{"id":11856,"date":"2021-05-20T08:24:00","date_gmt":"2021-05-20T06:24:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=11856"},"modified":"2024-01-31T16:18:16","modified_gmt":"2024-01-31T14:18:16","slug":"sa-lampe-revele-les-drogues-en-cinq-secondes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/sa-lampe-revele-les-drogues-en-cinq-secondes\/","title":{"rendered":"Sa lampe r\u00e9v\u00e8le les drogues en cinq secondes"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Le doctorant \u00e0 l\u2019UNIL Florentin Coppey a mis au point pour les forces de police une technologie portable d\u2019analyse de stup\u00e9fiants. Son dispositif nomm\u00e9 \u00abNIRLab\u00bb est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 dans plus d\u2019une dizaine de cantons.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2021\/05\/FlorentinCoppey_77.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11760\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2021\/05\/FlorentinCoppey_77.jpg 401w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2021\/05\/FlorentinCoppey_77-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px\" \/><figcaption>Florentin Coppey. Doctorant \u00e0 l\u2019UNIL et fondateur de NIRLab S\u00e0rl.\nNicole Chuard \u00a9\u2009UNIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En Suisse, plusieurs brigades des stup\u00e9fiants disposent depuis quelques mois d\u2019une nouvelle arme qui pourra acc\u00e9l\u00e9rer leur lutte contre ce trafic. Il s\u2019agit d\u2019un dispositif capable de reconna\u00eetre en cinq secondes tous types de drogue: cannabis, h\u00e9ro\u00efne, coca\u00efne, MDMA ou encore k\u00e9tamine, ainsi que les produits de coupage.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mis au point par Florentin Coppey, doctorant \u00e0 la Facult\u00e9 de droit, des sciences criminelles et d\u2019administration publique, le syst\u00e8me se compose d\u2019un appareil produit aux \u00c9tats-Unis ressemblant \u00e0 une petite lampe de poche, et d\u2019une application mobile d\u00e9velopp\u00e9e par <a href=\"https:\/\/apptitude.ch\/portfolio\/application-mobile\/nirlab\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/apptitude.ch\/portfolio\/application-mobile\/nirlab\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019agence Apptitude de l\u2019EPFL, <\/a>gr\u00e2ce \u00e0 un financement InnoTREK de 100000 francs. Pour l\u2019utiliser, il suffit de poser l\u2019engin sur la substance illicite et d\u2019appuyer sur un bouton. Instantan\u00e9ment, un flash s\u2019enclenche et un d\u00e9tecteur enregistre la variation de lumi\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie par les mol\u00e9cules du produit. L\u2019information de sa composition chimique et de sa puret\u00e9 est ensuite envoy\u00e9e sur le <em>smartphone<\/em> de l\u2019utilisateur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des algorithmes \u00abmaison\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abCette solution r\u00e9pond \u00e0 un besoin de rapidit\u00e9 exprim\u00e9 par les agents\u00bb, explique le doctorant, qui a lanc\u00e9 en mars la start-up NIRLab S\u00e0rl. \u00abEn Suisse, on est incrimin\u00e9 selon le taux de puret\u00e9. Par exemple, un individu ne peut \u00eatre emprisonn\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir de 18 grammes de coca\u00efne pure. Or, une analyse en laboratoire prend en moyenne deux semaines et, pendant ce temps, la police doit travailler \u00e0 l\u2019aveugle, d\u00e9taille le Valaisan. NIRLab permet d\u2019obtenir un r\u00e9sultat en un clic, avec un tr\u00e8s bon niveau de confiance.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dispositif est le fruit de sa recherche doctorale supervis\u00e9e depuis quatre ans par le professeur \u00e0 l\u2019\u00c9cole des sciences criminelles Pierre Esseiva. Choisissant d\u2019exploiter le potentiel de la spectroscopie proche infrarouge, employ\u00e9e habituellement par les industries pharmaceutiques et chimiques, le chercheur est parvenu \u00e0 adapter cette \u00ablampe de poche\u00bb \u00e0 un usage policier. Il a pour cela programm\u00e9 des algorithmes capables de traduire les donn\u00e9es spectrales abstraites \u00e9mises par l\u2019appareil en informations textuelles, compr\u00e9hensibles pour des non-initi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un an et demi de tests<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Afin que les algorithmes puissent reconna\u00eetre les substances mesur\u00e9es sur le terrain, Florentin Coppey a scann\u00e9 pr\u00e8s de 4000 \u00e9chantillons issus de saisies polici\u00e8res. Cette banque de donn\u00e9es ainsi constitu\u00e9e \u00e9voluera constamment gr\u00e2ce \u00e0 la centralisation en temps r\u00e9el sur un <em>cloud<\/em> des mesures effectu\u00e9es quotidiennement par le r\u00e9seau d\u2019utilisateurs. Un point important, selon lui, \u00abcar de nouvelles drogues apparaissent tous les mois\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un an et demi de tests r\u00e9alis\u00e9s sur le terrain par des polices romandes, le dispositif est d\u00e9j\u00e0 commercialis\u00e9 dans plus d\u2019une dizaine de cantons. Pour l\u2019entrepreneur, l\u2019objectif est d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent dans l\u2019ensemble de la Suisse afin d\u2019avoir un suivi en direct du march\u00e9 des stup\u00e9fiants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, via une plateforme de visualisation des statistiques. \u00abCe qui serait vraiment unique!\u00bb Lors de la phase de test, il avait notamment observ\u00e9 sur un graphique une baisse de la puret\u00e9 de la coca\u00efne mesur\u00e9e au printemps 2020, \u00absans doute li\u00e9e \u00e0 un manque d\u2019approvisionnement lors du semi-confinement\u00bb, interpr\u00e8te-t-il. En cours de finalisation, cette plateforme sera bient\u00f4t disponible. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le doctorant \u00e0 l\u2019UNIL Florentin Coppey a mis au point pour les forces de police une technologie portable d\u2019analyse de stup\u00e9fiants. 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