Création de Salto, un Netflix à la française?

Les groupes de télévision française TF1, France Télévisions et M6 ont annoncé, le 15 juin 2018, la création de Salto, un service commun de diffusion numérique de programmes de télévision. Virage dans l’histoire de la télévision française: les trois entreprises concurrentes allient les forces de leurs chaînes respectives pour proposer un patchwork de programmes, riche dans ses contenus et diversifié dans ses genres.

Ce regroupement de l’audiovisuel français souhaite lutter contrer l’essor des plateformes américaines Netflix et Amazon par une offre attractive et moins chère. Si le regroupement national autour d’une programmation principalement française et européenne semble être une stratégie indispensable, celui-ci devra se faire tant dans la distribution de contenus que dans la création de productions originales.

Lire le communiqué de presse du groupe TF1 publié le 15 juin 2018

Dans la presse française le même jour:

« Six questions sur Salto, la plateforme de France Télévisions, TF1 et M6 pour contrer Netflix », France info

« Salto : comment faire du payant avec du gratuit ? », Libération

« Salto, le mariage de raison de la télévision française », La Croix

« Pour un service public des données » par Evgeny Morozov

Evgeny Morozov, tient un blog passionnant sur la plateforme web du Monde diplomatique. Son nom: Silicon Circus. Le chercheur et écrivain y décortique les implications politiques et sociales du progrès technologique et du numérique.

Dans un article publié le 10 avril dernier et intitulé « Pour un service public des données » l’auteur propose de « comprendre comment réorganiser l’économie numérique afin qu’elle bénéficie aux citoyens ». Une tâche particulièrement ardue selon le spécialiste, compte tenu « non pas de notre addiction supposée aux réseaux sociaux ou de l’usage abusif qu’en feraient les entreprises technologiques, mais de l’inquiétante dynamique du capitalisme contemporain (…) ».

Après un retour critique sur le fonctionnement du marché du numérique actuel, Evgeny Morozov dresse les possibilités qu’un modèle alternatif pourrait offrir. Il propose notamment: « (…) au lieu de laisser Facebook nous faire payer ses services ou continuer à exploiter nos données à des fins publicitaires, il faut trouver un moyen pour que les entreprises de son acabit paient pour avoir accès à nos données, qui seraient considérées comme une propriété collective et non individuelle. »

Il développe ensuite de manière stimulante cette notion de propriété collective des données numériques – qui n’ont de valeur qu’en masse. Et résume: « il faudrait allier la protection des données à un projet économique et démocratique dynamique, afin que les citoyens ne perdent pas le contrôle des précieuses ressources (les données) et infrastructures (l’IA) sur lesquelles se fonderont les futures institutions politiques et économiques. »

Lire l’article.

 

La télévision à l’ère du numérique: un nouvel âge?

La télévision fait face, depuis le tournant du XXIe siècle, à l’essor des nouvelles technologies. Certains prédisent sa disparition et préparent l’entrée à une ère post-télévision tandis que d’autres préfèrent analyser ses reconfigurations. Extinction, révolution ou mutations? Les recherches récentes en sciences de l’information et de la communication et en histoire des médias repensent les normes de production, les modèles d’organisation et les modes de consommation induits par cette nouvelle ère télévisuelle.

« La télévision à l’ère du numérique : entre pratiques émergentes et reconfiguration de l’objet médiatique », Elodie Kredens et Florence Rio, Etudes de communication, 2015, p. 15-28.

« Télévision, cinéma et vidéo à l’ère du numérique – Comprendre la révolution de la consommation audiovisuelle », Marc Le Roy, 2016, 222 p. Lire l’ouvrage ici en format PDF.

« Télévision. L’ère du numérique », Pierre-Jean Benghozi et Jean-Charles Paracuellos, La Documentation française, 2011, 232 p.

Médiarchie: penser les médias aujourd’hui

Le 2 décembre, l’émission Médialogues de la RTS invitait Yves Citton, professeur de littérature et médias à lʹUniversité Paris 8. Il venait discutait de son ouvrage paru en septembre 2017, Médiarchie, aux Editions du Seuil.

Présentation de Médiarchie :

 

« Nous nous imaginons vivre dans des démocraties, alors que nous vivons dans des médiarchies. Car, plus que les peuples ou les individus, ce sont les publics formés par les médias qui sont les substrats de nos régimes politiques. Même lorsque nous dénonçons le « pouvoir des médias », nous n’entrevoyons qu’à peine à quel point ceux-ci conditionnent nos perceptions, nos pensées et nos actions, individuelles et collectives.
En reliant des courants de pensée étrangers à nos traditions critiques et universitaires, Yves Citton renouvelle considérablement notre boîte à outils conceptuelle et s’applique tournevis en main à recadrer nos débats. De l’écoféminisme à la sociologie des réseaux, des algorithmes de l’apprentissage profond à l’archéologie des infrastructures, de la démonologie au design d’ingénierie, du médiactivisme au médiartivisme, le parcours proposé élargit notre horizon théorique et notre imaginaire politique en explorant d’autres manières de penser les « médias ». »

 

Autour du livre:

Écouter l’émission de Médialogues du 2 décembre 2017.

Écouter l’émission de France Culture, La Suite dans les Idées, qui invitait Yves Citton le 2 septembre 2017.

« Comment le numérique nous façonne » dans Le Temps du 8 septembre 2017.

« Yves Citton, hackeur des médias », dans Le Monde du 12 octobre 2017.

« Yves Citton repense de fond en comble la critique des médias » dans les Inrocks du 11 novembre 2017.

Visiter le site web d’Yves Citton.

 

 

La RTS bientôt sur le campus de Lausanne

Pascal Crittin, directeur de la Radio Télévision Suisse (RTS), a consacré une interview au dernier Uniscope, magazine du campus de l’Université de Lausanne. Il y est notamment question de médias numériques, des rôles fondamentaux de l’audiovisuel public, de la notion de trans-média et du déménagement de la RTS sur le campus lausannois à l’horizon 2021. A cet égard, Pascal Crittin mentionne de possibles collaborations futures avec notre projet de recherche.

 

Pascal Crittin par F. Imhof, copyright UNIL.

Extrait:

Uniscope: « Qu’attendez-vous du déménagement de la RTS à Dorigny ? »

Pascal Crittin: « Nous en attendons une intensification de nos relations déjà nombreuses avec les hautes écoles. (…). »

Uniscope: « Un exemple de collaboration future ? »

Pascal Crittin: « Il y a des compétences en matière d’histoire audiovisuelle et cinématographique à la Faculté des lettres. J’en parlais récemment avec les professeurs Alain Boillat et François Vallotton. Ce dernier dirige un projet FNS sur l’histoire des télévisions en Suisse qui peut s’appuyer sur nos archives numérisées et les exploiter. C’est un exemple parmi d’autres. Nous avançons dans la construction, avec les universités du Triangle Azur et l’EPFL, d’une alliance pour l’innovation des médias. Nous allons créer un Centre médias qui veut réunir les approches des sciences humaines et sociales, des humanités digitales et des ingénieurs pour stimuler l’innovation dans e domaine des médias, et aussi créer et diffuser des contenus en imaginant de nouveaux formats médiatiques, scientifiques et même des manières inédites d’accompagner l’enseignement. »

 

Quand l’audiovisuel et les télécommunications font bon ménage

L’opérateur téléphonique français Altice (SFR) ouvrira le 22 août prochain une chaîne de cinéma et de séries ainsi qu’une plateforme à la demande. L’opérateur téléphonique suit les traces de son concurrent Orange, créateur de la chaîne Orange Cinéma Séries (OCS), et qui, de son côté, renforce ses partenariats avec la télévision (Canal +) et le cinéma (UGC). Cet investissement dans les contenus audiovisuels offre plusieurs avantages aux entreprises de télécommunications : se démarquer de ses concurrents et attirer les clients vers la fibre optique afin de rentabiliser les coûts de sa mise en place.

 

Lire l’article dans Téléobs

Lire l’article sur La Tribune

Lire l’article des Echos

La chronologie des médias bousculée par la diffusion numérique

La chronologie des médias régit depuis 1980 en France les modes et délais de diffusion des films de cinéma après leurs sorties en salle. Mise en place avec l’arrivée des magnétoscopes, elle ne cesse ensuite de s’adapter aux nouveaux acteurs du paysage audiovisuel : la naissance de la chaîne cryptée Canal + en 1984, l’arrivée de la télévision par câble puis de la vidéo à la demande. Mise à jour en 2009, la chronologie des médias est aujourd’hui remise en cause par les géants de la diffusion numérique, Netflix en tête.

 

Article des Numériques

Article de Libération

Article sur Ina Global

Succès des mini-vidéos d’information

L’émission Médialogue de ce samedi 20 mai 2017 était en partie consacrée au succès des vidéos d’information courtes, calibrées pour les réseaux sociaux. Nathalie Ducommun, rédactrice en chef adjoint TV et multimédia à la RTS, et Laurent Lucas, co-fondateur et producteur éditorial de Brut étaient présents pour discuter des enjeux autour de ce format léger que l’on visionne principalement sur des écrans mobiles.

« Les minis vidéos dʹinfo dʹune minute cartonnent sur les réseaux sociaux. De lʹactu calibrée pour Facebook. Ces médias 100% numériques font des dizaines de millions de vues chaque mois. Quel fonctionnement et quel business model pour ces nouveaux médias dʹinfo? »

Écouter l’émission.

Twitter se rêve en télévision du futur

Ce matin du 16 mai, la chronique économique Nota Bene de La Première abordait les difficultés financières de Twitter. Le journaliste Fabrice Gaudiano remarquait en effet que le site de mini-blogging, malgré ses innombrables utilisateurs, ne faisait pas de bénéfices. Sa nouvelle stratégie pour se monétiser: tout miser sur la vidéo et la diffusion d’événements en direct. Twitter annonçait d’ailleurs le 1er mai dernier un partenariat avec le colosse de l’information financière Bloomberg pour mettre sur pied une télévision en continu.

 

 

La chronique de Fabrice Gaudiano sur RTS La Première

Un papier dans le 24 Heures du 1er mai

Un article sur le site d’Europe 1

 

 

Entretien avec Jean Leclerc, producteur d’Histoire vivante

« Service public et émissions historiques: entretien avec Jean Leclerc autour de l’avenir d’Histoire Vivante », par François Vallotton, mars 2017.

Se déclinant sous la forme d’un documentaire à la télévision, de cinq émissions radiophoniques et d’un article hebdomadaire dans La Liberté, Histoire vivante lie la mise en contexte d’un sujet d’histoire à l’éclairage spécifique d’un expert. A l’occasion du changement de sa case de programmation radiophonique, retour sur les spécificités de cette émission phare en Suisse romande avec son producteur Jean Leclerc.

Lire la suite sur ce site.