{"id":1249,"date":"2010-09-24T09:15:12","date_gmt":"2010-09-24T07:15:12","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1249"},"modified":"2012-05-11T11:42:42","modified_gmt":"2012-05-11T09:42:42","slug":"jusquou-les-etats-peuvent-ils-sendetter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/jusquou-les-etats-peuvent-ils-sendetter\/","title":{"rendered":"Jusqu\u2019o\u00f9 les Etats peuvent-ils s\u2019endetter?"},"content":{"rendered":"<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1825\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/09\/parlementgrec.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/09\/parlementgrec.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/09\/parlementgrec-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>Les Am\u00e9ricains annoncent 13\u2019000 milliards de dollars de dettes! Le nouveau premier ministre japonais, Naoto Kan, a pr\u00e9venu r\u00e9cemment que le pays risquait de ne pas \u00eatre en capacit\u00e9 d\u2019honorer sa dette. Et les dettes des Grecs, des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Hongrois, et m\u00eame des Fran\u00e7ais font d\u00e9bat. Une discussion qui va se prolonger cet automne. \u00abAllez savoir!\u00bb se demande pourquoi les Etats peuvent d\u00e9penser plus que les m\u00e9nages. Et, finalement, ces dettes sont-elles aussi probl\u00e9matiques qu\u2019on le dit? Les r\u00e9ponses des experts de l\u2019UNIL.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le G20 a d\u00e9cid\u00e9, fin juin \u00e0 Toronto, de r\u00e9duire le d\u00e9ficit des Etats de 50% d\u2019ici \u00e0 2013. La Gr\u00e8ce a mis l\u2019Europe sur les genoux \u00e0 cause de l\u2019inqui\u00e9tude soulev\u00e9e par son taux d\u2019endettement, et, dans la foul\u00e9e, les pays du sud de l\u2019Europe, les fameux PIGS (Portugal, Italie, Gr\u00e8ce et S pour Spain, soit Espagne) se sont retrouv\u00e9s montr\u00e9s du doigt. Ont-ils tout faux? Est-ce si grave?<\/p>\n<p>Et dans ce concert de lamentations, o\u00f9 en est la Suisse? Les r\u00e9ponses de deux sp\u00e9cialistes des finances publiques, Pascal St-Amour, professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des HEC de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL), et Nils Soguel, professeur \u00e0 l\u2019Institut de hautes \u00e9tudes en administration publique (IDHEAP).<\/p>\n<h2>1 &#8211; Qu\u2019est-ce que le taux d\u2019endettement?<\/h2>\n<p>Le taux d\u2019endettement de la Gr\u00e8ce est catastrophique \u2013 oui mais celui des Etats-Unis est d\u00e9sastreux et celui de la Grande-Bretagne ne vaut gu\u00e8re mieux. Voil\u00e0 ce qu\u2019on entend ou qu\u2019on lit dans la bouche des experts. Mais un taux d\u2019endettement, qu\u2019est-ce, au juste? C\u2019est un rapport, exprim\u00e9 en pourcentage, qui met en relation le revenu produit par un pays en une ann\u00e9e (son Produit Int\u00e9rieur Brut \u2013 PIB) et la dette de ce pays. Un taux d\u2019endettement de 100% signifie donc que le pays a une dette \u00e9gale \u00e0 son PIB. S\u2019il est de 150%, cela signifie que sa dette et une fois et demie plus importante que le PIB, etc\u2026<\/p>\n<p>On utilise ce ratio parce qu\u2019une dette exprim\u00e9e en chiffres absolus ne dit pas grand-chose de la sant\u00e9 financi\u00e8re d\u2019une collectivit\u00e9. Si l\u2019on utilise un parall\u00e8le avec les finances d\u2019un m\u00e9nage, on constate qu\u2019avoir un cr\u00e9dit priv\u00e9 de 20\u2019000 francs pour un couple qui a un revenu de 200\u2019000 francs par an n\u2019a pas le m\u00eame impact que le m\u00eame cr\u00e9dit pour une famille avec deux enfants qui gagne 60\u2019000 fr. Le taux d\u2019endettement se calcule en utilisant la dette d\u2019un pays, et pas son d\u00e9ficit: ce dernier \u00e9l\u00e9ment est li\u00e9 au budget annuel \u2013 la dette se construit donc au fil des ans en accumulant des d\u00e9ficits budg\u00e9taires.<\/p>\n<h2>2 &#8211; Est-ce grave d\u2019\u00eatre endett\u00e9?<\/h2>\n<p>Il y a, dans le rapport \u00e0 l\u2019endettement, une dimension historique et sociale. Professeur de finances publiques \u00e0 l\u2019IDHEAP, Nils Soguel rappelle qu\u2019aux \u00abXVIIIe et XIXe si\u00e8cles, on avait pour les Etats la m\u00eame vision que pour les individus: la dette \u00e9tait \u00e0 proscrire absolument \u2013 on pouvait d\u2019ailleurs se retrouver en prison si on ne payait pas ses cr\u00e9anciers. Il y avait la m\u00eame vision n\u00e9gative \u00e0 l\u2019encontre de ceux qui pr\u00eataient l\u2019argent, consid\u00e9r\u00e9s comme des exploiteurs de la mis\u00e8re d\u2019autrui et des usuriers.\u00bb<\/p>\n<p>Au cours du XIXe si\u00e8cle, les mentalit\u00e9s changent et l\u2019on admet alors l\u2019endettement quand les circonstances l\u2019exigent, par exemple pour financer la guerre. Puis vient la vision qui pr\u00e9vaut aujourd\u2019hui encore \u2013 en th\u00e9orie du moins: \u00abOn consid\u00e8re qu\u2019il est normal de s\u2019endetter pour des infrastructures, par exemple des routes ou des barrages, qui vont \u00eatre utilis\u00e9es par la g\u00e9n\u00e9ration qui souscrit l\u2019emprunt ET par les suivantes, puisqu\u2019elles auront elles aussi \u00e0 supporter le poids de cette dette\u00bb, explique Pascal St-Amour, professeur au d\u00e9partement d\u2019\u00e9conom\u00e9trie et d\u2019\u00e9conomie politique de la Facult\u00e9 des HEC de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Par contre, les sp\u00e9cialistes continuent de trouver peu raisonnable l\u2019endettement pour des d\u00e9penses courantes de fonctionnement (administration, sant\u00e9, aide sociale, subventions culturelles ou sportives, etc.): \u00abC\u2019est dangereux, mais aussi injuste: pourquoi nos enfants devraient-ils payer demain pour que nous puissions aller \u00e9couter des op\u00e9ras aujourd\u2019hui?\u00bb r\u00e9sume Pascal St-Amour. Sur ce plan, l\u2019\u00e9volution culturelle dans les cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es est frappante, pour les m\u00e9nages aussi, d\u2019ailleurs, sous l\u2019influence des Etats-Unis, grands amateurs de cartes de cr\u00e9dit et du mode de vie qui va avec.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est notamment le fruit d\u2019un keyn\u00e9sianisme mal compris, ou plut\u00f4t simplifi\u00e9 \u00e0 outrance\u00bb, analyse Nils Soguel. John Maynard Keynes, c\u00e9l\u00e8bre \u00e9conomiste britannique, a th\u00e9oris\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une intervention de l\u2019Etat quand la conjoncture est mauvaise \u2013 c\u2019est l\u00e0 une compr\u00e9hension tr\u00e8s lapidaire de sa pens\u00e9e, \u00abmais on en a conclu un peu vite, comme Kennedy dans les ann\u00e9es 1960 aux Etats-Unis, notamment, que l\u2019Etat avait pour mission de soutenir la demande int\u00e9rieure, donc de remplir les carnets de commandes des entreprises et ce jusqu\u2019\u00e0 parvenir au plein-emploi\u00bb, r\u00e9sume l\u2019\u00e9conomiste lausannois.<\/p>\n<p>R\u00e9sultat: le taux d\u2019endettement a explos\u00e9. Mais si la tendance date des ann\u00e9es 60, pourquoi s\u2019en inqui\u00e8te-t-on seulement maintenant? Parce que la croissance enregistr\u00e9e dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 a fait \u00e9cran \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9: l\u2019Etat d\u00e9pensait largement trop, mais comme le PIB entre dans le calcul du taux d\u2019endettement \u00e0 la place du num\u00e9rateur, il permettait de garder un r\u00e9sultat \u00abraisonnable\u00bb.<\/p>\n<h2>3 &#8211; A partir de combien est-ce trop?<\/h2>\n<p>\u00ab\u00c7a d\u00e9pend\u00bb, r\u00e9pondent bien \u00e9videmment les universitaires. Pascal St-Amour rappelle que la zone Euro exige de ses nouveaux membres un d\u00e9ficit inf\u00e9rieur \u00e0 3% et un taux d\u2019endettement de moins de 60%: \u00abBien s\u00fbr, ces chiffres sont arbitraires, mais ils ont le m\u00e9rite de fixer une r\u00e9f\u00e9rence. Que la majorit\u00e9 des pays de l\u2019Union ne respecte plus, soit dit en passant\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Ces normes, plus grand monde ne les atteint en effet en Occident, hormis la Suisse et quelques rares petites entit\u00e9s. Pas forc\u00e9ment dramatique en soi, mais pass\u00e9 un certain seuil, le poids des int\u00e9r\u00eats finit par peser lourd sur le budget de l\u2019Etat: \u00abLa limite d\u00e9pend finalement de la capacit\u00e9 d\u2019un Etat \u00e0 payer les int\u00e9r\u00eats de sa dette sans pour autant devoir renoncer \u00e0 assumer ses autres t\u00e2ches\u00bb, r\u00e9sume Nils Soguel.<\/p>\n<p>La situation devient critique lorsque le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019un Etat doit supporter est sup\u00e9rieur \u00e0 son taux de croissance \u2013 cela veut dire alors que le taux d\u2019endettement s\u2019autoalimente. Mais si l\u2019argent pouvait s\u2019emprunter gratuitement, il n\u2019y aurait en th\u00e9orie aucune limite\u2026<\/p>\n<h2>4 &#8211; Tous les pays sont-ils log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne?<\/h2>\n<p>Evidemment non. Les taux d\u2019endettement sont tr\u00e8s variables. Certains, comme la Gr\u00e8ce, d\u00e9passent largement les 100%. D\u2019autres, comme la Suisse ou la Su\u00e8de, restent en dessous de 50%. D\u2019innombrables crit\u00e8res entrent en ligne de compte pour expliquer cela. Il y a d\u2019abord le style de gestion: \u00abLes pays du Sud sont traditionnellement moins rigoureux dans leurs budgets et tendent \u00e0 accumuler du d\u00e9ficit\u00bb, explique Nils Soguel.<\/p>\n<p>Plus grave, ces m\u00eames pays oublient de profiter des ann\u00e9es de bonne conjoncture pour rembourser leur dette, contrairement \u00e0 ce que la Conf\u00e9d\u00e9ration par exemple doit faire pour respecter son frein \u00e0 l\u2019endettement. Ils d\u00e9pensent donc trop quand les rentr\u00e9es fiscales sont bonnes, et encore plus quand elles sont mauvaises, notamment pour l\u2019aide sociale \u00e0 ceux que la crise fragilise.<\/p>\n<p>\u00abLa Suisse a un atout face \u00e0 la plupart des autres pays qui l\u2019entourent, relativise Pascal St-Amour. Les frais de sant\u00e9 ne ressortent pas des finances publiques \u2013 or, dans un pays comme la France, c\u2019est l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments qui plombent le plus le budget.\u00bb<\/p>\n<h2>5 &#8211; Pourquoi la Gr\u00e8ce est-elle montr\u00e9e du doigt?<\/h2>\n<p>Est-ce parce qu\u2019elle g\u00e8re mal ses d\u00e9penses que la Gr\u00e8ce s\u2019est retrouv\u00e9e en situation tr\u00e8s difficile? Est-ce pour des raisons similaires que des nations comme l\u2019Italie, le Portugal ou l\u2019Espagne ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9stabilis\u00e9es dans son sillage? Pas seulement. L\u2019un des emprunts de la Gr\u00e8ce arrivait \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, et le pays devait donc le ren\u00e9gocier \u2013 jusque-l\u00e0, rien que de tr\u00e8s normal. Mais tous les pays n\u2019empruntent pas au m\u00eame taux: il peut y avoir des variations importantes selon leur dynamisme \u00e9conomique, leur type de gestion, bref la capacit\u00e9 \u00e0 rembourser qu\u2019on leur pr\u00eate.<\/p>\n<p>L\u2019Angleterre par exemple, qui affiche tout de m\u00eame un taux de 82%, soit bien plus que l\u2019Espagne par exemple (66.3%), n\u2019a pas (encore) inspir\u00e9 les m\u00eames inqui\u00e9tudes. La r\u00e8gle est simple: moins on a confiance dans la solidit\u00e9 du d\u00e9biteur, plus l\u2019argent est cher \u2013 le risque se paie cash. \u00abOr la confiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la Gr\u00e8ce s\u2019est effondr\u00e9e\u00bb, note Nils Soguel. Elle a eu de la peine \u00e0 trouver des investisseurs et s\u2019est retrouv\u00e9e avec un int\u00e9r\u00eat de plus de 11%.<\/p>\n<h2>6 &#8211; Comment assainir les comptes d\u2019un Etat?<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re mesure est \u00e9videmment de songer \u00e0 rembourser la dette dans les ann\u00e9es fastes. Mais quand on est dans la m\u00eame situation que la Gr\u00e8ce, par exemple, \u00e7a n\u2019est pas \u00e9vident: le poids de la dette devient tel qu\u2019il est difficile de r\u00e9ussir \u00e0 payer les int\u00e9r\u00eats, de remplir les diverses t\u00e2ches qui reviennent \u00e0 l\u2019Etat (infrastructures, s\u00e9curit\u00e9, \u00e9ducation, sant\u00e9\u2026), et, en plus, de mettre de l\u2019argent de c\u00f4t\u00e9 pour \u00e9ponger la dette\u2026<\/p>\n<p>Pour le faire n\u00e9anmoins, il y a en th\u00e9orie trois leviers: diminuer les d\u00e9penses, augmenter les recettes fiscales, am\u00e9liorer la croissance. Jouer de ces trois param\u00e8tres est \u00e9videmment plus compliqu\u00e9 en temps de crise. Le PIB stagne ou r\u00e9gresse, l\u2019Etat doit assumer plus de t\u00e2ches sociales, et les contribuables ne sont pas vraiment dans les meilleures dispositions pour payer plus d\u2019imp\u00f4ts. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019interviennent les fameux plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9: \u00abLes \u00e9tudes montrent que la mesure la plus efficace \u00e0 long terme est de couper dans les salaires de la fonction publique, dans les prestations sociales et les subventions, qui le plus souvent s\u2019apparentent indirectement \u00e0 des salaires vers\u00e9s par les institutions subventionn\u00e9es \u00bb, d\u00e9taille Nils Soguel.<\/p>\n<p>Lors du G20 qui s\u2019est tenu fin juin \u00e0 Toronto, les chefs d\u2019Etat se sont d\u2019ailleurs engag\u00e9s \u00e0 r\u00e9duire leur d\u00e9ficit budg\u00e9taire de 50% d\u2019ici \u00e0 2013. Un objectif vraiment r\u00e9aliste? Il est tr\u00e8s peu probable que tous tiennent leur engagement, mais Pascal St-Amour voit deux cons\u00e9quences positives \u00e0 cette d\u00e9cision: \u00abIl y a d\u2019abord un effet d\u2019annonce, qui envoie un message positif aux march\u00e9s et \u00e0 la population, de type \u00abne vous inqui\u00e9tez pas, nous travaillons \u00e0 am\u00e9liorer la situation\u00bb. Cette dimension psychologique joue un r\u00f4le tr\u00e8s concret sur les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat. Ensuite, m\u00eame si les d\u00e9ficits ne seront certainement pas r\u00e9duits de moiti\u00e9, c\u2019est un pas dans la bonne direction, une prise de conscience collective.\u00bb<\/p>\n<h2>7 &#8211; Et la Suisse dans tout \u00e7a?<\/h2>\n<p>La Suisse fait figure de tr\u00e8s bon \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du monde, avec un taux d\u2019endettement des collectivit\u00e9s qui se montait \u00e0 43,6% en 2007 (pr\u00e9visions 2010 du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des finances: 40%) et qui se divisait ainsi: 23,2% pour la Conf\u00e9d\u00e9ration, 11,8% pour les cantons, et 8,6% pour les communes. \u00abCes proportions s\u2019expliquent: on constate souvent que la discipline budg\u00e9taire augmente en fonction de la proximit\u00e9 avec les citoyens\u00bb, analyse Nils Soguel.<\/p>\n<p>L\u2019autre bon point de la Suisse, c\u2019est que, comme nombre de pays nordiques, elle r\u00e9ussit \u00e0 utiliser les ann\u00e9es fastes pour amortir sa dette. \u00abAvec son dynamisme \u00e9conomique, la stabilit\u00e9 de ses institutions et ses taux d\u2019imposition raisonnables, la Suisse a un tr\u00e8s bon \u00e9quilibre, de nature \u00e0 inspirer confiance aux investisseurs \u2013 elle peut donc emprunter \u00e0 des taux int\u00e9ressants\u00bb, souligne Pascal St- Amour.<\/p>\n<p>Une des raisons mises en avant par le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des finances est le succ\u00e8s de l\u2019instrument dit \u00abfrein \u00e0 l\u2019endettement\u00bb, qui fait fluctuer automatiquement le plafond des d\u00e9penses en fonction de la conjoncture et qui a \u00e9t\u00e9 introduit en 2000. Les d\u00e9penses peuvent \u00eatre sup\u00e9rieures aux recettes en cas de r\u00e9cession. Mais elles doivent \u00eatre inf\u00e9rieures aux recettes lorsque la conjoncture est bonne. Du coup le budget s\u2019\u00e9quilibre sur les ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Sonia Arnal<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Am\u00e9ricains annoncent 13\u2019000 milliards de dollars de dettes! 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