« La Fabrique de l’information », France Culture

L’émission La Fabrique de l’histoire sur France culture termine sa saison avec une série d’épisodes consacrés à la fabrique de l’information. La semaine du 25 juin 2018 a déroulé l’histoire de la production, des circulations mais aussi des falsifications de l’information à travers quatre études de cas: Circulation et falsification des nouvelles au XVIIIe siècle ; L’affaire Eugène Dieudonné ou la fabrication d’un évènement médiatique ; Annoncer la mort du Roi (Henri IV et Louis XIV) et La fausse information de la Gazette à Twitter. Ce dernier sujet s’appuie sur la dernière parution de la revue Le Temps des médias qui s’interroge sur la notion de fake news du XVIe siècle à nos jours.

 

Photos anthropométriques d’Eugène Dieudonné en 1912

Röstigraben bei Radio SRF?

Publicom hat im Auftrag des BAKOM die Programme der SRF-Radios 2017 analysiert. Zwar steige die Anzahl heimischer Musik am Radio an, nach wie vor sei allerdings die Beachtung der anderen Landesteile in den SRF-Informationsangeboten gering urteilt Publicom. Selbst die Wahl eines Tessiner Bundesrats konnte die Berichterstattung über die lateinische Schweiz nur kurzfristig beleben. Publicom bescheinigt dem Radio SRF insbesondere in den Informationssendungen eine hohe Qualität.

SRF Radio Studio in Bern, Quelle: SRF

« Ein gewichtiges Argument für das Gebührenprivileg der SRG ist – neben der Förderung der kulturellen Identität – ihr Integrationsauftrag. Eine wesentliche Integrationsleistung der SRF-Radioprogramme bestünde u.a. darin, über die anderen Sprachregionen zu berichten. Zwar geriet 2017 die italienische Schweiz – dank der Wahl von Ignazio Cassis in den Bundesrat – kurzfristig vermehrt ins journalistische Blickfeld, doch stagniert die Aufmerksamkeit für die lateinische Schweiz seit 2014 auf tiefem Niveau bei zwei Prozent der Gesamtinformation. » Medienmitteilung von Publicom

Lesen Sie hier die detaillierte Programmanalyse.

Parution: Politique, culture et radio dans le monde francophone

Nelly Valsangiacomo et Alain Clavien, professeur.e.s en histoire contemporaine à l’Université de Lausanne et l’Université de Fribourg, dirigent l’ouvrage collectif Politique, culture et radio dans le monde francophone à paraître aux Editions Antipodes. Cet ouvrage prolonge le colloque international éponyme qui s’est déroulé à Lausanne les 15 et 16 octobre 2016. Les 12 contributions réunies dans cet ouvrage questionnent les relations entretenues entre intellectuels et radio tout au long du XXe siècle et retracent quelques étapes de leurs reconfigurations.

 

 

 

Résumé:

« Les intellectuel·le·s ont entretenu dès ses débuts une relation difficile avec la radio, faite d’intérêt et de scepticisme, d’enthousiasme et de crainte. Cette relation se reconfigure tout au long du XXe siècle, en fonction à la fois de l’évolution des pratiques radiophoniques et des redéfinitions du rôle des femmes et des hommes de culture dans la société. Cet ouvrage s’interroge sur l’influence réciproque entre les acteurs intellectuels et le vecteur radiophonique, dans le monde francophone, durant une période qui couvre presque un siècle. »

Consulter le programme du colloque

 

Nouvelle loi sur les médias électroniques

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite » – Ce titre d’un article du Temps reflète bien la réaction des journaux romands au projet de loi sur les médias que propose la Conseillère fédérale Doris Leuthard. La presse se sent effectivement la grande oubliée du texte, qui prévoit de lui accorder une aide de 2% de la redevance. La SSR quant à elle est confortée dans son rôle de service public, mais voit sa marge de manœuvre légèrement réduite. Pour finir, « la grande innovation » du projet est la création d’une nouvelle autorité, la Commission des médias électroniques, qui s’annonce « omnipotente », toujours selon le quotidien romand.

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite« , Le Temps du 21 juin.

« Loi sur les médias: une part de la redevance financera les offres à la demande sur Internet« , Le Nouvelliste du 21 juin.

« Le Conseil fédéral dessine les contours du futur paysage audiovisuel suisse« , RTS.ch

« Berne veut baliser l’avenir du paysage audiovisuel« , La Tribune de Genève du 21 juin.

« Leuthard mise tout sur la radio-TV et néglige la presse« , 24 Heures du 22 juin.

« La loi sur les médias électroniques, « un raisonnement de fonctionnaires »« , interview de Pierre Steulet, patron des radios de l’Arc jurassien dans La Matinale de La Première, RTS, 22 juin.

 

La radio alémanique SRF sera-t-elle zurichoise?

Dans le cadre de son plan d’économie, la SSR a annoncé en avril 2018 le transfert du studio de la radio alémanique SRF de Berne à Zurich afin d’y regrouper les rédactions de radio et de télévision alémaniques. Ce déménagement se heurte cependant à une vive opposition. Le canton et la ville de Berne ainsi que la Région capitale suisse redoutent dans cette concentration de la production de l’information un affaiblissement de la couverture médiatique et nationale du pays au profit de l’agglomération zurichoise et au détriment des régions périphériques.

 

« Berne se mobilise pour garder le studio radio de la SRF », Bilan.ch, 28 mai 2018.

« La SSR envisage des déménagements qui toucheront la Suisse alémanique », RTS info, 06 avril 2018.

La voix des journalistes ou la recherche du bon ton

Trouver sa voix: tel est le challenge des apprentis journalistes de radio et de télévision. Ceux-ci cherchent, durant leur formation, une voix adaptée aux formats télévisuels. Quelle est-elle? Un ton grave et important, un accent parisien effaçant les spécificités régionales et quelques intonations faisant fi de la ponctuation. Cette « bonne voix », frôlant la caricature, répond en fait à un mimétisme ambiant favorisant des effets de mode mais se révèle essentielle pour travailler dans le secteur audiovisuel.

Présentation:

« Mais pourquoi les journalistes parlent-il tous de la même façon ? Que le journal télévisé annonce un accident nucléaire ou l’arrivée du beau temps, les voix off des reportages se ressemblent toutes. Exagération, articulation excessive, pauses artificielles, formules toutes faites… L’auteure, ancienne apprentie-journaliste au JT, a elle aussi dû se plier aux lois de « la bonne voix ». Elle raconte le formatage avec humour et pose la question à un expert : Pascal Doucet-Bon, ex-rédacteur en chef du 20h de France 2. Et là, c’est le drame ! »

« Et là c’est le drame. Pourquoi les journalistes ont tous cet accent ridicule ? », Arte info, 06 avril 2017

« Pourquoi les journalistes parlent-ils tous de la même façon dans les JT ? », Le Monde, 08 avril 2017

Mai 68: une grève à la radio-télé française

Libérons l’O.R.T.F, Affiche éditée par l’Atelier Populaire (Beaux-Arts) • Crédits : ©Collection Michael Lellouche/Leemage – AFP

 

A l’heure des commémorations de Mai 68, l’émission La Fabrique de l’histoire y dédiait la semaine du 23 au 27 avril.

Les auditeurs de France culture ont notamment pu découvrir à cette occasion un documentaire intitulé « Radio 68 : ORTF : la grève à contretemps » qui évoque la grève de l’audiovisuel public français en 1968.

 

 

Présentation:

« C’est par la radio que le général de Gaulle va mobiliser ses troupes le 30 mai après son escapade à Baden-Baden. Ce jour-là les transistors relaient la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées. Les « accords de Grenelle » ont donné satisfaction à de nombreux salariés et la grève va progressivement s’arrêter dans la plupart des entreprises. Pas à l’ORTF où la revendication principale n’est pas salariale mais concerne l’indépendance et l’objectivité journalistique. Radios et télé publiques vont donc durcir leur grève à partir du 3 juin et, à contretemps, la poursuivre jusqu’à la mi-juillet pour les journalistes de la télévision. Plusieurs dizaines d’entre eux vont en subir les conséquences en étant licenciés ou mis à pied en plein été, avant une reprise en main sévère par le gouvernement des journaux d’information. »

Pour aller plus loin:

 

Des salariés de l’ORTF défilent sous une banderole lors de la manifestation appelée par les syndicats CGT et CFDT à Paris le 24 mai 1968 pendant la grève générale de mai 1968. • Crédits : JACQUES MARIE – AFP

 

Les écrivains à la radio et à la télévision suisses (1960-1990)

Jérôme Meizoz et François Vallotton, professeurs à l’Université de Lausanne, ont récemment publié un article qui s’intéresse aux émissions littéraires à la radio et à la télévisions suisses romandes dans les années 1960 à 1990.

Intitulée, « L’émission littéraire en Suisse romande (1960-1990) : médiatisation, formats, postures », cette contribution est accessible sur la plateforme Komodo 21, revue en ligne de l’Unité RIRRA21 de l’Université Montpellier3. Elle fait partie d’un dossier sur « L’entretien d’écrivain à la radio » qui propose une douzaine d’autres études.

 

RTS Archives, L’émission Voix au Chapitre du 10 janvier 1977 sur la TSR. La Suisse des urbanistes et la Suisse des poètes : Jacques Chessex invité pour « Elégie, soleil du regret » et « Bréviaire », Jean-Pierre Vouga pour « De la Fosse aux ours à la fosse aux lions ».

 

Présentation du papier de Jérôme Meizoz et François Vallotton:

« Cet article explore un corpus d’environ 160 sons et images sélectionnés dans les archives de la RTS (Radio-télévision suisse romande) à partir de six émissions entre 1960-1990, soit quatre émissions radiophoniques : Découverte de la littérature (1962-1972), La Semaine littéraire (1962-1975), La Librairie des ondes (1974-1982)et Empreintes (1982-1988), et deux émissions télévisuelles : La Voix au chapitre (1971-1980) et Hôtel (1989-1992). Voici donc un premier point de vue comparatif avec les travaux français, illustrant la manière spécifique dont le service public suisse envisage la médiatisation de la vie littéraire, en se référant à la fois à la scène médiatique parisienne (adaptation et démarcation à l’égard d’Apostrophes) et à sa propre tradition médiatique. S’en dégage un souci constant de proposer une médiation de la littérature pour un large public. Pour ce faire, les producteurs de la RTS misent sur l’extrême plasticité et diversité des formats d’émissions (entretien, débat, portrait), ainsi que sur la pluralité des rubriques. Les producteurs recourent à des genres discursifs qui préexistent (entretien, chronique, hommage, billet) et inventent aussi ses formes spécifiques (la création radiophonique, qui n’est pas abordée ici). »

Lire l’article.

Premières pratiques radiophoniques et culture moderne du son

Shawn VanCour, chercheur en Media Archival Studies à la UCLA, a récemment fait paraître un ouvrage intitulé Making Radio. Early Radio Production and the Rise of Modern Sound Culture.

Présentation:

The opening decades of the 20th century witnessed a profound transformation in the history of modern sound media, with workers in U.S. film, radio, and record industries developing pioneering production methods and performance styles tailored to emerging technologies of electric sound reproduction that would redefine dominant forms and experiences of popular audio entertainment. Focusing on broadcasting’s initial expansion during the 1920s, Making Radio explores the forms of creative labor pursued for the medium in the period prior to the better-known network era, assessing their role in shaping radio’s identity and identifying affinities with parallel practices pursued for conversion-era film and phonography. (…)

Lire la suite.

 

« Mai 68 à l’ORTF »: une exposition à la Maison de la Radio

Radio France célèbre cette année le cinquantenaire de mai 68 et propose, dans ce cadre, de multiples manifestations. Les radios de France Inter, Franceinfo, France Bleu et France Culture proposent à leurs auditeurs rencontres, émissions et conférences autour des évènements de mai 68.

Une exposition organisée à la Maison de la Radio en partenariat avec l’Ina présente, à partir de photos, de documents d’archives inédits mais aussi sur la base d’extraits sonores et visuels, une rétrospective des ces événements tels qu’ils ont été vécus dans l’enceinte de l’ORTF. Le parcours du visiteur se fera dans trois espaces de la Maison de la Radio, chacun dévolu à une thématique spécifique. Les visiteurs s’imprègneront de l’atmosphère de la France des années 60, « La France du Général », avant de découvrir une « ORTF sous contrôle ». Un dernier espace, intitulé « Faire trembler les murs du silence », fera place aux programmes diffusés ainsi qu’aux actions et pratiques de travail opérées par les professionnels de l’institution durant la période.

 

Découvrir l’exposition « Silence radio – Mai 68 à l’ORTF » du 22 mars au 29 juin 2018

Suivre les différents événements proposés par Radio France

Consulter les dossiers thématiques pour prolonger l’exposition

« Mai 68: radios barricades contre voix de la France », France Inter, 20 mars 2018

Visionner l’entretien « Silence Radio » avec l’historien et commissaire de l’exposition Christian Delporte et la scénographe Camille Duchemin