{"id":12876,"date":"2022-10-17T08:08:00","date_gmt":"2022-10-17T06:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=12876"},"modified":"2024-01-31T16:13:09","modified_gmt":"2024-01-31T14:13:09","slug":"la-sante-au-coeur-du-metier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-sante-au-coeur-du-metier\/","title":{"rendered":"La sant\u00e9 au c\u0153ur du m\u00e9tier"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/10\/manuelaeicher_81.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12741\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/10\/manuelaeicher_81.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/10\/manuelaeicher_81-390x260.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/10\/manuelaeicher_81-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Manuela Eicher. \u00c0 la Brasserie du Palace \u00e0 Lausanne.\n\u00a9Pierre-Antoine Grisoni\/Strates<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Docteure en sciences infirmi\u00e8res, la professeure Manuela Eicher dirige l\u2019Institut universitaire de formation et de recherche en soins. Rencontre autour d\u2019un repas bien comment\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Manuela Eicher est arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019UNIL apr\u00e8s une formation universitaire en soins infirmiers, en Allemagne, un passage comme formatrice \u00e0 l\u2019\u00e9cole Lindenhof \u00e0 Berne dans le cadre du dipl\u00f4me d\u2019infirmi\u00e8re, une th\u00e8se doctorale sur le r\u00f4le de <em>breast care<\/em> nurse dans la prise en charge des cancers du sein \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de l\u2019\u00cele \u00e0 Berne et sept ans comme doyenne de la recherche en sant\u00e9 \u00e0 la Haute \u00c9cole de sant\u00e9 Fribourg. Un parcours pr\u00e9coce qui doit tout \u00e0 son caract\u00e8re bien tremp\u00e9, \u00e0 son originalit\u00e9 \u2013 elle a commenc\u00e9 sa vie de jeune infirmi\u00e8re \u00e0 S\u00e3o Paulo pour soulager le quotidien des malades du sida \u2013 et \u00e0 sa boulimie de travail, bien qu\u2019elle se r\u00e9crierait sans doute face au terme de boulimie car son activit\u00e9 est \u00abune passion\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sp\u00e9cialiste en soins en oncologie, domaine qui combine \u00abla haute technologie et les questions existentielles\u00bb, elle a tiss\u00e9 des liens professionnels avec le D\u00e9partement d\u2019oncologie dirig\u00e9 par George Coukos. Elle est professeure associ\u00e9e depuis 2016, avec pour mission d\u2019\u00e9tablir un partenariat entre ce D\u00e9partement et l\u2019Institut universitaire de formation et de recherche en soins (IUFRS), qu\u2019elle dirige. Elle a d\u00e9velopp\u00e9 un groupe de recherche (infirmi\u00e8res et autres professionnels de sant\u00e9 en master, doctorat, post-doctorat) qui s\u2019int\u00e9resse en particulier au soutien \u00e0 l\u2019autogestion des cons\u00e9quences du cancer, et \u00e0 la mise en \u0153uvre de nouveaux mod\u00e8les de soins. Un des projets de ce groupe est le \u00abLaboratoire des patients en oncologie\u00bb, visant \u00e0 mieux int\u00e9grer les patients, et leurs proches, dans le processus de la recherche. Cette collaboration entre professionnels de sant\u00e9 et patients ou proches bien inform\u00e9s est essentielle, estime la chercheuse, qui \u00e9tend cette d\u00e9marche vers un public plus large lorsqu\u2019il s\u2019agit de pr\u00e9vention.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le canton de Vaud, des infirmi\u00e8res et infirmiers form\u00e9s \u00e0 dessein (voir le site de l\u2019IUFRS) peuvent poser un diagnostic et prescrire des m\u00e9dicaments, tandis qu\u2019une autre formation universitaire orient\u00e9e sur la recherche et le changement des pratiques permet \u00abd\u2019implanter dans la clinique les nouveaux savoirs scientifiques en soins infirmiers\u00bb. Face au vieillissement de la population, estime Manuela Eicher, il faut \u00e9viter autant que possible les hospitalisations et permettre aux personnes de rester actives m\u00eame dans la maladie, qu\u2019elles apprennent \u00e0 g\u00e9rer entre autres avec un soutien infirmier. L\u2019id\u00e9e est d\u2019aider \u00e0 \u00abmaintenir les capacit\u00e9s et d\u2019apprendre \u00e0 vivre ou mourir avec la maladie\u00bb. On songe \u00e0 son propre futur en parlant avec cette sp\u00e9cialiste qui m\u00e8ne et encadre des recherches ciblant \u00ables soins, pas la maladie\u00bb, le bien-\u00eatre des malades chroniques et de leurs proches: un enjeu de soci\u00e9t\u00e9 majeur. Dans un h\u00f4pital adapt\u00e9 aux a\u00een\u00e9s \u2013 projet CHUV avec des chercheurs de l\u2019IUFRS \u2013 le personnel infirmier a un r\u00f4le central \u00e0 jouer.<\/p>\n\n\n\n<p>En dehors de son travail, elle se consacre \u00e0 sa famille et \u00e0 ses amis, sans oublier ses chats et ses plantes. Elle aime, le matin, \u00e9couter des podcasts radiophoniques, chanter, faire du v\u00e9lo, partager des moments privil\u00e9gi\u00e9s avec son mari, sa fille et son fils, deux adolescents. Elle n\u2019a pas le temps de se disperser ni le<br>loisir de baisser les bras face \u00e0 la souffrance d\u2019autrui. \u00abCe n\u2019est pas un job, c\u2019est ma vie\u00bb, conclut-elle. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une ville de go\u00fbt&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Barcelone pour ses poissons \u00e0 la planche<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une personne<\/strong> <strong>\u00e0 sa table<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019infirmi\u00e8re Florence Nightingale pour sa rigueur scientifique&#8230;&nbsp; ou l\u2019acteur Javier Bardem.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un souvenir<\/strong> <strong>gustatif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La raclette de son enfance en Valais.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Docteure en sciences infirmi\u00e8res, la professeure Manuela Eicher dirige l\u2019Institut universitaire de formation et de recherche en soins. Rencontre autour d\u2019un repas bien comment\u00e9. 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