Zensur im Sinne gesellschaftlicher Normen: The cleaners

Man nennt sie Content Moderators, aber eigentlich filtern sie den Müll im Netz: Der Dokumentarfilm «The Cleaners» beleuchtet eindrücklich das Prekariat in den Löschfabriken von Facebook und Konsorten.

« »The Cleaners » reisst ein wahnsinnig komplexes Feld auf, ohne sich je darin zu verlieren. Es ist ein Film, der mit allen visuellen Kniffen eines weltumspannenden Netzthrillers operiert, dabei aber nie seine journalistische Hartnäckigkeit vergisst – und schon gar nicht die globalisierte Billigarbeit, von der er im Kern handelt. Dabei sind die eigentlichen Löschfabriken so gut abgeschirmt, dass man dort höchstens mit versteckter Kamera filmen könnte.» Woz

Lesen Sie hier den Woz-Artikel. Zu sehen auch auf Arte.

Call for Papers: Decoding Europe. Technological Pasts in the Digital Age

Le centre d’histoire contemporaine et digitale de l’Université du Luxembourg (C²DH) organise, du 27 au 29 juin 2019, la 9ème conférence Tensions of Europe. La conférence « Decoding Europe: Technological Pasts in the Digital Age » étudiera la manière dont notre approche du passé technologique européen est influencée, façonnée et peut même être transformée à l’ère numérique et, inversement, comment le présent et l’avenir numériques de l’Europe s’inscrivent dans des évolutions à long terme.

Les propositions sont à envoyer avant le 15 novembre. Consulter toutes les informations ici.

Extrait de l’appel à communications:

« In the current narrative, digitisation is a process profoundly shaped by US visions. This conference also aims to rediscover European influences in this process, alternative EU visions, etc. Although Europe will be at the centre of most of the analyses, proposals that compare global, national, regional and/or local approaches and combine several scales and trajectories to shed light on technological pasts in the digital age are also welcome.

Along with the impact of digitisation on historical archives, resources and practices, we also invite presentations exploring the writing and shaping of European history in a critical, experimental and interdisciplinary way: retro-digitised and born-digital heritage, new tools and digital practices of European historiography, digital narratives and teaching methods in the field of European history.

Our aim is to encourage a process of cross-fertilisation by including contributions from a wide variety of historical disciplines as well as from archivists and fields such as geography, digital humanities, science and technology studies, Internet studies, media studies, information and communication sciences, and infrastructure, platform and code studies. »

« Facebook et les médias: c’est compliqué », Médialogues

Nathalie Pignard-Cheynel, professeure de journalisme numérique à l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de Neuchâtel était l’invitée de l’émission Médialogues le samedi 13 octobre 2018. La professeure a présenté le projet original mené par ses étudiants autour de la relation entre Facebook et les médias. A partir de la création de comptes fictifs, les étudiants de l’AJM ont voulu voir à quel point l’algorithme de Facebook influençait les informations auxquelles ils avaient accès dans le fil d’actualité du réseau social.

« Les médias doivent-ils compter sans Facebook ? », Krähenbuhl Hélène, Perugia2018/Réinventer/Volée 10, 13 avril 2018.

 

Ecouter les deux parties de l’émission Médialogues, samedi 13 octobre 2018:

« Facebook et les médias: c’est compliqué »

« Les pure players se cherchent encore en Suisse romande »

Lire les deux articles de Nathalie Pignard-Cheynel publiés sur Ina Global:

« Facebook et les médias, une liaison diaboliquement complexe », Ina Global, 26 septembre 2018

« Les médias ne sont plus des partenaires pour Facebook », Ina Global, 15 janvier 2018

Lire les articles sur le même sujet dans la revue de l’AJM

Conférence: L’image et l’histoire des « fake news »

Le cycle de conférences « Histoire vivante » organisé par la Maison de l’Histoire de l’Université de Genève propose, le 4 octobre 2018, une rencontre autour de « L’image et l’histoire des fake news ». Vanessa Schwartz, historienne de la culture visuelle contemporaine et professeure d’histoire, d’histoire de l’art et de cinéma à l’Université de Californie du Sud, inscrira ce thème d’actualité dans une perspective historique et évoquera notamment l’émergence, à la fin du XIXe siècle, de la presse à grand tirage fondée sur l’image ou encore l’influence du photoreportage lors de l’affaire Dreyfus.

Extrait de la présentation:

« Mensonge, propagande, désinformation, intox, et maintenant fake news. Tous ces termes ont une histoire qui en dit long sur le rôle de l’information dans les sociétés concernées, et sur ces sociétés elles-mêmes.

Les faits sur lesquels on fonde l’information peuvent être établis et mis en récit verbalement ou visuellement. Quand on cherche à distinguer le vrai du faux, cette distinction est-elle pertinente ? Dans quelle mesure la part du discours et de l’image change-t-elle quelque chose au débat sur le vrai et le faux, et dans quel sens ? Telle est la question posée par cette conférence. »

 

Consulter également le programme du cours public « The Historians. Les séries TV décryptées par les historiens » pour cet automne 2018.

Vanessa Schwartz interviendra également à l’Université de Genève les 9 et 10 octobre 2018 lors de l’atelier doctoral « Apports et enjeux du tournant visuel des sciences sociales » et parlera le 11 octobre de l’avènement du jet et de la culture de la mobilité « Fluid Motion: The Jet Age Airport and Flow ».

Netflix et « l’infotainment »

Samedi 17 septembre, l’émission de la RTS Médialogues proposait un sujet sur l’actualité de Netflix, qui se lance, en collaboration avec Buzzfeed, dans l’info-divertissement. Pour en discuter, le sociologue et maître dʹenseignement à l’Université de Lausanne et spécialiste des nouvelles technologies et des médias Olivier Glassey était invité. Il revient notamment sur l’histoire de ce croisement entre l’information et le divertissement, mélange des genre qui n’est pas nouveau.

En association avec le site dʹinformation Buzzfeed, le géant du streaming se lance dans le documentaire ou plutôt lʹinfo-divertissement. Est-ce forcément abrutissant ou simplement une autre manière dʹinformer ? Lʹinfo-divertissement nʹest-elle quʹune course au clic ou le sérieux journalistique peut encore tenir dans des formats ultra-courts ?

Initiative pour l’innovation médiatique en Suisse

Mi-juillet, une Initiative pour l’innovation dans les médias (IMI) était lancée par différents acteurs: la SSR, des Universités romandes, des Hautes écoles ainsi que Ringier. Le projet a pour objectif de lancer un pont entre le monde des médias et le milieu académique. Il vise ainsi à stimuler l’innovation mais également à valoriser la recherche et la rendre accessible au plus grand nombre. Dotée d’un fonds annuel de 650’000 CHF, l’initiative lancera un appel à projets des l’automne 2018.

« La SSR s’allie aux hautes écoles pour soutenir l’innovation dans les médias« , sur le site de la RTS, 20 juillet 2018.

« Une nouvelle initiative suisse pour que les médias innovent« , Le Temps, 19 juillet 2018.

« Une nouvelle initiative pour soutenir et développer l’innovation dans les médias« , sur Presseportal.ch, 19 juillet 2018.

 

 

« La Fabrique de l’information », France Culture

L’émission La Fabrique de l’histoire sur France culture termine sa saison avec une série d’épisodes consacrés à la fabrique de l’information. La semaine du 25 juin 2018 a déroulé l’histoire de la production, des circulations mais aussi des falsifications de l’information à travers quatre études de cas: Circulation et falsification des nouvelles au XVIIIe siècle ; L’affaire Eugène Dieudonné ou la fabrication d’un évènement médiatique ; Annoncer la mort du Roi (Henri IV et Louis XIV) et La fausse information de la Gazette à Twitter. Ce dernier sujet s’appuie sur la dernière parution de la revue Le Temps des médias qui s’interroge sur la notion de fake news du XVIe siècle à nos jours.

 

Photos anthropométriques d’Eugène Dieudonné en 1912

Les débuts d’internet dans un garage californien

L’émission Affaires sensibles de France Inter diffusait le 13 juin dernier un documentaire sur les débuts d’Apple, l’une des entreprises les plus emblématiques de l’ère du numérique. Le programme revient sur la carrière de Steve Jobs, initiée dans un garage dans les années 1970, avant de prendre les hauteurs que l’on connaît. En seconde partie d’émission, le journaliste Fabrice Drouelle reçoit Amaury Mestre de Laroque, rédacteur en chef de 01net, magazine spécialisé en hautes technologies et informatique.

Une photo d’archives, datée de 1976, montre les Américains Steve Wozniak (G) et Steve Jobs (D) assis devant un ordinateur. © AFP / Apple / DPA

« Débutée dans la clandestinité dans un garage de Californie au cœur des années 70, la demi-pomme connait le destin exemplaire d’une start up de la la Silicon Valley qui devient géante: Un destin constitué de succès planétaires et d’échecs cuisants, surfant toujours sur la frontière ténue qui sépare innovation et risques inconsidérés. L’histoire d’Apple, c’est aussi celle d’un homme, Steve Jobs dont le nom et l’image sont indissociables de la marque à la pomme. En 2018, Apple est l’un des mastodontes de l’informatique et l’année dernière, elle captait 50% du marché des téléphones. iPhone, iPod, iMac, Macbook sont autant de marques qui sont ancrées dans l’inconscient collectif. Cet Apple, d’aujourd’hui, tout le monde le connait. C’est pourquoi nous avons choisi de vous raconter les débuts de son histoire. »

Écouter l’émission.

Le documentaire « Steve Jobs: son histoire« , 2013, à voir sur Youtube.

Le numéro du Temps des Médias sur le thème « Histoire de l’Internet, l’Internet dans l’histoire« , 2012.

 

Héritage culturel intangible: comment l’archiver?

Les 6 et 7 août 2018, le Laboratory for Experimental Museology de l’EPFL (eM+) organise une série de discussions et de présentations autour du thème « Archiving Intangible Cultural Heritage & Performing Arts: A Symposium and Summer School for Living Traditions« .

Archiving Kung Fu © S. Kenderdine / 2018 EPFL

Présentation:

« Stimulated by a growing worldwide interest in Intangible Cultural Heritage (e.g. rituals and festivals) and performance studies, the event brings together world leaders in the research, documentation, preservation and public engagement with Intangible Cultural Heritage through digital means. It intends to stimulate interest and advance discussion through more than a twenty seminal speakers, all leaders in the field of performing arts and Intangible Cultural Heritage. »

Le programme.

S’inscrire – jusqu’au 15 juillet.