Technologies médiatiques et inégalités sociales

Nicolas Roland, chercheur en sciences de l’éducation à l’Université libre de Bruxelles, publiait en 2015 un article intitulé « Technologies et classes sociales : de la fracture aux inégalités » dans lequel il examine le constat suivant: « Le centre de gravité de la fracture numérique a changé : si une large majorité des jeunes ont aujourd’hui’ accès aux outils numériques, il existe de grandes disparités au niveau des compétences liées à l’usage de ceux-ci. »

Le spécialiste en charge des projets en matière de pédagogie universitaire numérique a par ailleurs mis en libre accès sur son site web grand nombre de ses publications, parmi lesquelles on peut citer « Facebook au service de l’apprentissage: Regards sur quelques pratiques d’étudiants universitaires », « Appropriation d’artefacts audiovisuels pédagogiques dans un cours en ligne ouvert et massif » ou encore « Intégrer le podcasting à l’université : pourquoi ? Comment ? Pour quels résultats ? ».

EUscreen et son blog

Le consortium européen d’archives audiovisuelles Euscreen alimente régulièrement un blog avec des articles sur les différents enjeux liés à la numérisation et à la préservation du patrimoine audiovisuel en Europe.

Deux publications récentes de la plateforme:

« Future past: will archives survive digitisation?« : The evolution of preserving analogue through digital means is a recurrent subject and of great importance to the future of archiving. Do the people working in the archives have the relevant skills required for the future, especially in long term data storage solutions, metadata management? This is one of the challenges which British audiovisual institutions have progressively addressed over the last decades. (…)

« IDFA Industry Session: From Archive to Storytelling« : This past November, the International Documentary Filmfestival Amsterdam (IDFA) hosted the panel discussion Industry Session: From Archive to Storytelling. (…)

Journée d’étude: l’audiovisuel, outil de médiation scientifique

Le 7 avril 2018 se déroulera au Conservatoire national des arts et métiers à Paris une journée d’étude consacrée au « Dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs scientifiques et techniques: Histoire, crise et perspectives ».

Organisée en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et l’Université Paris-Diderot, cette journée d’étude analysera, dans une perspective historique, les caractéristiques spécifiques du dispositif audiovisuel pour la transmission des savoirs au grand public. Un atelier participatif « Quels outils audiovisuels pour la diffusion des sciences de demain? » complètera cette journée.

Lire la présentation de cette journée d’étude

Faire de l’histoire sur Youtube?

Pour sa 3ème édition, le Festival Histoire et Cité, qui se tient à Genève du 21 au 24 mars, propose un programme particulièrement riche sur le thème « Etre libre ». Nous y avons notamment remarqué deux événements autour de la transmission historique à l’heure des « nouveaux médias » numériques.

Une image de la chaine YouTube de vulgarisation historique Nota Bene, créée par Benjamin Brillaud et qui reçoit un immense succès.

Le jeudi 22 mars à 16h30, Benjamin Brillaud donne une conférence intitulée « La vulgarisation de l’histoire sur YouTube, alliée ou ennemie des historien.ne.es? Le cas de Nota Bene ». Il est l’auteur de cette chaîne qui réunit plus de 570 000 abonné.e.s avec des sujets d’histoire.

Autour du même sujet aura lieu le vendredi 23 mars 17h une table ronde sous le signe « Histoire 2.0 ». Benjamin Brillaud échangera avec Adrià Budry Carbó, journaliste au quotidien Le Temps, et l’historien des sciences Bruno Strasser. Il sera notamment question de la légitimité des nouveaux canaux d’information en comparaison avec les médias dits traditionnels.

Benjamin Brillaud était reçu à France Inter le mardi 13 février autour de la question: Propagande, stéréotypes, spectaculaire : les jeux vidéo font-ils du mal à l’Histoire ? Ecouter l’entretien.

 

No Billag: fin de campagne et nouvelle ère pour la SSR

Après une campagne intense autour de l’initiative No Billag, l’existence de la SSR est confortée plus que jamais avec le refus net de supprimer la redevance audiovisuelle, voté le dimanche 4 mars dernier. Mais dès l’annonce des résultats, Gilles Marchand, directeur de l’audiovisuel public suisse, annonçait des réformes et des économies. Parmi les nouvelles pistes que suivra l’entreprise de service public, on peut mentionner la priorité donnée au numérique, la fin de la publicité sur Internet et l’arrêt des coupures au milieu des films télévisés. Pascal Crittin, directeur de la RTS, était l’invité de l’émission Médialogues samedi 10 mars pour faire le bilan de la campagne et discuter de l’avenir de la SSR.

Ecouter l’entretien.

 

 

« Profession journaliste », Les médiatiques

Les médiatiques reviennent, pour leur 7ème édition, à Orléans du 20 au 24 février 2018. Créé en 2011 à l’initiative de plusieurs professeurs du lycée Voltaire à Orléans, ce festival d’histoire et d’analyse des médias est organisé par François Robinet, spécialiste en histoire des médias et maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette année, journalistes, enseignants-chercheurs, artistes et militants discuteront à l’occasion d’une vingtaine d’événements autour de la thématique : « Profession journaliste: Défis et perspectives à l’heure du numérique ».

 

 

Lire la présentation du festival

Consulter le programme du festival

« Un festival sur le rôle des images dans les médias » à propos de la 2ème édition des Médiatiques, France Culture

« Révolution numérique: les journalistes face au nouveau tempo de l’info », Ina Global

 

 

Bref je cherche: De la télématique à la toile

La plateforme Bref je cherche produite par l’INA diffuse des synthèses en sons et en images de travaux de recherche réalisés sur les médias audiovisuels. Sa dernière publication « De la télématique à la toile » est consacrée à l’histoire d’Internet. La chercheuse Valérie Schafer, spécialiste de l’histoire des télécommunications et de l’informatique, revient, dans le cadre d’un parcours commenté d’une sélection d’archives audiovisuelles, sur le passage du Minitel au Web en France dans les années 1990.

 

Visionner la présentation de Valérie Schafer « De la télématique à la toile »

Découvrir le projet Web 90

Visionner la séance des Lundis de l’INA du 2 octobre 2017: Le minitel a tout inventé

 

Digitale Medienlandschaft Schweiz

Letzten Montag hat die neue Online-Zeitung republik.ch ihre ersten Artikel auf ihrer Internetseite veröffentlicht. Das Zeitungsportal, welches sich über Crowdfunding finanzieren liess, ist nicht die einzige Zeitung der Schweiz, die ausschliesslich im Internet lesbar ist. Die NZZ hat die digitale Medienlandschaft Schweiz untersucht und eine Bestandsaufnahme über die Onlinezeitungen der Schweiz veröffentlicht. Unterteilt in Unterkapiteln wie « die Neuen », « die Grossen » oder « die Monetären » listet der Journalist Boas Ruh über 40 Titel auf, die nicht von den klassischen oder von den audiovisuellen Medien produziert werden. In die Liste finden sich Prominente wie Bluewin, Watson, Nau, Nouvo oder Swissinfo aber auch Newcomer oder Kulturnahe Websites werden von Ruh verzeichnet.

 

« Wer ein neues Online-Medium starten möchte, benötigt für die rudimentäre Variante eine gute Idee und einen freien Nachmittag. Fertig ist das eigene Blog, die eigene Informationsplattform. Wer hingegen guten Journalismus machen will und dabei auf rein digitale Distributionskanäle setzt, braucht mehr. Mehr Zeit, mehr Geld. »

Wer über solches verfügt, und wer nicht – und trotzdem eine digitale Informationsplattform betreibt, können Sie hier lesen.

L’archéologie des médias dans les Inrocks?

A l’occasion d’un cycle de conférences organisé par la HEAD, l’école d’art et de design de Genève, les Inrocks ont rencontré l’historien des médias finlandais Jussi Parikka, qui est notamment l’un des représentants les plus connus du champ de recherche hétéroclite rassemblé sous l’appellation « archéologie des médias ». Une traduction française de son ouvrage Qu’est-ce que l’archéologie des médias ? parait d’ailleurs ce 16 janvier.

Son interview est parue dans l’édition des Inrocks du 13 janvier dernier.

Extraits:

« Depuis une vingtaine d’années, un nouveau champ de recherche a vu le jour : l’archéologie des médias. (…) Jussi Parikka fournit quelques points d’entrée à une discipline qui court-circuite la plupart des coordonnées mentales auxquelles nous nous raccrochions. »

Les Inrocks: L’étude d’objets technologiques implique de se poser la question de l’obsolescence. Comment fonder une discipline dont les objets sont instables ?

Jussi Parikka: La théorie des médias est clairement marquée par le facteur générationnel. Personnellement, je fais partie d’une génération de théoriciens des médias pour qui l’ordinateur en soi n’a plus rien d’un objet d’étude spécifique, puisqu’il a d’emblée été intégré dans la sphère de la praxis et de l’expérience ordinaire. C’est en ce sens que l’on peut affirmer que les arguments théoriques sont toujours historiques, car nous ne pouvons penser hors d’un certain contexte médiatique qui nous englobe et nous détermine. On le voit aussi dans l’art contemporain avec l’art post-internet des années 2010. »

 

Le printemps du journalisme, Frédéric Gonseth

Le documentaire Le printemps du journalisme réalisé, filmé et produit par Frédéric Gonseth en coproduction avec la RTS, sera projeté en avant-première au Capitole à Lausanne le 10 janvier 2018 à 20h. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur et les protagonistes du film.

Synopsis du film:

« En janvier 2017, un magazine meurt. Suscitant un grand émoi en Suisse romande, la disparition de L’Hebdo ne touche guère les jeunes. Ils sont nés à l’ère de l’information digitale, légère et gratuite. Un test effectué auprès de plusieurs classes vaudoises révèle cependant que les élèves, pour leur majorité, n’identifient pas facilement les «fake news» qui sont légion sur la Toile. De leur côté, les enseignants romands qui sensibilisent leurs élèves aux médias sont encore trop peu nombreux, et quant aux autorités politiques et aux parents, ils découvrent à peine l’ampleur du phénomène et ses potentielles conséquences. Mais les signes d’un printemps s’annoncent, des journalistes naufragés de L’Hebdo, associés à de nombreux jeunes collègues, relèvent le défi et lancent un nouveau magazine numérique: Bon pour la tête. »

 

 

 

 

Visionner un extrait du film

Voir la liste des projections du documentaire

Découvrir le média d’information en ligne Bon pour la tête

Lire l’édition spéciale de la revue Culture Enjeu « Les créateurs, l’argent, le public »