{"id":167,"date":"2014-06-18T15:22:30","date_gmt":"2014-06-18T13:22:30","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/?page_id=167"},"modified":"2014-06-18T15:57:41","modified_gmt":"2014-06-18T13:57:41","slug":"pleiade","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/publications\/pleiade\/","title":{"rendered":"Pl\u00e9iade"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>\u00c9crits apocryphes chr\u00e9tiens I&nbsp;&amp;II&nbsp;<\/em> (Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade 442 &amp; 516) \u00c9ditions Gallimard, Paris 1997 &amp; 2005<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9sum\u00e9 (de l&rsquo;\u00e9diteur) : Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu&rsquo;en d\u00e9pit d&rsquo;un contenu comparable \u00e0 celui des \u00c9critures ils n&rsquo;appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s&rsquo;\u00e9cartent de la doctrine officielle de l&rsquo;\u00c9glise en v\u00e9hiculant des id\u00e9es h\u00e9t\u00e9rodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l&rsquo;\u00c9glise s&rsquo;est toujours m\u00e9fi\u00e9e. Mais rappelons que le canon des \u00c9critures n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 tout de suite, son histoire court jusqu&rsquo;\u00e0 la quatri\u00e8me session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu&rsquo;il y a toujours d\u00e9saccord en la mati\u00e8re entre l&rsquo;\u00c9glise catholique et les \u00c9glises protestantes pour certains livres.<\/p>\n<p>Les textes r\u00e9unis dans  <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/publications\/pleiade\/tome1\/\">le premier tome<\/a> rel\u00e8vent de l&rsquo;Antiquit\u00e9 chr\u00e9tienne et recoupent diff\u00e9rents genres bibliques : \u00e9vangiles (auquel il convient d&rsquo;adjoindre des \u00e9crits relatant la vie et la dormition de Marie, m\u00e8re de J\u00e9sus), \u00e9p\u00eetres, Actes des ap\u00f4tres, apocalypses (sur les derniers temps et l&rsquo;au-del\u00e0). Ces pi\u00e8ces sont pr\u00e9cieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l&rsquo;\u00c9glise et la compr\u00e9hension de traditions \u2013 dans le domaine de la pi\u00e9t\u00e9, de la liturgie ou de l&rsquo;art \u2013 dont nous n&rsquo;avons pas trace dans les textes canoniques.<\/p>\n<p>Les textes r\u00e9unis dans  <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/publications\/pleiade\/tome2\/\">le second tome<\/a> sont, dans leur majorit\u00e9, plus tardifs. Ce volume accorde, d&rsquo;autre part, une place plus grande que le premier \u00e0 des livres qui circul\u00e8rent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l&rsquo;Occident latin ; les traditions copte, arabe, \u00e9thiopienne, arm\u00e9nienne y sont bien repr\u00e9sent\u00e9es. Pour la plupart, ces \u00e9crits n&rsquo;avaient encore jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Les \u00e9crits chr\u00e9tiens que l&rsquo;on dit \u00ab apocryphes \u00bb n&rsquo;ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre diffus\u00e9s, r\u00e9crits, adapt\u00e9s. Ils furent le terreau de l&rsquo;imaginaire chr\u00e9tien, et une source d&rsquo;inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les \u00e9crivains, les musiciens et les cin\u00e9astes : le Bunuel de La Voie lact\u00e9e se souvient des <em>Actes de Jean<\/em>. C&rsquo;est que, face au discours r\u00e9gnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace \u00e0 l&rsquo;imagination. Ils se d\u00e9veloppent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage \u00e0 ceux qui n&rsquo;\u00e9taient que des ombres. Comme toute litt\u00e9rature, ils rusent avec le discours clos.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9crits apocryphes chr\u00e9tiens I&nbsp;&amp;II&nbsp; (Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade 442 &amp; 516) \u00c9ditions Gallimard, Paris 1997 &amp; 2005 R\u00e9sum\u00e9 (de l&rsquo;\u00e9diteur) : Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1395,"featured_media":0,"parent":87,"menu_order":48,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"sidebar-page.php","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-167","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/167","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1395"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=167"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/167\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/87"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/aelac\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=167"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}