Gouvernance et archives audiovisuelles

EUScreenBlog, le blog de la revue VIEW consacrée à l’histoire de la télévision européenne, a publié en mai dernier un article intitulé « How the Right Governance Can Strengthen Audiovisual Broadcast Archives« .

Il s’agit d’un entretien avec Katharine Sarikakis, spécialiste de la gouvernance des médias et des communications à l’Université de Vienne. La chercheuse présente le projet de recherche The Governance of Cultural Memory Through Audiovisual Broadcast Archives, qu’elle supervise.

 

Extrait:

EuScreenBlog: Public Service Media (PSM) surely play a big role as they are the main providers of European content. What are key challenges these institutions face?

KS: PSM’s have three major challenges to face: the constant attempt or temptation for interference by the state; the repeated pressure by the private sector to withdraw from popular programming; and often themselves, the sense of entitlement and sometimes sense of naval gazing as organisational cultures. In the digital era, they are the best equipped to provide know how, foster new talents and lead the way towards multiple expressions of democracy by supporting accurate and quality news programmes, daring cultural programmes and taking risks. For that, they have already a huge asset, their own archives which in most countries constitute the main source or one of the few major sources of archives.

Lire l’article.

 

Neues Bundesgesetz über elektronische Medien

Mit dem neuen Mediengesetz – genannt BGeM – will Bundesrätin Doris Leuthard die technologischen und ökonomischen Entwicklungen der Medienbranche sowie das veränderte Mediennutzungsverhalten gesetzlich regeln. Der Fokus liegt folglich auf den elektronischen Medien. Aber auch klassische SRG-Radio- und TV-Programme sind betroffen. Neu wird eine unabhängige Kommission für elektronische Medien geschaffen, die den Auftrag hat, die Konzession für die SRG festzulegen und Leistungsaufträge an Private zu vergeben. Ausserdem wird sie eine Kontroll- und Bestrafungsfunktion einnehmen, dann nämlich, wenn Konzessionsvorgaben von Medienakteuren verletzt würden. Eine Übersicht über die Kommentare und die Berichterstattung der Medien in der Deutschschweiz.

Neue Zürcher Zeitung

«In einer Hinsicht ändert sich allerdings wenig: Die SRG behält ihre privilegierte Stellung. Sie steht weiterhin im Zentrum der Medienförderung. Ein Grossteil der ab dem kommenden Jahr von den Haushalten zu bezahlenden Abgabe kommt dem nationalen Rundfunk zugute. Der Auftrag der SRG wird teilweise ausgedehnt. So soll sie regelmässig im täglichen Informationsangebot, das von grossen Teilen des Publikums beachtet wird, über die jeweils anderen Sprachregionen berichten.»

Lesen Sie hier den Artikel

«Ein revolutionärer Akt ist das Papier keineswegs. Im Kern bestätigt es die derzeitige Ordnung, die vor allem auf die Hege und Pflege der SRG ausgerichtet ist. Deren Dominanz im elektronischen Sektor soll unangetastet bleiben.»

Lesen Sie hier den Kommentar von Rainer Stadler

Tagesanzeiger

«Der Bundesrat hat die Vernehmlassung zum neuen Gesetz über elektronische Medien eröffnet. Die Online-Mediennutzung nehme zu, sagte Medienministerin Doris Leuthard am Donnerstag in Bern. Service public müsse dort präsent sein, wo das Publikum sei. Online-Medien sollen aber nur unterstützt werden, wenn sie hauptsächlich Audio- und Videoinhalte anbieten. Damit will der Bundesrat die Presse vor subventionierter Konkurrenz schützen. Für eine direkte Förderung von Zeitungen – ob gedruckt oder online – fehlt ohnehin die Verfassungsgrundlage, wie Leuthard betonte.»

Lesen Sie hier den Artikel.

«Der Plan des Bundesrats, neben Radio- und Fernsehstationen auch Online-Medien mit Audio- und Videoinhalten Geld aus der Medienabgabe zukommen zu lassen, scheidet die Geister. SVP und FDP lehnen das Vorhaben ab, SP und CVP unterstützen es.»

Erfahren Sie hier, welche Meinungen die jeweiligen Parteien und Verbände vertreten.

AZ Medien

«Die Schlacht war mit der gewonnenen Abstimmung der No-Billag-Initiative geschlagen und gewonnen. Entspannt hat die SRG deshalb dem neuen Mediengesetz entgegenblicken können, das nun als Entwurf vorliegt: Es unterstreicht wie erwartet die Bedeutung des öffentlich-rechtlichen Rundfunks.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Blick

«Welche bestehenden Online-Angebote in den Genuss von Geldern kommen könnten, wollte Leuthard nicht sagen. Es müssen hauptsächlich Audio und Videoinhalte angeboten werden. Dies um die klassischen Printtitel nicht weiter zu konkurrenzieren.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Basler Zeitung

« In der Schweiz gab es bislang immer einen Konsens, dass direkte Medienförderung abzulehnen ist. Der Staat soll keinen Einfluss nehmen auf die einzelnen Angebote und diese nicht bewerten. Wenn der Bundesrat dies ändern will, ist eine verfassungsmässige Grundlage unumgänglich. Es ist mir schleierhaft, was den Bundesrat dazu gebracht hat, solche Vorschläge zu publizieren.»

Lesen Sie hier das Interview mit Gregor Rutz, SVP-Nationalrat und Vorstand der Aktion Medienfreiheit.

Auch die francophonen Medien haben den Gesetzesentwurf kommentiert und über seine Form berichtet. Hier erhalten Sie eine Übersicht über die Presseerzeugnisse der Westschweiz zu diesem Anlass.

Nouvelle loi sur les médias électroniques

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite » – Ce titre d’un article du Temps reflète bien la réaction des journaux romands au projet de loi sur les médias que propose la Conseillère fédérale Doris Leuthard. La presse se sent effectivement la grande oubliée du texte, qui prévoit de lui accorder une aide de 2% de la redevance. La SSR quant à elle est confortée dans son rôle de service public, mais voit sa marge de manœuvre légèrement réduite. Pour finir, « la grande innovation » du projet est la création d’une nouvelle autorité, la Commission des médias électroniques, qui s’annonce « omnipotente », toujours selon le quotidien romand.

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite« , Le Temps du 21 juin.

« Loi sur les médias: une part de la redevance financera les offres à la demande sur Internet« , Le Nouvelliste du 21 juin.

« Le Conseil fédéral dessine les contours du futur paysage audiovisuel suisse« , RTS.ch

« Berne veut baliser l’avenir du paysage audiovisuel« , La Tribune de Genève du 21 juin.

« Leuthard mise tout sur la radio-TV et néglige la presse« , 24 Heures du 22 juin.

« La loi sur les médias électroniques, « un raisonnement de fonctionnaires »« , interview de Pierre Steulet, patron des radios de l’Arc jurassien dans La Matinale de La Première, RTS, 22 juin.

 

Comment financer l’audiovisuel public?

Alors que le financement de l’audiovisuel français est remis en question, le site web InaGlobal propose un tour d’horizon des modèles économiques des télévisions publiques à travers le monde dans un article du 30 avril intitulé « Six manières de financer l’audiovisuel public« . Le papier se penche sur les différents outils de financement que sont la redevance, la taxe, la publicité, les dons privés, la vente de produits commerciaux et l’impôt, et en propose une comparaison internationale.

Extrait:

Les dons privés

L’importance des financements privés parmi les ressources de l’audiovisuel public américain fait des États-Unis une exception sur la scène internationale. En tout, ce sont près de 64,2 % des ressources de l’audiovisuel américain qui proviennent de financements privés. La contribution fédérale au financement du Public Broadcasting Service (PBS) et de la National Public Radio (NPR) ne représente, elle, que 16,5 % de leurs ressources, soit moins de de 3 euros par habitant, tandis que 19,3 % de celles-ci émanent des impôts prélevés par les États fédérés. La majorité des fonds de PBS et NPR provient ainsi de financements privés, en vertu du statut hybride de ces groupes audiovisuels, à la fois public et à but non lucratif. (…)

Lire la suite.

 

Un autre article d’InaGlobal: « L’audiovisuel public européen en débat », du 25 avril 2018.

 

 

Mai 68: une grève à la radio-télé française

Libérons l’O.R.T.F, Affiche éditée par l’Atelier Populaire (Beaux-Arts) • Crédits : ©Collection Michael Lellouche/Leemage – AFP

 

A l’heure des commémorations de Mai 68, l’émission La Fabrique de l’histoire y dédiait la semaine du 23 au 27 avril.

Les auditeurs de France culture ont notamment pu découvrir à cette occasion un documentaire intitulé « Radio 68 : ORTF : la grève à contretemps » qui évoque la grève de l’audiovisuel public français en 1968.

 

 

Présentation:

« C’est par la radio que le général de Gaulle va mobiliser ses troupes le 30 mai après son escapade à Baden-Baden. Ce jour-là les transistors relaient la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées. Les « accords de Grenelle » ont donné satisfaction à de nombreux salariés et la grève va progressivement s’arrêter dans la plupart des entreprises. Pas à l’ORTF où la revendication principale n’est pas salariale mais concerne l’indépendance et l’objectivité journalistique. Radios et télé publiques vont donc durcir leur grève à partir du 3 juin et, à contretemps, la poursuivre jusqu’à la mi-juillet pour les journalistes de la télévision. Plusieurs dizaines d’entre eux vont en subir les conséquences en étant licenciés ou mis à pied en plein été, avant une reprise en main sévère par le gouvernement des journaux d’information. »

Pour aller plus loin:

 

Des salariés de l’ORTF défilent sous une banderole lors de la manifestation appelée par les syndicats CGT et CFDT à Paris le 24 mai 1968 pendant la grève générale de mai 1968. • Crédits : JACQUES MARIE – AFP

 

Quelques réflexions sur la télévision, Jean-Jacques Lagrange

« Quelques réflexions sur la télévision, Jean-Jacques Lagrange »

Par Roxane Gray, mars 2018.

 

A l’issue de la votation contre No Billag, le réalisateur Jean-Jacques Lagrange livre quelques réflexions sur les évolutions de la Télévision Suisse Romande. Ce pionnier de la télévision met en parallèle les premières années d’existence du média et le tournant que ses professionnels vivent aujourd’hui: après la création de la télévision en 1954, il s’agit maintenant de la réinventer.

Lire l’article sur ce site.

La RTS sur le campus lausannois: un projet maintenu mais reporté

La création d’un nouveau centre médias sur le site de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) devait accueillir, dès 2020, les employés de la RTS du bâtiment La Sallaz à Lausanne. Pascal Crittin, directeur de la RTS, a annoncé, le mercredi 8 mars 2018, que le déménagement de la RTS était retardé et reporté au plus tôt en 2023.

La suspension du transfert n’est pas liée à la votation « No Billag » mais aux mesures d’économies prises par la RTS en raison de la baisse de la redevance annoncée par le Conseil fédéral pour 2019 ainsi que la baisse des revenus publicitaires.

Le bureau d’architecte lauréat du concours Kersten Geers et David Van Severen. [ – Philippe Christin]
Ecouter Pascal Crittin sur Radio Lac, le 7 mars 2018

Lire les articles parus le même jour:

« Le déménagement de la RTS sur le site de l’EPFL est retardé », RTS info

« Le déménagement de la RTS sur le campus lausannois est retardé », Le Temps

« Le déménagement de la RTS à l’EPFL est suspendu », 24 Heures

Les médias de service public: état des lieux

Modèles de redevance diversifiés, régulations oscillant entre autonomie et dépendance, enjeu démocratique ou défi numérique: un regard sur l’audiovisuel public à l’international souligne ses conceptions variables, dans l’espace et dans le temps, ainsi que ses formes multiples et changeantes. Si l’audiovisuel public forme un paysage éclaté, les médias nationaux s’ouvrent néanmoins à des formes de rapprochement multiples.

« Les services publics de radio-télévision à l’orée du XXIe siècle. Entre (non) conceptions politiques, industrialisation et techniques numériques », Benoît Lafon

« Le financement de l’audiovisuel public en Europe: un paysage éclaté », France Culture

« Qu’est-ce qu’un média de service public? », dossiers de l’Ina sur l’audiovisuel public en France, au Royaume-Uni, en Pologne, au Maroc, aux Etats-Unis, au Brésil, en Israël, au Sénégal, en Inde, au Japon, en Corée du Sud, au Nigeria et en Allemagne.

Le télévision publique au pied du mur, aussi en France

Le 6 février dernier, la plateforme Action Critique Médias publiait un article intitulé « Il y a près de 30 ans, la télévision publique (déjà) au pied du mur ». Le papier revient sur la mobilisation d’intellectuel.le.s français.e.s à la fin des années 1980, qui dénonçaient notamment l’emprise de la publicité sur l’audiovisuel public.

Logo de France 3 en 1988.

Extrait de la lettre signée Ange Casta, Jean Martin, Claude Marti, Christian Pierret, Max Gallo et Pierre Bourdieu, envoyée en mars 1989 au président de la République, au Premier ministre et au ministre de la Culture et de la Communication:

« La Télévision Publique en France est engagée dans une logique de décadence qui met à terme son existence en cause. Le moment est venu de prendre conscience de l’enjeu et d’en mesurer les conséquences. Trois chaînes commerciales de télévision ont été créées ou développées depuis 1986. (…) La Publicité y dicte sa loi, le programme en est le support et l’audimat le juge suprême. Pour la satisfaction des annonceurs à qui l’on vend des spectateurs/consommateurs par paquets de 1000… Or la Télévision Publique pour ce qui concerne son financement, ses programmes et la recherche du taux d’écoute maximum comme critère unique d’évaluation de son audience, s’est alignée sur le modèle de la télévision commerciale. »

Sur la situation actuelle de la télévision publique en France, lire également l’entretien d’Acrimed avec Fernando Malverde, journaliste et syndicaliste à France télévisions, publié le 26 décembre 2018.

No Billag: c’est non!

Ce dimanche 4 mars 2018, l’initiative « No Billag » qui visait la suppression des redevances radio et télévision a été nettement rejetée par 71,6% des Suisses et la totalité des cantons. Les refus les plus forts sont venus de la Suisse romande.

Le débat sur le service public audiovisuel n’est cependant pas clos. Si Gilles Marchand a salué un « signal fort pour le service public », le directeur de la SSR a également annoncé un plan d’économies de 100 millions de francs qui sera mis en oeuvre dès 2019. La SSR pourra néanmoins se réformer dans de meilleures conditions: avec le soutien de son public.

« L’initiative No Billag est rejetée par 71,6% des votants et tous les cantons », RTS Info

« Rejet de No Billag: une confiance qui oblige », Le Temps

« No Billag balayée par 71,6% des Suisses », Tribune de Genève

« Après le non à l’initiative, la SSR annonce des économies et des réformes », La Côte