Temps présent fête ses 50 ans!

Le web-documentaire consacré aux 50 ans de Temps présent est officiellement en ligne sur le site de l’émission.

Découvrez le produit du travail historique et journalistique mené en collaboration avec les sections d’histoire et d’histoire et d’esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne et l’Académie du journalisme et des médias de Neuchâtel (AJM) et agencé par deux spécialistes de la réalisation numérique.

Durant cinquante ans, le magazine de télévision a suivi, diffusé et représenté les mutations et transformations de la société suisse romande. Nous avons souhaité déplacer notre regard du contenu des émissions à la production du magazine et faire découvrir les coulisses de Temps présent.

Julie Gaudio, Alberto Silini, Jessica Chautems, Gabrielle Duboux, Roxane Gray et Mathilde Sibellas réuni·e·s devant les archives papier de Temps présent.

 

Cinq éclairages sur la question sont présentés dans ce web-documentaire : les mythes helvétiques, la place des femmes dans le magazine, les tournages à l’international, le rôle dévolu à la création ainsi que le journalisme d’investigation. Chaque thématique rend attentif aux ressemblances, décalages ou divergences qui ont jalonné les relations entre Temps présent et la Suisse romande. Chaque thème peut également être vu comme une petite histoire de la production du magazine qui met en évidence les constantes, tournants ou ruptures qui ont contribué à l’évolution des pratiques professionnelles du magazine.

Découvrir ce web-documentaire.

L’émission spéciale pour le demi-siècle du magazine sera diffusée le 18 avril 2019, à 20h10, sur RTS Un.

L’Ina parle des femmes dans les médias

A l’occasion de la journée internationale des femmes, la revue des industries créatives et des médias Ina Global a publié, le 8 mars dernier, une série d’articles consacrés à la place des femmes dans les médias. Sociologues, historiennes et chercheur.euse.s en sciences de l’information et de la communication s’interrogent sur les hiérarchies, inégalités et stéréotypes genrés qui perdurent tant dans la production de l’information que dans les représentations véhiculées par les médias. Les analyses portent sur la télévision et la radio mais aussi sur la presse et l’espace numérique.

Ina. Illustration Laura Paoli Pandolfi

 

Présentation du dossier « Femmes dans les médias : rôles de dames » :

« Les femmes tracent leur route depuis plus de 100 ans à travers les médias, presse, radio, TV, Web. Où en sont-elles ? Quelle place occupent-elles ? Quelles représentations ? Malgré les avancées, elles se heurtent toujours au plafond de verre, trop souvent limitées aux mêmes rôles. Bilan à l’ère de #MeToo. »

Retrouver les huit articles sur le site d’Ina Global.

Travailleurs et travailleuses « du clic »: le côté obscur de l’économie digitale

Antonio A. Casilli, professeur en Humanités digitales à Télécom ParisTech et chercheur à l’Institut interdisciplinaire de l’innovation du CNRS, a récemment publié un ouvrage qui propose une réflexion stimulante sur le travail à l’ère du numérique.

Dans En attendant les robots. Enquête sur le travail du clic, le sociologue dévoile un pan sombre et méconnu de l’économie digitale, à rebours de l’idée selon laquelle les évolutions techniques dans le domaine du numérique permettraient à terme le remplacement du travail humain par des machines.

Au contraire, « en dissipant l’illusion de l’automation intelligente, Antonio Casilli fait apparaître la réalité du digital labor : l’exploitation des petites mains de l’intelligence « artificielle », ces myriades de tâcherons du clic soumis au management algorithmique de plateformes en passe de reconfigurer et de précariser le travail humain. »

 

 

Dès sa sortie, son travail a reçu un accueil enthousiaste dans les médias. Florilège.

Séminaire sur les professionnelles de télévision

Pour la deuxième année consécutive, l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) organisent le séminaire « Les professionnelles de la télévision : approches historiques et socio-culturelles ». Productrices, monteuse et journaliste viendront partager leurs parcours et expériences professionnelles.

Le séminaire fait également la part belle aux chercheuses. Après avoir écouté le 05 février dernier la chercheuse Mélanie Lallet (IRMECCEN/Paris 3) parler des professionnelles de l’animation audiovisuelle française, Sylvie Perault (CERPCOS) reviendra, le 09 avril prochain, sur l’émergence du métier de costumière de télévision.

 

Présentation :

« L’histoire des professions de la télévision, en particulier celles qui sont moins visibles (ex. scripte) ou qui ont été formées par elle (ex. techniciens de signal vidéo, en studio ou en extérieur) constitue encore aujourd’hui un vaste chantier peu exploré. Ce séminaire organisé conjointement avec l’INA propose une autre histoire de l’audiovisuel en France en s’intéressant à ses professions sous l’angle particulier du genre. Quels sont les réseaux professionnels des femmes dans une télévision qui s’invente ? Quelle est la place des réseaux informels de la résistance dans les premiers moments de cette télévision ? Quels sont les métiers qu’elles investissent (productrice, animatrice, speakerine, journaliste, réalisatrice) ? »

Consulter le programme des séances.

 

Le projet «Connected Histories of the BBC» à l’Université du Sussex

« Echos de la recherche en Grande-Bretagne (IV). Le projet «Connected Histories of the BBC» à l’Université du Sussex », par François Vallotton, janvier 2019.

La BBC en Inde: un pan du projet « Connected histories of the BBC ». En savoir plus.

La BBC fêtera ses cent ans en 2022. Ce jubilé a nourri l’idée d’un vaste projet historique qui a l’originalité de s’appuyer d’une part sur une démarche d’histoire orale et d’intégrer d’autre part les nouvelles potentialités d’indexation et de mise en récit offertes par les Humanités Numériques. Rencontre à Brighton avec deux membres du projet, le Professeur David Hendy et le Dr Alban Webb.

Lire l’article sur notre site.

Les réalisateurs face à la TSR: le projet d’émission Périscope (1976-1977)

Le dernier article de notre équipe:

« Les réalisateurs face à la TSR : le projet d’émission Périscope (1976-1977) », par Roxane Gray, septembre 2018.

Cet article s’inspire d’une réflexion amorcée dans le cadre de l’école d’été Métis 2018 « Culture de masse : nouvelles approches, nouveaux enjeux (XIX-XXIe siècles) » qui s’est déroulée à Versailles du 3 au 7 septembre 2018.

6 octobre 1971 : Grève d’un jour à la TSR, Histoire de la TSR. ch.

 

Au tournant des années 1970, les réalisateurs de la Télévision Suisse Romande (TSR) font face à une modernisation des normes de production et à de nouvelles logiques de management. Ces professionnels proposent néanmoins de nouvelles méthodes et organisations du travail, plus propices aux formes d’expression qu’ils défendent.

Retour sur le projet d’émission Périscope présenté en 1976 à la TSR par dix de ses réalisateurs.

Lire notre article.

Philippe Gildas, une « vieille branche » de l’audiovisuel français

Parmi les podcasts radio proposés par Nouvelles écoutes, l’émission Vieille branche pose « un regard différent, bienveillant et tout en douceur sur ces « vieilles âmes » qui ont encore beaucoup de choses à nous apporter ». Toutes les deux semaines, des voix du XXe siècle se racontent au micro de la journaliste Aude Lorriaux.

P. Gildas en 1970. Ina.fr.

Fin mai dernier, c’était au tour du journaliste et animateur de radio et de télévision Philippe Gildas. Avec lui, Aude Lorriaux a discuté de journalisme, de ce qui fait un bon journaliste (02:50), de l’émission “Nulle Part Ailleurs” (07:52) de son enfance (22:13) et de Johnny Hallyday (28:29).

Écouter l’émission.

Archives audiovisuelles de Philippe Gildas sur le site de l’Ina.

Les femmes s’animent au festival d’Annecy

A l’occasion du festival du film d’animation d’Annecy, les associations Les femmes s’animent et Women in Animation ont organisé les deuxièmes Rencontres internationales des femmes dans l’animation. Durant la semaine du 11 juin 2018, entretiens et conférences se sont succédés à propos de la discrimination à l’égard des femmes dans le cinéma d’animation français et sur les moyens d’y remédier.

A l’instar des autres secteurs du cinéma, les femmes sont sous-représentées dans les différents métiers de production et subissent de fortes inégalités salariales. Les associations et collectifs se multiplient néanmoins pour promouvoir la place des femmes dans la production cinématographique. Après le Festival de Cannes, c’est au tour du Festival d’Annecy de signer une charte en faveur de la parité hommes-femmes dans les festivals de cinéma.

Voir le programme de ces rencontres

« Cinéma d’animation : encore trop peu de femmes au générique », Le Point, 14 juin 2018

« Le Festival d’animation d’Annecy signe une charte pour la parité », L’Obs, 12 juin 2018

« 300 personnalités du cinéma lancent le collectif 5050 pour 2020 pour l’égalité dans le cinéma », Les Inrockuptibles, 28 février 2018

 

La voix des journalistes ou la recherche du bon ton

Trouver sa voix: tel est le challenge des apprentis journalistes de radio et de télévision. Ceux-ci cherchent, durant leur formation, une voix adaptée aux formats télévisuels. Quelle est-elle? Un ton grave et important, un accent parisien effaçant les spécificités régionales et quelques intonations faisant fi de la ponctuation. Cette « bonne voix », frôlant la caricature, répond en fait à un mimétisme ambiant favorisant des effets de mode mais se révèle essentielle pour travailler dans le secteur audiovisuel.

Présentation:

« Mais pourquoi les journalistes parlent-il tous de la même façon ? Que le journal télévisé annonce un accident nucléaire ou l’arrivée du beau temps, les voix off des reportages se ressemblent toutes. Exagération, articulation excessive, pauses artificielles, formules toutes faites… L’auteure, ancienne apprentie-journaliste au JT, a elle aussi dû se plier aux lois de « la bonne voix ». Elle raconte le formatage avec humour et pose la question à un expert : Pascal Doucet-Bon, ex-rédacteur en chef du 20h de France 2. Et là, c’est le drame ! »

« Et là c’est le drame. Pourquoi les journalistes ont tous cet accent ridicule ? », Arte info, 06 avril 2017

« Pourquoi les journalistes parlent-ils tous de la même façon dans les JT ? », Le Monde, 08 avril 2017

Mai 68: une grève à la radio-télé française

Libérons l’O.R.T.F, Affiche éditée par l’Atelier Populaire (Beaux-Arts) • Crédits : ©Collection Michael Lellouche/Leemage – AFP

 

A l’heure des commémorations de Mai 68, l’émission La Fabrique de l’histoire y dédiait la semaine du 23 au 27 avril.

Les auditeurs de France culture ont notamment pu découvrir à cette occasion un documentaire intitulé « Radio 68 : ORTF : la grève à contretemps » qui évoque la grève de l’audiovisuel public français en 1968.

 

 

Présentation:

« C’est par la radio que le général de Gaulle va mobiliser ses troupes le 30 mai après son escapade à Baden-Baden. Ce jour-là les transistors relaient la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées. Les « accords de Grenelle » ont donné satisfaction à de nombreux salariés et la grève va progressivement s’arrêter dans la plupart des entreprises. Pas à l’ORTF où la revendication principale n’est pas salariale mais concerne l’indépendance et l’objectivité journalistique. Radios et télé publiques vont donc durcir leur grève à partir du 3 juin et, à contretemps, la poursuivre jusqu’à la mi-juillet pour les journalistes de la télévision. Plusieurs dizaines d’entre eux vont en subir les conséquences en étant licenciés ou mis à pied en plein été, avant une reprise en main sévère par le gouvernement des journaux d’information. »

Pour aller plus loin:

 

Des salariés de l’ORTF défilent sous une banderole lors de la manifestation appelée par les syndicats CGT et CFDT à Paris le 24 mai 1968 pendant la grève générale de mai 1968. • Crédits : JACQUES MARIE – AFP