Groupes Medvedkine et cinéma militant

Les Nuits de France Culture proposent quotidiennement une sélection d’archives radiophoniques. Mi-mai dernier, l’émission diffusait le documentaire « Les groupes Medvedkine, une histoire de cinéma militant« , une plongée dans l’expérience audiovisuelle et politique de réappropriation de l’outil cinéma par des réalisateurs et des ouvriers et ouvrières français entre 1967 et 1974.

Présentation de l’émission:

Les Groupes Medvedkine, coffret dvd – Les Mutins de Pangée & Iskra

« Les groupes Medvedkine. Le nom fut choisi comme l’affirmation d’une filiation avec le cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine, qui dans les années 30, sillonnait l’URSS à bord de son ciné-train. En 1967, alors que vient de naître le Collectif SLON, Chris Marker tourne avec Mario Marret À bientôt j’espère, un film sur la grève de l’usine Rhodia de Besançon. À la faveur de ce tournage est lancée la dynamique qui verra naître dans la région les groupes Medvedkine, collectifs d’ouvriers des usines Rhodia et Peugeot qui, formés à la prise de vues et de sons, filmeront eux-mêmes leurs conditions de vie et de travail, leurs luttes et leurs actions éducatives et culturelles. Bien des années plus tard, en 2004, Yaël Mandelbaum rencontrait les anciens des groupes Medvedkine qui racontaient ce qu’avait été leur histoire, du côté de Besançon et de Sochaux, de 1967 à 1974. »

 

En plus:

Les films des Groupes Medvedkine à découvrir ici.

« Les vies de Chris Marker, 1921-2012 », titre de l’émission de La Marche de l’Histoire du 14 mai 2018.

« Medvedkine, ou les ouvriers-cinéastes » sur le site de la revue Ballast.

« Le cinéma, arme révolutionnaire des groupes Medvedkine » sur le site du Monde.

« Les groupes Medvedkine » sur le site des Inrocks.

La présentation du coffret de trois DVDs sur les Groupes Medvedkine sur le site des Mutins de Pangées.

 

Gouvernance et archives audiovisuelles

EUScreenBlog, le blog de la revue VIEW consacrée à l’histoire de la télévision européenne, a publié en mai dernier un article intitulé « How the Right Governance Can Strengthen Audiovisual Broadcast Archives« .

Il s’agit d’un entretien avec Katharine Sarikakis, spécialiste de la gouvernance des médias et des communications à l’Université de Vienne. La chercheuse présente le projet de recherche The Governance of Cultural Memory Through Audiovisual Broadcast Archives, qu’elle supervise.

 

Extrait:

EuScreenBlog: Public Service Media (PSM) surely play a big role as they are the main providers of European content. What are key challenges these institutions face?

KS: PSM’s have three major challenges to face: the constant attempt or temptation for interference by the state; the repeated pressure by the private sector to withdraw from popular programming; and often themselves, the sense of entitlement and sometimes sense of naval gazing as organisational cultures. In the digital era, they are the best equipped to provide know how, foster new talents and lead the way towards multiple expressions of democracy by supporting accurate and quality news programmes, daring cultural programmes and taking risks. For that, they have already a huge asset, their own archives which in most countries constitute the main source or one of the few major sources of archives.

Lire l’article.

 

Elvis et notre projet à la radio

 

Le 20 juin dernier, notre article « Aloha from Hawaii via Satellite: La construction d’un récit et ses implications idéologiques » a fait l’objet d’une chronique dans l’émission culturelle de la RTS, Vertigo. Une occasion de soulever les implications idéologiques de l’imaginaire que suscitent les technologies médiatiques au micro du journaliste Antoine Droux.

Ecouter la chronique.

Nouvelle loi sur les médias électroniques

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite » – Ce titre d’un article du Temps reflète bien la réaction des journaux romands au projet de loi sur les médias que propose la Conseillère fédérale Doris Leuthard. La presse se sent effectivement la grande oubliée du texte, qui prévoit de lui accorder une aide de 2% de la redevance. La SSR quant à elle est confortée dans son rôle de service public, mais voit sa marge de manœuvre légèrement réduite. Pour finir, « la grande innovation » du projet est la création d’une nouvelle autorité, la Commission des médias électroniques, qui s’annonce « omnipotente », toujours selon le quotidien romand.

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite« , Le Temps du 21 juin.

« Loi sur les médias: une part de la redevance financera les offres à la demande sur Internet« , Le Nouvelliste du 21 juin.

« Le Conseil fédéral dessine les contours du futur paysage audiovisuel suisse« , RTS.ch

« Berne veut baliser l’avenir du paysage audiovisuel« , La Tribune de Genève du 21 juin.

« Leuthard mise tout sur la radio-TV et néglige la presse« , 24 Heures du 22 juin.

« La loi sur les médias électroniques, « un raisonnement de fonctionnaires »« , interview de Pierre Steulet, patron des radios de l’Arc jurassien dans La Matinale de La Première, RTS, 22 juin.

 

La Nuit des Images: la photographie dans tous ses états

 

L’édition 2018 de La Nuit des Images se déroule ce samedi 23 juin au Musée de l’Élysée à Lausanne. Selon les mots de sa directrice, Tatyana Franck, l’événement « a pour ambition de se faire l’écho d’un monde en transformation avec tout ce que cela implique de tensions, de crises et de tragédies. » Emilie Schmutz, coordinatrice de la Nuit, renchérit: « En 2018, la Nuit des images vous invite à apprécier la photographie selon trois façons : Engagée, Littéraire et Découverte. »

 

Le programme est riche en propositions diversifiées: animations, performances, expositions, concerts, discussions, lectures, projections…

 

Philippe Gildas, une « vieille branche » de l’audiovisuel français

Parmi les podcasts radio proposés par Nouvelles écoutes, l’émission Vieille branche pose « un regard différent, bienveillant et tout en douceur sur ces « vieilles âmes » qui ont encore beaucoup de choses à nous apporter ». Toutes les deux semaines, des voix du XXe siècle se racontent au micro de la journaliste Aude Lorriaux.

P. Gildas en 1970. Ina.fr.

Fin mai dernier, c’était au tour du journaliste et animateur de radio et de télévision Philippe Gildas. Avec lui, Aude Lorriaux a discuté de journalisme, de ce qui fait un bon journaliste (02:50), de l’émission “Nulle Part Ailleurs” (07:52) de son enfance (22:13) et de Johnny Hallyday (28:29).

Écouter l’émission.

Archives audiovisuelles de Philippe Gildas sur le site de l’Ina.

Autour d’un concert mythique: Aloha from Hawaii via Satellite d’Elvis Presley

Le dernier article de notre équipe:

 

« Aloha from Hawaii via Satellite: la construction d’un récit et ses implications idéologiques », par Marie Sandoz, juin 2018.

Présenté comme un concert planétaire diffusé par satellite, le show qu’Elvis Presley a donné à Honolulu en 1973 reste considéré comme un jalon de l’histoire de la télévision.

Retour sur la construction de ce mythe à la croisée des utopies spatiales et communicationnelles.

 

Lire notre article.

 

 

 

 

 

 

« Pour un service public des données » par Evgeny Morozov

Evgeny Morozov, tient un blog passionnant sur la plateforme web du Monde diplomatique. Son nom: Silicon Circus. Le chercheur et écrivain y décortique les implications politiques et sociales du progrès technologique et du numérique.

Dans un article publié le 10 avril dernier et intitulé « Pour un service public des données » l’auteur propose de « comprendre comment réorganiser l’économie numérique afin qu’elle bénéficie aux citoyens ». Une tâche particulièrement ardue selon le spécialiste, compte tenu « non pas de notre addiction supposée aux réseaux sociaux ou de l’usage abusif qu’en feraient les entreprises technologiques, mais de l’inquiétante dynamique du capitalisme contemporain (…) ».

Après un retour critique sur le fonctionnement du marché du numérique actuel, Evgeny Morozov dresse les possibilités qu’un modèle alternatif pourrait offrir. Il propose notamment: « (…) au lieu de laisser Facebook nous faire payer ses services ou continuer à exploiter nos données à des fins publicitaires, il faut trouver un moyen pour que les entreprises de son acabit paient pour avoir accès à nos données, qui seraient considérées comme une propriété collective et non individuelle. »

Il développe ensuite de manière stimulante cette notion de propriété collective des données numériques – qui n’ont de valeur qu’en masse. Et résume: « il faudrait allier la protection des données à un projet économique et démocratique dynamique, afin que les citoyens ne perdent pas le contrôle des précieuses ressources (les données) et infrastructures (l’IA) sur lesquelles se fonderont les futures institutions politiques et économiques. »

Lire l’article.

 

La fin du Matin imprimé

Le jeudi 7 juin, Tamedia confirme la disparition de la version papier du quotidien Le Matin. A partir du 22 juillet prochain, le journal ne paraîtra qu’en ligne, avec comme conséquence une quarantaine d’emplois menacés.

« Les syndicats ont réagi avec véhémence, relaie Le Courrier, L’annonce de Tamedia survient alors qu’une procédure est en cours devant l’Office de conciliation vaudois pour sauver Le Matin papier et demander un gel des licenciements sur deux ans. Pour Impressum et syndicom, l’éditeur zurichois se conduit comme le “croque-mort” de la diversité de la presse en Suisse romande »

Dans les médias romands:

En plus: Le dossier du Courrier sur « La diversité de la presse en danger »

 

 

Mieux vaut en rire: histoire de la presse satirique romande

Jusqu’au 24 novembre 2018, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (site Riponne) propose une exposition sur l’histoire de la presse satirique romande. Elle est le résultat d’un séminaire en histoire de l’art de l’Université de Lausanne et a donc été réalisée avec la participation d’étudiant.e.s en bachelor.

Les visiteurs pourront y découvrir un large choix de journaux satiriques romands, publiés de 1830 à nos jours, qui dialoguent aussi avec quelques homologues parisiens. C’est ainsi des pans de l’histoire politique, sociale et culturelle de la Suisse romande que cette exposition évoque à travers l’humour de la satire.

Le commissaire de l’exposition, Philippe Kaenel (Faculté des lettres, UNIL) et Silvio Corsini (conservateur de la Réserve précieuse de la BCUL) étaient les invités de l’émission Nectar du 30 mai pour en parler.

  • Écouter l’émission Nectar du 30.5.18
  • Un article sur l’exposition sur les site des actualités de l’Unil.
  • Le site web du projet qui propose des galeries d’images, des témoignages vidéo et des travaux de séminaire pour éclairer le corpus exposé.