Présentation des axes

Henri Eckert est professeur émérite de sociologie à l’Université de Poitiers et membre du Groupe de recherches sociologiques sur les sociétés contemporaines (GRESCO). Ses recherches récentes portent sur les « classes populaires », comme en témoignent l’ouvrage En quête des classes populaires, un essai politique, écrit à quatre plumes (avec Sophie Béroud, Paul Bouffartique et Denis Merklen) et publié à l’automne 2016 par les éditions La Dispute, ou sa participation à l’ANR CLASPOP (Le populaire aujourd’hui. Les recompositions sociales et culturelles des mondes ouvriers et employés contemporains). Il a aussi publié récemment « Déclassement et hantise du déclassement », Revue française de pédagogie, 188 (2015), 87-108 ; avec Yves Doazan « Les jeunes et leurs diplômes : le déclassement à l’aune de la valeur des titres scolaires », Éducation et sociétés, 2 (2014), 121-134. Il a coordonné, avec Mircea Vultur, le dossier « Le travail au prisme de l’activité », paru dans Sociologies et sociétés, 2016, vol. 48, 1.

 

Dominique Epiphane est sociologue, Ingénieure de recherche au Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) au Département « Entrées et évolutions dans la vie active ». Ses thèmes de recherches sont l’analyse de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, les rapports sociaux de sexes, la ségrégation éducative et professionnelle entre femmes et hommes et la discrimination dans l’accès à l’emploi des jeunes. Elle est membre du Conseil Scientifique des « Rencontres Jeunes et Sociétés » depuis 2003. Elle travaille actuellement sur un projet de recherche européen sur l’accès des femmes aux fonctions d’encadrement, qui vise à étudier les mécanismes à l’œuvre dans l’accès, l’exercice et l’avancement dans les métiers d’encadrement des femmes en première partie de carrière et ce, dans quatre contextes sociétaux (France, Royaume-Uni, Suisse et Suède). Ses publications récentes portent sur l’entrée en emploi des jeunes femmes dans des métiers scientifiques, sur les jeunes femmes et hommes dans des professions atypiques à leur sexe, et sur l’égalité entre hommes et femmes en début de carrière.

 

Françoise Lorcerie, directrice de recherches au CNRS (sciences politiques), a consacré ses travaux aux politiques de jeunesse et plus particulièrement à l’analyse des modes d’ethnicisation de l’école en France, à l’articulation des processus ethniques inscrits dans les rapports sociaux, les débats publics et les décisions politiques. Elle a dirigé le premier ouvrage français de synthèse sur la matière, L’École et le défi ethnique (2003, épuisé ; les chapitres de cadrage sont en ligne sur hal-shs). Attentive aux déploiements sur 35 ans des politiques urbaines, sociales et scolaires menées en France au nom de la correction des inégalités et de l’intégration des immigrés et de leurs enfants, elle a notamment suivi les conflits touchant aux réinterprétations de la laïcité et au port du foulard islamique (La Politisation du voile, L’Harmattan, 2005). Elle est membre fondatrice du Réseau international Éducation et Diversité (RIED), appuyé sur des universités québécoises, belges, suisses et françaises, qui a tenu sous sa direction sa première rencontre internationale bisannuelle à Marseille en octobre 2014 et membre depuis 2005 du conseil scientifique du Réseau Jeunes et sociétés en Europe et en Méditerranée.

Marianne Thivend est maîtresse de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du LARHRA (laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes). Inscrites dans les champs de l’histoire contemporaine de l’éducation et de l’histoire des femmes et du genre, ses recherches récentes portent sur l’enseignement de la comptabilité pour les filles, développé en Europe dès le milieu du XIXe siècle, et visent à mettre au jour le « leadership » éducatif des femmes, professeures, directrices, inspectrices ainsi que les expériences de leurs élèves. La construction, hier et aujourd’hui, d’une formation professionnelle très fortement structurée par le genre est au cœur de ses travaux. Elle a notamment coordonné le dossier « L’enseignement commercial de filles et de garçons, XIXe – XXe siècles », Histoire de l’éducation, n° 136, 2012, avec Gérard Bodé, et publié, entre autres, « L’égalité entre les sexes à l’école questionnée à l’aune de l’enseignement technique commercial, des années 1880 aux années 1930 », in Bruno Garnier (dir.), Problèmes de l’école démocratique, XVIIIe-XXe siècles, CNRS éd., 2013 ; « Former filles et garçons à un métier : jalons pour une histoire sexuée des formations techniques et professionnelles, XIXe-XXe siècles, in Fabien Knittel et Pascal Raggi, Genre et Techniques, XIXe-XXIe siècles, Rennes, PUR, 2013, pp. 25-38. Elle est co-directrice de publication de la revue « Genre & Histoire » et co-responsable du Master européen Matilda d’histoire des femmes et du genre.