Comment financer l’audiovisuel public?

Alors que le financement de l’audiovisuel français est remis en question, le site web InaGlobal propose un tour d’horizon des modèles économiques des télévisions publiques à travers le monde dans un article du 30 avril intitulé « Six manières de financer l’audiovisuel public« . Le papier se penche sur les différents outils de financement que sont la redevance, la taxe, la publicité, les dons privés, la vente de produits commerciaux et l’impôt, et en propose une comparaison internationale.

Extrait:

Les dons privés

L’importance des financements privés parmi les ressources de l’audiovisuel public américain fait des États-Unis une exception sur la scène internationale. En tout, ce sont près de 64,2 % des ressources de l’audiovisuel américain qui proviennent de financements privés. La contribution fédérale au financement du Public Broadcasting Service (PBS) et de la National Public Radio (NPR) ne représente, elle, que 16,5 % de leurs ressources, soit moins de de 3 euros par habitant, tandis que 19,3 % de celles-ci émanent des impôts prélevés par les États fédérés. La majorité des fonds de PBS et NPR provient ainsi de financements privés, en vertu du statut hybride de ces groupes audiovisuels, à la fois public et à but non lucratif. (…)

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Un autre article d’InaGlobal: « L’audiovisuel public européen en débat », du 25 avril 2018.

 

 

Projection: 1968 im Fernsehen

Une soirée de projection et de discussions autour du thème « 1968 im Fernsehen » est organisée à Zurich le 18 mai et à Liestal le 23 mai. Des militant.e.s et des témoins des années 1968 en Suisse échangeront avec des historien.ne.s sur la base d’archives télévisuelles et cinématographiques. Ces dernières documentent entre autres les manifestations contre l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie et une marche vers Berne organisée par le mouvement féministe.

Cette rencontre se déroule dans le cadre du cycle « Réalités suisses » qui présente des reprises thématiques de films, de photographies et de documents sonores suisses uniques qui ont été sauvés grâce au travail en réseau de Memoriav.

Présentation de l’événement:

Was war 1968 in der Schweiz los? Wie kam es zu jener Eruption? Und was sind die Nachwirkungen dieses epochemachenden Jahres? «1968 im Fernsehen» geht mit audiovisuellen Dokumenten auf Erkundungstour und befragt Zeitzeugen und Expertinnen.

«1968» fand auch in der Schweiz und in Bern statt: Demonstrationen gegen den Einmarsch sowjetischer Truppen in die Tschechoslowakei, Beat-Festivals oder ein Marsch nach Bern der Frauenbewegung: Das sind nur einige Beispiele für das Spektrum an Fernsehbeiträgen und Privataufnahmen die die bewegte Zeit rund um das berühmte Jahr dokumentieren. Sie geben Anlass zur Diskussion und für aktuelle Fragestellungen.

In einem moderierten Gespräch kommentieren Blumenkinder, Revoluzzer und Frauenrechtlerinnen zusammen mit Historikerinnen und Historikern eindrückliche Zeitdokumente aus Schweizer Film- und Fernseharchiven. Die bewegten Bilder dokumentieren eine bewegte Zeit. Sie erzählen von alternativen Gesellschaftsentwürfen, vom Drang nach Freiheit und darüber, was vom Geiste der Achtundsechziger geblieben ist.

Gäste: Gertrud Pinkus, Film-Maker/Zeitzeugin und Jakob Tanner, Professor em. für Allgemeine und Schweizer Geschichte der Neuzeit (Universität Zürich)

Präsentiert von: Dominique Rudin, Historiker/Erlebte Schweiz

Mai 68: une grève à la radio-télé française

Libérons l’O.R.T.F, Affiche éditée par l’Atelier Populaire (Beaux-Arts) • Crédits : ©Collection Michael Lellouche/Leemage – AFP

 

A l’heure des commémorations de Mai 68, l’émission La Fabrique de l’histoire y dédiait la semaine du 23 au 27 avril.

Les auditeurs de France culture ont notamment pu découvrir à cette occasion un documentaire intitulé « Radio 68 : ORTF : la grève à contretemps » qui évoque la grève de l’audiovisuel public français en 1968.

 

 

Présentation:

« C’est par la radio que le général de Gaulle va mobiliser ses troupes le 30 mai après son escapade à Baden-Baden. Ce jour-là les transistors relaient la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées. Les « accords de Grenelle » ont donné satisfaction à de nombreux salariés et la grève va progressivement s’arrêter dans la plupart des entreprises. Pas à l’ORTF où la revendication principale n’est pas salariale mais concerne l’indépendance et l’objectivité journalistique. Radios et télé publiques vont donc durcir leur grève à partir du 3 juin et, à contretemps, la poursuivre jusqu’à la mi-juillet pour les journalistes de la télévision. Plusieurs dizaines d’entre eux vont en subir les conséquences en étant licenciés ou mis à pied en plein été, avant une reprise en main sévère par le gouvernement des journaux d’information. »

Pour aller plus loin:

 

Des salariés de l’ORTF défilent sous une banderole lors de la manifestation appelée par les syndicats CGT et CFDT à Paris le 24 mai 1968 pendant la grève générale de mai 1968. • Crédits : JACQUES MARIE – AFP

 

Exposition: Les Shadoks ont 50 ans, une révolution animée

29 avril 1968, 20h33. Les Shadoks, série télévisée d’animation, envahissent le petit écran français et provoquent une pluie de réactions – des insultes comme du soutien – parmi les téléspectateurs. Ces drôles de petits oiseaux à la fois bêtes et méchants sont nés dans les studios de recherche de l’ORTF dirigés par Pierre Schaeffer qui espère participer au renouvellement progressif du ton et du style des émissions françaises. Le musée Tomi Ungerer à Strabourg consacre, du 16 mars au 18 juillet 2018, une exposition à cette révolution animée.

 

 

Lire la présentation de l’exposition

Visionner le premier épisode des Shadoks

« Avec les Shadoks, un vent de lofoquerie a soufflé sur la télévision française », France Inter, 20 mars 2018

Sébastien Denis, « Désynchro-Shadok. Animation, musique concrète et ingénierie à l’ORTF », Intermédialités, 2012

 

 

 

 

Le monde publicitaire suisse entre déclin et renouveau

La régie publicitaire Publicitas, ancien leader de la commercialisation publicitaire, fait face aux départs de ses plus importants éditeurs. A cause de défauts de paiement, AZ Medien, Corriere del Ticino, NZZ, Tamedia et Media Suisses, entre autres, mettent successivement fin à leurs engagements depuis la fin du mois d’avril 2018. Ces entreprises souhaitent désormais créer une nouvelle société ayant pour vocation de soutenir les clients publicitaires et éditeurs. Affaire à suivre.

« Tamedia met fin avec effet immédiat à sa relation avec Publicitas », RTS info, 25 avril 2018

« Le long déclin de l’empire Publicitas », Le Temps, 26 avril 2018

« Plusieurs éditeurs suisses veulent créer une nouvelle société publicitaire », RTS info, 30 avril 2018

Vidéo contestataire: Carole Roussopoulos exposée à Martigny

Depuis le 14 avril et jusqu’à la fin du mois d’octobre, la Médiathèque Valais Martigny consacre sa nouvelle exposition a une pionnière de la vidéo militante : Carole Roussopoulos. Intitulée « La vidéo pour changer le monde », l’exposition évoque les années 1970 et ses mouvements sociaux en même temps qu’elle documente la technique vidéo à la lumière des thématiques chères à la vidéaste née en 1945.

Carole et Paul Roussopoulos en tournage, 1969. Photo: Association Carole Roussopoulos

 

De 2009 à 2013, la Médiathèque Valais avec le soutien de Memoriav a réalisé un grand projet de sauvegarde et de mise en valeur des archives vidéo de Carole Roussopoulos, tout juste décédée. Le projet a permis de traiter la majorité du fonds et de poursuivre sa mise en valeur et diffusion.

 

 

 

 

La boîte télévisuelle: le poste de télévision et les artistes

Caroline Tron-Carroz, chercheuse en histoire de l’art associée à l’InTRu (Interactions, transferts et ruptures artistiques et culturels) à l’Université François-Rabelais de Tours, publie dans la collection « Médias et Humanités » de l’Ina l’ouvrage La boîte télévisuelle: le poste de télévision et les artistes. L’auteure porte, dans cette étude inédite, un regard renouvelé sur l’histoire de la télévision et les arts.


 

Présentation:

« Depuis les années 1960, de nombreux artistes ont été sensibles à la forme du poste de télévision, à son design cubique ou en boîte, attirés aussi par sa technique singulière, le tube cathodique, avant que ce dernier ne soit définitivement remplacé par les écrans plats.

Caroline Tron-Carroz entend cerner par cette étude inédite en France les procédés par lesquels des artistes comme Nam June Paik, Wolf Vostell, Edward Kienholz et bien d’autres ont pu entreprendre des expérimentations et opérer des détournements manifestes à partir du médium télévisuel. »

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« La télé est-elle prête pour l’après télé? », France Culture

Le conflit commercial, qui a opposé, en mars 2018, les chaînes privées françaises TF1 et Canal + face aux droits de diffusion des programmes de compétitions sportives, a ouvert le débat sur l’avenir du secteur télévisuel français. Le sujet « La télé est-elle prête pour l’après télé? », diffusé sur France Culture le 13 mars 2018, a fait le point sur la situation du paysage télévisuel français dans le champ international. Face à la puissance de groupes internationaux entièrement autonomes comme Netflix, les perspectives d’avenir des chaînes françaises se situent dans le développement de nouveaux modes de consommation des médias ainsi que dans l’investissement dans de nouveaux contenus.

 

Revoir sur France Culture:

« La télé, miroir grossissant des politiques culturelles? », 15 décembre 2017

« Je n’arrive plus à regarder la télévision », 3 mai 2017

Deux documentaires: génériques et fins de séries

Le réalisateur, scénariste et journaliste Olivier Joyard tire la série par ses deux bouts. Auteur du documentaire Fins de séries (2016) qui montre la manière dont se conçoit l’ultime épisode d’une série, le réalisateur s’intéresse cette fois-ci aux génériques de série dans un documentaire qui retrace le processus de création de ces oeuvres visuelles et musicales. Génériques de séries sera diffusé le 26 avril sur Canal +.

« Les Soprano, Lost, Six Feet Under : comment finir une série ? », Les Inrockuptibles, 13 juin 2017

« Fin de séries ou comment mettre un point final », Le Monde, 12 avril 2018

« Les génériques de séries en disent si long sur la télévision », 24 Heures, 23 avril 2018

Retrouver les productions et interventions d’Olivier Joyard dans Les Inrockuptibles et sur France Culture

Ortswechsel für den Schweizer « Tatort »

Die Fernsehsendung Tatort geniesst schon lange Kultstatus. Es ist die erfolgreichste und am längsten laufende Krimireihe im deutschsprachigen Fernsehen. Die erste Sendung wurde 1970 Jahre produziert und veröffentlicht. Sie wird von den Sendern ARD, ORF 2 und SRF 1 zur Hauptsendezeit am Sonntagabend ausgestrahlt. Der Schweizer Tatort stand eigentlich immer im Schatten seines deutschen Bruders, dies belegen die Zuschauerquoten. Erreichen die vom deutschen staatlichen Fernsehen produzierten Folgen im Schnitt ca. 10 Millionen Zuschauer, beliefen sich die Zuschauerzahlen von den in Luzern produzierten Tatorte auf weniger als 7 Mio. Die niedrigen Quoten seien aber nie Kritikpunkt bei SRF gewesen. Der Ortswechsel geschehe aus einem inhaltlichen Grund. Er soll dem Schweizer Tatort mehr Struktur und Energie geben, wie Spielfilmchef von SRF Urs Fitze dem Tagesanzeiger erklärte. Die neuen Folgen sollen 2019 im Fernsehen ausgestrahlt werden.

« Weil die Tatort-Filme nicht immer auf ein oscarverdächtiges Drehbuch zählen können und mit knappen Budgets leben müssen, ist es wichtig, dass die Hauptfiguren und ihr Hintergrund attraktiv entworfen sind. «Wir möchten in Zürich von Anfang an eine stimmige Welt kreieren, in der sich die Figuren bewegen sollen», so Fitze. »

Lesen Sie hier den Bericht im Tagesanzeiger.