The Historians, saison 2!

D’octobre à décembre, la Maison de l’histoire de l’Université de Genève (UNIGE) renouvelle son cycle de conférences dédié aux séries télévisées historiques: The Historians, saison 2.

Les présentations débutent lundi 5 octobre avec la célèbre série Rome, dont discutera le spécialiste d’histoire ancienne et professeur ordinaire à l’UNIGE, Pierre Sánchez. Le cycle se poursuit le 15 octobre avec The Walking Dead, une œuvre qu’analysera Youri Volokhine, de l’Unité d’histoire et d’anthropologie des religions de l’UNIGE. Une soirée spéciale Game of Thrones se déroule le 30 octobre, avec cinq invité·e·s, dont Mireille Berton de la Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne.

Découvrir le programme complet du cycle.

 

 

« Succès à l’échelle planétaire, les séries télévisées constituent un phénomène social et culturel inédit. Célébrées par un public de consommateurs enthousiastes, elles convoquent largement le passé – à tel point que les séries historiques représentent l’une des catégories les plus prisées de ce type de médias. De l’Antiquité à la Guerre froide, personnages célèbres, grandes épopées, sagas familiales et univers légendaires tirés du Moyen Age participent à la diversité remarquable de cette production culturelle de masse. Comment expliquer le succès de ces séries inspirées par l’histoire ? Cet univers télévisuel permet de s’interroger sur l’évolution des rapports de nos sociétés au passé. Il suggère également la nécessité de décrypter la scénarisation dont il fait l’objet, d’en démêler les logiques et les incohérences, et réfléchir à la capacité des séries de recomposer notre manière d’imaginer l’histoire. »

 

 

 

Les critiques de séries télévisées, une profession en mutation

Benjamin Campion, doctorant et animateur d’un blog consacré aux séries TV pour le journal Libération, a présenté le 9 juin 2017 une étude sur les critiques professionnels de séries télévisées lors du colloque « Cinéphilies/Sériephilies 2.0 : perspectives internationales ». Le chercheur décrit l’évolution des pratiques du métier en proie à trois grands défis : la saturation du marché des séries TV dit Peak TV, le manque de reconnaissance de l’intermédiaire journalistique ainsi que l’effritement des frontières entre le monde professionnel et le monde amateur.

 

 

Lire l’étude sur la critique sérielle dans Libération (partie 1 et partie 2)

Parcourir le blog dédié aux séries TV dans Libération

Consulter le programme du colloque à l’Université Sorbonne Nouvelle

« Ecrans et imaginaires » : Manière de Voir no. 154

L’édition d’août-septembre de Manière de Voir, le magazine bimensuel de l’équipe du Monde diplomatique, est consacrée aux « Écrans et imaginaires ». Trois grands thèmes y sont abordés.

Tout d’abord, la géopolitique des feuilletons télévisés, avec notamment des contributions sur l’Inde, l’Afrique du Sud et l’Egypte. Ensuite, plusieurs journalistes se sont intéressés aux « Séries, nouvelle génération », telles que Black Mirror, Le Bureau des Légendes ou Les Soprano. Le numéro se clôt finalement sur un ensemble de papiers réunis sous la bannière « La machine à divertir ». On peut y lire des réflexions stimulantes sur les ressorts du divertissement télévisé dans différents contextes nationaux.

Extrait de l’article sur les séries politiques de l’économiste et journaliste Frédéric Lemaire, « Un miroir déformant sur le monde politique »:

« Qu’elles mettent en scène des présidents et premiers ministres humanistes (« À la Maison Blanche », « Borgen ») ou diaboliques (« House of Cards »), on peut déceler certains traits communs dans la vision du pouvoir que proposent les séries politiques. » (…)

« Miroirs du monde politique, les séries seraient des « fictions didactiques », selon certains travaux universitaires. Dans un documentaire sur À la Maison Blanche, plusieurs anciens présidents américains (…) louaient son réalisme. Ce serait là un élément décisif du succès de ces fictions. Les scénaristes s’appuient sur des consultants issus du monde politique afin de représenter le plus justement possible le fonctionnement des institutions, le discours sur l’état de l’Union, les négociations commerciales (…) »

C’est la journaliste et essayiste franco-suisse Mona Chollet qui a coordonné ce Manière de voir, dont on peut lire l’éditorial en ligne.

Voir la présentation du numéro et le commander sur le site du Monde diplomatique.

Voir notre article sur la série télévisée Black Mirror.

 

The Art of Television : un documentaire consacré aux réalisateurs de séries

La série documentaire The Art of Television donne la parole, en six épisodes, aux réalisateurs de séries américaines. Charlotte Blum et Vincent Gonon ont rencontré six de ces réalisateurs et réalisatrices et reviennent sur leurs différents parcours ainsi que sur les spécificités du métier à la télévision américaine d’aujourd’hui.

Alan Poul, réalisateur de Rome, Six Feet Under et The Newsroom affirme que : « Ces quinze dernières années, la télévision a changé. Il y a une plus grande liberté artistique qui permet aux réalisateurs de s’exprimer, de créer une oeuvre personnelle et unique. Nous sommes dans un âge d’or pour les réalisateurs de séries. »

 

 

Lire l’article du Monde

Voir un extrait de la série documentaire

Quand l’audiovisuel et les télécommunications font bon ménage

L’opérateur téléphonique français Altice (SFR) ouvrira le 22 août prochain une chaîne de cinéma et de séries ainsi qu’une plateforme à la demande. L’opérateur téléphonique suit les traces de son concurrent Orange, créateur de la chaîne Orange Cinéma Séries (OCS), et qui, de son côté, renforce ses partenariats avec la télévision (Canal +) et le cinéma (UGC). Cet investissement dans les contenus audiovisuels offre plusieurs avantages aux entreprises de télécommunications : se démarquer de ses concurrents et attirer les clients vers la fibre optique afin de rentabiliser les coûts de sa mise en place.

 

Lire l’article dans Téléobs

Lire l’article sur La Tribune

Lire l’article des Echos

Vers une Europe des séries télévisées ?

C’est un fait : les séries TV aiguisent l’appétit des festivals en Europe. Le festival de Monte-Carlo les récompense, les festivals de Berlin et de Venise en font leur avant-première, Genève les explore dans le cadre de son festival Tous écrans tandis que Série Manias leur consacre depuis 2009 son rendez-vous annuel à Paris. La multiplication de ces festivals reflète le dynamisme du marché européen face aux séries TV qui allie audience, créativité et diversité.

Deux articles du Temps sur les séries TV et les festivals européens

Un article du Huffington Post

Nouveaux regards sur l’histoire des séries TV

Les 6 et 7 juin se déroule à l’Université Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle un colloque international consacré aux séries et feuilletons diffusés sur les écrans de la RTF et de l’ORTF de 1949 à 1974. Si la fiction sérielle fait l’objet de recherches de plus en plus nombreuses, cette rencontre se donne pour objectif « de réorienter le regard des chercheurs vers cette préhistoire des séries » et d’inscrire leur étude dans les logiques de programmation de la télévision publique.

 

Lire le programme

Relire l’article sur l’engouement des sciences sociales pour les séries TV

 

 

Black Mirror: miroir du présent ou du futur?

« Black Mirror: miroir du présent ou du futur? Regards croisés d’un spécialiste de science-fiction et de deux historiens des médias », par Marie Sandoz, mai 2017.

La série d’anticipation britannique Black Mirror rencontre un succès international depuis son lancement en 2011. Outre pour son analyse sombre et lucide de nos relations aux nouvelles technologies, Black Mirror est également applaudie pour sa capacité à pressentir l’avenir.

A tort?

Lire l’article sur ce site.

L’engouement des sciences sociales pour les séries TV

L’Association francophone pour le savoir (Acfas) a organisé les 9 et 10 mai dernier un colloque consacré aux « Méthodologies pour l’étude des téléséries et des webséries ». Produit culturel à succès dans le paysage audiovisuel, la série s’affirme également comme objet d’étude en sciences sociales, notamment pour les nouvelles possibilités d’interaction qu’elle offre à ses publics.

Extrait :

A partir de l’étude du phénomème Twin Peaks, Marta Boni de l’Université de Montréal cherche à rendre compte de l' »existence » d’une série dans l’espace public.

 

« Non seulement la production de séries est en forte croissance, mais les nouveaux modes de distribution ont contribué à l’accessibilité accrue et aux nouvelles possibilités de visionnement, et ils ont fourni de nouvelles possibilités d’interaction entre le public et les producteurs des séries, notamment via les réseaux sociaux. »

 

Un article de l’Agence Science-Presse

Programme du colloque

Netflix et des séries TV s’invitent au festival de Cannes

Au programme de la 70e édition du festival de Cannes, on trouve des films produits par la plateforme de streaming en ligne Netflix et deux séries réalisées par Jane Campion et David Lynch. Les réalisateurs de cinéma se tournent vers la format télévisuel et les producteurs de séries s’invitent dans les événements qui célèbrent le cinéma… Ce mercredi 17 mai, le Journal du matin de La Première a invité Emmanuel Cuénod, directeur du Festival Tous Écrans, pour parler de ces phénomènes.

Nicole Kidman dans The Top of the Lake. Crédits photos: Sally Bonger/BBC/ See Saw Productions Australia

 

Nicole Kidman joue l’un des personnages principaux de la série de Jane Campion, Top of the Lake. L’actrice étasunienne avait déjà travaillé avec la réalisatrice dans Portrait de femme (1996).

Écouter l’entretien.