La RTS bientôt sur le campus de Lausanne

Pascal Crittin, directeur de la Radio Télévision Suisse (RTS), a consacré une interview au dernier Uniscope, magazine du campus de l’Université de Lausanne. Il y est notamment question de médias numériques, des rôles fondamentaux de l’audiovisuel public, de la notion de trans-média et du déménagement de la RTS sur le campus lausannois à l’horizon 2021. A cet égard, Pascal Crittin mentionne de possibles collaborations futures avec notre projet de recherche.

 

Pascal Crittin par F. Imhof, copyright UNIL.

Extrait:

Uniscope: « Qu’attendez-vous du déménagement de la RTS à Dorigny ? »

Pascal Crittin: « Nous en attendons une intensification de nos relations déjà nombreuses avec les hautes écoles. (…). »

Uniscope: « Un exemple de collaboration future ? »

Pascal Crittin: « Il y a des compétences en matière d’histoire audiovisuelle et cinématographique à la Faculté des lettres. J’en parlais récemment avec les professeurs Alain Boillat et François Vallotton. Ce dernier dirige un projet FNS sur l’histoire des télévisions en Suisse qui peut s’appuyer sur nos archives numérisées et les exploiter. C’est un exemple parmi d’autres. Nous avançons dans la construction, avec les universités du Triangle Azur et l’EPFL, d’une alliance pour l’innovation des médias. Nous allons créer un Centre médias qui veut réunir les approches des sciences humaines et sociales, des humanités digitales et des ingénieurs pour stimuler l’innovation dans e domaine des médias, et aussi créer et diffuser des contenus en imaginant de nouveaux formats médiatiques, scientifiques et même des manières inédites d’accompagner l’enseignement. »

 

« Aux quatre coins de la révolution médiatique », Médialogues

L’émission radiophonique Médialogues de la RTS consacre cet été une série de sujets à la révolution médiatique à l’ère du numérique. Huit correspondants apportent leurs éclairages sur les évolutions en termes de diffusion d’informations et de contenus médiatiques dans différentes régions du monde : en France, en Espagne et en Allemagne mais également aux Etats-Unis, au Brésil et en Chine. Une émission qui fait le point sur les paysages médiatiques de ces différents pays tout en questionnant les propositions éditoriales possibles pour l’avenir.

 

 

Ecouter les six premières émissions diffusées

Prochaine émission le samedi 19 août

Les radios privées gagnent du terrain en Suisse

La radio est l’un des médias les plus utilisés en Suisse, comme le révèlent les chiffres semestriels publiés au mois de juillet par Médiapulse, fondation mandatée par la Confédération pour mesurer les taux d’audience de la télévision et de la radio en Suisse. L’étude révèle également que les parts de marché de la SSR sont en recul par rapport à 2016. Celles-ci sont peu à peu grignotées par les radios privées dans les trois régions linguistiques du pays, atteignant 25% en Suisse romande, 32% en Suisse alémanique et 17% en Suisse italophone.

 

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Entretien avec Jean Leclerc, producteur d’Histoire vivante

« Service public et émissions historiques: entretien avec Jean Leclerc autour de l’avenir d’Histoire Vivante », par François Vallotton, mars 2017.

Se déclinant sous la forme d’un documentaire à la télévision, de cinq émissions radiophoniques et d’un article hebdomadaire dans La Liberté, Histoire vivante lie la mise en contexte d’un sujet d’histoire à l’éclairage spécifique d’un expert. A l’occasion du changement de sa case de programmation radiophonique, retour sur les spécificités de cette émission phare en Suisse romande avec son producteur Jean Leclerc.

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La télévision, lieu de l’émotion et outil des politiciens démagogues

Le journaliste et blogueur irano-canadien Hossein Derakhshan a écrit une tribune virulente dans la Libération du 1er mai dernier. Intitulé « Les débats politiques sont trop importants pour être laissés à la télévision« , le papier développe l’idée de réserver les discours, discussions et reportages politiques à la presse écrite et à la radio, qui demeurent selon l’auteur des espaces où la réflexion est possible. A contrario, Hossein Derakhshan caractérise la télévision, et par extension les médias sociaux, comme le lieu de l’image, de l’émotion et du spectacle ; un terreau fertile à la désinformation que les démagogues politiques tels que Mahmoud Ahmadinejad, Donald Trump ou Silvio Berlusconi mobilisent avec succès.

Extrait:

« Comme Neil Postman l’a admirablement expliqué dans Se distraire à en mourir (1985), depuis le sport, la religion et les journaux télévisés (…) le moindre aspect de notre vie privée ou publique est désormais affecté par la forme et le discours télévisuels. Les élections, les campagnes, et même la gouvernance, ne peuvent aujourd’hui plus être imaginées en dehors du discours télévisuel. Les débats, les spots politiques, les visites impromptues, les allocutions, les vacances, etc. sont traités comme si la politique n’était qu’une émission de télé-réalité parmi d’autres, un énième The Apprentice. »

Lire l’article.

 

Hossein Derakhshan alimente un blog avec des réflexions sur l’Iran, les médias et la technologie.

Voir aussi l’article « Social Media Is Killing Discourse Because It’s Too Much Like TV » publié dans la MIT Technology Review en novembre 2016.

 

Pascal Crittin à la tête de la RTS

Actuellement responsable des affaires générales à la RTS et anciennement directeur d’Espace 2, Pascal Crittin a été choisi pour remplacer Gilles Marchand à la tête de la RTS. Cette succession advient en plein débat sur l’audiovisuel public. Quelle en est sa vision? Ce 5 avril, presse, télévision et radio romandes sont allées chercher la réponse.

Keystone

Un entretien dans l’émission Forum

Un article du Temps

Un papier dans la Tribune de Genève

Un portrait dans le 24 Heures

Pascal Crittin reçu au 19H30

 

 

Le Conseil national veut limiter le service public audiovisuel

Les hostilités contre la SSR se concrétisent. Une Commission du Conseil national a approuvé le 14 février dernier une série de motions qui visent à limiter l’offre du diffuseur de service public. Option musique pourrait notamment disparaître.

Une courte majorité souhaite premièrement réduire le nombre de chaînes de radio publiques, permettre ensuite à des diffuseurs privés de se servir des contenus de la SSR et finalement abroger la limite de concession radio et télévision qu’il est permis d’octroyer à des entreprises privées, aujourd’hui fixée à deux. Les jalons d’un débat musclé sont posés. Il aura lieu le 14 mars devant le Conseil national.

  • Un article sur le site de Radio fréquence Jura.
  • Un dossier sur le site de la SSR: un extrait du 19H30, un interview de l’UDC Manfred Bühler et un débat entre les conseillers nationaux Jacques-André Maire (PS-NE) et Philippe Nantermod (PLR-VS).