Le festival de Locarno s’engage pour la diversité

Après le festival de Cannes, c’est au tour du festival de Locarno de signer, le 5 août dernier, la Charte pour la parité et la diversité dans les festivals de cinéma. Cette signature constitue un premier succès pour l’association Swiss Women’s Audiovisual Network (SWAN) officiellement fondée deux mois plus tôt pour garantir la diversité et l’égalité de genre dans l’industrie audiovisuelle.

Sur les quinze candidats en lice pour le Léopard d’Or 2018, seules trois étaient réalisatrices. Le festival s’engage désormais à assurer une transparence sur la composition de son comité de sélection et à assurer l’égalité au sein de ses propres organes. Première concrétisation ou heureux hasard? Lili Hinstin, actuellement directrice du festival Entrevues de Belfort, sera, dès le 1er décembre 2018, la nouvelle directrice artistique du festival de Locarno.

 

 

« Lili Hinstin est la nouvelle directrice du Festival du film de Locarno », RTS Culture, 24 août 2018

« Le Festival de Locarno s’engage pour les femmes », Tribune de Genève, 05 août 2018

« Locarno signe une charte pour la parité et la diversité », Cinébulletin, 05 août 2018

 

Musique et cinéma – série estivale chez France culture

Le Faucon maltais, avec Humphrey Bogart, dont la BO est discutée le vendredi

Chaque été, France culture propose une série musicale qui se décline chaque semaine autour de différents thèmes.

Du 30 juillet au 3 août, la chaine publique s’intéressait à la musique dans les films de genre.

Le lundi était consacré aux partitions hantées des films d’horreur, le mardi aux doux airs de la comédie romantique, le mercredi à la bande-son du cinéma d’aventure, aux étranges sonorités dans la science-fiction et le vendredi aux musiques sombres des films noirs.

Dans les archives de l’émission, on trouve par ailleurs une heure dédiée aux ondes radio, « pirates ou lointaines, qui ont changé la façon d’écouter et de faire de la musique, d’un côté et de l’autre des océans et des frontières. »

Chaque émission propose une playlist originale.

Bilder des Anderen: Der Schweizer Film in den langen 1960er Jahren

Die Historikerin Brigitta Bernet hat für die Website « Geschichte der Gegenwart » und aus aktuellem Anlass der kollektiven Erinnerung an die Ereignisse der 1968er in der Schweiz den Filmhistoriker Thomas Schärer über den in den langen 1960er Jahren geführten Kampf um die Deutungshoheit sozialer Realitäten zwischen der Kunst und der Gesellschaft befragt. Der Schweizer Film spielte im Prozess gesellschaftlicher und politischer Umwälzungen eine wichtige Rolle und kreierte mit seinem Schaffen neue Bilder des gesellschaftlich Möglichen.

« « Papas Kino » ist tot hiess es 1962 in der BRD. Gegen das Kino der Väter wandte man sich auch in der Schweiz. Dieses zeich­nete das Land typi­scher­weise als alpine Idylle, die im schnee­be­deckten Berg­pan­orama gipfelte. Das war ein rück­wärts­ge­wandtes Selbst­bild, in dem die Ideo­logie der Geis­tigen Landes­ver­tei­di­gung und der Fort­schritts­glaube der Hoch­kon­junktur inein­ander griffen. Gegen diese Post­kar­ten­an­sicht wandte sich der neue Film mit Bildern, die eine andere Schweiz gleichsam von unten zeigten. Er inter­es­sierte sich für den Alltag und dafür, was an den Rändern der Gesell­schaft vorging: In den Irren­an­stalten, Gefäng­nissen, Fremd­ar­bei­ter­sied­lungen.Program­ma­tisch kam dieser Aufbruch im Kurz­film­zy­klus La Suisse s’interroge (1964) zum Ausdruck, den Henry Brandt an der Expo 64 in Lausanne zeigte. Seine Themen und Motive sind charak­te­ris­tisch für spätere sozi­al­kri­ti­sche Filme: Arbeit und Entfrem­dung, Frem­den­feind­lich­keit, Alter, Konsum­ge­sell­schaft, Umwelt­be­las­tung oder die Ausbeu­tung der Dritten Welt.» Thomas Schärer, Historiker und Filmwissenschaftler.

Das ganze Interview können Sie hier aufrufen.

Parution: L’écran rouge, syndicalisme et cinéma

L’ouvrage collectif L’Ecran rouge. Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo est sorti en mai 2018 aux Editions de l’Atelier sous la direction de l’historien Tangui Perron, spécialiste des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma.

A l’occasion de cette parution, une table ronde organisée le 7 juin 2018 par les archives départementales de la Seine-Saint-Denis, en collaboration avec le Centre d’histoire sociale (CHS) et l’association de soutien à la création cinématographique Périphérie, a réuni chercheurs.euses, archivistes et réalisateurs.trices.

 

Résumé:

« Jean Gabin, cheminot couvert de suie dans La Bête humaine, Simone Signoret et Jean Marais en tête d’un cortège de manifestants, Gérard Philipe et Jean-Paul Belmondo, leaders syndicaux, Jean Renoir, réalisateur d’une Marseillaise financée par une souscription de la CGT, René Clément magnifiant la Résistance dans La Bataille du rail…

Durant ces années de Front populaire, de résistance au nazisme et de Libération, les classes populaires sont à la fois dans les salles et sur les bobines de films, des ouvriers tiennent les premiers rôles, les techniciens occupent les studios, les stars écrivent et distribuent des tracts. Tous descendent dans la rue pour défendre un cinéma français menacé par la déferlante hollywoodienne.

 

 

 

 

Groupes Medvedkine et cinéma militant

Les Nuits de France Culture proposent quotidiennement une sélection d’archives radiophoniques. Mi-mai dernier, l’émission diffusait le documentaire « Les groupes Medvedkine, une histoire de cinéma militant« , une plongée dans l’expérience audiovisuelle et politique de réappropriation de l’outil cinéma par des réalisateurs et des ouvriers et ouvrières français entre 1967 et 1974.

Présentation de l’émission:

Les Groupes Medvedkine, coffret dvd – Les Mutins de Pangée & Iskra

« Les groupes Medvedkine. Le nom fut choisi comme l’affirmation d’une filiation avec le cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine, qui dans les années 30, sillonnait l’URSS à bord de son ciné-train. En 1967, alors que vient de naître le Collectif SLON, Chris Marker tourne avec Mario Marret À bientôt j’espère, un film sur la grève de l’usine Rhodia de Besançon. À la faveur de ce tournage est lancée la dynamique qui verra naître dans la région les groupes Medvedkine, collectifs d’ouvriers des usines Rhodia et Peugeot qui, formés à la prise de vues et de sons, filmeront eux-mêmes leurs conditions de vie et de travail, leurs luttes et leurs actions éducatives et culturelles. Bien des années plus tard, en 2004, Yaël Mandelbaum rencontrait les anciens des groupes Medvedkine qui racontaient ce qu’avait été leur histoire, du côté de Besançon et de Sochaux, de 1967 à 1974. »

 

En plus:

Les films des Groupes Medvedkine à découvrir ici.

« Les vies de Chris Marker, 1921-2012 », titre de l’émission de La Marche de l’Histoire du 14 mai 2018.

« Medvedkine, ou les ouvriers-cinéastes » sur le site de la revue Ballast.

« Le cinéma, arme révolutionnaire des groupes Medvedkine » sur le site du Monde.

« Les groupes Medvedkine » sur le site des Inrocks.

La présentation du coffret de trois DVDs sur les Groupes Medvedkine sur le site des Mutins de Pangées.

 

Les femmes s’animent au festival d’Annecy

A l’occasion du festival du film d’animation d’Annecy, les associations Les femmes s’animent et Women in Animation ont organisé les deuxièmes Rencontres internationales des femmes dans l’animation. Durant la semaine du 11 juin 2018, entretiens et conférences se sont succédés à propos de la discrimination à l’égard des femmes dans le cinéma d’animation français et sur les moyens d’y remédier.

A l’instar des autres secteurs du cinéma, les femmes sont sous-représentées dans les différents métiers de production et subissent de fortes inégalités salariales. Les associations et collectifs se multiplient néanmoins pour promouvoir la place des femmes dans la production cinématographique. Après le Festival de Cannes, c’est au tour du Festival d’Annecy de signer une charte en faveur de la parité hommes-femmes dans les festivals de cinéma.

Voir le programme de ces rencontres

« Cinéma d’animation : encore trop peu de femmes au générique », Le Point, 14 juin 2018

« Le Festival d’animation d’Annecy signe une charte pour la parité », L’Obs, 12 juin 2018

« 300 personnalités du cinéma lancent le collectif 5050 pour 2020 pour l’égalité dans le cinéma », Les Inrockuptibles, 28 février 2018

 

Recensement historique des archives audiovisuelles en Irlande

L’Irish Film Institute (IFI), en collaboration avec Moving Media, entreprise spécialisée dans l’archivage audiovisuel, a lancé au printemps 2016 une campagne afin d’identifier et de recenser le patrimoine audiovisuel de l’Irlande. Le pays, qui ne dispose pas de politique de préservation nationale de son patrimoine audiovisuel, suit les recommandations formulées par l’Union Européenne visant à encourager les Etats membres à préserver et valoriser leurs patrimoines audiovisuels.

Au total, 26 282 documents audiovisuels ont été recensés dans 53 collections et parmi eux, près de 18 300 bandes vidéo, 6 732 fichiers numériques et 1 250 bobines de films. L’enquête a également souligné les nombreux défis de cette campagne: 88% des répondants n’ont aucun catalogue décrivant leurs collections, seuls 5% des conservateurs ont suivi une formation spécifique en matière d’archivage des documents audiovisuels et la plupart des collections ne sont pas conservées dans des conditions propices à la préservation des archives.

 

 

 

 

« The National Moving Image Survey Report launches at the IFI », 19 avril 2018

Lire le rapport « Moving Images Collections in Ireland Survey Report », novembre 2017

« Protection of Film Heritage », Commission européenne

Au Festival de Cannes, la parité laisse à désirer

Coloration politique de sa programmation, diversité sur les écrans, lieu d’accueil des cinéastes dissidents interdits dans leurs pays, le Festival de Cannes est aussi un lieu éminemment politique. La parité hommes-femmes derrière la caméra demeure cependant la grande absente du festival. Depuis 1990, la part des réalisatrices représentées à Cannes est en effet largement inférieure à celle des femmes exerçant ce métier. Pas de nette amélioration cette année: seules trois réalisatrices sont présentées en compétition. Cette édition 2018 a néanmoins constitué un jury majoritairement féminin: un pas vers la parité ou une compensation symbolique?

« Un festival très politique, mais pas encore paritaire », France Culture, 08 mai 2018

« Le monde devient plus dur envers les cinéastes », RTS.ch, 08 mai 2018

« Cannes 2018 : un pas vers la parité », Le Parisien, 04 mai 2018

« Cinq raisons qui font de Cannes un festival politique », France Culture, 09 mai 2016

 

Netflix als kultureller Imperialist?

Nachdem Netflix kommerzieller Erfolg feierte und ihre Abonnentenzahl von 60 Millionen auf 300 Millionen innerhalb von drei Jahren verfünffachen konnte, verpflichtete der online Streaming-Dienst die Dienste der ehemaligen US-Botschafterin und Sicherheitsberaterin unter Barack Obama. Ob dieser Verpflichtung fragt sich die NZZ, ob Netflix auf dem Wege sei, die Welt zu erobern.

« Ein Manager des TV-Senders NBC kommentierte die Entwicklung (15 Millionen Abonnentenzuwachs nach Ausstrahlung der Serie «Narcos» damals mit den Worten, Streaming-Dienste würden überschätzt, bald würden alle, «wie Gott es vorgesehen hat», wieder zum klassischen linearen Fernsehen zurückkehren. Netflix ging dann aber Gott sei Dank nicht einfach wieder weg, sondern erreicht heute im Gegenteil 125 Millionen Haushalte in 190 Ländern und damit rund 300 Millionen Nutzer. »

Hier können Sie den Artikel lesen.

Vidéo contestataire: Carole Roussopoulos exposée à Martigny

Depuis le 14 avril et jusqu’à la fin du mois d’octobre, la Médiathèque Valais Martigny consacre sa nouvelle exposition a une pionnière de la vidéo militante : Carole Roussopoulos. Intitulée « La vidéo pour changer le monde », l’exposition évoque les années 1970 et ses mouvements sociaux en même temps qu’elle documente la technique vidéo à la lumière des thématiques chères à la vidéaste née en 1945.

Carole et Paul Roussopoulos en tournage, 1969. Photo: Association Carole Roussopoulos

 

De 2009 à 2013, la Médiathèque Valais avec le soutien de Memoriav a réalisé un grand projet de sauvegarde et de mise en valeur des archives vidéo de Carole Roussopoulos, tout juste décédée. Le projet a permis de traiter la majorité du fonds et de poursuivre sa mise en valeur et diffusion.