{"id":10082,"date":"2019-09-26T08:08:55","date_gmt":"2019-09-26T06:08:55","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=10082"},"modified":"2024-01-31T16:15:22","modified_gmt":"2024-01-31T14:15:22","slug":"la-revolte-en-douceur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-revolte-en-douceur\/","title":{"rendered":"La r\u00e9volte en douceur"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_9967\" aria-describedby=\"caption-attachment-9967\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9967\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/sophieswaton_73_1.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/sophieswaton_73_1.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/sophieswaton_73_1-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9967\" class=\"wp-caption-text\">Sophie Swaton. Au restaurant Le Nomade, \u00e0 Lausanne.<br \/>\u00a9 Pierre-Antoine Grisoni \/Strates<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Elle s\u2019inqui\u00e8te de ce que 150 entreprises mondiales, tr\u00e8s peu tax\u00e9es, polluent le plus. Chercheuse \u00e0 l\u2019UNIL, Sophie Swaton s\u2019engage tr\u00e8s concr\u00e8tement pour soutenir la transition \u00e9cologique et sociale.<\/em><\/p>\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 sensibilis\u00e9e tr\u00e8s jeune \u00e0 la question de la pr\u00e9carit\u00e9, alors m\u00eame que son histoire familiale est ancr\u00e9e dans un milieu fortun\u00e9, par le grand-p\u00e8re surtout, issu d\u2019une famille dirigeant un empire industriel de construction et de r\u00e9paration navale \u00e0 Marseille. Chez Sophie Swaton, on trouve ainsi un p\u00e8re biologique, un p\u00e8re adoptif, des demi-fr\u00e8res et s\u0153urs, une arri\u00e8re-grand-m\u00e8re riche h\u00e9riti\u00e8re de la soie lyonnaise, une autre dans le besoin, un grand-p\u00e8re attentif \u00e0 ses ouvriers \u2013 il lui inculque le sens de la responsabilit\u00e9 sociale \u2013 et une m\u00e8re aux origines franco-italiennes install\u00e9e \u00e0 Aix-en-Provence o\u00f9 Sophie est n\u00e9e.<\/p>\n<p>On voudrait la faire \u00e9voquer encore cette d\u00e9tonante saga familiale mais il faut h\u00e9las \u00e9courter. Enseignante \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement, Sophie Swaton a elle-m\u00eame trois enfants avec son mari avocat \u00e0 Gen\u00e8ve. Philosophe puis \u00e9conomiste, elle est arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cologie depuis des pr\u00e9occupations sociales \u2013 la lutte contre la pauvret\u00e9 et le ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e \u2013 et se voit sollicit\u00e9e aujourd\u2019hui par le gouvernement Macron, des communes en Suisse et des territoires fran\u00e7ais sur le th\u00e8me de la durabilit\u00e9 forte. Elle travaille \u00e0 deux niveaux: la recherche-action pour soutenir rapidement, avec un capital et\/ou des formations, des projets citoyens en agro\u00e9cologie, tourisme, restauration, urbanisme, \u00e9ducation, mobilit\u00e9 douce, service aux personnes, journalisme environnemental, entre autres, et le droit afin d\u2019harmoniser ces initiatives avec les dispositifs sociaux existants. Invit\u00e9e r\u00e9cemment \u00e0 Bruxelles, elle est en discussion pour d\u00e9crocher des fonds europ\u00e9ens et, \u00e0 voir son enthousiasme, on peut penser que la n\u00e9gociation se pr\u00e9sente bien.<\/p>\n<p>\u00abNous demandons que l\u2019\u00c9tat appuie nos exp\u00e9rimentations en cours dans la soci\u00e9t\u00e9 civile et les r\u00e9gions\u00bb, pr\u00e9cise l\u2019auteure de Pour un revenu de transition \u00e9cologique (PUF, 2018). Dans ce livre, elle r\u00e9pond \u00e0 la question de la pr\u00e9carit\u00e9 autrement que par l\u2019allocation universelle, un vieux r\u00eave social qu\u2019elle ne d\u00e9molit pas mais dont elle pointe les manquements \u00e9cologiques et m\u00eame psychologiques. \u00abQuand on parle avec des ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e, on voit qu\u2019ils veulent participer et pas simplement recevoir un montant \u00e0 la fin du mois sans rencontrer un visage humain\u00bb, insiste-t-elle.<\/p>\n<p>Sophie Swaton a quelque chose d\u2019un \u00e9lectron libre qui refuse de c\u00e9der toutes les dimensions de nos vies \u00e0 l\u2019exploitation par le march\u00e9 ou \u00e0 une \u00e9tatisation d\u00e9faillante. Libre mais en rien individualiste, elle croit \u00e0 l\u2019innovation soci\u00e9tale par le bas pour susciter une autre dynamique \u00e9conomique. \u00c0 Grande-Synthe, par exemple, elle collabore avec le maire Damien Car\u00eame, nouvel \u00e9lu \u00e9cologiste au Parlement europ\u00e9en: \u00abNous avons cr\u00e9\u00e9 une coop\u00e9rative de transition \u00e9cologique pour soutenir des initiatives existantes dans cette ville d\u00e9sindustrialis\u00e9e et en faire \u00e9merger d\u2019autres.\u00bb<\/p>\n<p>Elle travaille sur un projet africain initi\u00e9 par la journaliste Audrey Pulvar et accompagne des d\u00e9marches qui s\u2019esquissent en France et en Suisse. Elle s\u2019appuie sur son \u00ab\u00e9cosyst\u00e8me\u00bb, qui est acad\u00e9mique \u00e0 partir de l\u2019UNIL et pratique \u00e0 travers sa Fondation Zoein de soutien \u00e0 des projets sociaux et \u00e9cologiques.<\/p>\n<p><strong>Un go\u00fbt de son enfance<\/strong><br \/>\nLes tomates proven\u00e7ales et le loup au fenouil.<\/p>\n<p><strong>Des lieux \u00e0 son go\u00fbt<\/strong><br \/>\nLes p\u00e2tes \u00e0 Rome, la morue au Portugal et la moussaka en Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p><strong>Un compagnon de table<\/strong><br \/>\nAristote pour lui de\u00admander des pr\u00e9cisions sur l\u2019esclavage et le statut des femmes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle s\u2019inqui\u00e8te de ce que 150 entreprises mondiales, tr\u00e8s peu tax\u00e9es, polluent le plus. Chercheuse \u00e0 l\u2019UNIL, Sophie Swaton s\u2019engage tr\u00e8s concr\u00e8tement pour soutenir la transition \u00e9cologique et sociale. 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