La Nuit des Images: la photographie dans tous ses états

 

L’édition 2018 de La Nuit des Images se déroule ce samedi 23 juin au Musée de l’Élysée à Lausanne. Selon les mots de sa directrice, Tatyana Franck, l’événement « a pour ambition de se faire l’écho d’un monde en transformation avec tout ce que cela implique de tensions, de crises et de tragédies. » Emilie Schmutz, coordinatrice de la Nuit, renchérit: « En 2018, la Nuit des images vous invite à apprécier la photographie selon trois façons : Engagée, Littéraire et Découverte. »

 

Le programme est riche en propositions diversifiées: animations, performances, expositions, concerts, discussions, lectures, projections…

 

Philippe Gildas, une « vieille branche » de l’audiovisuel français

Parmi les podcasts radio proposés par Nouvelles écoutes, l’émission Vieille branche pose « un regard différent, bienveillant et tout en douceur sur ces « vieilles âmes » qui ont encore beaucoup de choses à nous apporter ». Toutes les deux semaines, des voix du XXe siècle se racontent au micro de la journaliste Aude Lorriaux.

P. Gildas en 1970. Ina.fr.

Fin mai dernier, c’était au tour du journaliste et animateur de radio et de télévision Philippe Gildas. Avec lui, Aude Lorriaux a discuté de journalisme, de ce qui fait un bon journaliste (02:50), de l’émission “Nulle Part Ailleurs” (07:52) de son enfance (22:13) et de Johnny Hallyday (28:29).

Écouter l’émission.

Archives audiovisuelles de Philippe Gildas sur le site de l’Ina.

Autour d’un concert mythique: Aloha from Hawaii via Satellite d’Elvis Presley

Le dernier article de notre équipe:

 

« Aloha from Hawaii via Satellite: la construction d’un récit et ses implications idéologiques », par Marie Sandoz, juin 2018.

Présenté comme un concert planétaire diffusé par satellite, le show qu’Elvis Presley a donné à Honolulu en 1973 reste considéré comme un jalon de l’histoire de la télévision.

Retour sur la construction de ce mythe à la croisée des utopies spatiales et communicationnelles.

 

Lire notre article.

 

 

 

 

 

 

Les femmes s’animent au festival d’Annecy

A l’occasion du festival du film d’animation d’Annecy, les associations Les femmes s’animent et Women in Animation ont organisé les deuxièmes Rencontres internationales des femmes dans l’animation. Durant la semaine du 11 juin 2018, entretiens et conférences se sont succédés à propos de la discrimination à l’égard des femmes dans le cinéma d’animation français et sur les moyens d’y remédier.

A l’instar des autres secteurs du cinéma, les femmes sont sous-représentées dans les différents métiers de production et subissent de fortes inégalités salariales. Les associations et collectifs se multiplient néanmoins pour promouvoir la place des femmes dans la production cinématographique. Après le Festival de Cannes, c’est au tour du Festival d’Annecy de signer une charte en faveur de la parité hommes-femmes dans les festivals de cinéma.

Voir le programme de ces rencontres

« Cinéma d’animation : encore trop peu de femmes au générique », Le Point, 14 juin 2018

« Le Festival d’animation d’Annecy signe une charte pour la parité », L’Obs, 12 juin 2018

« 300 personnalités du cinéma lancent le collectif 5050 pour 2020 pour l’égalité dans le cinéma », Les Inrockuptibles, 28 février 2018

 

« Pour un service public des données » par Evgeny Morozov

Evgeny Morozov, tient un blog passionnant sur la plateforme web du Monde diplomatique. Son nom: Silicon Circus. Le chercheur et écrivain y décortique les implications politiques et sociales du progrès technologique et du numérique.

Dans un article publié le 10 avril dernier et intitulé « Pour un service public des données » l’auteur propose de « comprendre comment réorganiser l’économie numérique afin qu’elle bénéficie aux citoyens ». Une tâche particulièrement ardue selon le spécialiste, compte tenu « non pas de notre addiction supposée aux réseaux sociaux ou de l’usage abusif qu’en feraient les entreprises technologiques, mais de l’inquiétante dynamique du capitalisme contemporain (…) ».

Après un retour critique sur le fonctionnement du marché du numérique actuel, Evgeny Morozov dresse les possibilités qu’un modèle alternatif pourrait offrir. Il propose notamment: « (…) au lieu de laisser Facebook nous faire payer ses services ou continuer à exploiter nos données à des fins publicitaires, il faut trouver un moyen pour que les entreprises de son acabit paient pour avoir accès à nos données, qui seraient considérées comme une propriété collective et non individuelle. »

Il développe ensuite de manière stimulante cette notion de propriété collective des données numériques – qui n’ont de valeur qu’en masse. Et résume: « il faudrait allier la protection des données à un projet économique et démocratique dynamique, afin que les citoyens ne perdent pas le contrôle des précieuses ressources (les données) et infrastructures (l’IA) sur lesquelles se fonderont les futures institutions politiques et économiques. »

Lire l’article.

 

La télévision à l’ère du numérique: un nouvel âge?

La télévision fait face, depuis le tournant du XXIe siècle, à l’essor des nouvelles technologies. Certains prédisent sa disparition et préparent l’entrée à une ère post-télévision tandis que d’autres préfèrent analyser ses reconfigurations. Extinction, révolution ou mutations? Les recherches récentes en sciences de l’information et de la communication et en histoire des médias repensent les normes de production, les modèles d’organisation et les modes de consommation induits par cette nouvelle ère télévisuelle.

« La télévision à l’ère du numérique : entre pratiques émergentes et reconfiguration de l’objet médiatique », Elodie Kredens et Florence Rio, Etudes de communication, 2015, p. 15-28.

« Télévision, cinéma et vidéo à l’ère du numérique – Comprendre la révolution de la consommation audiovisuelle », Marc Le Roy, 2016, 222 p. Lire l’ouvrage ici en format PDF.

« Télévision. L’ère du numérique », Pierre-Jean Benghozi et Jean-Charles Paracuellos, La Documentation française, 2011, 232 p.

L’Ina lance son challenge de réalité virtuelle

L’Institut National de l’audiovisuel (Ina) met ses archives au service de l’innovation numérique et lance, dans le cadre du festival des communautés créatives et numériques EdgeFest et du Festival européen du film fantastique de Strasbourg, le challenge de réalité virtuelle « Voyage dans le temps ». Trois équipes de 5 créateurs auront 2 jours, du 2 au 4 juillet 2018, pour créer une vidéo à 360 degrés de 4 à 5 minutes à partir des images cultes du centre d’archives. Egalement vedette du MIPTV, marché international des programmes de télévision qui s’est tenu à Cannes du 9 au 12 avril 2018, la réalité virtuelle ouvre un nouvel espace d’opportunités pour la recherche de narrations originales.

« L’Ina lance son premier challenge de réalité virtuelle à Strasbourg du 2 au 4 juillet 2018 », 22 mai 2018, Ina.fr

« Le monde audiovisuel à l’heure de la réalité virtuelle », Le Monde, 07 avril 2018

Voir la liste des formations de l’Ina à la Réalité Virtuelle du 23 avril au 19 juillet 2018

 

La fin du Matin imprimé

Le jeudi 7 juin, Tamedia confirme la disparition de la version papier du quotidien Le Matin. A partir du 22 juillet prochain, le journal ne paraîtra qu’en ligne, avec comme conséquence une quarantaine d’emplois menacés.

« Les syndicats ont réagi avec véhémence, relaie Le Courrier, L’annonce de Tamedia survient alors qu’une procédure est en cours devant l’Office de conciliation vaudois pour sauver Le Matin papier et demander un gel des licenciements sur deux ans. Pour Impressum et syndicom, l’éditeur zurichois se conduit comme le “croque-mort” de la diversité de la presse en Suisse romande »

Dans les médias romands:

En plus: Le dossier du Courrier sur « La diversité de la presse en danger »

 

 

La radio alémanique SRF sera-t-elle zurichoise?

Dans le cadre de son plan d’économie, la SSR a annoncé en avril 2018 le transfert du studio de la radio alémanique SRF de Berne à Zurich afin d’y regrouper les rédactions de radio et de télévision alémaniques. Ce déménagement se heurte cependant à une vive opposition. Le canton et la ville de Berne ainsi que la Région capitale suisse redoutent dans cette concentration de la production de l’information un affaiblissement de la couverture médiatique et nationale du pays au profit de l’agglomération zurichoise et au détriment des régions périphériques.

 

« Berne se mobilise pour garder le studio radio de la SRF », Bilan.ch, 28 mai 2018.

« La SSR envisage des déménagements qui toucheront la Suisse alémanique », RTS info, 06 avril 2018.

Mieux vaut en rire: histoire de la presse satirique romande

Jusqu’au 24 novembre 2018, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (site Riponne) propose une exposition sur l’histoire de la presse satirique romande. Elle est le résultat d’un séminaire en histoire de l’art de l’Université de Lausanne et a donc été réalisée avec la participation d’étudiant.e.s en bachelor.

Les visiteurs pourront y découvrir un large choix de journaux satiriques romands, publiés de 1830 à nos jours, qui dialoguent aussi avec quelques homologues parisiens. C’est ainsi des pans de l’histoire politique, sociale et culturelle de la Suisse romande que cette exposition évoque à travers l’humour de la satire.

Le commissaire de l’exposition, Philippe Kaenel (Faculté des lettres, UNIL) et Silvio Corsini (conservateur de la Réserve précieuse de la BCUL) étaient les invités de l’émission Nectar du 30 mai pour en parler.

  • Écouter l’émission Nectar du 30.5.18
  • Un article sur l’exposition sur les site des actualités de l’Unil.
  • Le site web du projet qui propose des galeries d’images, des témoignages vidéo et des travaux de séminaire pour éclairer le corpus exposé.