Digitale Medienlandschaft Schweiz

Letzten Montag hat die neue Online-Zeitung republik.ch ihre ersten Artikel auf ihrer Internetseite veröffentlicht. Das Zeitungsportal, welches sich über Crowdfunding finanzieren liess, ist nicht die einzige Zeitung der Schweiz, die ausschliesslich im Internet lesbar ist. Die NZZ hat die digitale Medienlandschaft Schweiz untersucht und eine Bestandsaufnahme über die Onlinezeitungen der Schweiz veröffentlicht. Unterteilt in Unterkapiteln wie « die Neuen », « die Grossen » oder « die Monetären » listet der Journalist Boas Ruh über 40 Titel auf, die nicht von den klassischen oder von den audiovisuellen Medien produziert werden. In die Liste finden sich Prominente wie Bluewin, Watson, Nau, Nouvo oder Swissinfo aber auch Newcomer oder Kulturnahe Websites werden von Ruh verzeichnet.

 

« Wer ein neues Online-Medium starten möchte, benötigt für die rudimentäre Variante eine gute Idee und einen freien Nachmittag. Fertig ist das eigene Blog, die eigene Informationsplattform. Wer hingegen guten Journalismus machen will und dabei auf rein digitale Distributionskanäle setzt, braucht mehr. Mehr Zeit, mehr Geld. »

Wer über solches verfügt, und wer nicht – und trotzdem eine digitale Informationsplattform betreibt, können Sie hier lesen.

L’archéologie des médias dans les Inrocks?

A l’occasion d’un cycle de conférences organisé par la HEAD, l’école d’art et de design de Genève, les Inrocks ont rencontré l’historien des médias finlandais Jussi Parikka, qui est notamment l’un des représentants les plus connus du champ de recherche hétéroclite rassemblé sous l’appellation « archéologie des médias ». Une traduction française de son ouvrage Qu’est-ce que l’archéologie des médias ? parait d’ailleurs ce 16 janvier.

Son interview est parue dans l’édition des Inrocks du 13 janvier dernier.

Extraits:

« Depuis une vingtaine d’années, un nouveau champ de recherche a vu le jour : l’archéologie des médias. (…) Jussi Parikka fournit quelques points d’entrée à une discipline qui court-circuite la plupart des coordonnées mentales auxquelles nous nous raccrochions. »

Les Inrocks: L’étude d’objets technologiques implique de se poser la question de l’obsolescence. Comment fonder une discipline dont les objets sont instables ?

Jussi Parikka: La théorie des médias est clairement marquée par le facteur générationnel. Personnellement, je fais partie d’une génération de théoriciens des médias pour qui l’ordinateur en soi n’a plus rien d’un objet d’étude spécifique, puisqu’il a d’emblée été intégré dans la sphère de la praxis et de l’expérience ordinaire. C’est en ce sens que l’on peut affirmer que les arguments théoriques sont toujours historiques, car nous ne pouvons penser hors d’un certain contexte médiatique qui nous englobe et nous détermine. On le voit aussi dans l’art contemporain avec l’art post-internet des années 2010. »

 

Le printemps du journalisme, Frédéric Gonseth

Le documentaire Le printemps du journalisme réalisé, filmé et produit par Frédéric Gonseth en coproduction avec la RTS sera projeté en avant-première au Capitole à Lausanne le 10 janvier 2018 à 20h. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur et les protagonistes du film.

Synopsis du film:

« En janvier 2017, un magazine meurt. Suscitant un grand émoi en Suisse romande, la disparition de L’Hebdo ne touche guère les jeunes. Ils sont nés à l’ère de l’information digitale, légère et gratuite. Un test effectué auprès de plusieurs classes vaudoises révèle cependant que les élèves, pour leur majorité, n’identifient pas facilement les «fake news» qui sont légion sur la Toile. De leur côté, les enseignants romands qui sensibilisent leurs élèves aux médias sont encore trop peu nombreux, et quant aux autorités politiques et aux parents, ils découvrent à peine l’ampleur du phénomène et ses potentielles conséquences. Mais les signes d’un printemps s’annoncent, des journalistes naufragés de L’Hebdo, associés à de nombreux jeunes collègues, relèvent le défi et lancent un nouveau magazine numérique: Bon pour la tête. »

 

 

 

 

Visionner un extrait du film

Voir la liste des projections du documentaire

Découvrir le média d’information en ligne Bon pour la tête

Lire l’édition spéciale de la revue Culture Enjeu « Les créateurs, l’argent, le public »

 

La Suisse cherche sa gouvernance du numérique

Dans le cadre du 12ème Forum sur la gouvernance d’Internet (FGI) qui s’est tenu à Genève du 18 au 21 décembre dernier à l’Office des Nations Unies, la Suisse a appelé à une collaboration de tous les acteurs d’Internet (gouvernements, secteur privé et utilisateurs) et à l’élaboration d’une structure de gouvernance du numérique à l’échelle mondiale. Un objectif que la Suisse applique déjà à une échelle nationale. Celle-ci a mis en en place, dans le cadre de sa stratégie numérique lancée en 2016, « un petit FGI au niveau suisse ».

Doris Leuthard lors de l’ouverture du Forum sur la gouvernance d’Internet (FGI) le 18 décembre 2017 à Genève.

 

« La Suisse a besoin d’un secrétaire d’Etat au numérique », RTS Info

« Numérique: la Suisse a besoin d’une gouvernance 4.0 », Le Temps

« Un futur numérique plus juste et équitable », 24 heures

« Toutes les questions relatives à l’avenir d’Internet sont traitées à Genève », 24 heures

« Une initiative suisse sur la cybersécurité mondiale », Tribune de Genève

« Ces métiers qui font nos médias »

Le site Arcinfo regroupe sur un même support les actualités quotidiennes de la ville de Neuchâtel et de son canton. Dans l’attente du lancement de sa nouvelle formule au début de l’année 2018, Arcinfo présente, dans ses Chroniques du changement, les coulisses du média et partage les questionnements, objectifs et choix opérés par ses professionnels.

Cette formule originale fait la part belle à la palette des métiers qui contribuent au fonctionnement de la plateforme. Journalistes, chef d’édition, chroniqueur, dessinateur ou infographiste mais aussi chauffeurs et porteurs de journaux constituent autant de visages du média mis en valeur dans cette chronique.

Anabelle Bourquin (à gauche) et Vicky Huguelet à la rédaction de L’Express, L’Impartial et ArcInfo, à Neuchâtel, le 7 novembre 2017.

 

Suivre les Chroniques du changement

Parution d’un ouvrage collectif sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels

L’ouvrage Enquêter sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels dirigé par le sociologue Jean-Baptiste Comby est paru le mois dernier avec le soutien du laboratoire CARISM de l’Université Paris Panthéon-Assas. L’introduction de l’ouvrage « Saisir le social dans les processus d’internationalisation médiatique » est disponible en ligne.

Résumé de l’ouvrage :

« Si l’économie politique [de la mondialisation culturelle] est régulièrement discutée, les professionnels de l’internationalisation des biens culturels et médiatiques ont, eux, fait l’objet de peu d’attention.

Qui sont ces femmes et ces hommes au cœur de l’import-export des biens symboliques ? Comment en viennent-ils à (s’)investir à l’international, avec quelles ressources, en poursuivant quels enjeux et en tenant compte de quelles contraintes? Quels intérêts inséparablement sociaux et nationaux engagent-ils dans leurs métiers ?

La partie visible des échanges symboliques à l’international, souvent teintée d’économisme et de technologisme, dissimule en fait une compétition sociale entre différentes fractions des champs du pouvoir. »

 

Médiarchie: penser les médias aujourd’hui

Le 2 décembre, l’émission Médialogues de la RTS invitait Yves Citton, professeur de littérature et médias à lʹUniversité Paris 8. Il venait discutait de son ouvrage paru en septembre 2017, Médiarchie, aux Editions du Seuil.

Présentation de Médiarchie :

 

« Nous nous imaginons vivre dans des démocraties, alors que nous vivons dans des médiarchies. Car, plus que les peuples ou les individus, ce sont les publics formés par les médias qui sont les substrats de nos régimes politiques. Même lorsque nous dénonçons le « pouvoir des médias », nous n’entrevoyons qu’à peine à quel point ceux-ci conditionnent nos perceptions, nos pensées et nos actions, individuelles et collectives.
En reliant des courants de pensée étrangers à nos traditions critiques et universitaires, Yves Citton renouvelle considérablement notre boîte à outils conceptuelle et s’applique tournevis en main à recadrer nos débats. De l’écoféminisme à la sociologie des réseaux, des algorithmes de l’apprentissage profond à l’archéologie des infrastructures, de la démonologie au design d’ingénierie, du médiactivisme au médiartivisme, le parcours proposé élargit notre horizon théorique et notre imaginaire politique en explorant d’autres manières de penser les « médias ». »

 

Autour du livre:

Écouter l’émission de Médialogues du 2 décembre 2017.

Écouter l’émission de France Culture, La Suite dans les Idées, qui invitait Yves Citton le 2 septembre 2017.

« Comment le numérique nous façonne » dans Le Temps du 8 septembre 2017.

« Yves Citton, hackeur des médias », dans Le Monde du 12 octobre 2017.

« Yves Citton repense de fond en comble la critique des médias » dans les Inrocks du 11 novembre 2017.

Visiter le site web d’Yves Citton.

 

 

CNN Money, nouvelle chaîne de télévision en Suisse

Le 24 janvier 2018, CNN Money Switzerland, antenne du groupe américain CNN en Suisse et nouvelle chaîne de télévision dédiée à l’information financière, débutera sa diffusion. Cette première chaîne anglophone en Suisse proposera chaque soir, dans l’ensemble du pays, trois heures de direct et diffusera également ses nouvelles sur Internet et sur les réseaux sociaux. Employant une trentaine de collaborateurs dont 16 journalistes, la chaîne possède son siège à Lausanne et des studios à Zurich et à Genève.

Cette chaîne se veut être, selon son fondateur et directeur général Christophe Rasch (ancien journaliste de la TSR et fondateur de la chaîne locale La Télé), une nouvelle opération médias, qui entend redonner voix à la Suisse sur la scène internationale. Cette chaîne est néanmoins critiquée sur le manque de clarté de sa structure qualifiée de « délicate » tout comme sur les aspects financiers de son modèle.

« CNN Money débarque en Suisse », Swissinfo.ch

« CNN Money Switzerland: les zones d’ombre persistent », Le Temps

« CNN Money se lance en Suisse entouré d’un nuage de mystère », 24 Heures

« CNN débarque en Suisse avec une chaîne anglophone sur l’économie et la finance », Forum, RTS

Parution récente d’une sociologie de la télévision

Brigitte Le Grignou, professeure de science politique à l’université Paris-Dauphine-PSL, et Erik Neveu, professeur de science politique à Rennes et membre de l’équipe CNRS du CRAPE, publient à La Découverte l’ouvrage Sociologie de la télévision.

Le site ACRIMED lui dédie un article, et les deux auteurs sont les invités du prochain « Jeudi d’ACRIMED » qui aura lieu le 7 décembre à la Bourse du Travail, à Paris.

 

Présentation du livre:

« À l’heure où l’on prophétise la «fin de la télévision», où les jeunes générations se détournent du vieux poste pour de plus petits écrans, pourquoi proposer une sociologie de la télévision ? Parce que la télé ne se contente pas de résister: elle mobilise encore en moyenne près de quatre heures d’attention par jour en France et le flux des programmes télévisés envahit tous les écrans.

Il s’agit dans cet ouvrage d’étudier ce vieil objet et ses nouveaux usages dans une perspective sociologique : c’est-à-dire attentive aux acteurs (qui produit les programmes?), au flux des émissions (ce flux est-il immuable, a-t-il un sens?), aux pratiques des publics (que font réellement les téléspectateurs?), aux divers effets des programmes et à leurs conditions d’efficacité (la télévision fait-elle toujours et partout l’élection?). »

 

 

Histoire du son et documents sonores

Le 24 novembre 2017 se tiendra à Berne le 9ème Colloque annuel d’infoclio.ch, intitulé « Histoire du son et ressources sonores ». Cette journée offre, dans un premier temps, une introduction aux divers aspects de l’histoire du son. Ensuite, elle présente des projets numériques qui donnent accès aux résultats de recherche ou aux enregistrements sonores de façon particulièrement innovante. Enfin, elle se penche sur les ressources sonores en tant qu’objet et sur la question de savoir comment la restauration, l’archivage, la numérisation et la diffusion de ces ressources permettent de les rendre utiles et intéressantes pour la recherche.

Extrait:

« La «Sound History» est dans toutes les oreilles. Mais comment explorer un paysage sonore ? Que sont les cultures auditives ? Quelle relation le bruit entretient-il avec la modernité ? Dans une première partie, des chercheuses et des chercheurs introduisent le domaine de l’histoire du son sur la base de recherches actuelles.

Seront ensuite présentés des projets qui font un usage particulièrement innovant du numérique pour faire connaître des résultats de recherche ou des enregistrements sonores. En se fondant sur les exemples d’un journal open access, d’une base de données sonores, d’une reconstitution auditive et d’une archive en ligne, on verra comment les technologies numériques s’accordent aux spécificités du monde acoustique. »

 

Le programme complet est disponible en ligne.

Les inscriptions en ligne sont ouvertes.

Le compte-rendu du colloque.