Entretien: Simon Dawes sur la notion de service public

 

« Echos de la recherche en Grande-Bretagne (I). Simon Dawes sur la notion de service public », par François Vallotton, novembre 2018.

Profitant d’un séjour prolongé à Londres, nous entamons une série consacrée à l’évolution des Television studies et du service public audiovisuel en Grande-Bretagne.

Nous commençons celle-ci par un entretien avec Simon Dawes qui vient de publier sa thèse (British Broadcasting and the Public-Private Dichotomy. Neoliberalism, Citizenship and the Public Sphere, Palgrave, McMillan, 2017) consacrée à l’évolution de la régulation audiovisuelle en Grande-Bretagne.

Lire l’entretien sur notre site.

Acrimed: « pour des médias (vraiment) au service des publics »

Le samedi 17 novembre, l’antenne lyonnaise de l’association Action Critique Médias (Acrimed) organise une journée de réflexion sur les médias. Parmi les intervenants, on compte le journaliste Olivier Cyran, le vidéaste Usul, des journalistes lyonnais, des responsables de médias alternatifs, des syndicalistes et des membres d’Acrimed, qui échangeront sur le thème « Pour des médias (vraiment) au service des publics ».

 

 

Tables rondes, conférences, expositions de dessins, débats et projections sont prévus.

On note par exemple l’échange « L’audiovisuel public en danger » avec Mouloud Aïssou, syndicaliste à la télévision française.

Voir le programme complet.

Retour sur la longue vie de l’ORTF

Le 8 octobre dernier, l’émission de France Inter Affaires sensibles revenait sur l’histoire de l’Office de Radiodiffusion-télévision Française (ORTF) sous le titre « Crises, censure et désinformation : la longue vie de l’ORTF ». A cette occasion, le journaliste Fabrice Drouelle avait invité l’historien Christian Delporte, spécialiste du rôle des médias, de l’image et de la communication en politique.

Présentation de l’émission:

Sur les ruines de l’ancien grand service public unifié de l’information, les français découvrent de nouveaux visages, de nouveaux logos et surtout de nouveaux noms. Elles s’appellent désormais TF1, Antenne 2, France 3 ou encore Radio France… « Autonomes et entièrement responsables » selon les mots du premier ministre de l’époque Jacques Chirac, elles ont pour mission de « produire et diffuser une information libre et ouverte » à destination de tous les transistors et postes de télévisions de l’hexagone. Mais leur rôle consiste aussi à faire oublier une décennie médiatique ternie par l’emprise du pouvoir sur l’information… Car l’histoire de leur aînée – l’ORTF – est jalonnée par les conflits sociaux à répétition et surtout marquée par les accusations de censure et de désinformation…

Quelle place pour l’audio dans les médias?

L’émission radiophonique Médialogues s’est interrogée, le 22 septembre 2018, sur la place de l’audio dans les médias. Comment réinventer la radio et lui redonner son attrait? Trois invités partagent leurs réflexions: Nelly Valsangiacomo, professeure d’histoire contemporaine et co-coordinatrice du Pôle d’histoire audiovisuelle du contemporain à l’Université de Lausanne; Pascal Crittin, directeur de la RTS et Virginie Nussbaum, journaliste au quotidien « Le Temps » et co-productrice du podcast natif « Brise glace ». Tous trois montrent la palette diversifiée des usages de la radio et soulignent le rôle que pourrait jouer la création sonore dans le renouvellement du média.

Présentation:

« Avec une érosion lente mais inéluctable de 25% de la durée d’écoute globale durant la dernière décennie (toutes chaînes confondues), le média radio est au pied du mur: il doit se réinventer dans un monde qui redécouvre les vertus de la voix parlée via les livres audios, les podcasts natifs ou les interfaces à commandes vocales. Faut-il changer le ton? Les invités? Les modes de diffusion? La distribution des émissions? »

 

 

Ecouter l’émission ici.

« Comment le Temps a imaginé le podcast Brise-Glace », Le labo numérique du Temps, 02 mai 2018.

« Brise-Glace, le podcast du journal Le Temps », Vertigo, 01 mai 2018.

Les réalisateurs face à la TSR: le projet d’émission Périscope (1976-1977)

Le dernier article de notre équipe:

« Les réalisateurs face à la TSR : le projet d’émission Périscope (1976-1977) », par Roxane Gray, septembre 2018.

Cet article s’inspire d’une réflexion amorcée dans le cadre de l’école d’été Métis 2018 « Culture de masse : nouvelles approches, nouveaux enjeux (XIX-XXIe siècles) » qui s’est déroulée à Versailles du 3 au 7 septembre 2018.

6 octobre 1971 : Grève d’un jour à la TSR, Histoire de la TSR. ch.

 

Au tournant des années 1970, les réalisateurs de la Télévision Suisse Romande (TSR) font face à une modernisation des normes de production et à de nouvelles logiques de management. Ces professionnels proposent néanmoins de nouvelles méthodes et organisations du travail, plus propices aux formes d’expression qu’ils défendent.

Retour sur le projet d’émission Périscope présenté en 1976 à la TSR par dix de ses réalisateurs.

Lire notre article.

Une partie de la RTS déménage à Lausanne

« La SSR veut déplacer une partie de la rédaction de la radio SRF de Berne à Zurich. En Suisse romande, la RTS envisage de déménager à l’horizon 2024 le département « news » de la télévision de Genève à Lausanne », lisait-on mercredi 19 septembre dans Romandie.

Ces décisions suscitent de nombreuses réactions, notamment le désolement du Conseil d’Etat genevois. Mais Pascal Crittin, directeur de la RTS défend son projet qu’il qualifie de « vision » dans l’émission Forum du même jour. L’idée est de réussir à « économiser dans les murs » pour éviter des économies dans le programme, explique Pascal Crittin qui croit « en un fédéralisme des contenus et non pas des bureaux ».

 

Interview de Pascal Crittin à Forum, 19 sept.

Interview d’Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat genevois, à Forum, 19 sept.

« RTS: déménagement prévu d’une partie de la télévision à Lausanne », Romandie, 19 sept.

« Le téléjournal à Lausanne? Plus qu’une hypothèse, une vision », Le Matin, 19 sept.

« Genève est en passe de perdre le téléjournal », Tribune de Genève, 19 sept.

« Genève prend très mal le départ programmé de la RTS », Le Temps, 19 sept.

 

 

 

Initiative pour l’innovation médiatique en Suisse

Mi-juillet, une Initiative pour l’innovation dans les médias (IMI) était lancée par différents acteurs: la SSR, des Universités romandes, des Hautes écoles ainsi que Ringier. Le projet a pour objectif de lancer un pont entre le monde des médias et le milieu académique. Il vise ainsi à stimuler l’innovation mais également à valoriser la recherche et la rendre accessible au plus grand nombre. Dotée d’un fonds annuel de 650’000 CHF, l’initiative lancera un appel à projets des l’automne 2018.

« La SSR s’allie aux hautes écoles pour soutenir l’innovation dans les médias« , sur le site de la RTS, 20 juillet 2018.

« Une nouvelle initiative suisse pour que les médias innovent« , Le Temps, 19 juillet 2018.

« Une nouvelle initiative pour soutenir et développer l’innovation dans les médias« , sur Presseportal.ch, 19 juillet 2018.

 

 

Gouvernance et archives audiovisuelles

EUScreenBlog, le blog de la revue VIEW consacrée à l’histoire de la télévision européenne, a publié en mai dernier un article intitulé « How the Right Governance Can Strengthen Audiovisual Broadcast Archives« .

Il s’agit d’un entretien avec Katharine Sarikakis, spécialiste de la gouvernance des médias et des communications à l’Université de Vienne. La chercheuse présente le projet de recherche The Governance of Cultural Memory Through Audiovisual Broadcast Archives, qu’elle supervise.

 

Extrait:

EuScreenBlog: Public Service Media (PSM) surely play a big role as they are the main providers of European content. What are key challenges these institutions face?

KS: PSM’s have three major challenges to face: the constant attempt or temptation for interference by the state; the repeated pressure by the private sector to withdraw from popular programming; and often themselves, the sense of entitlement and sometimes sense of naval gazing as organisational cultures. In the digital era, they are the best equipped to provide know how, foster new talents and lead the way towards multiple expressions of democracy by supporting accurate and quality news programmes, daring cultural programmes and taking risks. For that, they have already a huge asset, their own archives which in most countries constitute the main source or one of the few major sources of archives.

Lire l’article.

 

Neues Bundesgesetz über elektronische Medien

Mit dem neuen Mediengesetz – genannt BGeM – will Bundesrätin Doris Leuthard die technologischen und ökonomischen Entwicklungen der Medienbranche sowie das veränderte Mediennutzungsverhalten gesetzlich regeln. Der Fokus liegt folglich auf den elektronischen Medien. Aber auch klassische SRG-Radio- und TV-Programme sind betroffen. Neu wird eine unabhängige Kommission für elektronische Medien geschaffen, die den Auftrag hat, die Konzession für die SRG festzulegen und Leistungsaufträge an Private zu vergeben. Ausserdem wird sie eine Kontroll- und Bestrafungsfunktion einnehmen, dann nämlich, wenn Konzessionsvorgaben von Medienakteuren verletzt würden. Eine Übersicht über die Kommentare und die Berichterstattung der Medien in der Deutschschweiz.

Neue Zürcher Zeitung

«In einer Hinsicht ändert sich allerdings wenig: Die SRG behält ihre privilegierte Stellung. Sie steht weiterhin im Zentrum der Medienförderung. Ein Grossteil der ab dem kommenden Jahr von den Haushalten zu bezahlenden Abgabe kommt dem nationalen Rundfunk zugute. Der Auftrag der SRG wird teilweise ausgedehnt. So soll sie regelmässig im täglichen Informationsangebot, das von grossen Teilen des Publikums beachtet wird, über die jeweils anderen Sprachregionen berichten.»

Lesen Sie hier den Artikel

«Ein revolutionärer Akt ist das Papier keineswegs. Im Kern bestätigt es die derzeitige Ordnung, die vor allem auf die Hege und Pflege der SRG ausgerichtet ist. Deren Dominanz im elektronischen Sektor soll unangetastet bleiben.»

Lesen Sie hier den Kommentar von Rainer Stadler

Tagesanzeiger

«Der Bundesrat hat die Vernehmlassung zum neuen Gesetz über elektronische Medien eröffnet. Die Online-Mediennutzung nehme zu, sagte Medienministerin Doris Leuthard am Donnerstag in Bern. Service public müsse dort präsent sein, wo das Publikum sei. Online-Medien sollen aber nur unterstützt werden, wenn sie hauptsächlich Audio- und Videoinhalte anbieten. Damit will der Bundesrat die Presse vor subventionierter Konkurrenz schützen. Für eine direkte Förderung von Zeitungen – ob gedruckt oder online – fehlt ohnehin die Verfassungsgrundlage, wie Leuthard betonte.»

Lesen Sie hier den Artikel.

«Der Plan des Bundesrats, neben Radio- und Fernsehstationen auch Online-Medien mit Audio- und Videoinhalten Geld aus der Medienabgabe zukommen zu lassen, scheidet die Geister. SVP und FDP lehnen das Vorhaben ab, SP und CVP unterstützen es.»

Erfahren Sie hier, welche Meinungen die jeweiligen Parteien und Verbände vertreten.

AZ Medien

«Die Schlacht war mit der gewonnenen Abstimmung der No-Billag-Initiative geschlagen und gewonnen. Entspannt hat die SRG deshalb dem neuen Mediengesetz entgegenblicken können, das nun als Entwurf vorliegt: Es unterstreicht wie erwartet die Bedeutung des öffentlich-rechtlichen Rundfunks.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Blick

«Welche bestehenden Online-Angebote in den Genuss von Geldern kommen könnten, wollte Leuthard nicht sagen. Es müssen hauptsächlich Audio und Videoinhalte angeboten werden. Dies um die klassischen Printtitel nicht weiter zu konkurrenzieren.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Basler Zeitung

« In der Schweiz gab es bislang immer einen Konsens, dass direkte Medienförderung abzulehnen ist. Der Staat soll keinen Einfluss nehmen auf die einzelnen Angebote und diese nicht bewerten. Wenn der Bundesrat dies ändern will, ist eine verfassungsmässige Grundlage unumgänglich. Es ist mir schleierhaft, was den Bundesrat dazu gebracht hat, solche Vorschläge zu publizieren.»

Lesen Sie hier das Interview mit Gregor Rutz, SVP-Nationalrat und Vorstand der Aktion Medienfreiheit.

Auch die francophonen Medien haben den Gesetzesentwurf kommentiert und über seine Form berichtet. Hier erhalten Sie eine Übersicht über die Presseerzeugnisse der Westschweiz zu diesem Anlass.

Nouvelle loi sur les médias électroniques

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite » – Ce titre d’un article du Temps reflète bien la réaction des journaux romands au projet de loi sur les médias que propose la Conseillère fédérale Doris Leuthard. La presse se sent effectivement la grande oubliée du texte, qui prévoit de lui accorder une aide de 2% de la redevance. La SSR quant à elle est confortée dans son rôle de service public, mais voit sa marge de manœuvre légèrement réduite. Pour finir, « la grande innovation » du projet est la création d’une nouvelle autorité, la Commission des médias électroniques, qui s’annonce « omnipotente », toujours selon le quotidien romand.

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite« , Le Temps du 21 juin.

« Loi sur les médias: une part de la redevance financera les offres à la demande sur Internet« , Le Nouvelliste du 21 juin.

« Le Conseil fédéral dessine les contours du futur paysage audiovisuel suisse« , RTS.ch

« Berne veut baliser l’avenir du paysage audiovisuel« , La Tribune de Genève du 21 juin.

« Leuthard mise tout sur la radio-TV et néglige la presse« , 24 Heures du 22 juin.

« La loi sur les médias électroniques, « un raisonnement de fonctionnaires »« , interview de Pierre Steulet, patron des radios de l’Arc jurassien dans La Matinale de La Première, RTS, 22 juin.