{"id":12964,"date":"2023-02-23T08:21:00","date_gmt":"2023-02-23T06:21:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=12964"},"modified":"2023-02-24T10:08:39","modified_gmt":"2023-02-24T08:08:39","slug":"regarder-du-x-reussit-mieux-aux-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/regarder-du-x-reussit-mieux-aux-femmes\/","title":{"rendered":"Regarder du X r\u00e9ussit mieux aux femmes"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/porno_82_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13089\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/porno_82_1.jpg 587w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/porno_82_1-191x260.jpg 191w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Des couples ont particip\u00e9 \u00e0 une \u00e9tude au sujet\nde la consommation de pornographie. \n\u00a9\u2009Louiza<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Plus les hommes regardent de porno, plus leur vie sexuelle se d\u00e9t\u00e9riore. C\u2019est tout l\u2019inverse pour les femmes, selon le r\u00e9sultat, en apparence paradoxal, d\u2019une \u00e9tude publi\u00e9e par le Centre LIVES. Explications avec son auteur, le chercheur en psychologie sociale Nicolas Sommet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est un domaine de recherche assez culott\u00e9 qui peut intriguer ou g\u00eaner. Une chose est s\u00fbre, il r\u00e9serve d\u2019int\u00e9ressantes surprises. Les films X, aussi, sont au c\u0153ur de travaux universitaires. S\u2019ils ne sont pas r\u00e9put\u00e9s pour la qualit\u00e9 de leurs sc\u00e9narios, ces contenus, dont la grande majorit\u00e9 sont imagin\u00e9s par des hommes pour des hommes, produisent sur ceux et celles qui les regardent un effet pour le moins contre-intuitif. La consommation de la pornographie est associ\u00e9e \u00e0 une d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 de la vie sexuelle des hommes, alors qu\u2019elle am\u00e9liore celle des femmes. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8lent les troublantes conclusions d\u2019une publication r\u00e9cente du Centre LIVES, bas\u00e9 \u00e0 l\u2019UNIL et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. \u00abNous avons \u00e9t\u00e9 un peu surpris, c\u2019est vrai, admet Nicolas Sommet, chercheur en psychologie sociale et co-auteur de l\u2019\u00e9tude. Notre hypoth\u00e8se de d\u00e9part \u00e9tait formul\u00e9e de mani\u00e8re assez ouverte, nous cherchions \u00e0 \u00e9valuer l\u2019impact de l\u2019usage de pornographie sur la vie sexuelle, mais nous ne nous attendions pas \u00e0 une telle inversion.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pas d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 pourtant, les r\u00e9sultats sont solides. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 recueillies via un questionnaire sur un \u00e9chantillon de d\u00e9part tr\u00e8s large: plus de 100\u2009000 jeunes gens (<em>lire l\u2019encadr\u00e9 p. 29<\/em>). \u00abLa force de notre recherche r\u00e9side aussi dans le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une \u00e9tude men\u00e9e sur la dur\u00e9e\u00bb, pr\u00e9cise Nicolas Sommet. Le chercheur a suivi les participants et participantes durant trois ans, \u00abafin de v\u00e9rifier si une variation de leur consommation de pornographie au cours du temps \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 un changement dans la qualit\u00e9 de leur vie sexuelle\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Auto-\u00e9valuation des comp\u00e9tences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ces jeunes gens, \u00e2g\u00e9s en moyenne de 21 ans au d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude, ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 situer leur usage de pornographie sur une \u00e9chelle de 1 (\u00abjamais\u00bb) \u00e0 8 (\u00abtr\u00e8s souvent\u00bb). Quant \u00e0 la qualit\u00e9 de leur vie sexuelle, elle a \u00e9t\u00e9 extrapol\u00e9e \u00e0 partir de trois crit\u00e8res. D\u2019abord, une auto-\u00e9valuation subjective de leurs comp\u00e9tences sexuelles. Autrement dit, dans quelle mesure un individu s\u2019estime performant ou non sexuellement. Le deuxi\u00e8me crit\u00e8re utilis\u00e9 s\u2019attache plus au fonctionnement sexuel (d\u00e9sir, excitation, \u00e9rection, lubrification, orgasme, etc.). Pour compl\u00e9ter l\u2019ensemble, les r\u00e9ponses des uns et des autres ont \u00e9t\u00e9 mises en relation avec le niveau de satisfaction sexuelle de leur partenaire.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un des aspects particuli\u00e8rement int\u00e9ressants de l\u2019\u00e9tude: la participation de couples. Mais attention, comme le rel\u00e8ve Nicolas Sommet, \u00abchacun des partenaires a rempli son questionnaire de son c\u00f4t\u00e9, nous avons ensuite connect\u00e9 leurs r\u00e9ponses, en conservant leur anonymat\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les couples en question sont tous h\u00e9t\u00e9rosexuels. \u00abLa litt\u00e9rature scientifique concernant la pornographie sur laquelle s\u2019appuie notre cadre th\u00e9orique se focalise majoritairement sur les hommes et les femmes h\u00e9t\u00e9rosexuels, justifie Nicolas Sommet. Cela aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant d\u2019explorer comment la pornographie influence les couples homosexuels, mais malheureusement ces couples n\u2019\u00e9taient pas suffisamment nombreux pour conduire des analyses statistiques fiables.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sexe et demi-v\u00e9rit\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de ces partenaires sexuels parmi les participants pr\u00e9sente un avantage non n\u00e9gligeable: il permet de neutraliser certains biais qui peuvent appara\u00eetre dans les r\u00e9ponses. Le sexe reste, en effet, un sujet sur lequel l\u2019\u00eatre humain a une f\u00e2cheuse tendance \u00e0 mentir ou, du moins, \u00e0 d\u00e9former la r\u00e9alit\u00e9. Pas de quoi refroidir Nicolas Sommet. \u00abEn psychologie, on rencontre fr\u00e9quemment des biais, y compris sur des sujets qui peuvent para\u00eetre triviaux. Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas tant que les gens mentent aux scientifiques, mais plut\u00f4t qu\u2019ils se mentent \u00e0 eux-m\u00eames, afin de conserver une bonne image de soi.\u00bb D\u2019autres pr\u00e9cautions ont permis de contourner cet \u00e9cueil, comme la garantie de l\u2019anonymat ou l\u2019\u00e9laboration minutieuse du questionnaire soumis aux participants qui, dans ce cas, a dur\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un an. Au final, les r\u00e9sultats sont limpides. Plus les hommes consomment de pornographie, ou plus leur consommation augmente dans le temps, moins ils se sentent \u00e0 la hauteur sexuellement, plus ils signalent de probl\u00e8mes fonctionnels (des troubles de l\u2019\u00e9rection par exemple) et moins leur partenaire se dit satisfaite sexuellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes, c\u2019est tout le contraire. Plus elles consomment de pornographie ou plus leur consommation augmente dans le temps, plus elles se sentent comp\u00e9tentes et \u00e9panouies sexuellement, moins elles rapportent avoir de probl\u00e8mes fonctionnels (difficult\u00e9 \u00e0 avoir un orgasme par exemple), plus leur partenaire se dit satisfait de la qualit\u00e9 de leurs \u00e9changes sexuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce paradoxe peut s\u2019expliquer, selon les auteurs de l\u2019\u00e9tude. \u00abOn a tendance \u00e0 l\u2019oublier, mais la pornographie constitue souvent le premier pourvoyeur d\u2019informations sexuelles pour des adolescents et des jeunes adultes, rel\u00e8ve Nicolas Sommet. Elle peut leur faire d\u00e9couvrir des comportements, des pratiques, avoir un effet inspirant, voire m\u00eame b\u00e9n\u00e9fique pour leur sexualit\u00e9.\u00bb Revers de la m\u00e9daille, les repr\u00e9sentations de la sexualit\u00e9 v\u00e9hicul\u00e9es par la pornographie n\u2019ont \u00e9videmment pas que des bons c\u00f4t\u00e9s. \u00abOn le sait bien, elles ne refl\u00e8tent pas la r\u00e9alit\u00e9, poursuit le chercheur. Il s\u2019agit de repr\u00e9sentations tr\u00e8s fantasm\u00e9es, et tr\u00e8s fantasm\u00e9es \u00e0 travers le regard masculin. Ce qui peut avoir des effets n\u00e9gatifs en termes de comparaison sociale pour les jeunes hommes.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le X, miroir d\u00e9primant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Confront\u00e9s aux acteurs de X, au spectacle de leur anatomie, de leur endurance et des moues extatiques de leurs partenaires, certains risquent de trouver leur vie sexuelle bien terne. Et c\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0-dessus qu\u2019il faut s\u2019attarder pour comprendre une partie des r\u00e9sultats de cette \u00e9tude. Comme le souligne Nicolas Sommet, \u00abla litt\u00e9rature scientifique nous apprend que les hommes sont particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 ces effets de comparaison. La pression \u00e0 la performance sexuelle les occupe beaucoup.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes, elles, seraient plus imperm\u00e9ables aux st\u00e9r\u00e9otypes, physiques notamment, v\u00e9hicul\u00e9s par la pornographie, qui se r\u00e9duisent pourtant la plupart du temps \u00e0 des repr\u00e9sentations lourdement caricaturales et machistes. Nicolas Sommet avance, \u00e0 cet \u00e9gard, une autre hypoth\u00e8se: \u00abNous n\u2019avons pas d\u2019\u00e9l\u00e9ments empiriques pour l\u2019affirmer, mais il est probable que les jeunes femmes soient plus \u00e0 m\u00eame de comprendre que ces repr\u00e9sentations de la sexualit\u00e9, relay\u00e9es par la pornographie, sont assez irr\u00e9alistes et ne constituent donc pas forc\u00e9ment quelque chose de mena\u00e7ant. On peut aussi en faire une interpr\u00e9tation un tout petit peu plus cynique. \u00c9labor\u00e9e par des hommes pour des hommes, l\u2019imagerie pornographique est, c\u2019est vrai, empreinte de misogynie. Pour autant, il est possible que des femmes y puisent des informations sur la fa\u00e7on de se comporter avec un partenaire masculin. En d\u2019autres termes, elles s\u2019approprieraient certains codes v\u00e9hicul\u00e9s par la pornographie afin de les r\u00e9utiliser dans leur activit\u00e9 sexuelle.\u00bb Et ainsi s\u2019adapter \u00e0 ce qu\u2019elles estiment \u00eatre les attentes de leur partenaire.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/NicolasSommet_82.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13088\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/NicolasSommet_82.jpg 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2023\/02\/NicolasSommet_82-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Nicolas Sommet. Chercheur en psychologie sociale au Centre LIVES.\nNicole Chuard\u2009\u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On ne peut bien s\u00fbr pas r\u00e9duire la vie sexuelle \u00e0 la quantit\u00e9 de pornographie consomm\u00e9e. Se focaliser sur un tel facteur limite forc\u00e9ment l\u2019analyse, mais n\u2019en \u00f4te pas pour autant la pertinence. \u00abEn tant que psychologue social, j\u2019utilise une m\u00e9thodologie quantitative, statistique, qui me permet d\u2019identifier des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux et des tendances moyennes dans la population, pr\u00e9cise Nicolas Sommet. En mati\u00e8re de sexualit\u00e9, il y a des choses qu\u2019on ne peut pas capter \u00e0 travers le questionnaire que nous avons utilis\u00e9, c\u2019est \u00e9vident. Il faudrait pour cela une m\u00e9thodologie qualitative.\u00bb D\u2019ailleurs, reconna\u00eet le chercheur, \u00abon ne peut pas affirmer qu\u2019un homme qui \u00e9prouve des difficult\u00e9s sexuelles verra sa vie intime massivement am\u00e9lior\u00e9e en interrompant simplement sa consommation de pornographie\u00bb. Si l\u2019influence de l\u2019usage des films X existe bel et bien, elle demeure plut\u00f4t modeste.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 du r\u00e9sultat, la d\u00e9marche acad\u00e9mique elle-m\u00eame intrigue. Tr\u00e8s largement consomm\u00e9e, boost\u00e9e par Internet, la pornographie donne lieu \u00e0 des recherches scientifiques, mais reste un sujet d\u00e9licat, voire sulfureux. Elle fait actuellement l\u2019objet d\u2019un d\u00e9bat de soci\u00e9t\u00e9 qui pointe notamment sa banalisation et les risques qu\u2019elle ferait peser sur la jeunesse. Les pratiques choquantes qui pr\u00e9valent dans ce milieu ou l\u2019\u00e9rotisation de la violence viennent, par ailleurs, d\u2019\u00eatre d\u00e9nonc\u00e9es dans un rapport s\u00e9natorial en France. Comment, dans ce contexte, trouver la bonne distance, la bonne approche en tant qu\u2019universitaire ? \u00abEn nous penchant sur les cons\u00e9quences de la pornographie sur la psychologie, nous avons d\u00e9couvert, mon co-auteur et moi, une litt\u00e9rature souvent assez moralisatrice, tr\u00e8s critique de la pornographie, qui tend \u00e0 r\u00e9duire les consommateurs et consommatrices \u00e0 des \u00eatres captifs de leur consommation, observe Nicolas Sommet. Il y a une propension \u00e0 ne regarder que du c\u00f4t\u00e9 des effets n\u00e9gatifs sans essayer de comprendre le ph\u00e9nom\u00e8ne dans son ensemble. Pour cette raison, nous avons choisi un \u00e9chantillon de population tr\u00e8s large, bien plus large que ce que l\u2019on retrouve habituellement dans la litt\u00e9rature scientifique consacr\u00e9e \u00e0 ce sujet. Et nous avons essay\u00e9 de rester le plus neutre possible.\u00bb Sans diaboliser, ni stigmatiser. <\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9f\u00e9rence de l\u2019\u00e9tude: Sommet N, Berent J (2022). <em>Porn use and men\u2019s and women\u2019s sexual performance: evidence from a large longitudinal sample<\/em>. Paru dans <em>Psychological Medicine<\/em> 1\u20139. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S003329172100516X\" data-type=\"URL\" data-id=\"doi.org\/10.1017\/S003329172100516X\" target=\"_blank\">doi.org\/10.1017\/S003329172100516X<\/a><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#d422663d\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">YouTube \u00e0 la rescousse&nbsp;<\/h5>\n\n\n\n<p>Pour recruter des participant \u00e0 cette \u00e9tude sur la consommation de pornographie, les chercheurs ont choisi une m\u00e9thode peu orthodoxe, mais parfaitement assum\u00e9e. C\u2019est vers la plate-forme YouTube et l\u2019une de ses ic\u00f4nes qu\u2019ils se sont tourn\u00e9s. C\u2019\u00e9tait en 2015, Mathieu Sommet, le fr\u00e8re de l\u2019un des co-auteurs, s\u2019\u00e9tait alors fait un nom gr\u00e2ce \u00e0 son \u00e9mission humoristique <em>Salut les geeks<\/em>, qui ne comptait pas moins de 1,6 million d\u2019abonn\u00e9s. Ce vivier de jeunes gens francophones, vivant en France, en Suisse ou en Belgique, a permis, dans un premier temps, de recruter 100\u2009000 participants, dont 4000 couples. \u00c0 la fin de l\u2019\u00e9tude, trois ans plus tard, ils \u00e9taient encore 20\u2009000, dont 500 couples, \u00e0 r\u00e9pondre au questionnaire des chercheurs.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abL\u2019\u00e9chantillon n\u2019est pas repr\u00e9sentatif de la population et c\u2019est une des limites de l\u2019\u00e9tude, reconna\u00eet Nicolas Sommet. En revanche, il pr\u00e9sentait deux avantages pour nous. Une audience jeune, donc des individus qui se trouvent \u00e0 un moment charni\u00e8re de leur d\u00e9veloppement sexuel, et une audience tr\u00e8s connect\u00e9e. Or, on sait que la majorit\u00e9 des gens consomment de la pornographie par le biais d\u2019Internet.\u00bb L\u2019\u00e2ge moyen des participants \u00e9tait de 21 ans au d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude. \u00abUne population particuli\u00e8rement int\u00e9ressante pour nous, poursuit-il. Au c\u0153ur des recherches sur l\u2019impact de la pornographie, il y a la question de la socialisation sexuelle. Pour un adolescent ou un jeune adulte, l\u2019exposition \u00e0 la pornographie peut avoir une influence d\u00e9cisive.\u00bb Pass\u00e9 un certain \u00e2ge, l\u2019effet de ce genre d\u2019imagerie est plus marginal.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus les hommes regardent de porno, plus leur vie sexuelle se d\u00e9t\u00e9riore. 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