{"id":10006,"date":"2019-09-26T08:25:08","date_gmt":"2019-09-26T06:25:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=10006"},"modified":"2019-11-14T11:17:05","modified_gmt":"2019-11-14T09:17:05","slug":"qui-vote-pour-qui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/qui-vote-pour-qui\/","title":{"rendered":"Qui vote pour qui"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_9957\" aria-describedby=\"caption-attachment-9957\" style=\"width: 593px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9957\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/politique_73_1.jpg\" alt=\"\" width=\"593\" height=\"322\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/politique_73_1.jpg 593w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/politique_73_1-479x260.jpg 479w\" sizes=\"auto, (max-width: 593px) 100vw, 593px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9957\" class=\"wp-caption-text\">Les \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales auront lieu le 20 octobre 2019. \u00c0 cette occasion, les Suisses choisiront leurs conseillers aux \u00c9tats et leurs conseillers nationaux. \u00a9Peter Klaunzer\/Keystone<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Le 20 octobre, les citoyens suisses \u00e9liront leur nouveau Parlement. Qui vote, avec quelle r\u00e9gularit\u00e9, pour quel parti, sous l\u2019influence de quels param\u00e8tres L\u2019analyse de Georg Lutz, directeur du Centre de comp\u00e9tences suisse en sciences sociales FORS et professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques de la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques de l\u2019UNIL.<\/em><\/p>\n<p>La politique suisse se caract\u00e9rise par une stabilit\u00e9 rarement d\u00e9mentie, qui d\u00e9crocherait presque des b\u00e2illements chez le citoyen le plus motiv\u00e9: \u00abChez nous, on ne conna\u00eet pas la crise, ironise Georg Lutz. Une variation de 2 ou 3% dans les r\u00e9sultats d\u2019un parti s\u2019apparente d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une r\u00e9volution. Si vous regardez l\u2019\u00e9volution des partis bourgeois de 1919 \u00e0 2015, c\u2019est une ligne droite!\u00bb Mais derri\u00e8re cet enc\u00e9phalogramme plat se cachent des p\u00e9pites d\u2019informations que les recherches men\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement par le politologue sur les \u00e9lections permettent d\u2019extraire.<\/p>\n<p>On sait par exemple qu\u2019un peu moins de la moiti\u00e9 des Suisses qui ont le droit de vote l\u2019exerceront le 20 octobre \u2013 ils \u00e9taient 48,5% en 2015*. \u00abC\u2019est ainsi depuis longtemps, pr\u00e9cise Georg Lutz. On sait aussi que les jeunes et les personnes qui ont un revenu dans la tranche inf\u00e9rieure de la population se d\u00e9placeront moins aux urnes que celles qui ont fait des \u00e9tudes sup\u00e9rieures et gagnent bien leur vie.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019analyse des \u00e9lections pr\u00e9c\u00e9dentes montre aussi que les femmes votent moins que les hommes (46% contre 53%). \u00abIl y a un effet de cohorte: on constate surtout un \u00e9cart dans la g\u00e9n\u00e9ration plus \u00e2g\u00e9e. Les femmes qui ont grandi \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 elles n\u2019avaient pas le droit de vote tendent \u00e0 moins l\u2019exercer que les femmes n\u00e9es apr\u00e8s\u00bb, rel\u00e8ve le politologue de l\u2019UNIL. L\u2019\u00e9cart devrait donc se combler un peu au fil des ans.<\/p>\n<p>Comme \u00e9lectrices, enfin, les femmes se distinguent des hommes en ceci qu\u2019elles donnent globalement leur voix un peu plus \u00e0 gauche. Alors que ces derniers sont par exemple 32% \u00e0 avoir choisi l\u2019Union d\u00e9mocratique du centre (UDC) et 17% le Parti socialiste (PS) aux \u00e9lections de 2015, les femmes ont choisi ces deux partis respectivement \u00e0 26% et \u00e0 21%. Mais elles suivent les m\u00eames tendances: leur engouement pour le parti agrarien a, comme celui des hommes, doubl\u00e9 entre 1995 et 2015.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9lecteur moyen est un universitaire de 60 ans environ<\/strong><\/p>\n<p>Si on veut caricaturer la r\u00e9ponse \u00e0 la question \u00abQui \u00e9lit le Parlement?\u00bb, le politologue a aussi des r\u00e9ponses: on dira que l\u2019\u00e9lecteur suisse par excellence est un homme universitaire d\u2019une soixantaine d\u2019ann\u00e9es, au revenu confortable et n\u00e9 de parents eux-m\u00eames n\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<p>La question des origines joue en effet un r\u00f4le: les <em>secondos<\/em> ou les enfants n\u00e9s suisses de parents \u00e9trangers votent un peu moins. \u00abC\u2019est un ph\u00e9nom\u00e8ne de socialisation: plus la famille a l\u2019habitude du vote, plus les enfants vont adopter cette habitude\u00bb, souligne Georg Lutz. On note aussi qu\u2019environ 20?% des citoyens votent ou \u00e9lisent syst\u00e9matiquement, le m\u00eame pourcentage ne participe jamais \u2013 les 60% restants s\u2019impliquent en fonction des enjeux, parfois oui, parfois non.<\/p>\n<p><strong>Le Parlement serait-il diff\u00e9rent si tout le monde votait?<\/strong><\/p>\n<p>Mais puisque plus de la moiti\u00e9 des gens n\u2019\u00e9lisent pas le Parlement, doit-on en d\u00e9duire qu\u2019il n\u2019est pas repr\u00e9sentatif de la population et qu\u2019il aurait un visage totalement diff\u00e9rent si 100% des citoyens suisses exprimaient leur avis? \u00abC\u2019est une question difficile, souligne Georg Lutz. On a longtemps pens\u00e9 que comme les gens moins scolaris\u00e9s et aux revenus faibles, les ouvriers en r\u00e9sum\u00e9, votaient moins que les plus ais\u00e9s, il y aurait bien plus de voix pour le Parti socialiste si l\u2019entier des citoyens votait, et que le Parlement pencherait \u00e0 gauche. Mais, en fait, les ouvriers ne donnent plus majoritairement leur voix au Parti socialiste, et on pense aujourd\u2019hui que 50% des gens qui votent, cela donne un r\u00e9sultat parfaitement repr\u00e9sentatif \u2013 \u00e0 100%, on aurait sans doute un Parlement tr\u00e8s semblable.\u00bb<\/p>\n<p>On ne saurait en d\u00e9duire que les gens votent toujours pour le m\u00eame parti. Au gr\u00e9 des \u00e9lections, on voit des changements, mais le plus souvent au sein des m\u00eames blocs: les partisans de la gauche votent plus ou moins \u00e0 gauche, ceux de la droite bougent aussi un peu, mais tous ces glissements tendent \u00e0 se compenser et donnent au final des rapports de force stables.<\/p>\n<figure id=\"attachment_9921\" aria-describedby=\"caption-attachment-9921\" style=\"width: 262px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9921\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/GeorgLutz_73.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/GeorgLutz_73.jpg 262w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/09\/GeorgLutz_73-173x260.jpg 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 262px) 100vw, 262px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9921\" class=\"wp-caption-text\">Georg Lutz. Directeur de FORS et professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques (Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques).<br \/>Nicole Chuard \u00a9UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Une exception rare<\/strong><\/p>\n<p>La seule exception notable date du milieu des ann\u00e9es 90: l\u00e0, en quelques ann\u00e9es, l\u2019UDC a doubl\u00e9 ses parts, passant de 15% environ aux 30% que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui encore. Le parti a surtout pris des voix au Parti lib\u00e9ral-radical (PLR) et \u00e0 la droite plus centriste, m\u00eame s\u2019il s\u00e9duit aussi r\u00e9guli\u00e8rement des gens qui ne votent pas \u2013 ce fut le cas en 2015 par exemple, o\u00f9 il a r\u00e9colt\u00e9 des voix parmi les citoyens s\u2019\u00e9tant abstenus en 2011.<\/p>\n<p>Si, \u00e0 la t\u00eate de ce parti qui nagu\u00e8re drainait des voix surtout dans les milieux agricoles, on trouve beaucoup d\u2019universitaires et\/ou de chefs d\u2019entreprise, sa base est constitu\u00e9e de la part de la population aux revenus les plus faibles et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation la moins pouss\u00e9e \u2013 \u00e9cole obligatoire ou apprentissage constituent en g\u00e9n\u00e9ral le bagage scolaire des sympathisants.<\/p>\n<p><strong>Les ouvriers votent UDC<\/strong><\/p>\n<p>Les petits employ\u00e9s et ouvriers nagu\u00e8re constitutifs des \u00e9lecteurs traditionnels du Parti socialiste sont donc aujourd\u2019hui plut\u00f4t partisans de l\u2019UDC: \u00abLes familles qui gagnent 5000 francs par mois et ont deux enfants sont confront\u00e9es \u00e0 des probl\u00e8mes concrets, par exemple trouver un logement dont ils peuvent assumer le loyer, analyse Georg Lutz. Dans une ville comme Gen\u00e8ve ou Lausanne, c\u2019est devenu presque impossible: pour un 4 pi\u00e8ces, on arrive facilement \u00e0 2000 francs par mois. En outre, sans grandes qualifications, ils ont peur pour leur emploi, peur de ne pas en retrouver un s\u2019ils le perdent. Ils ont le sentiment que l\u2019UDC propose une solution \u00e0 leurs soucis, \u00e0 la globalisation qui les effraie, en rendant les \u00e9trangers responsables de tout ce qui ne va pas et en fermant les fronti\u00e8res. On peut estimer que ce sont de mauvaises r\u00e9ponses \u00e0 leurs vrais probl\u00e8mes \u2013 on peut remarquer aussi que le Parti socialiste ne leur propose pas de r\u00e9ponse convaincante.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les fonctionnaires votent socialiste<\/strong><\/p>\n<p>Le Parti socialiste recrute ainsi non plus tant dans les couches populaires, mais s\u00e9duit beaucoup les fonctionnaires, par exemple les enseignants, ou encore les animateurs socioculturels, les \u00e9ducateurs \u2013 des gens aux profils fort diff\u00e9rents de l\u2019ouvrier. Eux sont bien form\u00e9s et bien pay\u00e9s: 21% des personnes au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation tertiaire ont vot\u00e9 socialiste, contre 14% des personnes sans autre dipl\u00f4me que la scolarit\u00e9 obligatoire et 15% de celles qui ont une formation professionnelle. Les \u00e9lecteurs gagnant 4000 francs ou moins ont pour leur part \u00e9t\u00e9 32% \u00e0 voter pour l\u2019UDC, et 22% seulement pour le Parti socialiste.<\/p>\n<p><strong>On gagne une \u00e9lection en \u00e9tant associ\u00e9 \u00e0 un th\u00e8me<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019UDC appara\u00eet ainsi comme un parti tr\u00e8s profil\u00e9 sur les questions d\u2019immigration \u2013 un capital sur lequel il surfe au gr\u00e9 des votations. \u00ab\u00catre associ\u00e9 \u00e0 un th\u00e8me, appara\u00eetre comme celui qui a les comp\u00e9tences pour le traiter et r\u00e9ussir \u00e0 l\u2019imposer aux yeux des \u00e9lecteurs comme \u00e9tant le plus important pour la Suisse au cours des 4 ans \u00e0 venir?: c\u2019est en faisant cela qu\u2019un parti gagne une \u00e9lection\u00bb, r\u00e9sume Georg Lutz.<\/p>\n<p>En 2015, l\u2019immigration a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9e comme le probl\u00e8me le plus important par 44% des \u00e9lecteurs, alors qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient que 20% \u00e0 penser ainsi en 2011 (et 9% en 1995). Autre exemple qui montre la variabilit\u00e9 de ces th\u00e8mes au cours des ans: en 1995, la pr\u00e9occupation majeure \u00e9tait le march\u00e9 du travail (25% des \u00e9lecteurs) alors qu\u2019en 2015, ce m\u00eame th\u00e8me n\u2019a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 pr\u00e9pond\u00e9rant que par 3% des \u00e9lecteurs. On retrouve dans la question des comp\u00e9tences attribu\u00e9es aux partis quelques \u00e9vidences: le PLR a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019imposer comme ma\u00eetrisant les probl\u00e8mes \u00e9conomiques (49% des \u00e9lecteurs estiment que c\u2019est lui le plus capable \u2013 18% attribuent ce m\u00e9rite \u00e0 l\u2019UDC et 7% au Parti socialiste), l\u2019UDC les questions de migration-asile-r\u00e9fugi\u00e9s (55%, contre 16% au Parti socialiste et 11% au PLR).<\/p>\n<p><strong>L\u2019actualit\u00e9 p\u00e8se dans l\u2019\u00e9lection<\/strong><\/p>\n<p>Pour l\u2019emporter, il faut donc r\u00e9ussir \u00e0 imposer son th\u00e8me. De ce point de vue, le Parti d\u00e9mocrate-chr\u00e9tien (PDC) et le PBD sont \u00e0 la peine: \u00abTout le monde identifie le Parti socialiste comme la formation qui se pr\u00e9occupe des questions sociales et le Parti lib\u00e9ral-radical (PLR) de l\u2019\u00e9conomie, mais le PDC, au fond, c\u2019est quoi son th\u00e8me?, s\u2019interroge le scientifique. La famille? Mais quelle famille? Il reste au parti son \u00e9lectorat traditionnel, catholique, mais il a du mal \u00e0 exister vraiment ailleurs qu\u2019en Valais ou \u00e0 Fribourg.\u00bb Un th\u00e8me donc \u2013 mais aussi un peu de chance. L\u2019actualit\u00e9 peut venir bouleverser la strat\u00e9gie la mieux huil\u00e9e. \u00abOn l\u2019a vu par exemple en 2011, lorsque, \u00e0 la suite de l\u2019incident nucl\u00e9aire de Fukushima, les Verts ont fait un bond aux \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales\u00bb, se souvient Georg Lutz. Quatre ans plus tard, la crise migratoire a servi le programme de l\u2019UDC et les \u00e9cologistes ont perdu du terrain. Mais si le r\u00e9chauffement climatique et les gr\u00e8ves estudiantines sont toujours aussi pr\u00e9sents cet automne, on pourrait bien les voir revenir en force.<\/p>\n<p>\u00abOn observe d\u2019ailleurs que des partis qui sont moins profil\u00e9s sur ce th\u00e8me, le Parti socialiste par exemple, essaient d\u2019occuper le terrain pour convaincre que l\u00e0 aussi ils sont comp\u00e9tents, analyse le politologue. Roger Nordmann a ainsi sorti ce printemps un livre sur l\u2019\u00e9nergie solaire.\u00bb Des formations politiques a priori encore plus \u00e9loign\u00e9es de ce domaine, comme le PLR, ont fini, apr\u00e8s consultation de leur base, par int\u00e9grer certaines pr\u00e9occupations environnementales \u00e0 leur programme. Sauf \u00e9mergence d\u2019une crise politique ou sociale de derni\u00e8re minute, on peut donc a priori miser sur une sensibilit\u00e9 plus verte pour cette l\u00e9gislature.<\/p>\n<h3>O\u00f9 sont les femmes<\/h3>\n<p>Pour la l\u00e9gislation 2015-2019, les femmes constituaient environ 32% du Conseil national et 13% du Conseil des \u00c9tats. On est loin de la parit\u00e9, alors pourtant que les femmes sont actives en politique au niveau f\u00e9d\u00e9ral depuis 1971, avec les premi\u00e8res douze repr\u00e9sentantes du peuple. Comment comprendre une si lente progression en pr\u00e8s de 50 ans? \u00abDans une \u00e9lection aux Chambres, il y a une forte prime au sortant: la personne qui se repr\u00e9sente a de tr\u00e8s bonnes chances d\u2019\u00eatre reconduite, gr\u00e2ce \u00e0 sa notori\u00e9t\u00e9, aux montants plus importants pour faire campagne, alors qu\u2019au contraire y entrer est tr\u00e8s difficile \u2013 cela explique la lenteur du renouvellement des \u00e9lus\u00bb, souligne Georg Lutz. Le chercheur de l\u2019UNIL note qu\u2019il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence aujourd\u2019hui parmi les nouveaux arriv\u00e9s: selon les analyses r\u00e9alis\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9lections de 2015, \u00eatre une femme n\u2019est plus un handicap et il n\u2019y a pas de \u00abmalus\u00bb: les \u00e9lecteurs ne font pas de discrimination via leurs bulletins. Les femmes votent l\u00e9g\u00e8rement plus pour les candidates que les hommes, mais sans \u00e9cart significatif.<\/p>\n<p>Autre param\u00e8tre qui explique cette pr\u00e9sence encore faible? Les candidatures f\u00e9minines sur certaines listes sont de l\u2019ordre de l\u2019anecdotique. La gauche (Verts, Parti socialiste) offre la parit\u00e9, alors que dans le camp bourgeois, \u00abc\u2019est plus difficile, selon Georg Lutz. Il y a quelques figures fortes, r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9lues, mais globalement encore peu de candidates, notamment \u00e0 l\u2019UDC.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 20 octobre, les citoyens suisses \u00e9liront leur nouveau Parlement. 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