{"id":10325,"date":"2020-01-22T14:17:26","date_gmt":"2020-01-22T12:17:26","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=10325"},"modified":"2020-01-22T15:19:38","modified_gmt":"2020-01-22T13:19:38","slug":"qui-se-ressemble-sassemble-de-plus-en-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/qui-se-ressemble-sassemble-de-plus-en-plus\/","title":{"rendered":"Qui se ressemble s&rsquo;assemble de plus en plus"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_10171\" aria-describedby=\"caption-attachment-10171\" style=\"width: 447px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10171\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/couples_1_74.jpg\" alt=\"\" width=\"447\" height=\"590\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/couples_1_74.jpg 447w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/couples_1_74-197x260.jpg 197w\" sizes=\"auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-10171\" class=\"wp-caption-text\">Les couples dans lesquels les deux conjoints sont universitaires ont augment\u00e9, mais leurs revenus n\u2019ont pas explos\u00e9 parce que les femmes travaillent moins d\u2019heures, le temps partiel f\u00e9minin \u00e9tant r\u00e9pandu en Suisse.<br \/>\u00a9 Louiza<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>En Suisse, l\u2019adage populaire est confirm\u00e9 par la science: les universitaires \u00e9pousent souvent des universitaires, les personnes \u00e0 revenu modeste s\u2019assemblent avec des conjoints qui gagnent peu d\u2019argent. Cette tendance s\u2019est renforc\u00e9e au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, sans pour autant que l\u2019\u00e9cart ne se creuse entre foyers riches et familles pauvres.\u00a0<\/em><\/p>\n<p>En Suisse, quand il s\u2019agit de se mettre en m\u00e9nage, on ne peut vraiment pas dire que les contraires s\u2019attirent. Notre pr\u00e9dilection pour un partenaire qui nous ressemble socio-\u00e9conomiquement parlant s\u2019est d\u2019ailleurs renforc\u00e9e au cours du dernier quart de si\u00e8cle. C\u2019est la conclusion d\u2019une \u00e9tude qui s\u2019est pench\u00e9e sur les couples pour analyser l\u2019effet de la formation et du revenu sur le choix du partenaire.<\/p>\n<p>Publi\u00e9e en 2017 notamment par Ursina Kuhn, alors <a href=\"https:\/\/forscenter.ch\">responsable de recherche au FORS<\/a> (Centre de comp\u00e9tences suisse en sciences sociales), une fondation h\u00e9berg\u00e9e par l\u2019UNIL, et Laura Ravazzini, postdoctorante aux Universit\u00e9s de Lausanne et Neuch\u00e2tel, elle aboutit \u00e0 des conclusions surprenantes. Un exemple? Parmi les femmes, ce sont celles qui ont le plus haut niveau de formation (dit tertiaire, qui inclut les EPF, universit\u00e9s et HES) qui ont la probabilit\u00e9 la plus \u00e9lev\u00e9e d\u2019\u00eatre c\u00e9libataires. Mais pourquoi au fond s\u2019int\u00e9resser aux param\u00e8tres qui pr\u00e9sident \u00e0 la s\u00e9lection d\u2019un partenaire? \u00abOn voit un peu partout dans le monde se creuser l\u2019\u00e9cart entre riches et pauvres, mais il n\u2019y avait pas vraiment de chiffres disponibles pour la Suisse quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution de l\u2019homogamie et sur l\u2019effet de ce ph\u00e9nom\u00e8ne sur les revenus \u2013 nous avons voulu examiner la situation chez nous\u00bb, r\u00e9pond Ursina Kuhn. L\u2019hypoth\u00e8se de d\u00e9part \u00e9tant que les personnes \u00e0 haut revenu \u00e9pouseraient de plus en plus au fil des ans des personnes tout aussi ais\u00e9es, et de m\u00eame dans la population \u00e0 bas salaire. Avec au final des familles de plus en plus riches d\u2019un c\u00f4t\u00e9, des foyers de plus en plus pauvres de l\u2019autre. Verdict? \u00abEh bien non: m\u00eame si l\u2019homogamie (mariage au sein d\u2019un m\u00eame milieu social, <em>ndlr<\/em>) augmente au sein de certains groupes, cela n\u2019a pas renforc\u00e9 l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des revenus en Suisse\u00bb, r\u00e9pond la chercheuse.<\/p>\n<figure id=\"attachment_10232\" aria-describedby=\"caption-attachment-10232\" style=\"width: 264px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10232\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/UrsinaKuhn_74-1.jpg\" alt=\"\" width=\"264\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/UrsinaKuhn_74-1.jpg 264w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/UrsinaKuhn_74-1-175x260.jpg 175w\" sizes=\"auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-10232\" class=\"wp-caption-text\">Ursina Kuhn. Responsable de recherche chez FORS.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Les hommes universitaires \u00e9pousent plus d\u2019universitaires<\/strong><\/p>\n<p>Attention: l\u2019homogamie existe bel et bien en Suisse. Les couples form\u00e9s par des partenaires qui ont la m\u00eame formation se montaient \u00e0 48% en 2014 \u2013 les c\u00e9libataires \u00e0 20%. Il y a par ailleurs 20% des couples dans lesquels l\u2019homme a une formation sup\u00e9rieure \u00e0 la femme, et seulement&#8230; 12% o\u00f9 c\u2019est le contraire. Il y a m\u00eame plus d\u2019homogamie qu\u2019autrefois dans certains groupes: les hommes universitaires sont par exemple plus souvent qu\u2019avant unis \u00e0 des femmes \u00e9galement universitaires, ne serait-ce que parce qu\u2019elles existent \u2013 elles \u00e9taient denr\u00e9e rare en 1992, date des premiers chiffres utilis\u00e9s pour l\u2019\u00e9tude: 8% seulement, contre 27% en 2014.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est parmi les personnes avec une scolarit\u00e9 obligatoire seulement que l\u2019appariement s\u00e9lectif est le plus fort: m\u00eame si dans la soci\u00e9t\u00e9 suisse, elles sont de moins en moins nombreuses, elles se marient toujours plus entre elles. Un r\u00e9sultat qui a surpris les chercheuses, qui s\u2019attendaient \u00e0 ce que ce soit entre universitaires que l\u2019appariement s\u00e9lectif soit le plus marqu\u00e9. On peut parler d\u2019une forme de s\u00e9gr\u00e9gation avec ce groupe compos\u00e9 des gens les moins form\u00e9s, estime Laura Ravazzini: \u00abIl est difficile pour quelqu\u2019un qui n\u2019a pas d\u2019autre formation que l\u2019\u00e9cole obligatoire de sortir de son groupe et de rencontrer d\u2019autres personnes, d\u2019un milieu diff\u00e9rent\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Ne pas avoir de formation appara\u00eet presque comme un handicap<\/strong><\/p>\n<p>Notamment parce qu\u2019on rencontre souvent son conjoint sur son lieu d\u2019\u00e9tude ou de travail \u2013 voil\u00e0 qui ne stimule pas le brassage. Ce groupe, assez ferm\u00e9 donc, court un risque de paup\u00e9risation en cas de crise: \u00abSi l\u2019un des deux conjoints perd son emploi par exemple, ou en cas de divorce, ils peuvent basculer du c\u00f4t\u00e9 des gens qui ont besoin de l\u2019assistance sociale\u00bb, pr\u00e9vient la chercheuse. Alors que s\u2019ins\u00e9rer dans le march\u00e9 du travail et trouver un conjoint en 1992 n\u2019\u00e9tait pas vraiment un probl\u00e8me, on note que ne pas avoir de formation secondaire ou tertiaire appara\u00eet \u00abaujourd\u2019hui presque comme un handicap qu\u2019il faut r\u00e9ussir \u00e0 surmonter\u00bb, selon Ursina Kuhn.<\/p>\n<p>Mais s\u2019il y a bien une augmentation de l\u2019appariement s\u00e9lectif pour ce groupe, comment expliquer qu\u2019en moyenne les \u00e9carts entre hauts et bas revenus ne se soient pas creus\u00e9s en un quart de si\u00e8cle? \u00abIl y a un ph\u00e9nom\u00e8ne assez particulier \u00e0 la Suisse: le temps partiel des femmes, r\u00e9pond Laura Ravazzini. M\u00eame celles qui ont une formation tertiaire travaillent tr\u00e8s rarement \u00e0 plein temps. Les couples dans lesquels les deux conjoints sont universitaires ont augment\u00e9, mais leurs revenus n\u2019ont pas explos\u00e9 parce que les femmes travaillent moins d\u2019heures.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le parcours des couples suisses<\/strong><\/p>\n<p>On retrouve peu ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans les autres pays europ\u00e9ens, dans lesquels les femmes sont \u00e9galement plus form\u00e9es qu\u2019autrefois \u2013 mais \u00e0 l\u2019exception des Pays-Bas, le travail \u00e0 temps partiel y est tr\u00e8s rare, alors qu\u2019il est tr\u00e8s fr\u00e9quent chez nous. Ailleurs, une femme universitaire est employ\u00e9e \u00e0 100%, ou alors c\u2019est une femme au foyer \u00e0 100%. Ursina Kuhn d\u00e9taille le parcours de ces couples suisses: \u00abQuand ils se rencontrent, les hommes et les femmes travaillent le plus souvent \u00e0 100% tous les deux \u2013 ou alors ils se sont connus durant leurs \u00e9tudes, et on retrouve ces deux 100% quand ils commencent leur vie active. Apr\u00e8s, ils se mettent en m\u00e9nage et la femme diminue un peu son temps de travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, puis ils se marient et la femme diminue encore un peu son taux, puis ils ont des enfants et pour chacun d\u2019eux elle diminue encore un peu plus son activit\u00e9 professionnelle.\u00bb<\/p>\n<p>Autant dire que vingt ans apr\u00e8s leur rencontre, la trajectoire de la femme n\u2019est plus comparable \u00e0 celle de l\u2019homme qui, lui, reste presque toujours \u00e0 100%. Malgr\u00e9 un niveau de formation identique, leur carri\u00e8re ne suit pas du tout la m\u00eame courbe \u2013 ni leurs revenus, forc\u00e9ment. Et c\u2019est cette sourdine mise \u00e0 la vie professionnelle des femmes qui explique que les \u00e9carts ne se creusent pas en Suisse entre les personnes les plus et les moins form\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Les universitaires augmentent fortement chez les 25-34 ans<\/strong><\/p>\n<p>Comme on vient de le voir, la formation ne fait pas tout: les revenus ne sont pas aussi directement li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation qu\u2019on pourrait le supposer. C\u2019est notamment le cas pour les personnes au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation tertiaire: \u00abQuand ils \u00e9taient 10%, les universitaires composaient une petite \u00e9lite relativement homog\u00e8ne et constituaient un vrai groupe, remarque Ursina Kuhn. On peut se demander si c\u2019est toujours le cas \u2013 aujourd\u2019hui, chez les 25-34 ans, les personnes au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation tertiaire sont plus de 50%. C\u2019est devenu un groupe majoritaire, compos\u00e9 de profils tr\u00e8s diff\u00e9rents, il faudrait \u00e0 l\u2019avenir peut-\u00eatre affiner selon par exemple la facult\u00e9 suivie.\u00bb<\/p>\n<p>Car en fonction des fili\u00e8res choisies, les revenus peuvent fortement varier. On sait par exemple que les femmes, encore rarement ing\u00e9nieures, choisissent traditionnellement des cursus puis des professions moins valoris\u00e9es financi\u00e8rement \u2013 les soins par exemple. Elles sont ainsi assez nombreuses \u00e0 \u00e9pouser des hommes moins form\u00e9s (\u00e9ducation secondaire) mais qui au final&#8230; gagnent plus qu\u2019elles! \u00abC\u2019est li\u00e9 au sch\u00e9ma traditionnel \u2013 les femmes comptent apparemment toujours sur le salaire de l\u2019homme pour subvenir aux besoins du m\u00e9nage, m\u00eame si elles sont plus form\u00e9es qu\u2019avant et plus form\u00e9es que ces messieurs\u00bb, souligne Laura Ravazzini. Quid des couples h\u00e9t\u00e9rogames alors? Ils existent, la soci\u00e9t\u00e9 suisse \u00e9tant de ce point de vue plut\u00f4t ouverte par rapport \u00e0 d\u2019autres pays, mais ils sont moins nombreux, et&#8230; \u00aben g\u00e9n\u00e9ral les couples homogames ont une plus longue dur\u00e9e de vie\u00bb, sourit Ursina Kuhn.<\/p>\n<p>Reste que dans le choix d\u2019un conjoint, la formation, et surtout le revenu, qui prend de plus en plus d\u2019importance par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, ne sont pas les seuls facteurs qui font l\u2019homogamie: la nationalit\u00e9 ou l\u2019appartenance religieuse par exemple sont aussi des param\u00e8tres tr\u00e8s importants. \u00abPour les m\u00eames raisons que la formation d\u2019ailleurs, commente Laura Ravazzini. On rencontre les gens sur son lieu d\u2019\u00e9tudes ou de travail, mais aussi de culte ou dans des cercles nationaux. Le fait qu\u2019on partage des centres d\u2019int\u00e9r\u00eats, les m\u00eames valeurs, explique aussi sans doute que ces couples durent plus longtemps que ceux o\u00f9 il y a moins de points communs.\u00bb Formation, argent, appartenance culturelle, religion, autant de facteurs donc qui expliquent qu\u2019on pr\u00e9f\u00e8re Paul \u00e0 Pierre. Au temps pour notre romantique croyance au libre arbitre&#8230;<\/p>\n<figure id=\"attachment_10185\" aria-describedby=\"caption-attachment-10185\" style=\"width: 262px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10185\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/LauraRavazzini_74-1.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/LauraRavazzini_74-1.jpg 262w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2020\/01\/LauraRavazzini_74-1-173x260.jpg 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 262px) 100vw, 262px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-10185\" class=\"wp-caption-text\">Laura Ravazzini. Postdoctorante aux Universit\u00e9s de Lausanne et Neuch\u00e2tel.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Les femmes tr\u00e8s form\u00e9es sont-elles plus souvent c\u00e9libataires?<\/h3>\n<p><em>Ursina Kuhn, responsable de recherche au FORS, une fondation h\u00e9berg\u00e9e par l\u2019UNIL, et Laura Ravazzini, postdoctorante aux Universit\u00e9s de Lausanne et Neuch\u00e2tel, analysent quatre clich\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p><strong>Un homme au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation obligatoire vivra-t-il seul?<\/strong><\/p>\n<p>\u00abC\u2019est vrai que c\u2019est dans ce groupe que l\u2019on trouve aujourd\u2019hui le plus de personnes seules, confirme Laura Ravazzini. Mais enfin ce n\u2019est pas une condamnation au c\u00e9libat, nombre d\u2019entre eux fondent une famille. Avec une femme qui, statistiquement, n\u2019aura pas d\u2019autre formation que l\u2019\u00e9cole obligatoire.\u00bb La bonne nouvelle? Ces couples durent plus longtemps que la moyenne.<\/p>\n<p><strong>Une femme universitaire risque-t-elle aussi de vivre seule?<\/strong><\/p>\n<p>\u00abOn sait que les femmes tr\u00e8s form\u00e9es sont plus souvent c\u00e9libataires, et il y a plus de femmes universitaires qu\u2019avant, donc je m\u2019attendais \u00e0 ce que ce groupe explose, explique Laura Ravazzini. Mais non. C\u2019est vrai qu\u2019elles ont une plus grande probabilit\u00e9 d\u2019\u00eatre c\u00e9libataires que les autres femmes, mais dans une proportion moindre qu\u2019en 1992, rel\u00e8ve la chercheuse. Nous n\u2019avons que les chiffres, pas d\u2019entretiens qualitatifs qui expliqueraient pourquoi \u00e7a a baiss\u00e9 \u2013 peut-\u00eatre parce qu\u2019aujourd\u2019hui on concilie plus volontiers la famille et la carri\u00e8re qu\u2019il y a vingt-cinq ans. C\u2019est difficile de savoir quels modes de vie se cachent derri\u00e8re ces r\u00e9sultats. Ils ne prennent en compte que les m\u00e9nages communs, on ne peut pas exclure qu\u2019il y ait parmi elles des femmes qui aient un compagnon, mais qu\u2019ils ne vivent pas sous le m\u00eame toit \u2013 c\u2019est financi\u00e8rement jouable quand les deux ont un bon revenu, et c\u2019est fr\u00e9quent quand ils n\u2019habitent pas dans la m\u00eame ville.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9decins n\u2019\u00e9pousent plus des infirmi\u00e8res mais des m\u00e9decins<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00c7a a toujours \u00e9t\u00e9 un clich\u00e9 de penser que le patron \u00e9pousait sa secr\u00e9taire et le docteur son infirmi\u00e8re, rel\u00e8ve Ursina Kuhn, mais il y a un fond de v\u00e9rit\u00e9, ne serait-ce que parce qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, des femmes m\u00e9decins, il n\u2019y en avait tout simplement pas. Comme il n\u2019y avait pas non plus de femmes professeures d\u2019universit\u00e9. Maintenant, il y en a, et ce sont en effet plut\u00f4t des hommes du m\u00eame niveau de formation qui les \u00e9pousent: l\u2019homogamie entre universitaires s\u2019est renforc\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Ce qui compte aux yeux d\u2019une femme, ce n\u2019est pas la formation de son conjoint, mais son salaire?<\/strong><\/p>\n<p>\u00abNous n\u2019avons pas directement compar\u00e9 ces deux facteurs, explique Ursina Kuhn. Nous avons toutefois constat\u00e9 que la plupart des femmes choisissent soit un partenaire ayant le m\u00eame niveau d\u2019\u00e9ducation, soit, si le partenaire a un niveau d\u2019\u00e9ducation inf\u00e9rieur, un homme qui gagne bien sa vie. Bien que l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les sexes ait \u00e9t\u00e9 atteinte au niveau de l\u2019\u00e9ducation et que les femmes deviennent de plus en plus ind\u00e9pendantes \u00e9conomiquement, le revenu du partenaire est toujours important pour les femmes \u2013 les r\u00f4les traditionnels sont encore tr\u00e8s pr\u00e9sents.\u00bb\uf02fSA<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, l\u2019adage populaire est confirm\u00e9 par la science: les universitaires \u00e9pousent souvent des universitaires, les personnes \u00e0 revenu modeste s\u2019assemblent avec des conjoints qui gagnent peu d\u2019argent. 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