{"id":1009,"date":"2008-09-16T14:21:51","date_gmt":"2008-09-16T12:21:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1009"},"modified":"2010-11-12T11:11:54","modified_gmt":"2010-11-12T09:11:54","slug":"cest-l%e2%80%99autre-la-vraie-revolution-de-1968-la-tv-couleur-debarque-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/cest-l%e2%80%99autre-la-vraie-revolution-de-1968-la-tv-couleur-debarque-en-suisse\/","title":{"rendered":"C\u2019est l\u2019autre (la vraie?) r\u00e9volution de 1968: la TV couleur d\u00e9barque en Suisse"},"content":{"rendered":"<p><em>C\u2019\u00e9tait le 1er octobre 1968. La TSR diffusait sa premi\u00e8re soir\u00e9e en couleur. La fin du noir &amp; blanc, la fin d\u2019une \u00e9poque. Cette m\u00eame ann\u00e9e, le cap du million de m\u00e9nages helv\u00e9tiques disposant d\u2019une t\u00e9l\u00e9vision \u00e9tait franchi. D\u00e9sormais, la TV allait \u00eatre pour tous et en couleur. Mais que de r\u00e9sistances pour en arriver l\u00e0&#8230;<\/em><\/p>\n<p>Printemps 68: la jeunesse se soul\u00e8ve en France et dans le reste du monde \u2013 \u00e0 Prague comme aux Etats-Unis. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019une r\u00e9volution qui va remodeler la soci\u00e9t\u00e9: le rapport \u00e0 l\u2019autorit\u00e9, l\u2019enseignement, les moeurs, la r\u00e9partition des t\u00e2ches dans les familles, les relations parents-enfants, plus rien ne sera comme avant.<\/p>\n<p>Divers outils \u00abtechnologiques\u00bb sont cit\u00e9s par les historiens comme adjuvants de cette m\u00e9tamorphose sociale: la pilule contraceptive, par exemple, qui a permis aux femmes de prendre le contr\u00f4le de leur corps, et aux couples de dissocier la sexualit\u00e9 de la reproduction.<\/p>\n<h2>Et maintenant, la couleur<\/h2>\n<p>Mais, dans l\u2019avalanche de nouveaut\u00e9s introduites ces ann\u00e9es-l\u00e0, on oublie trop souvent un \u00e9l\u00e9ment fondamental: en 1968, le 1er octobre pr\u00e9cis\u00e9ment, la couleur faisait son apparition dans les petites lucarnes suisses, et, la m\u00eame ann\u00e9e, le millioni\u00e8me t\u00e9l\u00e9viseur \u00e9tait vendu en Suisse. La TV de masse \u00e9tait en marche, avec un foyer sur cinq qui se retrouvait d\u00e9sormais \u00e9quip\u00e9.<\/p>\n<p>Pour tous ceux qui \u00e9taient en \u00e2ge de regarder la t\u00e9l\u00e9vision ces ann\u00e9es-l\u00e0, le premier souvenir, ou en tout cas le plus marquant, c\u2019est bien s\u00fbr l\u2019alunissage des Am\u00e9ricains: \u00abC\u2019est le premier \u00e9v\u00e9nement qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9ritablement construit comme un spectacle t\u00e9l\u00e9visuel, et qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu comme tel\u00bb, explique Fran\u00e7ois Vallotton, professeur d\u2019histoire \u00e0 l\u2019UNIL.<\/p>\n<h2>La TV fera-t-elle exploser les foyers suisses?<\/h2>\n<p>Mais, avant d\u2019en arriver \u00e0 ce grand moment de communion mondiale, le petit \u00e9cran a d\u00fb surmonter bien des r\u00e9sistances. Au tout d\u00e9but des ann\u00e9es 1950, quand la TV suisse n\u2019\u00e9tait encore qu\u2019une id\u00e9e, diverses voix, notamment de parlementaires, se sont \u00e9lev\u00e9es pour protester contre le financement par la Conf\u00e9d\u00e9ration d\u2019un \u00abservice d\u2019exp\u00e9rimentation \u00bb qui verra la SSR prendre en charge le service des programmes de la t\u00e9l\u00e9diffusion.<\/p>\n<p>Parmi les craintes exprim\u00e9es: que la famille helv\u00e9tique se trouve sap\u00e9e dans ses fondements par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un tel objet. Plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre centr\u00e9 sur lui-m\u00eame, le foyer risquait de se perdre dans la contemplation du petit \u00e9cran.<\/p>\n<h2>La t\u00e9l\u00e9vision a chang\u00e9 les dynamiques familiales<\/h2>\n<p>\u00abOn n\u2019a \u00e9videmment jamais v\u00e9cu telle dislocation, analyse Fran\u00e7ois Vallotton, mais un \u00e9l\u00e9ment s\u2019est v\u00e9rifi\u00e9: au fil des ans, la TV a pris une place pr\u00e9pond\u00e9rante dans les salons. Elle est effectivement devenue le centre des regards, et a profond\u00e9ment chang\u00e9 les dynamiques familiales. Les soir\u00e9es surtout ont \u00e9t\u00e9 occup\u00e9es \u00e0 regarder des \u00e9missions, tandis que la t\u00e9l\u00e9vision, apr\u00e8s quelques premi\u00e8res formes de visionnement collectif (dans les caf\u00e9s ou via les t\u00e9l\u00e9-clubs), se limite toujours davantage \u00e0 la sph\u00e8re domestique.\u00bb<\/p>\n<p>Plus \u00e9tonnant, des voix se sont aussi \u00e9lev\u00e9es pour prot\u00e9ger la radio contre le m\u00e9dia en devenir: \u00abPas un sou de la radio pour la t\u00e9l\u00e9vision\u00bb est devenu un cri de ralliement de tous ceux qui avaient bien compris que la TV allait co\u00fbter tr\u00e8s cher, et qui ne voulaient pas que les investissements n\u00e9cessaires \u00e0 sa mise en oeuvre s\u2019op\u00e8rent au d\u00e9triment de la radio\u00bb, explique l\u2019historien de l\u2019UNIL.<\/p>\n<h2>Les ondes feraient-elles tourner le lait des vaches?<\/h2>\n<p>Certaines oppositions font d\u2019ailleurs sourire au XXIe si\u00e8cle: la peur que les ondes ne fassent tourner le lait des vaches ou d\u00e9truisent le cerveau, que l\u2019\u00e9cran ne rende aveugle ou que des messages subliminaux ne soient transmis. Sourire, mais aussi r\u00e9fl\u00e9chir: ce qu\u2019on peut lire aujourd\u2019hui sur les effets n\u00e9fastes de l\u2019ordinateur ou du cellulaire n\u2019est finalement pas si diff\u00e9rent&#8230;<\/p>\n<p>Un parlementaire a pour sa part des r\u00e9ticences qui refl\u00e8tent bien les questions soulev\u00e9es au sortir de la guerre par l\u2019emprise grandissante de la technologie dans la vie quotidienne. Des questions qu\u2019un George Orwell a th\u00e9matis\u00e9es dans son \u00ab1984\u00bb (\u00e9crit en 1948) avec le fameux \u00abBig Brother is watching you\u00bb. Un politicien s\u2019inqui\u00e8te ainsi de la pr\u00e9sence de cet oeil \u00e9lectronique (la cam\u00e9ra) susceptible de d\u00e9boucher sur des usages incontr\u00f4l\u00e9s<\/p>\n<p>Si ces r\u00e9serves ont pu s\u2019exprimer, elles n\u2019ont toutefois pas eu de lourdes cons\u00e9quences sur le devenir de la t\u00e9l\u00e9vision. D\u2019autres ont eu plus de poids. La Suisse \u00e9tant confront\u00e9e \u00e0 la concurrence des syst\u00e8mes t\u00e9l\u00e9visuels de ses grands voisins, on en vient \u00e0 pr\u00e9senter l\u2019\u00ab\u00e9trange lucarne\u00bb comme de nature \u00e0 disloquer la coh\u00e9sion et l\u2019identit\u00e9 nationales.<\/p>\n<h2>Du folklore et de la culture<\/h2>\n<p>Face \u00e0 ces craintes, les dirigeants de l\u2019\u00e9poque ont su privil\u00e9gier des \u00e9missions \u00e0 caract\u00e8re \u00abfolklorique\u00bb, comme la F\u00eate des narcisses de Montreux (qui ouvre les Semaines de l\u2019Eurovision en juin 1954) ou la F\u00eate des vignerons en 1955 \u2013 un moyen de montrer par l\u2019exemple qu\u2019une t\u00e9l\u00e9vision de service public \u00e9tait propre \u00e0 contribuer \u00e0 la promotion des valeurs spirituelles du pays&#8230;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s bien des discussions, la t\u00e9l\u00e9vision suisse a pris son essor, avec des \u00e9missions sporadiques depuis Zurich d\u00e8s 1953, et de Gen\u00e8ve une ann\u00e9e plus tard. De moins d\u2019une heure par jour, la t\u00e9l\u00e9vision passe progressivement \u00e0 quatre ou cinq heures de diffusion quotidiennes.<\/p>\n<h2>La radio le matin et \u00e0 midi, la TV le soir<\/h2>\n<p>\u00abLa t\u00e9l\u00e9vision est apparue d\u00e8s ses d\u00e9buts comme un m\u00e9dia du soir, observe le professeur de l\u2019UNIL. La radio a donc investi rapidement et fortement le cr\u00e9neau de midi, puis du matin, avec un accent fort sur l\u2019information. Elle a profit\u00e9 alors de son avantage en mati\u00e8re de rapidit\u00e9 de diffusion de l\u2019information \u2013 il faudra le d\u00e9veloppement de cam\u00e9ras plus maniables et l\u2019arriv\u00e9e du satellite pour que la t\u00e9l\u00e9vision puisse concurrencer la radio sur ce plan.\u00bb<\/p>\n<p>Les Suisses prennent donc l\u2019habitude d\u2019\u00e9couter la radio la journ\u00e9e, au lever et \u00e0 midi surtout, et de regarder la t\u00e9l\u00e9vision en fin de journ\u00e9e \u2013 un mode de consommation qui reste aujourd\u2019hui encore tr\u00e8s r\u00e9pandu.<\/p>\n<h2>Une tribune pour les gauchistes ou les x\u00e9nophobes?<\/h2>\n<p>D\u00e8s les ann\u00e9es 1950, mais plus encore quand la t\u00e9l\u00e9vision devient un m\u00e9dia de masse en 1968 (en huit ans, la Suisse est pass\u00e9e de 130\u2019000 \u00e0 un million d\u2019appareils vendus), le d\u00e9bat quant au pouvoir exerc\u00e9 par le petit \u00e9cran dans la formation de l\u2019opinion publique est lanc\u00e9. On craint que l\u2019influence exerc\u00e9e jusqu\u2019ici par les partis traditionnels ne disparaisse, que l\u2019extr\u00eame gauche trouve une tribune pour ses id\u00e9aux, ou, au contraire, que la x\u00e9nophobie ne soit attis\u00e9e par la m\u00e9diatisation de personnages tels que James Schwarzenbach.<\/p>\n<p>La repr\u00e9sentativit\u00e9 des diff\u00e9rents courants politiques et le traitement \u00abobjectif \u00bb des informations seront un souci constant de la SSR. A droite comme \u00e0 gauche, on lui reprochera pourtant respectivement d\u2019apporter la parole de Moscou ou d\u2019\u00eatre la \u00abvoix de son ma\u00eetre\u00bb. Mais c\u2019est plut\u00f4t sur les questions de moeurs que le combat s\u2019est envenim\u00e9: on a accus\u00e9 la t\u00e9l\u00e9vision de faire oeuvre de subversion et de saper les valeurs morales \u2013 on est en 68, apr\u00e8s tout&#8230;<\/p>\n<h2>Homosexualit\u00e9, direct et scandale<\/h2>\n<p>\u00abUn Temps Pr\u00e9sent consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019homosexualit\u00e9, dont la diffusion avait pourtant \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e en seconde partie de soir\u00e9e, a cr\u00e9\u00e9 un v\u00e9ritable scandale, rappelle Fran\u00e7ois Vallotton. Mais ce sont surtout trois \u00e9missions destin\u00e9es aux jeunes \u2013 Profils, Canal 18 \/ 25 et Regards \u2013 qui ont d\u00e9fray\u00e9 la chronique en Suisse romande, entre 1969 et 1971. Ces \u00e9missions innovaient tant sur la forme que sur le fond: on voulait privil\u00e9gier une t\u00e9l\u00e9vision participative gr\u00e2ce au recours au direct, tout en abordant des sujets comme la sexualit\u00e9, l\u2019objection de conscience, la condition de saisonnier, etc.\u00bb<\/p>\n<p>Lors d\u2019une \u00e9mission de Canal 18-25, une journaliste danoise a fait l\u2019apologie de l\u2019amour libre dans un d\u00e9bat consacr\u00e9 au mariage. Vu l\u2019ampleur des r\u00e9actions, le direct a \u00e9t\u00e9 aussit\u00f4t abandonn\u00e9. Murielle Jaton, \u00e9tudiante en histoire de l\u2019UNIL, a consacr\u00e9 son m\u00e9moire \u00e0 ces pol\u00e9miques et par l\u00e0 m\u00eame aux limites de la libert\u00e9 d\u2019expression \u00e0 la TSR dans ces ann\u00e9es post-soixante-huitardes.<\/p>\n<h2>La fin de la lecture?<\/h2>\n<p>En dehors de ces discussions, les r\u00e9criminations sur les dangers que le m\u00e9dia ferait courir \u00e0 la jeunesse sont relativement rares. Surprenant quand on constate combien la question de la violence est devenue centrale aujourd\u2019hui au moment d\u2019aborder la relation de l\u2019enfant et de l\u2019image. Il y a bien des gens, d\u00e8s les ann\u00e9es 1950, pour d\u00e9noncer la fin de la lecture et donc celle de la civilisation, comme Georges Duhamel en France, mais l\u2019accueil est dans l\u2019ensemble positif: \u00abIl y a tout de suite eu la volont\u00e9 de la part des responsables d\u2019utiliser la TV (comme l\u2019avait fait la radio scolaire) comme outil didactique, de faire des \u00e9missions p\u00e9dagogiques destin\u00e9es aux enfants, explique le professeur de l\u2019UNIL. En France par exemple, le Minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation a fait diffuser d\u00e8s 1952 des programmes \u00e9ducatifs.\u00bb<\/p>\n<h2>\u00abLa TV a transform\u00e9 la vision du monde des Helv\u00e8tes\u00bb<\/h2>\n<p>Si les enfants et la famille n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s par l\u2019arriv\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la t\u00e9l\u00e9vision, on peut n\u00e9anmoins se demander ce qu\u2019elle a chang\u00e9 dans leur vie. \u00abJe pense que, par son don d\u2019ubiquit\u00e9 et sa prise croissante sur l\u2019instantan\u00e9it\u00e9 de l\u2019actualit\u00e9, la t\u00e9l\u00e9vision a profond\u00e9ment transform\u00e9 la vision du monde des Helv\u00e8tes, qu\u2019elle a contribu\u00e9 \u00e0 leur ouvrir l\u2019esprit et \u00e0 leur faire d\u00e9couvrir des horizons nouveaux, qu\u2019ils soient lointains ou locaux. On oublie aujourd\u2019hui qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, rares \u00e9taient ceux qui pouvaient voyager. La TSR a offert un regard sur le monde, et pas n\u2019importe lequel puisque les reportages de Continents sans Visa \u00e9taient r\u00e9alis\u00e9s par des gens comme Goretta, Soutter ou Tanner. \u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019appui de cette th\u00e8se, on citera l\u2019une des toutes premi\u00e8res \u00e9missions en couleur diffus\u00e9es sur la TSR, le 1er octobre 1968. Elle s\u2019intitulait \u00abVisite \u00e0 Pers\u00e9polis \u00bb. Pour cette soir\u00e9e historique, \u00abvotre\u00bb t\u00e9l\u00e9vision proposait, entre autres, ce documentaire d\u2019une demi-heure consacr\u00e9 \u00e0 la belle et antique cit\u00e9 perse. Difficile de faire mieux, en mati\u00e8re d\u2019ouverture. Et, tant qu\u2019\u00e0 \u00eatre d\u00e9pays\u00e9, mieux valait \u00abvoyager\u00bb en couleur.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Sonia Arnal<\/p>\n<p><strong>Pour en voir plus:<\/strong><br \/>\nPour (re)d\u00e9couvrir les images de l\u2019arriv\u00e9e de la couleur \u00e0 la TV suisse, allez \u00e0 l\u2019adresse: <a href=\"https:\/\/archives.tsr.ch\/dossier-couleur\">archives.tsr.ch\/dossier-couleur<\/a><br \/>\nEt pour la m\u00eame r\u00e9volution en France: <a href=\"https:\/\/www.ina.fr\/archivespourtous\">www.ina.fr\/archivespourtous<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019\u00e9tait le 1er octobre 1968. La TSR diffusait sa premi\u00e8re soir\u00e9e en couleur. La fin du noir &amp; blanc, la fin d\u2019une \u00e9poque. 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