{"id":12387,"date":"2022-02-23T08:09:00","date_gmt":"2022-02-23T06:09:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=12387"},"modified":"2022-02-23T11:18:24","modified_gmt":"2022-02-23T09:18:24","slug":"henry-brandt-entre-lici-et-lailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/henry-brandt-entre-lici-et-lailleurs\/","title":{"rendered":"Henry Brandt, entre l\u2019ici et l\u2019ailleurs"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Auteur de \u00abLa Suisse s\u2019interroge\u00bb pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre de l\u2019Expo 64, le cin\u00e9aste et photographe neuch\u00e2telois Henry Brandt aurait eu 100 ans. Un livre \u00e9voque son riche parcours.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"783\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_brandt_79_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12253\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_brandt_79_1.jpg 783w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_brandt_79_1-254x260.jpg 254w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_brandt_79_1-768x785.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 783px) 100vw, 783px\" \/><figcaption>F\u00eate des Vendanges, Neuch\u00e2tel, ann\u00e9es 50. \u00a9 Fonds Henry Brandt, MAHN<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Quand on \u00e9voque la trajectoire du photographe et cin\u00e9aste suisse Henry Brandt (1921-1998), il ne faut pas avoir peur des superlatifs. Ses images sont tout simplement magnifiques. Et ses films, bouleversants, d\u00e9routants, frappent par leur intelligence douce-am\u00e8re. \u00c0 plus d\u2019un titre, ils restent en outre terriblement actuels. Les plus \u00e2g\u00e9s d\u2019entre nous se souviennent de l\u2019enfant aux yeux tristes de <em>La course au bonheur<\/em>, une des s\u00e9quences de <em>La Suisse s\u2019interroge<\/em>, v\u00e9ritable installation cin\u00e9matographique con\u00e7ue par Henry Brandt pour l\u2019Exposition nationale de 1964.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>De la solitude des personnes \u00e2g\u00e9es aux dangers repr\u00e9sent\u00e9s par la pollution, en passant par un regard respectueux et curieux port\u00e9 sur les pays lointains, son \u0153uvre fut toutefois beaucoup plus vaste. Plac\u00e9 sous la direction de Pierre-Emmanuel Jaques et Olivier Lugon, un bel ouvrage le rappelle, r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre des manifestations mises sur pied \u00e0 l\u2019occasion du centenaire de sa naissance.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cin\u00e9aste \u00e0 part<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1921 \u00e0 La Chaux-de-Fonds, Henry Brandt fut d\u2019abord photographe autodidacte, puis r\u00e9alisateur, tout en travaillant \u00e0 ses d\u00e9buts comme professeur de fran\u00e7ais \u00e0 Neuch\u00e2tel. Souvent consid\u00e9r\u00e9 comme \u00abl\u2019un des p\u00e8res du nouveau cin\u00e9ma suisse\u00bb, il demeure cependant un cin\u00e9aste \u00e0 part, solitaire, se consacrant quasi uniquement au film documentaire. \u00c0 cette particularit\u00e9 s\u2019ajoute une inscription continue dans une \u00e9conomie de la commande, impliquant \u00abd\u2019in\u00e9vitables contraintes et une conception du travail cr\u00e9atif comme une forme de n\u00e9gociation\u00bb, pr\u00e9cisent Pierre-Emmanuel Jaques et Olivier Lugon.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre particularit\u00e9 chez cet observateur critique de la soci\u00e9t\u00e9 suisse, le besoin de constamment relier le regard sur l\u2019ici \u00e0 l\u2019exploration de l\u2019ailleurs. C\u2019est le cas du film <em>Quand nous \u00e9tions petits enfants <\/em>(1961) qui m\u00eale des plans de Madagascar \u00e0 ceux de La Br\u00e9vine. Consacr\u00e9 \u00e0 la vie d\u2019une classe du hameau des Taill\u00e8res, dans le Jura neuch\u00e2telois, ce documentaire suit pendant une ann\u00e9e trente-deux \u00e9l\u00e8ves r\u00e9partis sur neuf niveaux et leur instituteur. Un v\u00e9ritable plaidoyer pour un enseignement adapt\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des enfants, en l\u2019occurrence des fils et filles de paysans impliqu\u00e9s depuis leur plus tendre enfance dans le monde du travail.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Henry Brandt estimait qu\u2019\u00abun artiste doit enquiquiner le monde, le faire r\u00e9fl\u00e9chir, remettre les choses en question\u00bb. Il y est parfaitement parvenu. Et avec gr\u00e2ce.\/ Mireille Descombes<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_brandt_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12255\" \/><figcaption>Henry Brandt, cin\u00e9aste et photographe. Sous la dir. de Pierre-Emmanuel Jaques et Olivier Lugon. Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Neuch\u00e2tel. Scheidegger &amp; Spiess (2021), 352 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Chercheur \u00e0 l\u2019Institut d\u2019histoire et anthropologie des religions, Jean-Fran\u00e7ois Bert pr\u00e9face un \u00abtexte embl\u00e9matique du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle\u00bb, l\u2019<em>Essai sur le don<\/em> de Marcel Mauss (1872-1950). Donner, recevoir, rendre. Si cette triple obligation d\u2019apparence triviale, qui fonctionne de mani\u00e8re circulaire, est n\u00e9cessaire dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s, elle engendre son lot de difficult\u00e9s et d\u2019ambivalences. Au-del\u00e0 de sa facette \u00e9conomique, le don comporte des dimensions politiques et religieuses. La clart\u00e9 de la pr\u00e9face aide les lecteurs \u00e0 \u00abarraisonner\u00bb la pens\u00e9e de Marcel Mauss. \/DS<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"247\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_mauss_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12266\" \/><figcaption>Marcel Mauss, essai sur le don. Pr\u00e9face de Jean-Fran\u00e7ois Bert. Champs classiques (2021), 319 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Depuis quelques d\u00e9cennies, le soin m\u00e9dical est impr\u00e9gn\u00e9 par la technologie, ce qui suscite conflits et dilemmes. N\u00e9e dans les ann\u00e9es 70 \u00abpour baliser les progr\u00e8s des sciences du vivant\u00bb, la bio\u00e9thique poss\u00e8de une histoire, des principes mais aussi des limites, que met en lumi\u00e8re cet ouvrage bref et dense. Professeur honoraire \u00e0 l\u2019UNIL, l\u2019auteur propose de fonder une nouvelle \u00e9thique du soin, bas\u00e9e sur la recherche d\u2019une \u00abvoie qui aide l\u2019individu malade \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un nouvel \u00e9tat d\u2019\u00e9quilibre o\u00f9 il devrait pouvoir retrouver ses potentialit\u00e9s\u00bb. \/DS<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"229\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_benaroyo_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12251\" \/><figcaption>Soin et bio\u00e9thique. R\u00e9inventer la clinique. Par Lazare Benaroyo. Puf (2021), 105 p. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce recueil de nouvelles raconte quatre tranches de vies, celles de Jos\u00e9phine, Sarah, Thibault et Am\u00e9lie. Confront\u00e9s \u00e0 des bouleversements, ces protagonistes vont devoir y r\u00e9pondre, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re. Comment poursuivre son chemin apr\u00e8s avoir connu la mort, ou v\u00e9cu l\u2019horreur? O\u00f9 trouver la force de continuer? R\u00e9dig\u00e9 par une \u00e9tudiante de la Facult\u00e9 des lettres durant son <em>bachelor<\/em>, cet ouvrage est, pour cette auteure de 23 ans, un premier pas dans le monde du livre. Il est publi\u00e9 aux \u00c9ditions du Lys Bleu, qui se sont donn\u00e9 pour mission de d\u00e9couvrir de nouvelles plumes. \/LC<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"214\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_curchod_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12256\" \/><figcaption>Entre la nuit et le jour. Par Marion Curchod. \u00c9ditions Le lys Bleu (2021), 240 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019intersectionnalit\u00e9 soul\u00e8ve bien des questions. Cette vision complexe pointe la pluralit\u00e9 des \u00abexp\u00e9riences minoritaires\u00bb mais postule une majorit\u00e9 fort homog\u00e8ne. Le point de vue r\u00e9publicain cache-t-il des injustices sous une apparence \u00e9galitaire? Certes. Mais pr\u00f4ner la vision des domin\u00e9s, n\u2019est-ce pas risquer de forcer certains y compris \u00abracis\u00e9s\u00bb \u00e0 soutenir des luttes qui ne correspondent pas toujours \u00e0 leurs aspirations? Quid de l\u2019exp\u00e9rience individuelle dans son universalit\u00e9, si on se focalise comme ici \u00e0 ce point sur le collectif avec ses ressorts dominants-domin\u00e9s? \/NR<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"216\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_intersectionnalite_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12261\" \/><figcaption>Pour l\u2019intersectionnalit\u00e9. Par \u00c9l\u00e9onore L\u00e9pinard et Sarah Mazouz. Anamosa (2021), 72 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019historien de la psychologie Florent Serina s\u2019interroge sur la r\u00e9ception ambivalente, en France, des th\u00e9ories du psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875-1961). L\u2019auteur s\u2019int\u00e9resse aux distorsions auxquelles sa pens\u00e9e a \u00e9t\u00e9 soumise dans un contexte domin\u00e9 par une vision freudo-centriste, voire lacano-centriste. Il \u00e9voque les diff\u00e9rentes colorations donn\u00e9es \u00e0 son \u0153uvre par ses traducteurs. Enfin, il n\u2019omet pas de relever le caract\u00e8re probl\u00e9matique de ses \u00abd\u00e9clarations plus qu\u2019ambigu\u00ebs \u00e0 l\u2019\u00e9gard du peuple juif et de l\u2019Allemagne nazie\u00bb. \/MD<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"224\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_jung_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12262\" \/><figcaption>C.G. Jung en France. Rencontres, passions et controverses. De Florent Serina. Les Belles Lettres (2021), 542 p.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Des femmes&#8230; et autres sujets remarquables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anthropologue Mondher Kilani, professeur honoraire de l\u2019UNIL, a le sens des titres qui font mouche. Apr\u00e8s <em>Du go\u00fbt de l\u2019autre<\/em> traitant du cannibalisme, <em>Comment l\u2019esprit des femmes vient aux hommes<\/em> nous donne envie de plonger sans d\u00e9lai dans ce petit livre rouge. On s\u2019attend \u00e0 un plaidoyer plein d\u2019humour sur l\u2019ind\u00e9niable sup\u00e9riorit\u00e9 f\u00e9minine. On d\u00e9couvre, un peu refroidi, qu\u2019il s\u2019agit \u2013 comme l\u2019annonce le sous-titre d\u2019ailleurs \u2013 d\u2019une s\u00e9rie d\u2019entretiens et d\u2019opinions parus dans diff\u00e9rents journaux entre 1989 et 2020, certains ayant fait l\u2019objet d\u2019entretiens radiophoniques ou de pr\u00e9sentations lors de conf\u00e9rences. Un pot-pourri, en quelque sorte, mais passionnant car il s\u2019attache \u00e0 d\u00e9voiler \u00ables m\u00e9canismes profonds de la soci\u00e9t\u00e9\u00bb.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Se pr\u00e9sentant lui-m\u00eame comme une sorte de cannibale \u00abqui fait circuler et \u00e9changer entre elles croyances et pratiques, actions et repr\u00e9sentations\u00bb, l\u2019auteur organise ses textes en neuf th\u00e9matiques. Dont l\u2019une, pr\u00e9cis\u00e9ment consacr\u00e9e aux femmes. Il y sugg\u00e8re que le divin marquis de Sade \u00e9tait un f\u00e9ministe avant l\u2019heure et que, selon le contexte, le port du voile peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 dans le sens d\u2019une lib\u00e9ration plut\u00f4t que d\u2019un enfermement. Au chapitre des catastrophes sanitaires, c\u00f4toyant vaches folles et grippes aviaires, la pand\u00e9mie du Covid-19 est analys\u00e9e comme une m\u00e9taphore de l\u2019\u00e9tat global du monde, la part maudite ou la part honteuse de notre soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hyperconsommation. \u00abLe monde s\u2019est trouv\u00e9 d\u00e9muni, \u00e9crit-il. Il a manqu\u00e9 d\u2019un r\u00e9cit qui lui aurait fait prendre conscience de la catastrophe avant que celle-ci n\u2019advienne et l\u2019aurait aid\u00e9 \u00e0 \u00e9prouver le futur qu\u2019il subit aujourd\u2019hui.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Au terme de ce voyage en zigzag qui aborde aussi bien le printemps arabe que l\u2019existence du Y\u00e9ti, Mondher Kilani revient sur son propre m\u00e9tier, l\u2019anthropologie. \u00c0 propos de son parcours, il souligne notamment l\u2019importance de sa rencontre avec la pens\u00e9e de Georges Bataille. Et il termine le livre avec un texte de 1989 intitul\u00e9 <em>L\u2019 \u00abautre\u00bb qui devient des \u00abn\u00f4tres\u00bb ou comment je suis devenu suisse!<\/em>, soulignant le fait que pour parachever sa naturalisation, l\u2019\u00e9tranger \u00abdoit payer une somme proportionnelle \u00e0 son salaire, un peu comme on paie une psychanalyse pour symboliser le lien entre le patient et son analyste, ici entre le nouveau\u2009\/\u2009la nouvelle venu\u00b7e et la communaut\u00e9 qui le\u2009\/\u2009la re\u00e7oit\u00bb. \/<strong> <\/strong>Mireille Descombes\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"222\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2022\/02\/livre_kilani_79.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12263\" \/><figcaption>Comment l\u2019esprit des femmes vient aux hommes, et autres sujets remarquables. De Mondher Kilani. \u00c9ditions de l\u2019Aire (2021), 336 p. <\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur de \u00abLa Suisse s\u2019interroge\u00bb pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre de l\u2019Expo 64, le cin\u00e9aste et photographe neuch\u00e2telois Henry Brandt aurait eu 100 ans. Un livre \u00e9voque son riche parcours. 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