« La série: un récit? Un langage? », France Culture

L’émission radiophonique La Compagnie des auteurs sur France Culture explore les liens entre les séries télévisées et la littérature et se plonge dans l’univers de la série The Wire. « La très dense trame narrative de la série et les textes sources écrits par David Simon suggèrent qu’il y a plus d’un lien entre les séries télévisées et la littérature. »

L’émission du 25 janvier 2018 reçoit deux chercheurs en sciences de l’information et de la communication. François Jost, professeur émérite à l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris III) repense les études en narratologie induite par la multiplication des séries télévisées. Séverine Barthes, maîtresse de conférence à Paris III, complète ses propos par une étude du style des récits télévisuels.

Le mur de la télévision, à East Jesus, Niland, en Californie (Etats-Unis), en juin 2017. De façon critique, cette installation atteste de la transformation de l’expérience vécue produite par la TV.• Crédits : Kevin Dooley (via Flickr, certains droits réservés)

 

Ecouter l’émission sur France Culture

« Repenser le récit avec des séries télévisées », revue Télévision, n°7, 2016

Parcourir le blog Comprendre la télé de François Jost

« Profession journaliste », Les médiatiques

Les médiatiques reviennent, pour leur 7ème édition, à Orléans du 20 au 24 février 2018. Créé en 2011 à l’initiative de plusieurs professeurs du lycée Voltaire à Orléans, ce festival d’histoire et d’analyse des médias est organisé par François Robinet, spécialiste en histoire des médias et maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette année, journalistes, enseignants-chercheurs, artistes et militants discuteront à l’occasion d’une vingtaine d’événements autour de la thématique : « Profession journaliste: Défis et perspectives à l’heure du numérique ».

 

 

Lire la présentation du festival

Consulter le programme du festival

« Un festival sur le rôle des images dans les médias » à propos de la 2ème édition des Médiatiques, France Culture

« Révolution numérique: les journalistes face au nouveau tempo de l’info », Ina Global

 

 

« Que deviennent les médias en Suisse? », Versus-penser

L’émission radiophonique de la RTS Versus-penser met en perspective un sujet de société afin de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Le vendredi 2 février 2018, l’émission a consacré son sujet à l’évolution des médias en Suisse en présence de François Vallotton, professeur ordinaire dʹhistoire contemporaine à lʹUniversité de Lausanne.

« En spécialiste de lʹévolution contemporaine des médias et de lʹhistoire de la SSR, François Vallotton ouvre la réflexion sur les perspectives, tantôt mouvantes, tantôt inquiétantes, des médias dans un proche avenir en Suisse. Les stratégies commerciales des groupes multinationaux comme Google, Facebook, Netflix ou suisses comme Tamedia et sa filiale publicitaire Goldbach esquissent une lutte serrée pour la conquête et le marché du multimédia numérique. Si les recettes publicitaires semblent prioritaires en terme de rentabilité immédiate, cʹest en fait la notion même de journalisme qui pourrait être remis en cause. »

Ecouter l’émission.

 

 

Art et télévision: la RTF et la Biennale de Paris

Le programme de recherche « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris » initié par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) consacre, le 13 février 2018, son séminaire aux collaborations entre le service de recherche de la Radiodiffusion-télévision française (RTF) et la Biennale de Paris.

Présentation:

« La collaboration entre le Service de la Recherche (SR) de la RTF (dirigé par Pierre Schaeffer) et la Biennale de Paris commence dès leurs débuts respectifs et prend différentes formes : programmes de musique et de films, conférences, participations aux jurys, voire même, tournage de films. Lors de cette séance, il s’agira de mieux comprendre ce que cette collaboration dit 1/ de chacune de ces institutions, 2/ de la question de l’expérimental dans l’art au début des années 1960.

La discussion prendra appui sur la projection du film Biennale 63 réalisé par Jacques Brissot, du Groupe de Recherche Image du SR, dans lequel une caméra déambule dans les espaces d’exposition et de projection et joue sur les relations entre spectateurs et objets artistiques, alors que le montage expérimental tente de faire partager les sensations qui animent l’art contemporain de l’époque. »

Découvrir le programme de recherche

« Le Service de la Recherche de l’ORTF: expérience historique, école pionnière », Ina

L’Agence Télégraphique Suisse en crise

Peu connue du grand public, l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) est un acteur incontournable dans la couverture des événements en Suisse: une étude de la RTS montre que l’agence de presse fournit plus de la moitié du contenu des médias romands. Matière première de la presse romande et source d’inspiration pour celle-ci, l’ATS remplit une mission de service public et est soutenue par la redevance à la hauteur de 2 millions de francs par an.

Afin de compenser la baisse de ses recettes, l’ATS fait aujourd’hui face à de profondes restructurations: la suppression de sa rubrique économique et le regroupement des rubriques suisse et internationale notamment. L’annonce, en janvier 2018, de la suppression de 35 à 40 postes sur un total de 180 a provoqué un mouvement de grève parmi ses journalistes.

Cette restructuration est surtout l’illustration d’un changement profond de philosophie au sein de l’entreprise. Alain Clavien, professeur à l’Université de Fribourg, rappelle que «pendant longtemps, l’ATS n’avait pas comme mission de réaliser des bénéfices car ses actionnaires majoritaires, les groupes de presse, étaient également ses clients principaux (…) Depuis 2010, on a fait entrer à l’ATS des gens qui ont une vision plus mercantile de l’entreprise et l’on va aujourd’hui dans la direction d’une financiarisation de cette agence».

 

 

« Pourquoi l’ATS traverse une crise? », Le Temps

« L’ATS fournit jusqu’à 60% du contenu des médias romands », RTS Info

« L’ATS, un trésor national à présever », Bilan

« L’ATS n’est pas une société à but non lucratif », 24heures

Emotions des journalistes. Sel et sens du métier

A l’heure où les reproches fusent contre un journalisme confondant réflexion et émotion, Florence Le Cam et Denis Ruellan y consacrent leur dernier ouvrage et co-signent Emotions des journalistes. Sel et sens du métier, sorti en décembre 2017. A partir d’entretiens et d’autobiographies de reporters de guerre et de présentateurs de journaux télévisés, les deux auteur(e)s explorent la place et le rôle joué par l’émotion dans ces deux spécialités journalistiques ; omniprésente dans les valeurs communes tout comme dans les méthodes de travail de la profession.

 

Résumé de l’ouvrage:

« Après analyse d’une cinquantaine d’autobiographies et de longs entretiens, les auteurs racontent un attachement au métier pour les émotions qu’il suscite, par les ressentis forts entraînés dans le travail de l’actualité. Vibrer, éprouver, partager l’intensité des émotions est une raison évidente, même si elle n’est pas si facile à admettre.

Les auteurs poursuivent en montrant que le ressenti d’émotions n’est pas qu’un motif de satisfaction, il est aussi – et surtout – un moyen de travail : parce qu’il fait confiance à sa part émotionnelle, le journaliste parvient à analyser, discriminer, épurer, clarifier, choisir l’information pertinente ; il construit et se reconnaît dans les valeurs qui l’attachent au journalisme. »

 

Nouveaux regards sur l’histoire des télévisions privées en Europe

La dernière parution en date de la revue VIEW, sortie en 2017, est consacrée à l’histoire des télévisions commerciales et privées en Europe. Le numéro repense les conditions d’existence des télévisions commerciales, concomitantes des débuts de la télévision. De nombreuses études de cas retracent, par ailleurs, le processus de création de télévisions privées à une échelle nationale et régionale et s’ouvrent à des comparaisons transnationales.

TV SORRISI E CANZONI, 16 MARCH 1980: « 400 ANTENNE CONTRO LA RAI-TV »

 

« The history of European televisions’ commercialization is interesting and complex. In many European countries, early attempts to launch some form of private television took place on a local, national, or even supra-national basis.

The process of television commercialization in Europe didn’t just start during the 1980s. Its implementation happened from the very beginning, and followed very different paths in each country.

This issue on the History of Private and Commercial Television in Europe may help deepen our understanding of how the commercialization of television has shaped media culture in Europe. »

Lire le numéro

 

Le paysage audiovisuel suisse sans la SSR: un scénario catastrophe?

Dans l’hypothèse d’une votation en faveur de « No Billag », Le Temps se lance dans un exercice d’anticipation et imagine le paysage audiovisuel suisse de demain sans sa télévision publique. Celui-ci, occupé par des prestataires privés, proposerait des modèles de consommation à la carte, à l’image de la plateforme numérique Netflix. Si ce système semble être davantage adapté aux nouvelles habitudes de consommation, son coût reviendrait néanmoins, pour une offre semblable à celle de la SSR, plus cher que celui de la redevance actuelle.

Cet écosystème flou profiterait également aux chaînes étrangères, au détriment de la visibilité de l’actualité helvétique dans les médias. Un scénario catastrophe donc, nuancé par l’espoir que la SSR puisse survivre à une votation pour « No Billag ».

 

 

« Ma vie sans la SSR », Le Temps

« La SSR, bouc-émissaire des frustrations de notre temps », Le Temps

« La SSR: un débat qui ne fait que commencer », Le Matin

Bref je cherche: De la télématique à la toile

La plateforme Bref je cherche produite par l’INA diffuse des synthèses en sons et en images de travaux de recherche réalisés sur les médias audiovisuels. Sa dernière publication « De la télématique à la toile » est consacrée à l’histoire d’Internet. La chercheuse Valérie Schafer, spécialiste de l’histoire des télécommunications et de l’informatique, revient, dans le cadre d’un parcours commenté d’une sélection d’archives audiovisuelles, sur le passage du Minitel au Web en France dans les années 1990.

 

Visionner la présentation de Valérie Schafer « De la télématique à la toile »

Découvrir le projet Web 90

Visionner la séance des Lundis de l’INA du 2 octobre 2017: Le minitel a tout inventé

 

La télé d’avant (1950-1974), France Culture

L’émission radiophonique Métronomique de France Culture a consacré son sujet du 5 janvier dernier à la « Télé d’avant (1950-1974) ». L’émission se penche, avec une programmation musicale originale, sur l’expérience de la petite lucarne de 1950 à 1974.

Présentation:

« Il y 50 ans, le 1er octobre 1967, les Français découvraient la télé en couleur. Métronomique prend place à bord du « Petit train de la mémoire » et remonte au temps d’Averty, de Zorro et de Thierry la Fronde. C’est l’époque où la télé parlait merveilleusement, où l’on prenait le temps d’écouter l’autre, et où les programmes faisaient causer pendant des jours. Notre histoire croisera des sourires enjôleurs et des brushings impeccables, des comptes à rebours gênés, des censeurs aveuglés, des génies de la réalisation et des artistes insolents de fraîcheur ».

« Le Croupier amoureux », comédie-ballet de François Régis Bastide et réalisé par Jean-Christophe Averty à l’occasion du lancement de la couleur à la télévision en octobre 1967• Crédits : Georges Chevrier/Ina – AFP

 

Ecouter l’émission sur France Culture

Réécouter l’émission « Jean-Claude Averty, l’électron libre des médias » sur France Culture