L’AlbOum: histoire du portrait photo à la Médiathèque Valais-Martigny

« L’AlbOum. Du portrait photo à la manie du «selfie» »: la Médiathèque Valais – Martigny met en perspective ses collections avec une exposition sur l’histoire du portrait photo, de 1850 à nos jours. A découvrir jusqu’au 31 août 2019.

Présentation:

Portraits de personnes isolées ou en groupe, ces documents, mis en perspective avec les phénomènes audiovisuels contemporains, font surgir des questions: un visage bien cadré suffit-il à faire portrait ? Depuis quand fait-on des autoportraits – selfies – ? Jusqu’où ira le contrôle social induit par la photographie ?

Dans L’AlbOum, on croise des regards anciens pris aux rets de sels d’argent, on retrouve des silhouettes immortalisées dans des studios valaisans ou en extérieur, on observe l’évolution des poses, des tendances vestimentaires et des conventions sociales régissant les instants de vie dignes d’être saisis ou mis en scène.

En revisitant le passé de la technique photo jusqu’à nos jours, où les visages n’ont plus besoin d’un autre pour être photographiés, où les photos s’impriment sur des supports toujours plus improbables, une réflexion sur le visage infuse le parcours de l’exposition.

 

Pour s’imprégner de l’ambiance de l’exposition, plusieurs vidéos sont disponibles sur le web:

« #Le portrait photo »: où l’on apprend que le premier autoportrait a exigé plus de dix minutes de pose.

« # Le selfie »: où l’on apprend que plus de 1000 selfies sont réalisés chaque seconde…

« Portrait de famille, pratique du film amateur »: où l’on apprend que les frères Lumière faisaient des portraits filmés de leur famille.

 

Journée d’étude: « 1989 : quelles représentations dans les médias ? »

La commission des études des médias de la Fédération internationale des archives de télévision (FIAT/IFTA) organise un séminaire international autour de l’année « 1989 : quelles représentations dans les médias ? ». La journée d’étude, organisée en collaboration avec le Centre for Digital and Contemporary History (C²DH), se déroulera au Luxembourg le 14 mars 2019.

Ce séminaire explorera les représentations médiatiques, documents d’archives et productions culturelles en lien avec les événements historiques de 1989 qui ont vu l’effondrement des régimes communistes en Europe.

 

Consulter l’appel à communications.

Le délai pour le rendu des propositions est reporté au 30 janvier 2019.

La Nuit des Images: la photographie dans tous ses états

 

L’édition 2018 de La Nuit des Images se déroule ce samedi 23 juin au Musée de l’Élysée à Lausanne. Selon les mots de sa directrice, Tatyana Franck, l’événement « a pour ambition de se faire l’écho d’un monde en transformation avec tout ce que cela implique de tensions, de crises et de tragédies. » Emilie Schmutz, coordinatrice de la Nuit, renchérit: « En 2018, la Nuit des images vous invite à apprécier la photographie selon trois façons : Engagée, Littéraire et Découverte. »

 

Le programme est riche en propositions diversifiées: animations, performances, expositions, concerts, discussions, lectures, projections…

 

Transbordeur no. 2: exposer la photographie

La jeune revue annuelle Transbordeur, dirigée entre les Universités de Genève et Lausanne par les professeurs Christian Joschke et Olivier Lugon, a récemment fait paraître son deuxième numéro. Le dossier principal s’intéresse à différentes questions autour de l’exposition de la photographie.

Présentation:

Le dossier, au cœur de la revue, croise différents fils autour de la question de l’exposition de la photographie : la célébration du médium lui-même, depuis la divulgation du daguerréotype jusqu’aux premières présentations de la photographie numérique, en passant par la mise en scène de son histoire ; la photographie comme pédagogie par l’image, avec la statistique visuelle, l’astronomie savamment organisée par Aby Warburg, ou encore l’exposition de la Grèce par Fred Boissonnas au lendemain de la Grande Guerre. Les exhibitions d’architecture ou les expositions itinérantes du plan Marshall nous le montrent par ailleurs, la modernité de l’exposition par la photographie c’est de n’être plus ni temple ni sanctuaire, mais de circuler d’un lieu à un autre, d’un dispositif à l’autre. Et la photographie est encore là pour partager l’expérience de l’exposition au-delà des frontières et à travers le temps : les photographies stéréoscopiques prises à l’Exposition universelle de 1867 restituèrent aux millions de regardeurs l’immense bazar où le monde entier avait envoyé ses produits, tandis que des décennies de vues d’expositions artistiques sont aujourd’hui réinterrogées par des artistes, des commissaires et des chercheurs. Dans le Japon des années 1960-1970, auquel plusieurs textes de ce numéro sont consacrés, exposition et photographie ont poussé à l’extrême les utopies post-industrielles dans le sens d’une critique du médium photographique. Lorsque le dispositif se fait discours, que l’image se fait utopie, elle ouvre un nouveau champ des possibles aux multitudes rassemblées. Exposer, en définitive, c’est construire des publics.

Consulter le dossier de presse complet.