{"id":1116,"date":"2009-04-17T11:44:03","date_gmt":"2009-04-17T09:44:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1116"},"modified":"2012-05-15T16:41:05","modified_gmt":"2012-05-15T14:41:05","slug":"peut-on-se-soigner-sur-internet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/peut-on-se-soigner-sur-internet\/","title":{"rendered":"Peut-on se soigner sur Internet?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1127 alignnone\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/04\/souri.jpg\" alt=\"Peut-on se soigner sur Internet?\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/04\/souri.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2009\/04\/souri-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><em>Une douleur g\u00eanante, des taches suspectes? Il suffit de quelques clics pour trouver des pistes sur Internet. On peut trouver la cause, mais aussi se faire tr\u00e8s peur. Evaluation de cette nouvelle mode, avec deux sp\u00e9cialistes form\u00e9s \u00e0 l\u2019UNIL: un expert de la sant\u00e9 sur Internet et un m\u00e9decin de famille.<\/em><\/p>\n<p>\u00abJe n\u2019aime pas aller pour rien chez le toubib, alors, quand j\u2019ai ressenti une douleur \u00e0 l\u2019aine, j\u2019ai agi en autodidacte: j\u2019ai tap\u00e9 \u00abmal au ventre\u00bb sur Google. En consultant les sites Internet, j\u2019ai d\u2019abord cru \u00e0 une pubalgie et j\u2019ai suivi les recommandations trouv\u00e9es en ligne. Comme le mal persistait, j\u2019ai fait une nouvelle recherche et je suis tomb\u00e9 sur l\u2019hernie.<\/p>\n<p>\u00abLes sympt\u00f4mes d\u00e9crits sur le Web sont assez typiques. Il faut poser la main sur l\u2019aine, tousser, et si vous avez l\u2019impression qu\u2019un doigt vient vous chatouiller la paume de l\u2019int\u00e9rieur, c\u2019est probablement \u00e7a. Comme j\u2019\u00e9tais s\u00fbr de moi, je suis all\u00e9 directement chez le chirurgien, sans passer chez mon g\u00e9n\u00e9raliste. Il a confirm\u00e9 cet autodiagnostic.\u00bb<\/p>\n<h2>Un patient sur cinq consulterait en ligne<\/h2>\n<p>Ils sont l\u00e9gion, ceux qui, comme Bastien*, surfent sur le Web pour tenter de savoir de quoi ils souffrent. Mais combien sont-ils exactement? Difficile de le savoir. Selon la Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9 fran\u00e7aise, un patient sur cinq aurait pris l\u2019habitude de chercher de l\u2019information m\u00e9dicale sur Internet.<\/p>\n<p>Mais il y a tout lieu de penser que ce nombre est plus important encore dans notre pays, car, \u00abhistoriquement, les Suisses sont plus attir\u00e9s par Internet que leurs voisins europ\u00e9ens, et ils sont plus nombreux \u00e0 poss\u00e9der des liaisons \u00e0 haut d\u00e9bit\u00bb, constate Thierry Weber, un consultant ind\u00e9pendant en communication m\u00e9dicale.<\/p>\n<p>Il est en tout cas un signe qui ne trompe pas: les sites relatifs \u00e0 la sant\u00e9 sont si pris\u00e9s que, dans les pays occidentaux, ils arrivent en deuxi\u00e8me position, en termes de consultations, \u00abapr\u00e8s le th\u00e8me num\u00e9ro un que tout le monde conna\u00eet\u00bb, dit en riant l\u2019expert lausannois.<\/p>\n<h2>Qu\u2019Internet ne vous prive pas d\u2019aller chez le m\u00e9decin!<\/h2>\n<p>Faut-il s\u2019alarmer de cette pratique? Avec Internet, \u00able patient devient plus autonome, ce qui peut \u00eatre constructif\u00bb, r\u00e9pond Thierry Weber, qui sait de quoi il parle, puisque, apr\u00e8s une formation et un doctorat \u00e0 l\u2019UNIL, il a pratiqu\u00e9 dans des h\u00f4pitaux suisses avant de cr\u00e9er une agence de communication multim\u00e9dia sp\u00e9cialis\u00e9e dans le domaine de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Aller chercher des informations en ligne, oui, mais \u00e0 condition toutefois, pr\u00e9cise-t-il d\u2019embl\u00e9e, que \u00abcela vienne en compl\u00e9ment de la relation m\u00e9decinpatient. Si l\u2019on remplace le praticien par un outil informatique, alors, cela pose un s\u00e9rieux probl\u00e8me.\u00bb<\/p>\n<h2>Un bon outil de vulgarisation<\/h2>\n<p>Bien s\u00fbr, dans le domaine de la sant\u00e9 comme dans tous les autres, on trouve le meilleur et le pire sur Internet. Il faut donc veiller \u00e0 \u00abgarder l\u2019esprit critique\u00bb, souligne Michel Junod, membre de l\u2019Institut universitaire de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale (IUMG), form\u00e9 de g\u00e9n\u00e9ralistes qui enseignent \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019UNIL. Et s\u2019en tenir aux sites fiables et s\u00e9rieux dont le contenu est accessible au public.<\/p>\n<p>Ainsi, le Net peut \u00eatre un bon outil de \u00abvulgarisation\u00bb, selon Thierry Weber. \u00abLes m\u00e9decins ne sont pas tous des vulgarisateurs- n\u00e9s, et, m\u00eame s\u2019ils communiquent de mieux en mieux, les nouvelles tarifications ne leur laissent pas toujours le temps de discuter longuement avec leur patient.\u00bb<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas Michel Junod qui le contredira. Certes, le g\u00e9n\u00e9raliste \u00e0 Prilly dit \u00abprendre le temps d\u2019expliquer\u00bb son diagnostic \u00e0 ceux qui fr\u00e9quentent son cabinet. Il reconna\u00eet toutefois que, lorsque les patients sont all\u00e9s chercher euxm\u00eames des informations, cela lui \u00abm\u00e2che un peu le travail. Cela \u00e9vite d\u2019avoir \u00e0 d\u00e9crire tous les traitements possibles face \u00e0 une maladie donn\u00e9e. C\u2019est une ouverture au dialogue\u00bb, m\u00eame si, constate-til, \u00abcela nous remet parfois en question\u00bb.<\/p>\n<h2>Certains patients sont tr\u00e8s (trop) bien inform\u00e9s<\/h2>\n<p>Cette remise en cause de leur savoir, tous les m\u00e9decins ne l\u2019appr\u00e9cient pas. Il fut un temps, constate Thierry Weber, o\u00f9 le praticien \u00e9tait un \u00abdieu vivant\u00bb, et certains g\u00e9n\u00e9ralistes ou sp\u00e9cialistes acceptent mal aujourd\u2019hui de devoir descendre de leur pi\u00e9destal. Ils voient d\u2019un mauvais oeil leurs patients arriver avec une pile de documents puis\u00e9s sur Internet dans lesquels peuvent se trouver des articles scientifiques pointus. \u00abNous sommes parfois moins au courant de l\u2019\u00e9volution de la recherche m\u00e9dicale que nos malades. C\u2019est d\u00e9concertant\u00bb, admet Michel Junod.<\/p>\n<p>Cela peut m\u00eame compliquer quelque peu la relation entre le m\u00e9decin et le patient. \u00abIl m\u2019est arriv\u00e9, raconte le g\u00e9n\u00e9raliste, qu\u2019une personne vienne dans mon cabinet et me dise qu\u2019elle avait appris sur un site Internet que telle vitamine repr\u00e9sentait un rem\u00e8de de choix pour sa maladie. J\u2019ai d\u00fb longuement lui expliquer que cela pouvait aider, mais que ce n\u2019\u00e9tait en aucun cas un traitement efficace pour le trouble dont elle souffrait.\u00bb<\/p>\n<h2>Les patients inform\u00e9s suivent mieux leur traitement<\/h2>\n<p>De tel cas restent rares et, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il s\u2019av\u00e8re \u2013 pour plagier l\u2019adage populaire \u2013 qu\u2019un patient bien inform\u00e9 en vaut deux. D\u2019apr\u00e8s Thierry Weber, \u00abde nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu\u2019un patient proactif a une meilleure compliance (l\u2019assentiment du patient au traitement, n.d.l.r.) au traitement \u00bb.<\/p>\n<p>Notamment lorsqu\u2019il souffre d\u2019une maladie chronique et silencieuse, comme le diab\u00e8te ou l\u2019hypertension.<\/p>\n<p>\u00abDans la mesure o\u00f9 il conna\u00eet mieux les effets n\u00e9fastes de l\u2019arr\u00eat de son traitement, il sera plus respectueux des indications de son m\u00e9decin et il veillera \u00e0 ne pas oublier de prendre ses m\u00e9dicaments.\u00bb Le consultant voit l\u00e0 un autre \u00e9l\u00e9ment \u00e0 porter en faveur du Net et des sites m\u00e9dicaux de qualit\u00e9.<\/p>\n<h2>Des patients bien inform\u00e9s quittent l\u2019h\u00f4pital plus vite<\/h2>\n<p>D\u2019ailleurs, selon lui, \u00abtous les partenaires du secteur de la sant\u00e9\u00bb pourraient b\u00e9n\u00e9ficier de cet acc\u00e8s facilit\u00e9 aux connaissances. A commencer par les m\u00e9decins, \u00abdont on met en avant les comp\u00e9tences, ce qui rassure la population\u00bb. Et les patients aussi, qui peuvent se retrouver sur des forums de discussion et partager leurs probl\u00e8mes ou leurs connaissances sur le mal dont ils souffrent.<\/p>\n<p>La constitution de tels r\u00e9seaux peut s\u2019av\u00e9rer particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse \u00abpour des malades qui ne peuvent pas sortir de chez eux, et qui parviennent ainsi \u00e0 communiquer avec d\u2019autres\u00bb, ajoute le g\u00e9n\u00e9raliste de Prilly.<\/p>\n<p>Quant aux h\u00f4pitaux, ils peuvent profiter du Net pour mettre en ligne des informations \u00abtr\u00e8s utiles pour leurs malades, notamment lorsque ces derniers font l\u2019objet d\u2019une intervention chirurgicale \u00bb. Le consultant en veut pour preuve une exp\u00e9rience personnelle, men\u00e9e dans une clinique orthop\u00e9dique \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>\u00abEn misant sur une meilleure information des patients avant, pendant et apr\u00e8s l\u2019hospitalisation, nous avons constat\u00e9 que les personnes qui avaient eu acc\u00e8s \u00e0 notre programme multim\u00e9dia avaient un taux de satisfaction plus \u00e9lev\u00e9, et qu\u2019ils quittaient l\u2019\u00e9tablissement de soin plus rapidement apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<h2>Ne pas m\u00e9langer information et publicit\u00e9<\/h2>\n<p>Les entreprises pharmaceutiques et les compagnies d\u2019assurances, qui n\u2019ont parfois pas une tr\u00e8s bonne presse, pourraient elles aussi s\u2019appuyer sur des sites pour \u00abam\u00e9liorer leur image\u00bb, selon Thierry Weber. En participant \u00e0 des programmes de pr\u00e9vention ou en sponsorisant des sites \u00abau contenu neutre et valid\u00e9 scientifiquement\u00bb, elles pourraient redorer leur blason tout en apportant \u00abune information non commerciale sur leurs produits qui peut \u00eatre profitable \u00e0 la population\u00bb. A condition toutefois de ne pas m\u00e9langer information et publicit\u00e9.<\/p>\n<p>Car c\u2019est l\u00e0 que le b\u00e2t blesse. Non seulement le Net offre une surabondance d\u2019informations, dont beaucoup n\u2019ont aucune base scientifique et sont avanc\u00e9es sans preuve, mais, en outre, de nombreux sites m\u00ealent all\u00e8grement publicit\u00e9 et communication. Un m\u00e9lange des genres que Thierry Weber juge \u00abtr\u00e8s dangereux\u00bb.<\/p>\n<p>On le retrouve tout particuli\u00e8rement dans les sources d\u2019information am\u00e9ricaines qui proc\u00e8dent souvent \u00abde mani\u00e8re tr\u00e8s agressive et commerciale\u00bb. En Europe, la r\u00e9glementation concernant la communication m\u00e9dicale est fix\u00e9e \u00abde mani\u00e8re plus stricte\u00bb, et elle est, de ce fait, moins sujette \u00e0 ce genre de d\u00e9rives.<\/p>\n<h2>Des effets \u00abpotentiellement dangereux\u00bb<\/h2>\n<p>Il reste que, m\u00eame si elles n\u2019ont pas de contenu publicitaire, de tr\u00e8s nombreuses informations que l\u2019on trouve sur la Toile ne sont pas sign\u00e9es, et l\u2019on est bien en peine de savoir si leurs auteurs ont une quelconque comp\u00e9tence dans le domaine de la sant\u00e9. Elles proviennent aussi des quatre coins du monde et proc\u00e8dent d\u2019une \u00abmondialisation\u00bb qui, dans ce cas, a des effets pervers et m\u00eame \u00abpotentiellement dangereux\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abLes patients ont acc\u00e8s \u00e0 des attitudes th\u00e9rapeutiques qui ne sont pas en cours dans notre pays et aux conseils de sp\u00e9cialistes qui remettent en question, sur des bases qui ne sont pas du tout solides, la mani\u00e8re de faire des m\u00e9decins locaux, regrette Thierry Weber. Cela jette le trouble dans l\u2019esprit de ceux qui n\u2019ont pas la capacit\u00e9 de juger de la comp\u00e9tence de leur m\u00e9decin local.\u00bb Cela explique aussi, en partie, la r\u00e9ticence de certains docteurs face \u00e0 l\u2019intrusion du Web dans leur pratique.<\/p>\n<h2>Les internautes se d\u00e9voilent, sans souci du danger<\/h2>\n<p>Les patients n\u2019ont d\u2019ailleurs pas toujours conscience des implications de leurs interventions sur la Toile, notamment lorsqu\u2019ils participent \u00e0 des forums de discussion. Thierry Weber, que sa profession conduit \u00e0 surfer r\u00e9guli\u00e8rement sur les sites relatifs \u00e0 la sant\u00e9, se dit \u00abeffar\u00e9\u00bb de voir \u00e0 quel point les internautes se d\u00e9voilent, sans aucun souci de protection du secret m\u00e9dical.<\/p>\n<p>Ils livrent ainsi des informations sur leur cas qui sont accessibles \u00e0 tout le monde, en oubliant que certains acteurs du secteur de la sant\u00e9 sont \u00abtr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9s par ces informations, qu\u2019ils peuvent notamment utiliser \u00e0 des fins commerciales\u00bb.<\/p>\n<p>Certes, les participants aux \u00abchats\u00bb (discussions sur la Toile, n.d.l.r.) utilisent des pseudonymes, mais \u00abon conna\u00eet la valeur de ces derniers sur le Web! Il est facile de savoir qui se cache derri\u00e8re une adresse e-mail.\u00bb Le consultant appelle donc les internautes \u00e0 la prudence.<\/p>\n<h2>Les cybercondriaques<\/h2>\n<p>Et s\u2019il en est, parmi eux, qui devraient se m\u00e9fier du Web, ce sont les hypocondriaques. Bien s\u00fbr, ces malades \u2013 souvent \u2013 imaginaires n\u2019ont pas attendu l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Internet pour piocher dans les encyclop\u00e9dies m\u00e9dicales et se d\u00e9couvrir de multiples maux. Dans ce domaine comme dans d\u2019autres, \u00abInternet ne remplace rien\u00bb, pr\u00e9cise Thierry Weber. Mais la Toile offre \u00e0 ces \u00abcybercondriaques\u00bb comme on les appelle maintenant, une source quasiment illimit\u00e9e d\u2019informations ais\u00e9ment accessibles. De quoi les d\u00e9s\u00e9curiser un peu plus. D\u2019autant que les gens \u00abont souvent tendance \u00e0 imaginer le pire, lorsqu\u2019ils consultent les sites\u00bb, ajoute Michel Junod.<\/p>\n<p>Il est en effet tentant de surfer sur les sites m\u00e9dicaux pour faire de l\u2019autodiagnostic. \u00abAvec les questionnaires standardis\u00e9s que l\u2019on y trouve, pr\u00e9cise Michel Junod, il est tr\u00e8s facile de cocher les cases correspondant \u00e0 ses sympt\u00f4mes et d\u2019en conclure que l\u2019on a telle ou telle maladie. Avec sa hernie, Bastien est tomb\u00e9 juste, mais c\u2019est loin d\u2019\u00eatre toujours le cas.\u00bb<\/p>\n<h2>M\u00e9dicaments en ligne: danger!<\/h2>\n<p>De l\u2019autodiagnostic \u00e0 l\u2019autotraitement, il n\u2019y a qu\u2019un pas que certains sont tent\u00e9s de franchir en achetant directement des m\u00e9dicaments en ligne. Alors l\u00e0, \u00abAttention, danger!\u00bb, affirment d\u2019une seule voix nos deux sp\u00e9cialistes.<\/p>\n<p>\u00abAu mieux, il s\u2019agit de placebos; au pire, de poisons.\u00bb Contrefa\u00e7ons, m\u00e9langes douteux pouvant renfermer des substances toxiques, ces m\u00e9dicaments sont fabriqu\u00e9s on ne sait o\u00f9, et on ne sait par qui \u2013 \u00abun autre effet n\u00e9faste de la mondialisation \u00bb, pour le consultant.<\/p>\n<p>Autant dire qu\u2019ils ne subissent aucun contr\u00f4le et ne passent pas au travers des proc\u00e9dures d\u2019enregistrement des agences officielles, comme Swissmedic pour la Suisse.<\/p>\n<p>M\u00eame si l\u2019on a la chance de tomber sur de \u00abvrais\u00bb m\u00e9dicaments que l\u2019on obtient habituellement uniquement sur ordonnance, on n\u2019est pas pour autant \u00e0 l\u2019abri des mauvaises surprises.<\/p>\n<p>La pharmacologie est une science complexe et, dans ce domaine, \u00able m\u00e9decin et le pharmacien ont des connaissances que le patient n\u2019aura jamais, souligne Michel Junod. M\u00eame si l\u2019on commande en ligne un anti-inflammatoire, rien ne dit que l\u2019on va le tol\u00e9rer. Gare donc aux effets secondaires, ou aux cons\u00e9quences n\u00e9fastes de certaines interactions m\u00e9dicamenteuses. Acheter des m\u00e9dicaments sur le web permet peut-\u00eatre de faire des \u00e9conomies, mais cela \u00abpeut avoir des cons\u00e9quences dramatiques\u00bb, rench\u00e9rit Thierry Weber.<\/p>\n<h2>Prudence et discernement<\/h2>\n<p>Sans peindre le diable sur la muraille, le consultant comme le g\u00e9n\u00e9raliste conseillent finalement de manier Internet avec prudence et discernement. Consulter les sites m\u00e9dicaux pour s\u2019informer peut \u00eatre utile, \u00e0 condition de ne \u00abpas prendre \u00e0 la lettre tout ce qui est \u00e9crit et d\u2019en discuter avec son m\u00e9decin\u00bb, souligne Michel Junod.<\/p>\n<p>\u00abLes \u00eatres humains doivent profiter de tous les moyens de communication dont ils disposent, mais ils ont avant tout besoin de contacts directs avec leurs semblables \u00bb, ajoute Thierry Weber.<\/p>\n<p>De m\u00eame que les r\u00e9seaux sociaux comme Facebook ne remplacent pas les soir\u00e9es entre amis, la consultation de sites m\u00e9dicaux ne peut pas se substituer \u00e0 la visite chez le praticien. Le virtuel a ses limites qu\u2019un patient bien inform\u00e9 devrait se garder de franchir.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<\/p>\n<p>* pr\u00e9nom d\u2019emprunt<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une douleur g\u00eanante, des taches suspectes? 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