Medienlandschaft Schweiz unter Sparzwang

In einem Monat, am 09.05.2018 feiert Tamedia, das grösste private Medienhaus der Schweiz, seinen 125 jährigen Geburtstag. Dunkle Wolken hängen über dem Unternehmen, wenn man dem Bericht der NZZ Glauben schenkt. Nicht nur boykottierten Mitarbeiter das geplante Fest, die Angestellten müssten künftig mit Sparübungen und Entlassungen rechnen. Die NZZ berief sich in ihrem Artikel auf Informationen der anonymen Betreibern des Twitter Accounts Inside-Tamedia.

« Tatsächlich wird immer klarer, dass bei Tamedia eine Entlassungswelle bevorsteht. «Die Verunsicherung nimmt stark zu», sagt Jürg Steiner, Präsident der «BZ»-Peko. «Illusionen macht sich niemand mehr.» Per Anfang Jahr sind bekanntlich die überregionalen Ressorts sämtlicher Tamedia-Titel in der Deutschschweiz und der Romandie zusammengelegt worden. Das deutschsprachige Publikum wird nun mit einem beinahe identischen Mantelteil aus der Zürcher Zentralredaktion versorgt – egal, ob es die «Zürichsee-Zeitung», das «Thuner Tagblatt» oder den «Tages-Anzeiger» abonniert hat. »

Den Bericht können Sie hier lesen.

Neben Tamedia muss auch die SRG SSR sparen. Nach der No-Billag-Initiative prüft das staatliche audiovisuelle Medienhaus im Rahmen des Effizienzsteigerungs- und Reinvestitionsplans ein Umzug der Radioredaktion von Bern nach Zürich, wie die Berner Zeitung verlauten liess. Was aber nicht ohne Probleme geschehen würde:

« Die Vorteile der Konzentration in Zürich liegen auf der Hand: Die Informationsinhalte für TV, Radio und Online könnten am selben Standort hergestellt werden.Klar ist aber auch: Die Regionalredaktion Bern, Freiburg, Wallis, die Bundeshausredaktion sowie einige Fachredaktionen Inland würden nicht aus Bern ab­gezogen. «Bern bleibt als Produktionsstandort in jedem Fall zentral», bemüht sich SRF um einen föderalistischen Diskurs. »

Den Bericht können Sie hier lesen.

 

 

https://www.nzz.ch/schweiz/tamedia-die-stimmung-ist-auf-dem-tiefpunkt-ld.1374183

L’histoire mouvementée de la presse romande

L’historien et professeur ordinaire à l’Université de Fribourg, Alain Clavien, a publié en octobre 2017 un ouvrage qui revient sur l’histoire de la presse en Suisse romande, des origines à nos jours. A cette occasion, il a été invité par deux émissions radiophoniques de la RTS: Versus du 11 octobre et Médialogues du 14 octobre.

Présentation du livre:

En combinant des approches diverses, cet ouvrage propose une histoire de la presse romande des origines à nos jours, en s’attardant sur les logiques qui mènent du journal politique sans but lucratif au journal d’information intégré dans le monde industriel des médias de masse, des petites maisons d’édition adossée à une imprimerie aux grands groupes multi-médias pour lesquels le journal n’est qu’un produit parmi d’autres. Alors qu’elle pouvait encore s’enorgueillir d’une richesse surprenante de titres il y a trente ans seulement, la Suisse romande est aujourd’hui en passe de voir disparaître sa presse… D’une part, l’esquisse d’une évolution générale aide à recadrer les questions, et à en suggérer de nouvelles. D’autre part, en un temps où la presse écrite traverse une période de troubles profonds, voire de crise existentielle à en croire les esprits les plus pessimistes, il n’est pas inutile de comprendre comment on en est arrivé là, en prenant du champ et en considérant une perspective large.

 

 

Information et actualité: une perspective historique

L’émission de la RTS Histoire Vivante consacrait la dernière semaine de janvier 2018 à la thématique « L’information en question, histoire et actualité ». Comme à son habitude, le programme se déclinait entre cinq émissions radiophoniques, du lundi ou vendredi, la diffusion d’un documentaire le dimanche soir sur RTS 2 ainsi que la parution d’un article en lien dans le journal La Liberté, intitulé cette semaine-là « L’info sacrifiée sur l’autel de l’argent ».

Lundi, mardi et mercredi, les auditeurs ont pu écouter un long entretien avec Michael Palmer, professeur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris III, autour de son ouvrage « Homo Informans: L’urgence des news au fil des millénaires suivi de Lexique subjectif de l’homme informant ». Jeudi et vendredi, l’émission d’histoire proposait une rencontre avec Frédéric Gonseth, journaliste, réalisateur et producteur indépendant, pour un état des lieux de l’information, des médias et du métier de journaliste en Suisse, sujets de son dernier film documentaire « Le printemps du journalisme ».

Toutes les émissions, le documentaire de Frédéric Gonseth et l’article de La Liberté peuvent être réécoutées, vu et lu ici.

 

 

« Profession journaliste », Les médiatiques

Les médiatiques reviennent, pour leur 7ème édition, à Orléans du 20 au 24 février 2018. Créé en 2011 à l’initiative de plusieurs professeurs du lycée Voltaire à Orléans, ce festival d’histoire et d’analyse des médias est organisé par François Robinet, spécialiste en histoire des médias et maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette année, journalistes, enseignants-chercheurs, artistes et militants discuteront à l’occasion d’une vingtaine d’événements autour de la thématique : « Profession journaliste: Défis et perspectives à l’heure du numérique ».

 

 

Lire la présentation du festival

Consulter le programme du festival

« Un festival sur le rôle des images dans les médias » à propos de la 2ème édition des Médiatiques, France Culture

« Révolution numérique: les journalistes face au nouveau tempo de l’info », Ina Global

 

 

L’Agence Télégraphique Suisse en crise

Peu connue du grand public, l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) est un acteur incontournable dans la couverture des événements en Suisse: une étude de la RTS montre que l’agence de presse fournit plus de la moitié du contenu des médias romands. Matière première de la presse romande et source d’inspiration pour celle-ci, l’ATS remplit une mission de service public et est soutenue par la redevance à la hauteur de 2 millions de francs par an.

Afin de compenser la baisse de ses recettes, l’ATS fait aujourd’hui face à de profondes restructurations: la suppression de sa rubrique économique et le regroupement des rubriques suisse et internationale notamment. L’annonce, en janvier 2018, de la suppression de 35 à 40 postes sur un total de 180 a provoqué un mouvement de grève parmi ses journalistes.

Cette restructuration est surtout l’illustration d’un changement profond de philosophie au sein de l’entreprise. Alain Clavien, professeur à l’Université de Fribourg, rappelle que «pendant longtemps, l’ATS n’avait pas comme mission de réaliser des bénéfices car ses actionnaires majoritaires, les groupes de presse, étaient également ses clients principaux (…) Depuis 2010, on a fait entrer à l’ATS des gens qui ont une vision plus mercantile de l’entreprise et l’on va aujourd’hui dans la direction d’une financiarisation de cette agence».

 

 

« Pourquoi l’ATS traverse une crise? », Le Temps

« L’ATS fournit jusqu’à 60% du contenu des médias romands », RTS Info

« L’ATS, un trésor national à présever », Bilan

« L’ATS n’est pas une société à but non lucratif », 24heures

Emotions des journalistes. Sel et sens du métier

A l’heure où les reproches fusent contre un journalisme confondant réflexion et émotion, Florence Le Cam et Denis Ruellan y consacrent leur dernier ouvrage et co-signent Emotions des journalistes. Sel et sens du métier, sorti en décembre 2017. A partir d’entretiens et d’autobiographies de reporters de guerre et de présentateurs de journaux télévisés, les deux auteur(e)s explorent la place et le rôle joué par l’émotion dans ces deux spécialités journalistiques ; omniprésente dans les valeurs communes tout comme dans les méthodes de travail de la profession.

 

Résumé de l’ouvrage:

« Après analyse d’une cinquantaine d’autobiographies et de longs entretiens, les auteurs racontent un attachement au métier pour les émotions qu’il suscite, par les ressentis forts entraînés dans le travail de l’actualité. Vibrer, éprouver, partager l’intensité des émotions est une raison évidente, même si elle n’est pas si facile à admettre.

Les auteurs poursuivent en montrant que le ressenti d’émotions n’est pas qu’un motif de satisfaction, il est aussi – et surtout – un moyen de travail : parce qu’il fait confiance à sa part émotionnelle, le journaliste parvient à analyser, discriminer, épurer, clarifier, choisir l’information pertinente ; il construit et se reconnaît dans les valeurs qui l’attachent au journalisme. »

 

EMEK veröffentlicht Bericht zur Zukunft der digitalen Medienlandschaft Schweiz

Die Eidgenössische Medienkommission (EMEK) ist eine ausserparlamentarische Expertenkommission deren Aufgabe es ist, die Behörden bezüglich der Entwicklung der Medien zu beraten. Die EMEK erarbeitet Positionspapiere zu Themen der Medienförderung, der Medienzukunft Schweiz, dem Service public sowie der Mediaforschung. In Bern präsentierte die Kommission ihr neues Positionspapier zur digitalen Medienlandschaft Schweiz. Darin skizziert die EMEK das wirtschaftliche, politische und gesellschaftliche Bild der digitalen Medien der Schweiz und nimmt auch Stellung zu der Zukunft der audiovisuellen Medien in der Schweiz.

« Wir sind bereits unterwegs in eine Zukunft, in der lineare Radio – und Fernsehkanäle an Bedeutung verlieren und in der alle Medien über Breitbandinternet verbreitet und voraussi chtlich vor allem On – Demand genutzt werden. In einer solchen neuen Medienwelt muss die Anpassung des Service public an digitale Verhältnisse konsequent zu Ende gedacht und der Auftrag der SRG SSR neu ausgehandelt werden. Die Leistungen der SRG SSR bleiben auch in Zukunft zentral, um die gesamte Bevölkerung zu erreichen und verschiedene Teilöffentlichkeiten miteinander in einen Austausch zu bringen. »

Klicken Sie hier um das Positionspapier der EMEK zu lesen.

Und hier ein von Watson geführtes Interview mit dem Präsidenten der Eidgenössischen Medienkommission, Prof. Dr. Ottfried Jarren.

 

Le printemps du journalisme, Frédéric Gonseth

Le documentaire Le printemps du journalisme réalisé, filmé et produit par Frédéric Gonseth en coproduction avec la RTS, sera projeté en avant-première au Capitole à Lausanne le 10 janvier 2018 à 20h. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur et les protagonistes du film.

Synopsis du film:

« En janvier 2017, un magazine meurt. Suscitant un grand émoi en Suisse romande, la disparition de L’Hebdo ne touche guère les jeunes. Ils sont nés à l’ère de l’information digitale, légère et gratuite. Un test effectué auprès de plusieurs classes vaudoises révèle cependant que les élèves, pour leur majorité, n’identifient pas facilement les «fake news» qui sont légion sur la Toile. De leur côté, les enseignants romands qui sensibilisent leurs élèves aux médias sont encore trop peu nombreux, et quant aux autorités politiques et aux parents, ils découvrent à peine l’ampleur du phénomène et ses potentielles conséquences. Mais les signes d’un printemps s’annoncent, des journalistes naufragés de L’Hebdo, associés à de nombreux jeunes collègues, relèvent le défi et lancent un nouveau magazine numérique: Bon pour la tête. »

 

 

 

 

Visionner un extrait du film

Voir la liste des projections du documentaire

Découvrir le média d’information en ligne Bon pour la tête

Lire l’édition spéciale de la revue Culture Enjeu « Les créateurs, l’argent, le public »

 

« Ces métiers qui font nos médias »

Le site Arcinfo regroupe sur un même support les actualités quotidiennes de la ville de Neuchâtel et de son canton. Dans l’attente du lancement de sa nouvelle formule au début de l’année 2018, Arcinfo présente, dans ses Chroniques du changement, les coulisses du média et partage les questionnements, objectifs et choix opérés par ses professionnels.

Cette formule originale fait la part belle à la palette des métiers qui contribuent au fonctionnement de la plateforme. Journalistes, chef d’édition, chroniqueur, dessinateur ou infographiste mais aussi chauffeurs et porteurs de journaux constituent autant de visages du média mis en valeur dans cette chronique.

Anabelle Bourquin (à gauche) et Vicky Huguelet à la rédaction de L’Express, L’Impartial et ArcInfo, à Neuchâtel, le 7 novembre 2017.

 

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Parution d’un ouvrage collectif sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels

L’ouvrage Enquêter sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels dirigé par le sociologue Jean-Baptiste Comby est paru le mois dernier avec le soutien du laboratoire CARISM de l’Université Paris Panthéon-Assas. L’introduction de l’ouvrage « Saisir le social dans les processus d’internationalisation médiatique » est disponible en ligne.

Résumé de l’ouvrage :

« Si l’économie politique [de la mondialisation culturelle] est régulièrement discutée, les professionnels de l’internationalisation des biens culturels et médiatiques ont, eux, fait l’objet de peu d’attention.

Qui sont ces femmes et ces hommes au cœur de l’import-export des biens symboliques ? Comment en viennent-ils à (s’)investir à l’international, avec quelles ressources, en poursuivant quels enjeux et en tenant compte de quelles contraintes? Quels intérêts inséparablement sociaux et nationaux engagent-ils dans leurs métiers ?

La partie visible des échanges symboliques à l’international, souvent teintée d’économisme et de technologisme, dissimule en fait une compétition sociale entre différentes fractions des champs du pouvoir. »