{"id":4960,"date":"2019-12-18T13:03:09","date_gmt":"2019-12-18T12:03:09","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/aessp\/?p=4960"},"modified":"2024-03-28T16:18:51","modified_gmt":"2024-03-28T15:18:51","slug":"abus-sexuels-on-en-parle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/aessp\/2019\/12\/abus-sexuels-on-en-parle\/","title":{"rendered":"Abus sexuels : on en parle ?"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Dans le cadre de mon master en Ethique, j\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 un m\u00e9moire sur \u00ab&nbsp;Les r\u00e9percussions de la communication sur les victimes d\u2019abus sexuels&nbsp;\u00bb. J\u2019ai donc travaill\u00e9 durant deux ans sur ce m\u00e9moire, ai lu de nombreux t\u00e9moignages de victimes, analys\u00e9 diff\u00e9rents documentaires sur ce sujet, et rencontr\u00e9 plusieurs victimes d\u2019abus sexuels. Les victimes que j\u2019ai rencontr\u00e9es sont toutes des femmes issues du milieu universitaire.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le sujet des abus sexuels est un sujet tellement vaste que j\u2019ai d\u00fb limiter mes recherches \u00e0 certains aspects. Ce travail ne tendait donc pas \u00e0 \u00eatre exhaustif mais simplement \u00e0 questionner certaines de nos certitudes. Mes lectures \u00e9taient pluridisciplinaires, allant de la philosophie \u00e0 la psychologie en passant par la sociologie.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>J\u2019ai tenu \u00e0 \u00e9crire ces articles afin de partager mes r\u00e9flexions, et surtout les connaissances que j\u2019ai pu acqu\u00e9rir \u00e0 ce sujet. Il n\u2019apporte pas de r\u00e9ponse \u00e0 ce probl\u00e8me mais permet de questionner et de mieux comprendre certaines de nos r\u00e9actions. Plusieurs articles seront publi\u00e9s sur ce sujet afin d\u2019aborder les aspects qui me paraissent les plus importants.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fil conducteur de ma recherche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019actualit\u00e9 de ces derni\u00e8res ann\u00e9es montre des victimes d\u2019abus sexuels osant \u00ab&nbsp;se donner la parole&nbsp;\u00bb. Que ce soit par l\u2019interm\u00e9diaire des mouvements #metoo, #balancetonporc ou Time\u2019s Up, la parole des victimes de violences sexuelles semble se lib\u00e9rer. Le langage est central dans ces histoires et la parole semble contribuer \u00e0 la gu\u00e9rison des victimes. J\u2019ai effectivement \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9e par le nombre de personnes de mon entourage osant enfin dire ou \u00e9crire ce qu\u2019elles avaient v\u00e9cu. La multiplication des t\u00e9moignages \u00e9crits ou oraux irait effectivement dans le sens d\u2019une gu\u00e9rison possible par la parole. Les mouvements comme #balancetonporc ont eu des r\u00e9percussions politiques&nbsp;: le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Fran\u00e7aise, Fran\u00e7ois Hollande, a demand\u00e9 en 2016 \u00e0 la journaliste Flavie Flament de travailler sur la question de la prescription des agressions sexuelles en France. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est donc devenu social et politique. Ces affaires taboues il y a encore quelques ann\u00e9es prennent le devant de la sc\u00e8ne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais pourquoi, malgr\u00e9 toutes les connaissances que nous avons sur les r\u00e9percussions des abus sexuels sur les victimes, les r\u00e9actions des confidents s\u2019av\u00e8rent si souvent inad\u00e9quates et malvenues&nbsp;? Quelles sont les r\u00e9percussions de la r\u00e9v\u00e9lation des faits, tant sur le r\u00e9cepteur que sur l\u2019\u00e9metteur&nbsp;?<br \/><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><a>Article 1&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pourquoi n\u2019as-tu pas parl\u00e9 plus t\u00f4t&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/a>&nbsp;&nbsp;<\/h1>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Pourquoi n\u2019as-tu pas parl\u00e9 plus t\u00f4t&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Telle est l\u2019une des premi\u00e8res questions qui est souvent pos\u00e9e aux victimes d\u2019abus sexuels lorsqu\u2019elles r\u00e9v\u00e8lent ce qu\u2019elles ont subi. Avant de se demander pourquoi cette question est pos\u00e9e, on peut se demander d\u2019abord pourquoi les victimes ont des difficult\u00e9s \u00e0 parler de leur agression&nbsp;? Quels peuvent-\u00eatre les sentiments et les \u00e9motions \u00e0 l\u2019origine de leur silence&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La honte, la culpabilit\u00e9 et la dimension sociale du secret<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bernard Rim\u00e9 (2009) a \u00e9tudi\u00e9 \u00ab&nbsp;le partage social des \u00e9motions&nbsp;\u00bb et a cherch\u00e9 \u00e0 comprendre pourquoi certains \u00e9v\u00e9nements \u00e9motionnels tr\u00e8s puissants n\u2019\u00e9taient pas soumis au \u00ab&nbsp;partage social&nbsp;\u00bb<a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Il a donc donn\u00e9 diff\u00e9rentes pistes pour comprendre les origines du silence d\u2019une victime d\u2019abus sexuel et deux sentiments se r\u00e9v\u00e8lent avoir des cons\u00e9quences importantes sur la parole des victimes&nbsp;:&nbsp;la honte et le sentiment de culpabilit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, ces deux sentiments ne sont pas les seules causes du silence des victimes. Le secret n\u2019a pas qu\u2019une fonction individuelle mais aussi une fonction sociale. En effet, il est fr\u00e9quent que les victimes ne parlent pas de ce qu\u2019elles ont subi de peur de faire du mal \u00e0 quelqu\u2019un, \u00e0 un proche le plus souvent. Prenons le cas de l\u2019inceste, il est facile d\u2019imaginer qu\u2019une victime n\u2019ose pas parler de ce qu\u2019elle a subi en raison des cons\u00e9quences et de la peine qu\u2019une telle r\u00e9v\u00e9lation entrainera dans sa famille. De nombreuses victimes m\u2019ont confi\u00e9, en substance \u00ab&nbsp;je ne le dirai jamais \u00e0 mes parents car je ne veux pas leur imposer cette douleur \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre dimension sociale intervient. Les faits peuvent \u00eatre gard\u00e9s secrets afin de pr\u00e9server une certaine image de soi aux yeux d\u2019autrui. C\u2019est une fa\u00e7on pour les victimes de se prot\u00e9ger du regard des autres. La r\u00e9v\u00e9lation peut \u00eatre une menace pour l\u2019int\u00e9gration sociale et entrainer une perte des liens d\u2019appartenance. Une victime est sensible \u00e0 ce que l\u2019on va penser et dire de ce qu\u2019elle a subi. L\u2019estime de soi d\u2019une victime est souvent fragilis\u00e9e en raison d\u2019un fort sentiment de culpabilit\u00e9. Or l\u2019estime de soi est la condition du partage social de l\u2019\u00e9motion. Par cons\u00e9quent, une restauration de l\u2019estime de soi est n\u00e9cessaire pour permettre un partage, ce qui peut prendre du temps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un silence mortif\u00e8re&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le silence tue\u2026&nbsp;Une fois qu\u2019on met le doigt dans le silence c\u2019est fini, on ne parle plus. \u00bb<a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi parle Laurent Boyer dans le documentaire&nbsp;<em>Enfance abus\u00e9e<\/em>&nbsp;diffus\u00e9e sur France 2 le 20 novembre 2018. Au cours de ce documentaire, j\u2019ai pu relever diff\u00e9rentes phrases allant dans ce sens, montrant le caract\u00e8re mortif\u00e8re du silence. Toutes les victimes qui t\u00e9moignent lors de cette \u00e9mission soulignent et insistent sur l\u2019importance de la parole dans leur processus de gu\u00e9rison. Tous ont gard\u00e9 ces histoires secr\u00e8tes durant de nombreuses ann\u00e9es en raison de la proximit\u00e9 de leur agresseur, qu\u2019il soit ami de leur parent ou membre de leur famille. Tous sont cat\u00e9goriques et affirment que le silence est ce qui les a d\u00e9truits, ce qui les a emprisonn\u00e9s dans leur histoire et ce qui les a \u00e9loign\u00e9s du reste de leur famille ou des autres en g\u00e9n\u00e9ral. Il est en effet assez commun de penser que le fait de parler de son v\u00e9cu, le mettre en mots est un moyen de gu\u00e9rir. D\u00e8s lors, on pense souvent que le non partage des \u00e9motions a des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur la victime et que cela peut entrainer un stress et des troubles de la sant\u00e9 physique<a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. Des \u00e9tudes rapport\u00e9es par Bernard Rim\u00e9 (2009) montrent par exemple que les personnes d\u00e9tenant des secrets indicibles seraient moins satisfaites de leur vie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mais la parole est-elle v\u00e9ritablement lib\u00e9ratrice et gu\u00e9risseuse&nbsp;?&nbsp;<em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pourtant \u00e9t\u00e9 interpel\u00e9e par la r\u00e9action de certaines victimes dans le film&nbsp;<em>Gr\u00e2ce \u00e0 Dieu.<\/em><a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;Notamment deux des victimes, qui ne font que des apparitions rapides ou sont simplement mentionn\u00e9es. Elles ne veulent pas parler de ce qu\u2019elles ont subi, car parler remue en elles trop de souvenirs douloureux. Les deux victimes ont des comportements r\u00e9v\u00e9lateurs de leur mal-\u00eatre, l\u2019une ne peut s\u2019emp\u00eacher de pleurer au t\u00e9l\u00e9phone tandis que l\u2019autre est tr\u00e8s violente. Je me pencherai sur ce deuxi\u00e8me exemple. Apr\u00e8s avoir ni\u00e9 pendant des ann\u00e9es avoir \u00e9t\u00e9 victime d\u2019abus sexuel, le jeune homme finit par en parler \u00e0 sa famille. Il r\u00e9v\u00e8le les faits mais par la suite refuse tout dialogue \u00e0 ce propos. Il ne veut pas parler de cette histoire et ne veut pas \u00eatre vu comme une victime. Il mart\u00e8le \u00ab&nbsp;je ne t\u00e9moignerai pas, je ne veux plus entendre parler de cette histoire&nbsp;\u00bb. Une simple allusion \u00e0 ce qu\u2019il a subi le rend f\u00e9brile. Pour celui-ci, la parole ne semble pas \u00eatre un moyen de gu\u00e9rison, bien au contraire. La violence de ses mots et de son comportement semble indiquer un v\u00e9ritable mal-\u00eatre. Je me suis donc demand\u00e9e si ces personnes qui t\u00e9moignent \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision ou qui \u00e9crivent sur leur vie n\u2019ont pas une certaine mani\u00e8re de gu\u00e9rir qui leur est propre. La parole a une importance capitale pour ces personnes en particulier, c\u2019est pourquoi elles ont accept\u00e9 de t\u00e9moigner publiquement. Cela ne permet pas pour autant d\u2019en faire une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes de Bernard Rim\u00e9 (2009) confirment l\u2019hypoth\u00e8se que parler ne gu\u00e9rit pas toujours. Le partage social n\u2019entraine pas n\u00e9cessairement une r\u00e9gulation des \u00e9motions et n\u2019\u00e9liminerait pas le stress qui y est li\u00e9. Il n\u2019y a pas plus de rumination mentale et de pens\u00e9es intrusives quand l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e9motionnel n\u2019est pas partag\u00e9. Certes, les souvenirs non partag\u00e9s suscitent plus d\u2019efforts cognitifs que les souvenirs partag\u00e9s, dans la mesure o\u00f9 ils demandent plus de recherche de sens, plus d\u2019efforts pour comprendre ce qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 et plus de tentatives pour remettre de l\u2019ordre. Cela peut \u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 une t\u00e2che cognitive inachev\u00e9e. Mais au niveau de la sant\u00e9 mentale de la personne, cela ne semble pas v\u00e9ritablement am\u00e9liorer la situation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est certainement possible de tr\u00e8s bien vivre avec un tel secret, mais ces secrets n\u2019\u00e9tant jamais exprim\u00e9s, je n\u2019ai pas pu les \u00e9tudier. Je n\u2019ai donc aucun \u00e9l\u00e9ment de comparaison et ai \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de me concentrer sur des t\u00e9moignages exprim\u00e9s. Je ne peux que m\u2019appuyer sur les t\u00e9moignages de personnes ayant gard\u00e9 le secret pendant un certain temps. Sauf quelques rares exception, comme les exemples cit\u00e9s plus haut extraits du film&nbsp;<em>Gr\u00e2ce \u00e0 Dieu<\/em>, ces t\u00e9moignages vont dans le sens d\u2019un sentiment de lib\u00e9ration au moment de la r\u00e9v\u00e9lation des faits, dans la sph\u00e8re priv\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est int\u00e9ressant de voir la diff\u00e9rence entre le ressenti des victimes et les \u00e9tudes de Bernard Rim\u00e9, qui montrent donc que le partage social n\u2019aide pas les victimes et ne ferait que les soulager. Pourtant, les victimes ne s\u2019estiment pas simplement soulag\u00e9es mais affirment aller mieux et disent \u00ab&nbsp;revivre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, il est difficile pour une victime de r\u00e9pondre \u00e0 la question \u00ab&nbsp;pourquoi n\u2019as-tu pas parl\u00e9 plus t\u00f4t&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Ces r\u00e9v\u00e9lations impliquent des \u00e9motions tr\u00e8s fortes tant pour la victime que pour le r\u00e9cepteur, ce qui rend la communication difficile. Toutefois, une agression a des r\u00e9percussions sur le comportement des victimes&nbsp;: si la communication n\u2019est pas verbale, n\u2019est-il pas possible qu\u2019elle soit comportementale&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9dactrice&nbsp;: Blanche Moinard&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Source image&nbsp;:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.curml.ch\/sites\/default\/files\/rubriques\/3.png\">https:\/\/www.curml.ch\/sites\/default\/files\/rubriques\/3.png<\/a><br \/><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;B. RIME,&nbsp;<em>Le partage social des \u00e9motions,&nbsp;<\/em>Paris, Presses universitaires de France, 2009.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;E. GUERET,&nbsp;<em>\u00ab Enfance abus\u00e9e \u00bb&nbsp;<\/em>[documentaire], France 2, premi\u00e8re diffusion le 20 novembre 2018, 84min.&nbsp;<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;B. RIME,&nbsp;<em>Le partage social des \u00e9motions<\/em>,&nbsp;<em>op.cit.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/58E5B8FC-BD83-4FE1-A4F5-58689C5EA65D#_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;F. OZON (r\u00e9alisateur),&nbsp;<em>Gr\u00e2ce \u00e0 Dieu<\/em>, Mars Films, 2019, 137min.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de mon master en Ethique, j\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 un m\u00e9moire sur \u00ab&nbsp;Les r\u00e9percussions de la communication sur les victimes d\u2019abus sexuels&nbsp;\u00bb. 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