Comment financer l’audiovisuel public?

Alors que le financement de l’audiovisuel français est remis en question, le site web InaGlobal propose un tour d’horizon des modèles économiques des télévisions publiques à travers le monde dans un article du 30 avril intitulé « Six manières de financer l’audiovisuel public« . Le papier se penche sur les différents outils de financement que sont la redevance, la taxe, la publicité, les dons privés, la vente de produits commerciaux et l’impôt, et en propose une comparaison internationale.

Extrait:

Les dons privés

L’importance des financements privés parmi les ressources de l’audiovisuel public américain fait des États-Unis une exception sur la scène internationale. En tout, ce sont près de 64,2 % des ressources de l’audiovisuel américain qui proviennent de financements privés. La contribution fédérale au financement du Public Broadcasting Service (PBS) et de la National Public Radio (NPR) ne représente, elle, que 16,5 % de leurs ressources, soit moins de de 3 euros par habitant, tandis que 19,3 % de celles-ci émanent des impôts prélevés par les États fédérés. La majorité des fonds de PBS et NPR provient ainsi de financements privés, en vertu du statut hybride de ces groupes audiovisuels, à la fois public et à but non lucratif. (…)

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Un autre article d’InaGlobal: « L’audiovisuel public européen en débat », du 25 avril 2018.

 

 

Au Festival de Cannes, la parité laisse à désirer

Coloration politique de sa programmation, diversité sur les écrans, lieu d’accueil des cinéastes dissidents interdits dans leurs pays, le Festival de Cannes est aussi un lieu éminemment politique. La parité hommes-femmes derrière la caméra demeure cependant la grande absente du festival. Depuis 1990, la part des réalisatrices représentées à Cannes est en effet largement inférieure à celle des femmes exerçant ce métier. Pas de nette amélioration cette année: seules trois réalisatrices sont présentées en compétition. Cette édition 2018 a néanmoins constitué un jury majoritairement féminin: un pas vers la parité ou une compensation symbolique?

« Un festival très politique, mais pas encore paritaire », France Culture, 08 mai 2018

« Le monde devient plus dur envers les cinéastes », RTS.ch, 08 mai 2018

« Cannes 2018 : un pas vers la parité », Le Parisien, 04 mai 2018

« Cinq raisons qui font de Cannes un festival politique », France Culture, 09 mai 2016

 

Mai 68: une grève à la radio-télé française

Libérons l’O.R.T.F, Affiche éditée par l’Atelier Populaire (Beaux-Arts) • Crédits : ©Collection Michael Lellouche/Leemage – AFP

 

A l’heure des commémorations de Mai 68, l’émission La Fabrique de l’histoire y dédiait la semaine du 23 au 27 avril.

Les auditeurs de France culture ont notamment pu découvrir à cette occasion un documentaire intitulé « Radio 68 : ORTF : la grève à contretemps » qui évoque la grève de l’audiovisuel public français en 1968.

 

 

Présentation:

« C’est par la radio que le général de Gaulle va mobiliser ses troupes le 30 mai après son escapade à Baden-Baden. Ce jour-là les transistors relaient la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées. Les « accords de Grenelle » ont donné satisfaction à de nombreux salariés et la grève va progressivement s’arrêter dans la plupart des entreprises. Pas à l’ORTF où la revendication principale n’est pas salariale mais concerne l’indépendance et l’objectivité journalistique. Radios et télé publiques vont donc durcir leur grève à partir du 3 juin et, à contretemps, la poursuivre jusqu’à la mi-juillet pour les journalistes de la télévision. Plusieurs dizaines d’entre eux vont en subir les conséquences en étant licenciés ou mis à pied en plein été, avant une reprise en main sévère par le gouvernement des journaux d’information. »

Pour aller plus loin:

 

Des salariés de l’ORTF défilent sous une banderole lors de la manifestation appelée par les syndicats CGT et CFDT à Paris le 24 mai 1968 pendant la grève générale de mai 1968. • Crédits : JACQUES MARIE – AFP

 

Netflix als kultureller Imperialist?

Nachdem Netflix kommerzieller Erfolg feierte und ihre Abonnentenzahl von 60 Millionen auf 300 Millionen innerhalb von drei Jahren verfünffachen konnte, verpflichtete der online Streaming-Dienst die Dienste der ehemaligen US-Botschafterin und Sicherheitsberaterin unter Barack Obama. Ob dieser Verpflichtung fragt sich die NZZ, ob Netflix auf dem Wege sei, die Welt zu erobern.

« Ein Manager des TV-Senders NBC kommentierte die Entwicklung (15 Millionen Abonnentenzuwachs nach Ausstrahlung der Serie «Narcos» damals mit den Worten, Streaming-Dienste würden überschätzt, bald würden alle, «wie Gott es vorgesehen hat», wieder zum klassischen linearen Fernsehen zurückkehren. Netflix ging dann aber Gott sei Dank nicht einfach wieder weg, sondern erreicht heute im Gegenteil 125 Millionen Haushalte in 190 Ländern und damit rund 300 Millionen Nutzer. »

Hier können Sie den Artikel lesen.

Exposition: Les Shadoks ont 50 ans, une révolution animée

29 avril 1968, 20h33. Les Shadoks, série télévisée d’animation, envahissent le petit écran français et provoquent une pluie de réactions – des insultes comme du soutien – parmi les téléspectateurs. Ces drôles de petits oiseaux à la fois bêtes et méchants sont nés dans les studios de recherche de l’ORTF dirigés par Pierre Schaeffer qui espère participer au renouvellement progressif du ton et du style des émissions françaises. Le musée Tomi Ungerer à Strabourg consacre, du 16 mars au 18 juillet 2018, une exposition à cette révolution animée.

 

 

Lire la présentation de l’exposition

Visionner le premier épisode des Shadoks

« Avec les Shadoks, un vent de lofoquerie a soufflé sur la télévision française », France Inter, 20 mars 2018

Sébastien Denis, « Désynchro-Shadok. Animation, musique concrète et ingénierie à l’ORTF », Intermédialités, 2012

 

 

 

 

La boîte télévisuelle: le poste de télévision et les artistes

Caroline Tron-Carroz, chercheuse en histoire de l’art associée à l’InTRu (Interactions, transferts et ruptures artistiques et culturels) à l’Université François-Rabelais de Tours, publie dans la collection « Médias et Humanités » de l’Ina l’ouvrage La boîte télévisuelle: le poste de télévision et les artistes. L’auteure porte, dans cette étude inédite, un regard renouvelé sur l’histoire de la télévision et les arts.


 

Présentation:

« Depuis les années 1960, de nombreux artistes ont été sensibles à la forme du poste de télévision, à son design cubique ou en boîte, attirés aussi par sa technique singulière, le tube cathodique, avant que ce dernier ne soit définitivement remplacé par les écrans plats.

Caroline Tron-Carroz entend cerner par cette étude inédite en France les procédés par lesquels des artistes comme Nam June Paik, Wolf Vostell, Edward Kienholz et bien d’autres ont pu entreprendre des expérimentations et opérer des détournements manifestes à partir du médium télévisuel. »

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La Quinzaine des réalisateurs a 50 ans

Dans la foulée des évènements de mai 68 qui marquera l’arrêt du Festival de Cannes en 1968, naît, dès l’année suivante, la Quinzaine des réalisateurs. Sous le nom de « Cinéma en liberté », cette section parallèle, créée sous l’impulsion de la Société des Réalisateurs de Films (SRF), cherche, en marge du Festival de Cannes, à créer un lieu de découverte, d’échanges et de fraternité entre les nouveaux cinéastes du monde. La Cinémathèque française rend hommage à la Quinzaine des Réalisateurs en consacrant une rétrospective à sa première édition en 1969. La 50ème édition de la Quinzaine des Réalisateurs se déroulera à Cannes du 9 au 19 mai 2018.

Caméra à la main, le cinéaste Jean-Luc Godard filme une manifestation en mai 1968 à Paris• Crédits : AFP – AFP

Visiter le site officiel de la Quinzaine des réalisateurs

Voir la rétrospective « L’édition 1969 de la Quinzaine des réalisateurs » à la Cinémathèque française du 28 mars au 3 mai 2018

Ecouter « La quinzaine des réalisateurs: naissance d’une utopie », France Culture, 6 avril 2018

« Sociologie d’une institution cinématographique. La S.R.F. et la Quinzaine des réalisateurs », Olivier Thenevin, Mondes contemporains, 2008.

 

« La télé est-elle prête pour l’après télé? », France Culture

Le conflit commercial, qui a opposé, en mars 2018, les chaînes privées françaises TF1 et Canal + face aux droits de diffusion des programmes de compétitions sportives, a ouvert le débat sur l’avenir du secteur télévisuel français. Le sujet « La télé est-elle prête pour l’après télé? », diffusé sur France Culture le 13 mars 2018, a fait le point sur la situation du paysage télévisuel français dans le champ international. Face à la puissance de groupes internationaux entièrement autonomes comme Netflix, les perspectives d’avenir des chaînes françaises se situent dans le développement de nouveaux modes de consommation des médias ainsi que dans l’investissement dans de nouveaux contenus.

 

Revoir sur France Culture:

« La télé, miroir grossissant des politiques culturelles? », 15 décembre 2017

« Je n’arrive plus à regarder la télévision », 3 mai 2017

Deux documentaires: génériques et fins de séries

Le réalisateur, scénariste et journaliste Olivier Joyard tire la série par ses deux bouts. Auteur du documentaire Fins de séries (2016) qui montre la manière dont se conçoit l’ultime épisode d’une série, le réalisateur s’intéresse cette fois-ci aux génériques de série dans un documentaire qui retrace le processus de création de ces oeuvres visuelles et musicales. Génériques de séries sera diffusé le 26 avril sur Canal +.

« Les Soprano, Lost, Six Feet Under : comment finir une série ? », Les Inrockuptibles, 13 juin 2017

« Fin de séries ou comment mettre un point final », Le Monde, 12 avril 2018

« Les génériques de séries en disent si long sur la télévision », 24 Heures, 23 avril 2018

Retrouver les productions et interventions d’Olivier Joyard dans Les Inrockuptibles et sur France Culture

Ecole d’été sur la culture de masse: appel à communications

Le réseau européen d’histoire culturelle METIS composé du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC, UVSQ), du Centre des sciences historiques de la culture (SHC, Université de Lausanne) ainsi que du Centro interuniversitario di storia culturale (CSC, Université de Padoue) lance sa deuxième école d’été. Celle-ci se déroulera à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines du 3 au 7 septembre 2018 et sera consacrée à la « Culture de masse: nouvelles approches, nouveaux enjeux (XIX-XXIe siècles) ».

Extrait de la présentation:

« Il s’agit de s’interroger, dans une démarche comparative et transnationale, sur les sources, les archives et les approches innovantes qui peuvent permettre de réinterroger la notion de culture de masse comme objet d’histoire. La dimension internationale de l’école d’été souhaiterait favoriser les discussions entre différentes historiographies sur le sujet et la comparaison entre plusieurs contextes historiques et plusieurs espaces. Les réflexions méthodologiques seront particulièrement appréciées afin de mesurer les apports que peuvent offrir par exemple les humanités numériques ou bien une approche interdisciplinaire de la recherche. »

 

 

 

Consulter l’appel à communications

Les candidatures sont à déposer avant le vendredi 20 avril 2018.