L’audiovisuel dans les musées suisses

L’association Memoriav proposait les 25 et 26 octobre derniers un colloque intitulé « On screen, l’audiovisuel dans les musées ». Cette rencontre, tenue au Musée de la Communication de Berne, s’est intéressée à la conservation et à la valorisation du patrimoine filmique, photographique et sonore au sein d’institutions muséales suisses. Parmi un panel constitué d’une dizaines d’interventions et de débats, on peut notamment mentionner la table ronde qui réunissait Sibylle Lichtensteiger (Stapferhaus Lenzburg), Christoph Stratenwerth (curateur, teamstratenwerth Basel) et Philipp Clemenz (Musée alpin suisse). Cette discussion, qui portait sur « L(es) Histoire(s) audiovisuelle(s) mise(s) en scène », était modérée par Erika Hebeisen, du Musée national suisse.

 

Alpines Museum der Schweiz, David Schweizer

 

 

Visiter la page dédiée au colloque sur le site de Memoriav.

Lire le programme complet.

 

 

 

 

 

Archives audiovisuelles et réseaux sociaux

Par Marie Sandoz, octobre 2017.

Les Archives de la Radio Télévision Suisse (RTS) sont plus visibles que jamais grâce à leur usage efficace des réseaux sociaux. L’ère du digital ouvre en effet un vaste éventail de possibilités aux documentalistes de l’audiovisuel public.

Rencontre avec les archivistes Soazig Vaucher et Vincent Sériot.

Lire l’article sur ce site.

 

50 ans de couleurs sur les écrans français

« Et voici la couleur. Au jour fixé et à l’heure dite ». Le 1er octobre 1967, la télévision française passe, en direct sur sa deuxième chaîne, à la couleur. Entouré des dirigeants de l’ORTF, le gaulliste Georges Gorse, ministre de l’information, parle d’un tour de force technique et d’une révolution artistique. Symbole de modernité, la technologie française en matière de télévision en couleurs constitue également un enjeu industriel et diplomatique pour la France du général de Gaulle. Le procédé de diffusion en couleurs « Sécam » mis au point par l’ingénieur Henri de France fait l’objet d’une promotion internationale.

 

Voir le passage à la couleur sur le site de l’INA

Voir la vidéo « La bataille de la couleur » sur le site de l’INA

Voir la première émission en couleurs à la Télévision Suisse Romande

 

The Historians, saison 2!

D’octobre à décembre, la Maison de l’histoire de l’Université de Genève (UNIGE) renouvelle son cycle de conférences dédié aux séries télévisées historiques: The Historians, saison 2.

Les présentations débutent lundi 5 octobre avec la célèbre série Rome, dont discutera le spécialiste d’histoire ancienne et professeur ordinaire à l’UNIGE, Pierre Sánchez. Le cycle se poursuit le 15 octobre avec The Walking Dead, une œuvre qu’analysera Youri Volokhine, de l’Unité d’histoire et d’anthropologie des religions de l’UNIGE. Une soirée spéciale Game of Thrones se déroule le 30 octobre, avec cinq invité·e·s, dont Mireille Berton de la Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne.

Découvrir le programme complet du cycle.

 

 

« Succès à l’échelle planétaire, les séries télévisées constituent un phénomène social et culturel inédit. Célébrées par un public de consommateurs enthousiastes, elles convoquent largement le passé – à tel point que les séries historiques représentent l’une des catégories les plus prisées de ce type de médias. De l’Antiquité à la Guerre froide, personnages célèbres, grandes épopées, sagas familiales et univers légendaires tirés du Moyen Age participent à la diversité remarquable de cette production culturelle de masse. Comment expliquer le succès de ces séries inspirées par l’histoire ? Cet univers télévisuel permet de s’interroger sur l’évolution des rapports de nos sociétés au passé. Il suggère également la nécessité de décrypter la scénarisation dont il fait l’objet, d’en démêler les logiques et les incohérences, et réfléchir à la capacité des séries de recomposer notre manière d’imaginer l’histoire. »

 

 

 

« Inventer la télévision », Les 20e rendez-vous de l’histoire

Les 20e rendez-vous de l’histoire qui se dérouleront à Blois du 4 au 8 octobre 2017 ont, cette année, pour thème « Eurêka : Inventer, Découvrir, Innover ». Dans le cadre d’une carte blanche attribuée par le festival à la Société pour l’Histoire des Médias (SPHM) aura lieu la table ronde « Inventer la télévision » à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA).

« La mise en récit et en exposition de l’histoire de la télévision sera abordée au cours d’une discussion croisant ses généalogies, figures fondatrices et tournants, la création de programmes et genres télévisuels, enfin la recherche des publics. Ce panorama veillera à varier les temporalités et échelles, des chaînes nationales à celles régionales et locales. Cette carte blanche à la Société pour l’histoire des médias retracera la complexité des voies de l’innovation passées, pour conclure sur celles futures, qui semblent devoir être repensées sous l’effet du numérique ».

 

Lire la présentation de la table ronde

Découvrir le programme des rendez-vous de de l’histoire

Histoire et numérique avec Martin Grandjean

L’émission radiophonique Tribu de la RTS invitait vendredi dernier l’historien de l’Université de Lausanne, Martin Grandjean. Egalement porte-parole de lʹassociation francophone des humanités numériques Humanistica, le jeune chercheur a discuté l’importance du numérique et de ses nouveaux outils pour les sciences sociales, et plus particulièrement pour l’exercice de l’histoire.

Source: Martingrandjean.ch

 

 

Ecouter l’émission de Tribu du 8 septembre.

Visiter le site web de Martin Grandjean « Digital Humanities, Data Visualization, Network analysis »

 

 

Publication sur Claude Goretta, un ancien du Groupe 5

La journaliste suisse-allemand Martin Walder publie ce mois d’août un livre sur Claude Goretta, cinéaste genevois qui a participé à la fondation du Groupe 5 à la fin des années 1960.

Cette équipe composée également des réalisateurs Alain Tanner, Jean-Louis Roy , Michel Soutter et Jean-Jacques Lagrange a pour ambition de produire des films indépendants. Plusieurs travaillent également pour la télévision publique, une proximité qui leur permet d’établir un contrat de coproduction avec la Télévision suisse romande.

Le Groupe 5 est l’une des manifestations de la porosité des sphères du cinéma et de la télévision suisses, une thématique que la thèse en cours de Roxane Gray développe dans le cadre de notre projet, « Pour une historie élargie de la télévision en Suisse ».

Claude Goretta et Maurice Garrel sur le tournage du téléfilm Vivre ici, en 1969. [Fonds archives photos RTS]

 

Lire l’article du Temps du 13 août dernier qui annonce l’ouvrage de Martin Walder.

Le portail dédié au Groupe 5 sur le site de la RTS.

 

 

 

Black Mirror: miroir du présent ou du futur?

« Black Mirror: miroir du présent ou du futur? Regards croisés d’un spécialiste de science-fiction et de deux historiens des médias », par Marie Sandoz, mai 2017.

La série d’anticipation britannique Black Mirror rencontre un succès international depuis son lancement en 2011. Outre pour son analyse sombre et lucide de nos relations aux nouvelles technologies, Black Mirror est également applaudie pour sa capacité à pressentir l’avenir.

A tort?

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Presse écrite et nouveaux médias: le perpétuel défi?

« Presse écrite et nouveaux médias: le perpétuel défi? », par Marie Sandoz, janvier 2017.

 

La « révolution numérique » met la presse écrite en difficulté. Elle fait face à un lectorat fragmenté, à la rude concurrence des réseaux sociaux et à la gratuité des nouveaux formats de l’information. Mais la crise actuelle n’est pas la première que traversent les journaux papier, coutumiers des défis posés par les nouvelles technologies. Retour dans les années 1980.

Lire la suite sur ce site.

Pour une refondation de l’audiovisuel public

Le 7 mars dernier, le site français ACRIMED (Observatoire des médias – Action critique médias) publiait un long article qui revient sur l’histoire du télévision publique de l’Hexagone et propose une réflexion sur les changements futurs à y apporter pour qu’elle demeure un véritable service public.

 

Extrait:

« Pour que le secteur public devienne un véritable service public, pour que les programmes (information, culture, divertissement) soient conformes à sa vocation, la question des ressources, même si elle ne recouvre pas tous les problèmes, est tout sauf secondaire. Il faut doter l’audiovisuel public de moyens comparables à nos voisins allemands ou anglais pour produire des émissions d’information, des programmes, des fictions, des séries et des documentaires, affranchis de la seule logique du marché. »

Lire l’article.