Plénières

Lorenzo Bonoli est docteur en philosophie de l’Université de Lausanne. Actif dans la recherche en formation professionnelle depuis 2002, il est actuellement Senior Researcher à l’IFFP où il mène des recherches sur l’histoire et l’évolution du système suisse de formation professionnelle. Il est en outre coordinateur du module « formation professionnelle » du MSc en Formation professionnelle de l’IFFP. Ses enseignements portent notamment sur les enjeux systémiques de la formation professionnelle suisse et sur les défis internationaux du domaine.

 

 

Rafael Merino Pareja, Professeur au département de sociologie à l’Université Autonome de Barcelone, Rafael Merino Pareja est coordinateur du groupe de recherche Éducation et Travail (http://grupsderecerca.uab.cat/gret/). Ses thèmes de recherche portent sur la transition école-travail, la formation professionnelle, les politiques éducatives, et plus globalement sur la jeunesse. Il enseigne au premier cycle dans les domaines du travail social, de la pédagogie et de la sociologie. Au niveau master, il enseigne aux futur-e-s enseignant-e-s (master d’enseignant-e du secondaire), ainsi que dans le master « jeunes et société ».

 

 

Fabienne Maillard est professeure de sciences de l’éducation à l’Université Paris 8 et membre du CIRCEFT-ESCOL. Spécialiste de l’éducation, de la formation et de la certification, elle mène des travaux sur le système d’enseignement (l’enseignement professionnel, l’enseignement technologique et l’apprentissage), la formation et la certification professionnelles ainsi que sur les relations entre diplômes et emplois, en mobilisant principalement l’approche socio-historique et la sociologie. Ses travaux montrent ainsi que malgré l’adéquationnisme omniprésent dans les politiques éducatives, le travail et l’emploi y ont souvent un caractère de fictions, destinées à légitimer a priori d’importantes réformes, qui s’adressent aussi bien au système éducatif qu’à la relation salariale. Au nom de l’employabilité des individus et de leur flexisécurité professionnelle, un processus de labellisation des capacités productives des individus est à l’œuvre via la certification de tout et de tou.te.s, processus à l’origine de nouveaux principes d’exclusion et de stigmatisation.

 

Séverine Depoilly est maîtresse de conférences à l’école supérieure du professorat et de l’éducation de l’Université de Poitiers. Ses thèmes de recherche et d’enseignement se situent au point d’articulation entre sociologie des inégalités socio-scolaires, sociologie du genre et sociologie de la socialisation. Après avoir consacré son travail de recherche doctorale à l’analyse des expériences scolaires différenciées des filles et des garçons des milieux populaires scolarisés dans les filières de l’enseignement professionnel peu qualifiées et peu qualifiantes – recherche qui a donné lieu à la publication en 2014 d’un ouvrage aux Presses universitaires de Rennes intitulé Filles et garçons au lycée pro. Rapport à l’école et rapport de genre –, Séverine Depoilly poursuit aujourd’hui ses travaux sur les modes d’appropriation, d’ajustement et de résistance des filles et des garçons des milieux populaires, inscrits dans des territoires urbains et ruraux, à leur trajectoire socio-scolaire dans les filières de l’enseignement professionnel et technique.