Contexte général

L’Union des Etudiant-e-s de Suisse a pour mission d’unifier les intérêts de tou-te-s les étudiant-e-s Suisse et porter leur voix au niveau de toute la société. Elle crée des alliances au sein de la communauté académique. Son intervention dans les médias, au niveau politique et son implication locale garantissent une juste représentation des intérêts des étudiant-e-s dans le paysage politique suisse.

L’UNES est légitimée comme l’unique porteuse de la voix des étudiant-e-s au niveau fédéral. Elle s’implique au niveau du parlement fédéral et de la représentation internationale et crée un espace de réflexion sur les questions fondamentales de la formation avant de défendre publiquement ces positions. Elle cherche à susciter la participation de tou-te-s les membres des hautes écoles, et construit jour après jour un front commun autour des questions estudiantines communes.

Or, l’Assemblée des délégués de la FAE – la fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Unil, dont tout-e-s les étudiant-e-s de l’UNIL sont membres de par leur inscription à l’Université – souhaite rompre ses liens avec cette institution, privant ainsi les étudiant-e-s lausannois-es de cette représentation au niveau national. Cette rupture va impacter toute la communauté des étudiant-e-s de l’UNIL qui seront privé-e-s d’une collaboration forte et expérimentée dans les tâches de défense des étudiant-e-s.

L’Assemblée des délégué-e-s de la FAE, avec sa décision du 25 avril 2016, a souhaité mettre un terme à cette collaboration vieille de 22 ans pour des motifs principalement formels[1]: des questions linguistiques et formalistes. Il en transparait une absence de volonté de la part de l’exécutif de la FAE de consacrer les ressources nécessaires à une participation effective et fonctionnelle au sein de l’UNES et une sous-évaluation de l’importance de cette alliance. En effet, aucune solution pour garantir, après l’UNES, une place des étudiant-e-s lausannois-es sur la scène nationale convaincante n’a pu être fournie aux délégué-e-s. Ce départ apparaît donc irresponsable.

L’UNES est une institution hautement reconnue au niveau politique et médiatique, qui effectue au quotidien un travail de qualité pour défendre les étudiant-e-s et il est extrêmement dommageable que des problèmes interpersonnels et des points purement formels mettent en péril la représentation des étudiant-e-s lausannois-es sur les dossiers nationaux.

[1] Procès-verbal de la séance et argumentaire disponible à l’adresse : http://wp.unil.ch/fae/qui-sommes-nous/organes/assemblee-des-delegue-e-s/pv/20160425_complements/