Quand l’audiovisuel et les télécommunications font bon ménage

L’opérateur téléphonique français Altice (SFR) ouvrira le 22 août prochain une chaîne de cinéma et de séries ainsi qu’une plateforme à la demande. L’opérateur téléphonique suit les traces de son concurrent Orange, créateur de la chaîne Orange Cinéma Séries (OCS), et qui, de son côté, renforce ses partenariats avec la télévision (Canal +) et le cinéma (UGC). Cet investissement dans les contenus audiovisuels offre plusieurs avantages aux entreprises de télécommunications : se démarquer de ses concurrents et attirer les clients vers la fibre optique afin de rentabiliser les coûts de sa mise en place.

 

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Lire l’article sur La Tribune

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La chronologie des médias bousculée par la diffusion numérique

La chronologie des médias régit depuis 1980 en France les modes et délais de diffusion des films de cinéma après leurs sorties en salle. Mise en place avec l’arrivée des magnétoscopes, elle ne cesse ensuite de s’adapter aux nouveaux acteurs du paysage audiovisuel : la naissance de la chaîne cryptée Canal + en 1984, l’arrivée de la télévision par câble puis de la vidéo à la demande. Mise à jour en 2009, la chronologie des médias est aujourd’hui remise en cause par les géants de la diffusion numérique, Netflix en tête.

 

Article des Numériques

Article de Libération

Article sur Ina Global

« Bref, je cherche » : l’Ina inaugure son nouveau format web

L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) créé en 1975 pour la collecte, la sauvegarde et la transmission du patrimoine audiovisuel français a lancé le 13 juin dernier un nouvel espace web dédié à la valorisation scientifique de ses archives. Le site Internet Bref je cherche, accompagné d’une chaîne Youtube, propose aux chercheurs travaillant sur les archives de l’Ina de partager leurs recherches sur les médias dans un nouveau format court de pitch vidéo.

 

Lire le communiqué de presse de l’Ina

Découvrir le parcours vidéo dédié aux émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier

Nouveaux regards sur l’histoire des séries TV

Les 6 et 7 juin se déroule à l’Université Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle un colloque international consacré aux séries et feuilletons diffusés sur les écrans de la RTF et de l’ORTF de 1949 à 1974. Si la fiction sérielle fait l’objet de recherches de plus en plus nombreuses, cette rencontre se donne pour objectif « de réorienter le regard des chercheurs vers cette préhistoire des séries » et d’inscrire leur étude dans les logiques de programmation de la télévision publique.

 

Lire le programme

Relire l’article sur l’engouement des sciences sociales pour les séries TV

 

 

Durée de vie télévisuelle: quelle influence du genre?

Samedi 27 mai 2017, l’émission radio de la RTS Médialogues se demandait s’il existait une durée de vie maximale pour les présentateurs et présentatrices vedettes de télévision. Leur obsolescence est-elle programmée? Et arrive-t-elle plus rapidement pour les hommes que pour les femmes?

Après avoir passé 16 ans à présenter le journal télévisé de France 2, le journaliste David Pujadas a été congédié de la chaîne publique le 17 mai dernier.

Écouter l’émission.

Netflix et des séries TV s’invitent au festival de Cannes

Au programme de la 70e édition du festival de Cannes, on trouve des films produits par la plateforme de streaming en ligne Netflix et deux séries réalisées par Jane Campion et David Lynch. Les réalisateurs de cinéma se tournent vers la format télévisuel et les producteurs de séries s’invitent dans les événements qui célèbrent le cinéma… Ce mercredi 17 mai, le Journal du matin de La Première a invité Emmanuel Cuénod, directeur du Festival Tous Écrans, pour parler de ces phénomènes.

Nicole Kidman dans The Top of the Lake. Crédits photos: Sally Bonger/BBC/ See Saw Productions Australia

 

Nicole Kidman joue l’un des personnages principaux de la série de Jane Campion, Top of the Lake. L’actrice étasunienne avait déjà travaillé avec la réalisatrice dans Portrait de femme (1996).

Écouter l’entretien.

 

Retour critique sur le rôle de la TV durant la présidentielle française

Vendredi 12 mai, la rédaction du 24 Heures publiait un éditorial critique envers le documentaire « Les coulisses d’une victoire » où l’on est plongé dans les 200 jours de campagne d’Emmanuel Macron. Le journaliste Xavier Alonso y qualifie ce film en ces termes: « un docu vérité où le «héros» accepte de porter un micro-cravate pendant 200 jours doit autant à la vérité que les reportages «pipole» de «Paris Match» ». Mais c’est aussi plus généralement le rôle des médias audiovisuels durant la présidentielle française qui est remis en cause dans ce texte.

Extrait:

« On l’a vu par la multiplication des débats TV qui ont rythmé cette présidentielle 2017 – depuis les primaires jusqu’aux débats d’avant premier tour (c’était nouveau) – les médias audiovisuels ont pris le contrôle de la politique française. C’est important de le souligner. C’est d’autant plus essentiel que rarement ils n’ont été à la hauteur de l’enjeu. Il a fallu l’impertinence d’un petit candidat pour mettre sur la table (et devant les téléspectateurs) les affaires judiciaires de François Fillon et de Marine Le Pen. Les journalistes qui animaient le débat n’avaient de toute évidence pas l’intention de le faire. On a vu un journaliste vedette du service public interviewer la présidente du FN une semaine avant la grande finale sans aborder l’une de ses six casseroles judiciaires. »

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Ma vie au poste

Avec quelques mois de retard, nous annonçons la parution aux éditions La Découverte d’un ouvrage de Samuel Gontier intitulé « Ma vie au poste: Huit ans d’enquête (immobile) sur la télé du quotidien ». Depuis 2008, le journaliste à Télérama rédige quotidiennement sur son blog une chronique sur tout ce que la télévision diffuse, que ce soit journaux d’information, téléréalité, magazines ou talk-shows. Ce petit livre en présente une synthèse drôle et sévère.

 

Le blog de Samuel Gontier

Un article de la Tribune de Genève

Une vidéo de Samuel Gontier sur le site d’ACRIMED

Un article dans les Inrocks

Un entretien avec Samuel Gontier dans l’émission radio Là-bas si j’y suis

 

Pour une refondation de l’audiovisuel public

Le 7 mars dernier, le site français ACRIMED (Observatoire des médias – Action critique médias) publiait un long article qui revient sur l’histoire du télévision publique de l’Hexagone et propose une réflexion sur les changements futurs à y apporter pour qu’elle demeure un véritable service public.

 

Extrait:

« Pour que le secteur public devienne un véritable service public, pour que les programmes (information, culture, divertissement) soient conformes à sa vocation, la question des ressources, même si elle ne recouvre pas tous les problèmes, est tout sauf secondaire. Il faut doter l’audiovisuel public de moyens comparables à nos voisins allemands ou anglais pour produire des émissions d’information, des programmes, des fictions, des séries et des documentaires, affranchis de la seule logique du marché. »

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Jean-Christophe Averty s’en est allé

L’homme de radio et de télévision français Jean-Christophe Averty s’est éteint le 4 mars dernier. Pour évoquer sa façon sans pareille de faire de la télévision, l’émission de France Inter La Marche de l’Histoire invitait le chercheuse Sylvie Pierre quelques jours plus tard.

Crédits photo : Gamma-Keystone via Getty Images

« « Ça vous intéresse, les années 60 ? s’étonnait-il. Mais vous ne les avez pas vécues ? » Averty proclamait qu’il ne datait que de lui-même. Néanmoins il a passé des milliers d’heures à recueillir la parole des vieux artistes et musiciens et à chiner dans les brocantes jusqu’à transformer sa maison en une affolante caverne d’Ali Baba.

Oui, donc les années 60 nous intéressent – comme nous intéressent d’ailleurs toutes les années. On regardait alors la télévision, les yeux écarquillés, comme un oiseau qui prenait son envol. Jean-Christophe Averty indiquait une des directions qu’elle pouvait prendre. »

Écouter l’émission.

En son hommage, le Figaro a par ailleurs republié un entretien que le « révolutionnaire de la télévision » accordait au journal en avril 1997. Il était alors question d’Ubuplus à l’oeil, un programme que lui avait commandé Canal+ et qui offrait une nouvelle occasion à «l’homme qui osa passer à la télévision un bébé à la moulinette» de faire la démonstration de son talent narratif et visuel.

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