol. Ce que nous faisons, c\u2019est \u00e9valuer dans quelle mesure les mots utilis\u00e9s par le sportif sont efficaces et adapt\u00e9s \u00e0 sa situation. La technique du <em>self-talk<\/em> est int\u00e9ressante dans le cadre d\u2019un travail de pr\u00e9paration mentale. Elle nous permet de partir de ce que le sportif fait spontan\u00e9ment. Nous l\u2019\u00e9valuons, l\u2019adaptons au contexte et \u00e0 l\u2019athl\u00e8te, qui va ensuite tester cette nouvelle forme de discours int\u00e9rieur, l\u2019entra\u00eener et l\u2019\u00e9valuer \u00e0 nouveau.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13493\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_2.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_2-390x260.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/09\/extreme_84_2-768x513.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le coureur Erwee Tiaan, lors de l\u2019\u00e9dition 2022 du Tor450, dit Tor des glaciers. Cet athl\u00e8te  a mis un peu plus de 134 heures pour terminer ce parcours, qui mesure pr\u00e8s de 450 kilom\u00e8tres et compte 32\u2009000 m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9 positif.\n\u00a9\u2009Anja Bakowska\u2009\/\u2009Zzam Agency<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Refaire la course dans sa t\u00eate<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Renforcer son mental revient alors \u00e0 mettre en place une strat\u00e9gie sur mesure. \u00abIl faut s\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 propre du sportif\u00bb, compl\u00e8te Roberta Antonini Philippe. Une r\u00e9a\u00adlit\u00e9 individuelle dont elle tire des donn\u00e9es psychologiques qualitatives. Notamment, quand elle demande \u00e0 un athl\u00e8te de revivre sa performance. \u00abJe pars de son exp\u00e9rience, de sa v\u00e9rit\u00e9.\u00bb Pour ce faire, elle s\u2019appuie sur une autre technique mentale: la visualisation. Autrement dit, inciter le sportif \u00e0 convoquer ses souvenirs afin qu\u2019il refasse, dans sa t\u00eate, le d\u00e9roul\u00e9 de sa course, avec son lot d\u2019\u00e9motions et de difficult\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La chercheuse de l\u2019UNIL propose \u00e0 l\u2019athl\u00e8te de dessiner son parcours sur une feuille ou alors de reprendre le trac\u00e9 de la course sur une carte topographique comportant les d\u00e9nivel\u00e9s pour mieux revivre l\u2019\u00e9preuve \u00e0 travers ses ressentis. \u00ab\u00c0 tel endroit, il aura peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement attentif \u00e0 sa foul\u00e9e ou \u00e0 sa fr\u00e9quence cardiaque, \u00e0 tel autre moment il aura \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t centr\u00e9 sur lui-m\u00eame, sur ses sensations, ses peurs ou ses douleurs, d\u00e9taille Roberta Antonini Philippe. Comprendre sa fa\u00e7on de se comporter, identifier ses difficult\u00e9s, mais aussi r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 sa pratique, aux mani\u00e8res d\u2019agir diff\u00e9remment, \u00e9ventuellement remonter l\u00e0 o\u00f9 naissent ses doutes&#8230; Tout cela a pour but de faire \u00e9merger des pistes d\u2019am\u00e9lioration pour la prochaine comp\u00e9tition ou le prochain entra\u00eenement.\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La visualisation mentale est une technique qui peut aussi \u00eatre utilis\u00e9e pendant une course, pour convoquer des images positives notamment. Mais durant l\u2019effort, le sportif peut faire appel \u00e0 bien d\u2019autres ressources encore. Les strat\u00e9gies cognitives dites associatives, entre autres, permettent de rester centr\u00e9 sur son corps, pour mieux le comprendre, \u00e9valuer par exemple si une douleur rel\u00e8ve de l\u2019effort ou d\u2019une blessure. Les strat\u00e9gies dissociatives existent \u00e9galement, note Roberta Antonini Philippe: \u00abDurant une tr\u00e8s longue course, il y a forc\u00e9ment des moments o\u00f9 l\u2019on sort de soi-m\u00eame. On peut aussi travailler l\u00e0-dessus. Certains athl\u00e8tes arrivent \u00e0 faire diminuer une douleur en sortant de leur corps. D\u2019autres, au contraire, pr\u00e9f\u00e8rent se focaliser sur celle-ci pour y arriver.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Signaux d\u2019alerte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mais la douleur comme la fatigue sont, avant tout, des signaux d\u2019alerte que nous envoie notre corps. \u00c0 trop renforcer son mental, ne risque-t-on pas de le payer au prix fort? Pour la chercheuse, le danger d\u2019une blessure est, dans le domaine de l\u2019endurance extr\u00eame, une th\u00e9matique complexe. \u00abPlus complexe que de simplement se dire qu\u2019on arr\u00eate d\u00e8s lors que la douleur devient tr\u00e8s forte, pr\u00e9cise-t-elle. Le coureur d\u2019ultra-trail conna\u00eet bien son corps, particuli\u00e8rement s\u2019il a d\u00e9j\u00e0 subi des blessures. Mieux on conna\u00eet son corps, plus on sait pr\u00eater attention \u00e0 une douleur et d\u00e9terminer si elle est normale, supportable, en lien avec l\u2019effort ou avec une blessure. Et, dans ce cas, avec quel type de blessure&#8230;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Trouver un \u00e9quilibre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Travailler son mental consiste aussi \u00e0 apprendre \u00e0 freiner son ardeur: \u00ab\u00catre fort mentalement, c\u2019est savoir trouver un \u00e9quilibre, \u00eatre capable d\u2019accepter de marcher \u00e0 certains moments, ou d\u2019aller beaucoup moins vite que ce que l\u2019on est capable de faire, bref de s\u2019am\u00e9nager des phases de r\u00e9cup\u00e9ration.\u00bb Ce qui n\u2019est pas si \u00e9vident, d\u2019autant que sur des dizaines d\u2019heures d\u2019efforts, la lucidit\u00e9 vous joue parfois des tours. Certains coureurs racontent, en effet, s\u2019\u00eatre retrouv\u00e9s dans des \u00e9tats proches de la transe.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9ros pour les uns, toqu\u00e9s pour les autres, ces sportifs pr\u00eats \u00e0 consacrer presque tout leur temps libre \u00e0 s\u2019entra\u00eener n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi nombreux. L\u2019engouement pour l\u2019ultra-trail a m\u00eame connu un petit boom apr\u00e8s le Covid, observe Roberta Antonini Philippe. \u00abC\u2019est une discipline qui attire beaucoup de personnes qui pratiquent les longues distances ou le marathon, et qui, fatigu\u00e9s du bitume, se tournent vers des courses dans la nature, des trails, puis des ultra-trails.\u00bb Selon la chercheuse, s\u2019il n\u2019y a pas de profil type du coureur d\u2019ultra-trail, il s\u2019agit souvent d\u2019individus en qu\u00eate de sens. \u00abLa pand\u00e9mie que nous avons travers\u00e9e a sans doute accru ce besoin, d\u00e9crypte-t-elle. Mais participer \u00e0 un ultra-trail, c\u2019est surtout vivre une exp\u00e9rience \u00e0 part et gratifiante. Elle l\u2019est aux yeux des autres, car relever ce type de d\u00e9fi vous am\u00e8ne une forme de reconnaissance et nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 faire des choses incroyables est bien vu. Mais elle l\u2019est avant tout aux yeux du coureur lui-m\u00eame.\u00bb C\u2019est un accomplissement qui procure un formidable sentiment de fiert\u00e9. Pas besoin de gagner, le simple fait de franchir la ligne d\u2019arriv\u00e9e est un exploit en soi. \/<\/p>\n\n\n\n<p>Article suivant: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13597\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13597\">Les musiciens face au stress des auditions<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La psychologie du sport se passionne pour les adeptes de l\u2019ultra-trail. 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