Parution: Une histoire des médias digitaux

En mai dernier, Routledge publiait l’ouvrage de l’historien des médias Gabriele Babli (USI Università della Svizzera) et du sociologue Paolo Magaudda (University of Padova), A History of Digital Media: An Intermedia and Global Perspective.

 

Présentation:

« From the punch card calculating machine to the personal computer to the iPhone and more, this in-depth text offers a comprehensive introduction to digital media history for students and scholars across media and communication studies, providing an overview of the main turning points in digital media and highlighting the interactions between political, business, technical, social, and cultural elements throughout history. With a global scope and an intermedia focus, this book enables students and scholars alike to deepen their critical understanding of digital communication, adding an understudied historical layer to the examination of digital media and societies. Discussion questions, a timeline, and previously unpublished tables and maps are included to guide readers as they learn to contextualize and critically analyze the digital technologies we use every day. »

Parution: Culture, médias, pouvoirs aux US et en Europe, 1945-1991

 

L’ouvrage Culture, médias, pouvoirs aux Etats-Unis et en Europe, 1945-1991, paru aux Editions Armand Colin en juin 2018, prépare les candidats aux concours d’enseignement en France à la nouvelle question d’histoire contemporaine.

Cet ouvrage collectif co-dirigé par Caroline Moine et Christian Delporte réunit les contributions d’historien.nne.s des médias autour de trois parties: le temps idéologies et des engagements, le temps des contestations et des crises, le temps de la démocratisation, de la consommation de masse et de la mondialisation.

 

Les débuts d’internet dans un garage californien

L’émission Affaires sensibles de France Inter diffusait le 13 juin dernier un documentaire sur les débuts d’Apple, l’une des entreprises les plus emblématiques de l’ère du numérique. Le programme revient sur la carrière de Steve Jobs, initiée dans un garage dans les années 1970, avant de prendre les hauteurs que l’on connaît. En seconde partie d’émission, le journaliste Fabrice Drouelle reçoit Amaury Mestre de Laroque, rédacteur en chef de 01net, magazine spécialisé en hautes technologies et informatique.

Une photo d’archives, datée de 1976, montre les Américains Steve Wozniak (G) et Steve Jobs (D) assis devant un ordinateur. © AFP / Apple / DPA

« Débutée dans la clandestinité dans un garage de Californie au cœur des années 70, la demi-pomme connait le destin exemplaire d’une start up de la la Silicon Valley qui devient géante: Un destin constitué de succès planétaires et d’échecs cuisants, surfant toujours sur la frontière ténue qui sépare innovation et risques inconsidérés. L’histoire d’Apple, c’est aussi celle d’un homme, Steve Jobs dont le nom et l’image sont indissociables de la marque à la pomme. En 2018, Apple est l’un des mastodontes de l’informatique et l’année dernière, elle captait 50% du marché des téléphones. iPhone, iPod, iMac, Macbook sont autant de marques qui sont ancrées dans l’inconscient collectif. Cet Apple, d’aujourd’hui, tout le monde le connait. C’est pourquoi nous avons choisi de vous raconter les débuts de son histoire. »

Écouter l’émission.

Le documentaire « Steve Jobs: son histoire« , 2013, à voir sur Youtube.

Le numéro du Temps des Médias sur le thème « Histoire de l’Internet, l’Internet dans l’histoire« , 2012.

 

Parution: L’écran rouge, syndicalisme et cinéma

L’ouvrage collectif L’Ecran rouge. Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo est sorti en mai 2018 aux Editions de l’Atelier sous la direction de l’historien Tangui Perron, spécialiste des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma.

A l’occasion de cette parution, une table ronde organisée le 7 juin 2018 par les archives départementales de la Seine-Saint-Denis, en collaboration avec le Centre d’histoire sociale (CHS) et l’association de soutien à la création cinématographique Périphérie, a réuni chercheurs.euses, archivistes et réalisateurs.trices.

 

Résumé:

« Jean Gabin, cheminot couvert de suie dans La Bête humaine, Simone Signoret et Jean Marais en tête d’un cortège de manifestants, Gérard Philipe et Jean-Paul Belmondo, leaders syndicaux, Jean Renoir, réalisateur d’une Marseillaise financée par une souscription de la CGT, René Clément magnifiant la Résistance dans La Bataille du rail…

Durant ces années de Front populaire, de résistance au nazisme et de Libération, les classes populaires sont à la fois dans les salles et sur les bobines de films, des ouvriers tiennent les premiers rôles, les techniciens occupent les studios, les stars écrivent et distribuent des tracts. Tous descendent dans la rue pour défendre un cinéma français menacé par la déferlante hollywoodienne.

 

 

 

 

Groupes Medvedkine et cinéma militant

Les Nuits de France Culture proposent quotidiennement une sélection d’archives radiophoniques. Mi-mai dernier, l’émission diffusait le documentaire « Les groupes Medvedkine, une histoire de cinéma militant« , une plongée dans l’expérience audiovisuelle et politique de réappropriation de l’outil cinéma par des réalisateurs et des ouvriers et ouvrières français entre 1967 et 1974.

Présentation de l’émission:

Les Groupes Medvedkine, coffret dvd – Les Mutins de Pangée & Iskra

« Les groupes Medvedkine. Le nom fut choisi comme l’affirmation d’une filiation avec le cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine, qui dans les années 30, sillonnait l’URSS à bord de son ciné-train. En 1967, alors que vient de naître le Collectif SLON, Chris Marker tourne avec Mario Marret À bientôt j’espère, un film sur la grève de l’usine Rhodia de Besançon. À la faveur de ce tournage est lancée la dynamique qui verra naître dans la région les groupes Medvedkine, collectifs d’ouvriers des usines Rhodia et Peugeot qui, formés à la prise de vues et de sons, filmeront eux-mêmes leurs conditions de vie et de travail, leurs luttes et leurs actions éducatives et culturelles. Bien des années plus tard, en 2004, Yaël Mandelbaum rencontrait les anciens des groupes Medvedkine qui racontaient ce qu’avait été leur histoire, du côté de Besançon et de Sochaux, de 1967 à 1974. »

 

En plus:

Les films des Groupes Medvedkine à découvrir ici.

« Les vies de Chris Marker, 1921-2012 », titre de l’émission de La Marche de l’Histoire du 14 mai 2018.

« Medvedkine, ou les ouvriers-cinéastes » sur le site de la revue Ballast.

« Le cinéma, arme révolutionnaire des groupes Medvedkine » sur le site du Monde.

« Les groupes Medvedkine » sur le site des Inrocks.

La présentation du coffret de trois DVDs sur les Groupes Medvedkine sur le site des Mutins de Pangées.

 

Parution: Politique, culture et radio dans le monde francophone

Nelly Valsangiacomo et Alain Clavien, professeur.e.s en histoire contemporaine à l’Université de Lausanne et l’Université de Fribourg, dirigent l’ouvrage collectif Politique, culture et radio dans le monde francophone à paraître aux Editions Antipodes. Cet ouvrage prolonge le colloque international éponyme qui s’est déroulé à Lausanne les 15 et 16 octobre 2016. Les 12 contributions réunies dans cet ouvrage questionnent les relations entretenues entre intellectuels et radio tout au long du XXe siècle et retracent quelques étapes de leurs reconfigurations.

 

 

 

Résumé:

« Les intellectuel·le·s ont entretenu dès ses débuts une relation difficile avec la radio, faite d’intérêt et de scepticisme, d’enthousiasme et de crainte. Cette relation se reconfigure tout au long du XXe siècle, en fonction à la fois de l’évolution des pratiques radiophoniques et des redéfinitions du rôle des femmes et des hommes de culture dans la société. Cet ouvrage s’interroge sur l’influence réciproque entre les acteurs intellectuels et le vecteur radiophonique, dans le monde francophone, durant une période qui couvre presque un siècle. »

Consulter le programme du colloque

 

Appel à contributions, View: « Canned Television Going Global? »

La revue View lance un appel à contributions pour son prochain numéro « Canned Television Going Global? ». Ce numéro revient sur la longue tradition de vente et de distribution internationale des formats « clés en mains » en télévision. Encore trop peu étudiés, ceux-ci s’inscrivent dans les systèmes de production d’une institution télévisuelle nationale et traversent les frontières une fois autorisés à la diffusion à l’étranger. Le territoire européen peut être analysé, à cet égard, dans sa fonction d’importateur de programmes mais également comme plateforme de production et de promotion de genres divers et de contenus originaux.

 

 

 

Lire l’appel à contributions

Les propositions sont à envoyer avant le 19 novembre 2018.

Elvis et notre projet à la radio

 

Le 20 juin dernier, notre article « Aloha from Hawaii via Satellite: La construction d’un récit et ses implications idéologiques » a fait l’objet d’une chronique dans l’émission culturelle de la RTS, Vertigo. Une occasion de soulever les implications idéologiques de l’imaginaire que suscitent les technologies médiatiques au micro du journaliste Antoine Droux.

Ecouter la chronique.

Création de Salto, un Netflix à la française?

Les groupes de télévision française TF1, France Télévisions et M6 ont annoncé, le 15 juin 2018, la création de Salto, un service commun de diffusion numérique de programmes de télévision. Virage dans l’histoire de la télévision française: les trois entreprises concurrentes allient les forces de leurs chaînes respectives pour proposer un patchwork de programmes, riche dans ses contenus et diversifié dans ses genres.

Ce regroupement de l’audiovisuel français souhaite lutter contrer l’essor des plateformes américaines Netflix et Amazon par une offre attractive et moins chère. Si le regroupement national autour d’une programmation principalement française et européenne semble être une stratégie indispensable, celui-ci devra se faire tant dans la distribution de contenus que dans la création de productions originales.

Lire le communiqué de presse du groupe TF1 publié le 15 juin 2018

Dans la presse française le même jour:

« Six questions sur Salto, la plateforme de France Télévisions, TF1 et M6 pour contrer Netflix », France info

« Salto : comment faire du payant avec du gratuit ? », Libération

« Salto, le mariage de raison de la télévision française », La Croix

Philippe Gildas, une « vieille branche » de l’audiovisuel français

Parmi les podcasts radio proposés par Nouvelles écoutes, l’émission Vieille branche pose « un regard différent, bienveillant et tout en douceur sur ces « vieilles âmes » qui ont encore beaucoup de choses à nous apporter ». Toutes les deux semaines, des voix du XXe siècle se racontent au micro de la journaliste Aude Lorriaux.

P. Gildas en 1970. Ina.fr.

Fin mai dernier, c’était au tour du journaliste et animateur de radio et de télévision Philippe Gildas. Avec lui, Aude Lorriaux a discuté de journalisme, de ce qui fait un bon journaliste (02:50), de l’émission “Nulle Part Ailleurs” (07:52) de son enfance (22:13) et de Johnny Hallyday (28:29).

Écouter l’émission.

Archives audiovisuelles de Philippe Gildas sur le site de l’Ina.