{"id":13356,"date":"2023-05-31T08:18:00","date_gmt":"2023-05-31T06:18:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=13356"},"modified":"2023-05-22T13:27:21","modified_gmt":"2023-05-22T11:27:21","slug":"comment-les-crises-ont-change-notre-consommation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/comment-les-crises-ont-change-notre-consommation\/","title":{"rendered":"Comment les crises ont chang\u00e9 notre consommation"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Du pain fait maison, des achats locaux et beaucoup, beaucoup moins de trajets en voiture et en train, voici ce que le citoyen lambda dirait si on lui demandait ce qui a chang\u00e9 dans la fa\u00e7on dont les Suisses ont consomm\u00e9 durant les confinements dus au Covid. Moins d\u2019essence br\u00fbl\u00e9e, une attention particuli\u00e8re port\u00e9e aux d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques et des achats utilitaires avant tout, voil\u00e0 ce qu\u2019on dirait pour les cons\u00e9quences de la guerre en Ukraine et de l\u2019inflation. Juste ? Pas si simple, r\u00e9pond Rafael Lalive, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales de l\u2019UNIL.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/consommation_83_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13229\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/consommation_83_1.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/consommation_83_1-390x260.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/consommation_83_1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9RapidEye\/iStock<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le 13 mars 2020, Alain Berset annonce que pour contenir la pand\u00e9mie de Covid-19 qui s\u00e9vit en Suisse comme partout dans le monde, les \u00e9coles, les administrations, les magasins \u00e0 l\u2019exception des commerces indispensables (alimentation, pharmacies et c\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s tout) vont fermer, les employ\u00e9s qui le peuvent vont t\u00e9l\u00e9travailler. Rafael Lalive,<a href=\"https:\/\/unil.ch\/de\/home.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"unil.ch\/de\/home.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> professeur d\u2019\u00e9conomie <\/a>\u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, est dans la foul\u00e9e invit\u00e9 avec d\u2019autres experts \u00e0 faire partie de la <em>task force<\/em> mise sur pied par la Conf\u00e9d\u00e9ration pour conseiller le Conseil f\u00e9d\u00e9ral sur le plan \u00e9conomique. C\u2019est la premi\u00e8re fois en effet que le pays conna\u00eet un <em>lockdown<\/em> d\u2019une telle ampleur. \u00abNous souhaitions disposer <a href=\"https:\/\/monitoringconsumption.com\" data-type=\"URL\" data-id=\"monitoringconsumption.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">d\u2019un outil<\/a> pour \u00e9valuer les cons\u00e9quences des d\u00e9cisions prises par les politiques, explique Rafael Lalive. Nous voulions surtout nous faire une id\u00e9e pr\u00e9cise de la diminution de la consommation priv\u00e9e, qui est au fond la plus importante. Nous nous inqui\u00e9tions avant tout de savoir ce qui allait se passer sur le plan des achats alimentaires \u2013 selon la pyramide des besoins de Maslow, la nourriture est en effet le premier besoin \u00e0 combler pour \u00eatre heureux. Nous souhaitions donc aussi avoir des infos sur le bien-\u00eatre de la population. Avec mon coll\u00e8gue lausannois Marius Br\u00fclhart, nous avons aussi suivi par exemple l\u2019\u00e9volution des appels \u00e0 la Main Tendue, pour citer un indicateur tr\u00e8s diff\u00e9rent.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour suivre en temps r\u00e9el ce qui se passe, le chercheur lausannois et des coll\u00e8gues de l\u2019Universit\u00e9 de Saint-Gall, avec la collaboration du groupe Six et de la compagnie Worldline (pour la r\u00e9colte et le traitement des donn\u00e9es), mettent tr\u00e8s rapidement sur pied, soit d\u00e8s d\u00e9but avril 2020, un monitoring, qui permet de savoir ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9 o\u00f9 \u2013 \u00e0 la fois la localit\u00e9 et le type de magasin, et via quels moyens de paiement. Les enseignements qu\u2019on en tire sont pour certains attendus, pour d\u2019autres plus surprenants.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/RafaelLalive_83.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13276\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/RafaelLalive_83.jpg 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/05\/RafaelLalive_83-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Rafael Lalive. Professeur au D\u00e9partement d\u2019\u00e9conomie (Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales).\nNicole Chuard\u00a9UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>1. Les banlieues et les villages remportent la mise<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Durant la pand\u00e9mie, non seulement les commerces situ\u00e9s au centre-ville ont ferm\u00e9 (il y a peu de magasins d\u2019alimentation dans les hypercentres des villes, plut\u00f4t de la mode), mais en plus ces rues ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sert\u00e9es: employ\u00e9s en t\u00e9l\u00e9travail, restaurants ferm\u00e9s, il n\u2019y avait plus \u00e2me qui vive. Et donc plus gu\u00e8re de d\u00e9penses. \u00abL\u2019un des principaux reports s\u2019est op\u00e9r\u00e9 en faveur des commerces de proximit\u00e9, dans les zones p\u00e9ri-urbaines, les villages et autour des villes\u00bb, d\u00e9taille Rafael Lalive. Ainsi, les gens sont rest\u00e9s chez eux et ont achet\u00e9 leurs produits alimentaires dans un p\u00e9rim\u00e8tre nettement plus r\u00e9duit qu\u2019avant le Covid, autour de la maison. Ils ont \u00e9galement achet\u00e9 plus de nourriture qu\u2019avant le <em>lockdown<\/em> \u2013 plus moyen en effet d\u2019aller de temps en temps au restaurant ou de s\u2019acheter une salade ou un p\u00e2t\u00e9 sur le pouce \u00e0 la caf\u00e8te de l\u2019entreprise. Tout ce qui a \u00e9t\u00e9 mang\u00e9 ou presque a \u00e9t\u00e9 cuisin\u00e9 \u00e0 la maison. Corollaire \u00e9vident de ce mode de vie moins nomade, les d\u00e9placements, que ce soit en voiture ou en transports en commun, ont tr\u00e8s notablement diminu\u00e9 durant ce premier confinement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. L\u2019e-commerce est florissant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas parce que Zara ou H&amp;M \u00e9taient inaccessibles que les gens ont cess\u00e9 de s\u2019acheter des v\u00eatements. L\u2019e-commerce (comprenez les achats sur Internet) a consid\u00e9rablement augment\u00e9 sa part de march\u00e9 durant les p\u00e9riodes o\u00f9 les \u00abmagasins non essentiels\u00bb ont d\u00fb cesser leurs activit\u00e9s. \u00abLa tendance \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la hausse avec le premier confinement, souligne Rafael Lalive. Mais les confinements successifs ont vraiment boost\u00e9 les achats sur Internet, dans tous les domaines.\u00bb Avant le fameux 13 mars, la part de march\u00e9 de l\u2019e-commerce repr\u00e9sentait environ 10% \u2013 elle a fait un bond spectaculaire de 50% d\u00e8s la premi\u00e8re semaine. Quelques mois plus tard, quand les magasins ont rouvert, la part de march\u00e9 de l\u2019e-commerce avait continu\u00e9 sa belle progression et se situait \u00e0 20-25%. Elle a un peu diminu\u00e9 depuis, mais elle reste plus \u00e9lev\u00e9e qu\u2019avant le Covid, puisqu\u2019elle est stabilis\u00e9e \u00e0 15% environ. L\u2019e-commerce est donc l\u2019un des grands gagnants de la pand\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. Le cash devient d\u00e9suet, les cartes et les paiements<br>mobiles prennent leur envol<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le cash par contre a nettement recul\u00e9. En 2017, la part des achats r\u00e9gl\u00e9s en esp\u00e8ce \u00e9tait de 70%; fin 2020 ce n\u2019\u00e9tait plus que 44%. Cette chute vertigineuse s\u2019explique par diff\u00e9rents facteurs. Qui dit plus d\u2019achats en ligne dit forc\u00e9ment un r\u00e8glement par carte, certes. Mais la carte de d\u00e9bit a vu son utilisation augmenter de 10% environ durant la pand\u00e9mie, par exemple pour les d\u00e9penses faites dans les magasins d\u2019alimentation, o\u00f9 il a toujours \u00e9t\u00e9 possible de payer en esp\u00e8ces. La possibilit\u00e9 de r\u00e9gler la plupart de ses courses sans devoir composer de NIP, suite \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation de la limite autoris\u00e9e, a sans doute acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la g\u00e9n\u00e9ralisation de ce moyen de paiement durant la pand\u00e9mie. Mais la progression la plus spectaculaire vient des paiements dits \u00abmobiles\u00bb, soit ceux que nous faisons via une application sur <em>smartphone<\/em>, comme Twint par exemple. \u00abSur notre indice, on \u00e9tait \u00e0 une valeur de 3 vers\u00e9s par ce biais durant une semaine \u201cnormale\u201d en 2019, et \u00e0 6 en 2020. Depuis la pand\u00e9mie, on constate une explosion: c\u2019\u00e9tait une valeur de 16 en une semaine en 2021, 32 en 2022\u00bb, souligne le professeur d\u2019\u00e9conomie. Qui n\u2019exclut pas que ce moyen de paiement concurrence \u00e0 terme les cartes de d\u00e9bit, si les montants d\u00e9pens\u00e9s par semaine continuent de doubler chaque ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. Les stations de montagne et lieux<\/strong> <strong>de vacances ont bien profit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le monitoring mis en place par Rafael Lalive et ses partenaires a confirm\u00e9 un sentiment partag\u00e9 par toutes celles et tous ceux qui ont pass\u00e9 leurs vacances d\u2019\u00e9t\u00e9 2020 au pays: les stations et lieux de vacances ont fait le plein. Les d\u00e9penses des Suisses sont tr\u00e8s concentr\u00e9es autour des lieux touristiques, par exemple Lucerne, Uri, le Tessin, et beaucoup aussi \u00e0 la montagne, dans toutes les stations des Alpes. Depuis, les habitudes d\u2019avant le Covid ont repris en grande partie leurs droits, et on ne trouve plus les m\u00eames concentrations, surtout estivales, au pays: les habitants ont repris le chemin des plages, \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>5. On br\u00fble toujours autant d\u2019essence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019en souvient, il y a un peu plus d\u2019une ann\u00e9e, au d\u00e9but de la guerre en Ukraine, les prix de l\u2019essence ont flamb\u00e9 et sont rest\u00e9s \u00e0 un niveau tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 durant plusieurs mois, avant de baisser un peu. Les Suisses ont-ils parfois renonc\u00e9 \u00e0 faire le plein, par exemple \u00e0 des fins de loisirs, ont-ils privil\u00e9gi\u00e9 les transports en commun pour certains trajets ? \u00abOn a pu observer que les gens d\u00e9pensent beaucoup pour l\u2019essence, explique Rafael Lalive. On pourrait croire que les gens prennent plus la voiture qu\u2019avant, mais ce serait faux de l\u2019affirmer, puisque le prix du carburant a augment\u00e9. En corrigeant pour l\u2019inflation le prix de ce dernier, en valeur r\u00e9elle, il y a une tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re diminution des d\u00e9penses dans ce domaine, mais vraiment pas autant qu\u2019on aurait pu l\u2019imaginer au d\u00e9but \u2013 dans les quelques premiers jours, on a vu un v\u00e9ritable impact, mais il n\u2019a clairement pas dur\u00e9.\u00bb Pour ce qui est de l\u2019alimentation, pas de grand changement non plus sur ces donn\u00e9es agr\u00e9g\u00e9es: apparemment, les Suisses n\u2019ont pas d\u00e9valis\u00e9 les commerces pour se constituer des r\u00e9serves de guerre. M\u00eame s\u2019ils vont de nouveau faire du tourisme d\u2019achat en France ou en Allemagne pour profiter des prix bas, comme avant la pand\u00e9mie. Autre cons\u00e9quence de la guerre: on ne note presque plus d\u2019achats r\u00e9gl\u00e9s chez nous avec des cartes bancaires \u00e9mises en Russie&#8230;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La crainte d\u2019une p\u00e9nurie \u00e9nerg\u00e9tique n\u2019a pas non plus modifi\u00e9 les habitudes de consommation des Suisses \u2013 les gens ne se sont ni ru\u00e9s sur les g\u00e9n\u00e9ratrices, ni clo\u00eetr\u00e9s chez eux sans rien d\u00e9penser en attendant sans bouger que le risque s\u2019\u00e9loigne.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est qu\u2019en mati\u00e8re d\u2019achats aussi, chassez le naturel et il revient au galop. \u00abSi le Covid a cr\u00e9\u00e9 des changements brusques et importants, on voit aujourd\u2019hui que les vieilles habitudes de consommation reviennent tr\u00e8s vite\u00bb, constate le professeur d\u2019\u00e9conomie. Mais le monitoring mis en place permet tout de m\u00eame de d\u00e9gager des tendances n\u00e9es durant la pand\u00e9mie qui perdurent, et dont les cons\u00e9quences politiques peuvent \u00eatre importantes. C\u2019est le cas par exemple pour les villes, qui s\u2019inqui\u00e8tent de leur perte d\u2019attractivit\u00e9 \u00e9conomique: m\u00eame si les employ\u00e9s ont repris le chemin du bureau, ils t\u00e9l\u00e9travaillent plus qu\u2019avant la crise, et continuent de consommer davantage \u00e0 la fois dans les commerces proches de leur lieu de r\u00e9sidence et via l\u2019e-commerce. \u00abCet outil de monitoring reste tr\u00e8s utile puisque, on le voit, les crises peuvent se succ\u00e9der rapidement \u2013 c\u2019est essentiel pour prendre des d\u00e9cisions politiques de savoir comment les consommateurs r\u00e9agissent sur le moment. Avec des informations plus \u00e9toff\u00e9es sur le type de consommation, il serait aussi possible d\u2019analyser la consommation responsable, en tenant compte de l\u2019impact \u00e9cologique des achats\u00bb, conclut Rafael Lalive. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du pain fait maison, des achats locaux et beaucoup, beaucoup moins de trajets en voiture et en train, voici ce que le citoyen lambda dirait si on lui demandait ce &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":13229,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42189,36,42204],"tags":[41],"class_list":{"0":"post-13356","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-diaporama","8":"category-economie","9":"category-no-83","10":"tag-sonia-arnal"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13356"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13356\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13229"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13356"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13356"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}