Cher·ère étudiant·e en SSP,
Ce texte à pour but de t’informer des changements de règlements dans le cursus de psychologie. Ces changements concernent principalement les étudiant·e·s en psychologie et en science du sport, néanmoins quelque soit ta filière nous t’invitons à lire et à prendre connaissance de ces modifications dans leur entièreté.
note :
On appelle “crédits négatifs” la possibilité qu’ont les étudiant·e·s à avoir une note insuffisante dans un ou plusieurs cours correspondants à ce nombre de crédits ECTS. Par exemple, dans le cas où le cursus prévoit 6 crédits négatifs en propédeutique, l’étudiant·e peut valider son année en ayant un 3 ou un 3.5 dans un cours à 6 ECTS ou deux cours à 3 ECTS. Les notes inférieures à 3 sont dites “éliminatoires”, l’étudiant·e a l’obligation de faire une deuxième tentative et d’y obtenir au minimum une note de 3.
À la demande de l’institut de Psychologie, de nouveaux règlements ont été développés, avec comme modifications majeures la suppression des crédits négatifs en propédeutique et le passage de 12 à 6 crédits négatifs en deuxième partie de Bachelor et en Master. Les étudiant·e·s en sciences du sport qui souhaiteront prendre une mineure en psychologie verront les mêmes mesures s’appliquer dorénavant à leurs cours de psychologie : en propédeutique, iels n’auront plus de crédits négatifs, et n’auront plus que 6 crédits négatifs en deuxième partie de Bachelor, tandis qu’en Master les 6 crédits négatifs en vigueur actuellement sont maintenus.
Cette mesure s’inscrit dans un objectif depuis longtemps discuté, celui de diminuer les effectifs dans le cursus de psychologie, c’est-à-dire le nombre d’étudiant·e·s inscrit·e·s en Bachelor et en Master. En effet, la quantité croissante d’étudiant·e·s pose un réel problème d’organisation à la faculté, et cela conduit inévitablement à une baisse de la qualité de la formation, ainsi qu’à l’épuisement des ressources déjà fortement diminuées en raison des coupes budgétaires 2026.
Pour prendre une telle décision, celle-ci doit être acceptée d’abord en commission d’enseignement de psychologie, ensuite au conseil de faculté, et enfin par la direction de l’UNIL. Dans chacun de ces organes décisionnels sont présent·e·s des représentant·e·s étudiant·e·s, qui soutiennent l’idée de l’institut de psychologie de réduire les effectifs, la taille de ceux-ci étant clairement préjudiciable à la qualité de l’enseignement. Néanmoins, ces représentant·e·s étudiant·e·s s’opposent aux méthodes proposées pour arriver à cet objectif, et ce pour les raisons suivantes :
– Cette mesure contribue à renforcer des inégalités sociales dans les études supérieures qui sont ainsi transférées au monde du travail une fois les étudiant·e·s diplômé·e·s. De plus, réduire les crédits négatifs en psychologie amène un déséquilibre entre les filières, au sein d’une faculté qui se veut pourtant sensible à ce que chacune d’entre elle soit traitée équitablement. Cela démontre un certain paradoxe dans les décisions prises concernant la filière de psychologie, qu’il est important de relever.
– Ces changements de règlements ne font que déplacer le problème sans traiter ce qui le sous-tend. Ainsi, ce sont les conditions de réussite qui sont remaniées, et non pas la matière elle-même, ou la manière d’évaluer. Il est essentiel pour former de bon·ne·s psychologues que celles et ceux-ci soient confronté·e·s de manière réflexive aux informations qu’iels apprennent, ce que ne permettent en général pas les QCM. De plus, un remaniement des questions d’examens paraît être une solution plus efficace et équitable que la suppression des crédits négatifs.
– Un nouveau plan d’étude pour la propédeutique en psychologie est entré en vigueur à la rentrée de septembre 2025 avec pour objectif principal la réduction des effectifs. L’année académique n’étant pas encore terminée, il est impossible d’estimer les effets que ce changement à déjà apporté au niveau des effectifs. Nous faisons donc face à un manque d’informations empiriques pouvant soutenir la décision d’entreprendre de nouvelles mesures de régulations, ce qui témoigne d’une certaine précipitation dans la mise en place de celles-ci.
Tu trouveras le discours dans lequel ces arguments ont été amenés, ainsi qu’ un bref résumé des modifications dans ce dossier: Documents Complémentaires. Comme tu l’auras compris, nos efforts n’ont malheureusement pas abouti et ces changements de règlements vont entrer en vigueur à la rentrée de septembre 2026 de la manière qui suit :
- Propédeutique : les étudiant·e·s immatriculé·e·s pour la première fois en septembre 2026 qui commencent le cursus de psychologie.
- Deuxième partie de Bachelor : Pour la rentrée 2027, les étudiant·e·s qui auront commencé leur cursus en septembre 2026. Les étudiant·e·s ayant commencé en septembre 2025 ne sont pas impacté·e·s, incluant les personnes redoublantes.
- Master : les étudiant·e·s qui commencent leur Master à la rentrée de septembre 2026.
Ces changements ne s’appliquent donc pas aux étudiant·e·s actuellement en Master et en Bachelor, mais ces dernier·ère·s seront astreint·e·s au règlement sur le Master dès leur entrée dans cette étape.
En cas de questions ou de besoin de soutien concernant ces nouvelles mesures, tu peux écrire aux Conseiller·ère·s aux Études de Psychologie: conseil.BSCpsychologie@unil.ch (Bachelor) et conseil.MSCpsychologie@unil.ch (Master). Il est également possible de trouver sur notre site les bureaux et heures de réceptions, si besoin.
Dans le cas où tu préférerais t’adresser à des étudiant·e·s , il est évidemment possible de nous contacter via aessp.dep.academique@gmail.com qui est le pôle soutien aux étudiant·e·s de l’AESSP ! Les membres de ce pôle te répondront volontiers 🙂
PS : Nous souhaitions transmettre ces informations par mail à tous les étudiant·e·s de la faculté SSP. Néanmoins, la direction nous en a empêché, au motif qu’il ne relevait pas des fonctions de l’AESSP d’informer sur les règlements facultaires et que ceux-ci ne concernaient pas l’intégralité des étudiant·e·s mais uniquement celles·eux en psychologie. Bien que d’accord sur le principe, nous soutenons l’idée que de telles politiques facultaires allant à l’encontre de l’intérêt des étudiant·e·s doivent être publiques et soulignées, et ce pour toute personne sous l’autorité de cette faculté.
