Cycle de conférences « Histoire et séries télévisées »

Dans le cadre du cours de Master « Histoire et séries télévisées » donné par la chercheuse Mireille Berton à l’Université de Lausanne, une série de conférences publiques est proposée.

Voici le programme des prochaines rencontres:

  • 25 mars : La religion dans Vikings et Game of Thrones, avec Nicolas Meylan (FTSR/IHAR, UNIL)
  • 1er avril : Autour de la série Kaamelott, avec Barbara Wahlen (Français médiéval, UNIL)
  • 6 avril : L’imaginaire gothique dans Penny Dreadful, avec Vincent Fontana (UNIGE)
  • 27 avril : L’historien·ne comme expert·e sur une série TV, avec Vincent Fontana (UNIGE)

Les interventions ont lieu à l’Université de Lausanne, dans le bâtiment Unithèque, salle 4215, et débutent à 15h15.

 

 

Parution: Adaptable TV. Rewriting the Text

Yvonnes Griggs, professeure en médias et communications à l’Université de Nouvelle-Angleterre (Australie), signe l’ouvrage Adaptable TV. Rewriting the Text paru en 2018 aux Editions Palgrave Macmillan. Ses recherches actuelles portent sur les adaptations de la période néo-victorienne à la télévision.

 

Résumé de l’ouvrage:

« This book focuses on the significantly under-explored relationship between televisual culture and adaptation studies in what is now commonly regarded as the ‘Golden Age’ of contemporary TV drama. Adaptable TV: Rewiring the Text does not simply concentrate on traditional types of adaptation, such as reboots, remakes and sequels, but broadens the scope of enquiry to examine a diverse range of experimental adaptive types that are emerging within an ever-changing TV landscape. With a particular focus on the serial narrative form, and with case studies that include Penny Dreadful, Fargo, The Night Of and Orange is the New Black, this study is essential reading for anyone who is interested in the complex interplay between television studies and adaptation studies. »

 

Offensive belge dans l’industrie audiovisuelle

Qualité des professionnels de l’audiovisuel, outils d’aide à la production, fiscalité attractive, aides régionales et décors variés: la Belgique attire de nombreuses productions européennes mais aussi américaines et chinoises. Destination idéale pour les producteurs et réalisateurs, la Belgique accueille sur son territoire entre 300 et 350 tournages de films, séries, documentaires, courts-métrages par année. Cette politique de développement d’une industrie audiovisuelle a porté ses fruits puisque ce secteur enregistre un retour sur investissement de plus de 380%.

Si la Belgique attire les tournages étrangers, les créations belges se font, quant à elles, connaître à l’international. Nouvelle scène de la fiction télévisuelle, les séries flamandes Ennemi public, La Trêve et plus récemment Beau Séjour s’exportent au-delà des frontières et affirment leur essence locale. Les Belges ont également investi la Suisse et ont participé à la production de la série RTS Quartier des banques.

Dans « Le Fidèle », présenté il y a un an à la Mostra de Venise, Adèle Exarchopoulos et Matthias Schoenaerts apparaissent sur l’esplanade du palais de Justice de Bruxelles. ©Savage Film

 

« Wallonie, Bruxelles, terres de tournages », L’Echo, 24 août 2018

« La France redevient une terre de tournage de films et séries », InaGlobal, 01 mars 2018

« La Belgique, nouvelle terre de séries TV », Le Temps, 13 février 2017

 

Les séries TV décryptées par les historiens

La troisième saison de « The Historians » se déroule à l’Université de Genève depuis début octobre. Ce cycle de conférences qui connaît un vif succès populaire propose de décrypter les séries télévisées historiques à la lumière des connaissances scientifiques actuelles.

Lundi 12 novembre, le spécialiste de l’Allemagne Yan Schubert, de l’Atelier interdisciplinaire de recherche de l’Université de Genève, décortiquera la série Berlin 56. Les semaines suivantes, d’autres chercheurs/euses s’intéresseront aux séries Narcos, Versailles et Indian Summers.

Pour en savoir plus, retrouvez les capsules produites par RTS Decouverte.

 

Netflix à la conquête du Vieux Continent

Fort du succès mondial de La Casa de Papel créée en 2017, série non-anglophone actuellement la plus regardée dans le monde, le service de vidéo en ligne Netflix installera, dès septembre 2018, son premier studio de production européen à Madrid. La création de ce studio européen marque le début de l’industrialisation des créations de Netflix en Europe: vingt productions devront au total être produites cette année sur le sol espagnol.

Avec un nombre d’abonnés supérieur en-dehors des Etats-Unis (70 millions) qu’à domicile (57 millions), Netflix se lance en effet dans une stratégie d’ouverture aux demandes locales et dans la création de contenus innovants en Europe mais aussi en Colombie, au Brésil ou encore au Japon.

« Espagne: Netflix installe son premier studio européen à Madrid », Le Matin, 27 juillet 2018

« Netflix installe un studio à Madrid », Le Figaro, 27 juillet 2018

Les séries TV s’invitent à l’Université

Si le succès des séries TV n’est plus à vérifier auprès du grand public, celles-ci constituent également un sujet de prédilection chez les universitaires. Thèses, livres , séminaires et conférences consacrés au genre se multiplient en Suisse romande. Florilège.

La série Kaamelott a les honneurs de l’Université de Lausanne dans le cadre du séminaire « La Table ronde, c’est pas la fête de l’artisanat ! : Kaamelott et le mythe arthurien » mené au printemps 2018 par Barbara Wahlen, maître d’enseignement et de recherche en histoire médiévale. Le festival Histoire et cité a consacré, le 24 mars 2018, une table ronde aux « Femmes dans les séries TV: La lente libération ». Depuis l’automne 2016, l’Université de Genève propose, avec The Historians, des cycles de conférences consacrés aux séries télévisées historiques. Inspirée par ces rencontres, la série documentaire « L’Histoire dans les séries » sur RTS Découverte décrypte les séries télévisées par le prisme du regard d’historiens.

 

Les séries télé prennent-elles la grosse tête ?• Crédits : Francesco Carta fotografo – Getty

« Les séries télé nous rendent-elles vraiment intelligents ? », France Culture, 02 mai 2018

« Journée d’étude: Séries TV et Posthumain, Posthumain(s) en série(s) », Libération, 23 novembre 2017

« Des historiens passent au crible la série Game of thrones à Genève », RTS Culture, 26 octobre 2017

« La série télé s’invite sur les bancs de l’Université », France Culture, 26 mai 2012 mis à jour le 22 janvier 2016

Exposition: Les Shadoks ont 50 ans, une révolution animée

29 avril 1968, 20h33. Les Shadoks, série télévisée d’animation, envahissent le petit écran français et provoquent une pluie de réactions – des insultes comme du soutien – parmi les téléspectateurs. Ces drôles de petits oiseaux à la fois bêtes et méchants sont nés dans les studios de recherche de l’ORTF dirigés par Pierre Schaeffer qui espère participer au renouvellement progressif du ton et du style des émissions françaises. Le musée Tomi Ungerer à Strabourg consacre, du 16 mars au 18 juillet 2018, une exposition à cette révolution animée.

 

 

Lire la présentation de l’exposition

Visionner le premier épisode des Shadoks

« Avec les Shadoks, un vent de lofoquerie a soufflé sur la télévision française », France Inter, 20 mars 2018

Sébastien Denis, « Désynchro-Shadok. Animation, musique concrète et ingénierie à l’ORTF », Intermédialités, 2012

 

 

 

 

Deux documentaires: génériques et fins de séries

Le réalisateur, scénariste et journaliste Olivier Joyard tire la série par ses deux bouts. Auteur du documentaire Fins de séries (2016) qui montre la manière dont se conçoit l’ultime épisode d’une série, le réalisateur s’intéresse cette fois-ci aux génériques de série dans un documentaire qui retrace le processus de création de ces oeuvres visuelles et musicales. Génériques de séries sera diffusé le 26 avril sur Canal +.

« Les Soprano, Lost, Six Feet Under : comment finir une série ? », Les Inrockuptibles, 13 juin 2017

« Fin de séries ou comment mettre un point final », Le Monde, 12 avril 2018

« Les génériques de séries en disent si long sur la télévision », 24 Heures, 23 avril 2018

Retrouver les productions et interventions d’Olivier Joyard dans Les Inrockuptibles et sur France Culture

Ortswechsel für den Schweizer « Tatort »

Die Fernsehsendung Tatort geniesst schon lange Kultstatus. Es ist die erfolgreichste und am längsten laufende Krimireihe im deutschsprachigen Fernsehen. Die erste Sendung wurde 1970 Jahre produziert und veröffentlicht. Sie wird von den Sendern ARD, ORF 2 und SRF 1 zur Hauptsendezeit am Sonntagabend ausgestrahlt. Der Schweizer Tatort stand eigentlich immer im Schatten seines deutschen Bruders, dies belegen die Zuschauerquoten. Erreichen die vom deutschen staatlichen Fernsehen produzierten Folgen im Schnitt ca. 10 Millionen Zuschauer, beliefen sich die Zuschauerzahlen von den in Luzern produzierten Tatorte auf weniger als 7 Mio. Die niedrigen Quoten seien aber nie Kritikpunkt bei SRF gewesen. Der Ortswechsel geschehe aus einem inhaltlichen Grund. Er soll dem Schweizer Tatort mehr Struktur und Energie geben, wie Spielfilmchef von SRF Urs Fitze dem Tagesanzeiger erklärte. Die neuen Folgen sollen 2019 im Fernsehen ausgestrahlt werden.

« Weil die Tatort-Filme nicht immer auf ein oscarverdächtiges Drehbuch zählen können und mit knappen Budgets leben müssen, ist es wichtig, dass die Hauptfiguren und ihr Hintergrund attraktiv entworfen sind. «Wir möchten in Zürich von Anfang an eine stimmige Welt kreieren, in der sich die Figuren bewegen sollen», so Fitze. »

Lesen Sie hier den Bericht im Tagesanzeiger.

Les scénaristes en Suisse: la quête d’une reconnaissance

Le Temps a consacré, le 7 janvier 2018, une série d’articles sur le métier de scénariste. Si la profession a longtemps souffert de la prédominance du réalisateur dans la production audiovisuelle, le boom de la fiction audiovisuelle appelle à un défi narratif qui tend à faire du scénariste le nouveau pivot du processus de création.

Dans le cinéma suisse, les compétences des scénaristes restent peu exploitées. Victimes de l’héritage de la Nouvelle Vague, les scénaristes souffrent d’un manque de reconnaissance et s’effacent derrière la figure du réalisateur, considéré comme seul auteur des films. Cette invisibilité de la profession se manifeste par des filières de formation théorique et pratique encore trop peu développées.

Les télévisions européennes, à l’instar de la télévision publique danoise, Danmarks Radio, mais aussi la RTS, expérimentent des pratiques de production de séries télévisées et accordent une place plus importante aux auteurs. Si le besoin des scénaristes se fait davantage sentir à la télévision publique, la reconnaissance de la profession n’est néanmoins pas encore au rendez-vous en Suisse. Celle-ci semble rater la dernière marche sur le chemin de la professionnalisation des scénaristes et vers la reconnaissance de leurs productions:

«Le jour où le scénariste gardera ses droits sur les textes et donnera une option de production au producteur, ce qui se fait au Danemark ou en Belgique flamande, les séries suisses prendront vraiment leur envol.»

Le réalisateur français François Truffaut discutant le scénario du film «La sirène du Mississippi» avec Catherine Deneuve.

Voir la série d’articles publiés dans Le Temps le 7 janvier 2018:

« Les scénaristes, nouveaux maîtres de l’imaginaire »

« Dans les séries TV romandes, la lente quête d’une politique des auteurs »

« Un master pour apprendre l’écriture d’un scénario »

« Baran bo Odar, le scénariste suisse qui envoûte Netflix »

Lire aussi:

« Le scénariste, ce solitaire invisible », Le Temps 2 février 2018

« Dans le creuset des séries danoises », Le Temps, 22 juillet 2013

« Scénariste, le maillon faible du cinéma suisse », Swissinfo.ch, 20 mars 2014

« Ces scénaristes dans l’ombre des cinéastes », RTS Culture, mars 2018

« Scénariste, un métier peu valorisé », RTS Info, 23 mars 2018