{"id":12970,"date":"2023-02-23T08:20:00","date_gmt":"2023-02-23T06:20:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=12970"},"modified":"2023-02-13T11:56:52","modified_gmt":"2023-02-13T09:56:52","slug":"livres-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/livres-11\/","title":{"rendered":"Livres"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\">Homme-orchestre de l\u2019\u00e9crit<\/h5>\n\n\n\n<p>Bertil Galland, 92 ans cette ann\u00e9e! Vaudois de p\u00e8re, Su\u00e9dois de m\u00e8re, un homme du monde au sens fort. Un journaliste et \u00e9crivain aux sympathies multiples, parfois id\u00e9ologiquement critiquables; un \u00e9diteur aux engagements forcen\u00e9s \u00e0 qui la litt\u00e9rature romande doit beaucoup. Et une vie qui donne le tournis! Comment circonscrire par les mots une aventure aussi foisonnante? Jean-Philippe Leresche et Olivier Meuwly s\u2019y sont essay\u00e9s. Leur livre, comme le sujet de leur recherche, se r\u00e9v\u00e8le un brin nomade. Publi\u00e9 dans la collection encyclop\u00e9dique \u00abSavoir suisse\u00bb que Galland a lui-m\u00eame lanc\u00e9e en 2002, <em>Bertil Galland, vagabond des savoirs<\/em> commence par passer en revue ses diff\u00e9rentes bandes, des compagnons de route \u00abqu\u2019il ne m\u00e9lange si possible pas\u00bb et parmi lesquels on retrouve la plupart des figures aujourd\u2019hui reconnues de la litt\u00e9rature romande, de Jacques Chessex \u00e0 Nicolas Bouvier en passant par Maurice Chappaz ou Anne-Lise Grob\u00e9ty.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 1971, pour d\u00e9fendre et promouvoir ces auteurs, Bertil Galland va cr\u00e9er la maison d\u2019\u00e9dition qui porte son nom. Il vient de prendre ses distances avec la Ligue Vaudoise de Marcel Regamey dont il fut longtemps proche. Une organisation inspir\u00e9e par la pens\u00e9e du Fran\u00e7ais Charles Maurras, hostile \u00e0 la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale et affichant des positions antis\u00e9mites auxquelles toutefois Galland n\u2019adh\u00e8re pas. D\u2019autres parties du livre s\u2019int\u00e9ressent au chroniqueur et au journaliste, \u00e0 ses reportages en Am\u00e9rique, en Asie du Sud-Est ou en Afrique. Y aurait-il donc deux Galland, l\u2019un z\u00e9lateur du Pays de Vaud et anticommuniste, l\u2019autre plus cosmopolite et libre? s\u2019interrogent alors les auteurs. Ce serait trop simple et il convient plut\u00f4t de voir dans cet homme de paradoxes un \u00eatre \u00absoucieux de se trouver des racines pour aider les autres \u00e0 s\u2019implanter dans leur propre univers\u00bb. \/ Mireille Descombes<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"225\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/livre_galland_82.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13072\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Bertil Galland. Vagabond des savoirs. De Jean-Philippe Leresche et Olivier Meuwly. EPFL Press Savoir suisse (2022), 184 p.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<h5 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Jean Rosset met le feu aux Vaudois&nbsp;<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite d\u2019un \u00abaccident survenu dans le syst\u00e8me de gravitation\u00bb, la Terre se rapproche du Soleil. La temp\u00e9rature augmente sans cesse. Puis \u00abtoute vie va finir.\u00bb D\u00e8s le premier chapitre de <em>Pr\u00e9sence de la mort<\/em>, paru en 1922, C.\u2009F. Ramuz expose le destin de la plan\u00e8te et de ses habitants, en se concentrant sur ceux du canton de Vaud.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, il ne faut pas voir dans ce roman une proph\u00e9tie li\u00e9e au r\u00e9chauffement climatique, comme l\u2019indique dans son introduction Marc Atallah, ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche en Facult\u00e9 des lettres. En effet, dans ce \u00abbeau texte de science-fiction, au sens noble\u00bb, C.\u2009F. Ramuz s\u2019int\u00e9resse essentiellement \u00e0 la mani\u00e8re dont, progressivement, les Vaudois vivent leurs derniers mois. Pass\u00e9 l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9, les liens sociaux se d\u00e9litent sous la chaleur croissante. L\u2019\u00e9crivain d\u00e9crit des sc\u00e8nes hallucinantes, comme une f\u00eate sauvage au R\u00f4tillon, des pillages, des \u00e9meutes ou l\u2019incendie des banques de Saint-Fran\u00e7ois. \/<strong> <\/strong>DS<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"236\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/livre_ramuz_82.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13081\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr\u00e9sence de la mort. Par C.\u2009F. Ramuz. Introduction de Marc Atallah. Zo\u00e9 (2022), 228 p.    <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<h5 class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Marie fid\u00e8le  dans l\u2019<\/strong><strong>infid\u00e9lit\u00e9<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p>Selon Sigmund Freud, rien hormis l\u2019antis\u00e9mitisme n\u2019est applicable dans le \u00abprogramme\u00bb de Hitler. En 1933, il pense que les Allemands ne vont pas tarder \u00e0 le remarquer et \u00e0 se distancier des nazis. Il n\u2019en tire pas vraiment espoir mais croit pouvoir rester \u00e0 Vienne, malgr\u00e9 le danger qui monte en Autriche aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 son amie la princesse Marie Bonaparte, il \u00e9crit voir le monde devenir une prison pour les juifs. Elle l\u2019aidera \u00e0 se r\u00e9fugier en Angleterre en 1938. Faut-il retenir avant tout cet aspect dans la correspondance int\u00e9grale \u00e9dit\u00e9e et annot\u00e9e par le professeur de l\u2019UNIL R\u00e9my Amouroux? Ou privil\u00e9gier l\u2019humour et la bienveillance du fondateur de la psychanalyse? Et que choisir dans les lettres de Marie, la veine \u00e9rotique ou la passion scientifique? Les amants, la famille princi\u00e8re, les voyages ? Alors qu\u2019elle n\u2019a plus de nouvelles du \u00abcher p\u00e8re\u00bb dont elle diffuse la pens\u00e9e en France, elle lui \u00e9crit encore une lettre en ce 23 septembre 1939, le jour m\u00eame o\u00f9 il meurt. Ce livre \u00e9claire leur intimit\u00e9 intellectuelle et amicale de mani\u00e8re somptueuse. \/ Nadine Richon<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"237\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/livre_bonaparte_82.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13067\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marie Bonaparte \u2013 Sigmund Freud, Correspondance int\u00e9grale. \u00c9d. par R\u00e9my Amouroux. Flammarion (2022), 1071 p.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Homme-orchestre de l\u2019\u00e9crit Bertil Galland, 92 ans cette ann\u00e9e! Vaudois de p\u00e8re, Su\u00e9dois de m\u00e8re, un homme du monde au sens fort. 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